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EAN : 9782842613099
246 pages
Éditeur : Le Serpent à plumes (31/12/2001)

Note moyenne : 4.17/5 (sur 94 notes)
Résumé :
Cayenne, Guyane française. Le bagne. C'est l'absolue folie d'une institution qu'Albert Londres, missionné par sa rédaction, va découvrir, entre l'Ile du Diable et l'Ile du Salut.
Dans cet espace d'exotisme et de misère crue, c'est derrière les barreaux que se rencontrent les hommes. Les tatoués, les parias, les bandits, innocents et criminels, ils sont tous là, inoubliables.
Enquête, reportage, Au bagne est un de ces livres majeurs qui, par sa vérité, ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (16) Voir plus Ajouter une critique
Alcapone
  31 août 2013
Le bagne colonial renvoie aujourd'hui à une idée assez désuète de la prison. Établissement pénitencier de travaux forcés, cette institution est heureusement aujourd'hui abolie. Aux enfants terribles, on avait autrefois l'habitude de dire : "Si tu continues, tu iras casser des cailloux sur les routes de Guyane" (p.26). On était alors à l'époque loin de se douter de ce que pouvait bien signifier la vie au bagne. Grâce à cette enquête d'Albert Londres menée en 1923 pour le compte du journal le Petit Parisien, le voile est enfin levé sur cet enfer guyanais. Autrement désignée sous les termes de biribi, prison, enfer ou torture, cette administration pénitencière, sous couvert de réhabiliter fripouilles et criminels et de développer les colonnies, déporta ainsi des milliers d'hommes dans divers bagnes dont celui de Guyane. Les transportés ont bien sûr des choses à se reprocher mais à la lumière des ignobles conditions de détention dénoncées par le journaliste, la fierté de la France coloniale en a quand même pris un sacré coup : forcé de reconnaître l'inhumanité de ses mesures en matière d'administration pénitentière, le gouvernement décide en 1924 suite aux publications des papiers d'Albert Londres de supprimer le bagne.
Aux cris de victoire probablement poussés par les partisans d'Albert Londres à l'époque, j'aurais presque envie de répondre : heureusement que le gouvernement ne s'est pas montré sourd à la sonnette d'alarme tirée par le journaliste ! Plus qu'une enquête, Au bagne est un véritable réquisitoire contre la politique pénitencière des bagnes. Soulignons qu'au delà de toute considération purement administrative, cette édifiante investigation remet lourdement en cause le système judiciaire français (notons au passage que les hollandais et britanniques envoyaient également des forçats dans leurs colonies). Voyons pour commencer, comment était organisée cette effroyable machinerie : l'idée de départ étant de débarraser le pays de toute sa vermine et de développer les colonies par le travail des forçats (entre nous, quelle idée !), tous les condamnés étaient soit déportés, soit transportés, soit relégués. La différence ? Les transportations se rapportent aux prisonniers politiques (ex : le capitaine Freyfus). Pas de travaux forcés pour ces derniers. La transportation concerne quant à elle les condamnés aux travaux forcés. Leur peine est assortie d'un doublage qui leur impose de passer, après leur peine écoulée, la même durée que leur peine dans la colonie (les résidents en période de doublage étaient censés recevoir une concession mais c'est une utopie). Enfin, les relégués sont envoyés au bagne avec résidence à vie suite à plusieurs condamnations. Autant dire que les bagnes ne manquaient pas de ressources humaines !
Passons maintenant à la vie au bagne qui constitue le coeur de notre sujet. Nous apprenons en introduction de l'ouvrage que c'est suite à sa démission des journaux le Quotidien et L'Éclair qu'Albert Londres avec l'accord d'Élie-Joseph Bois du Petit Parisien, part en mission au bagne de Guyane Française. Il confiera d'ailleurs en conclusion de son enquête : "Je rêve chaque nuit de ce voyage au bagne. C'est un temps que j'ai passé hors la vie. Pendant un mois, j'ai regardé les cent spectacles de cet enfer et maintenant ce sont eux qui me regardent. Je les revois devant mes yeux, un par un, et subitement, tous se rassemblent et grouillent de nouveau comme un affreux nid de serpents. Assassins, voleurs, traitres, vous avez fait votre sort, mais votre sort est épouvantable. Justice ! Tu n'étais guère jusqu'à ce jour, pour moi, que la résonnance d'un mot ; tu deviens une Déesse dont je ne soutiens plus le regard. Heureuses, les âmes droites, certaines, dans le domaine du châtiment, de donner à chacun ce qui lui appartient. Ma conscience est moins sûre que ses lumières. Dorénavant, si l'on me demande d'être juré, je répondrai : Non !." (p.201). Ne décèle t-on pas dans cette déclaration le choc occasionné par ce séjour ? En à peine un mois, le journaliste a rencontré de nombreux forçats ou responsables et il a été le témoin de l'injustice infligée aux détenus : envoyés pèle-mêle en Guyane, déportés, transportés et relégués, lorsqu'ils ne succombent pas au voyage, se retrouvent parqués dans des cases disséminées dans divers camps. Les enquêtés d'Albert Londres livrent des témoignages aussi poignants que révoltants : entre les conditions de détention déplorables (maladies, parasites, faim), les trafics, les évasions, les vols, les meurtres, le bagne est une rude école du crime où les repentis n'ont pas leur place. En ressortir meilleur relève tout simplement de l'impossible...
Parmi les personnages interrogés, on se souviendra notamment de Paul Roussenq dit "l'Inco", Marcheras l'Aventurier ou Eugène Dieudonné de la Bande à Bonnot (affaire dont quelques archives sont présentées dans l'ouvrage Dans les archives secrètes de la police). On se souviendra également des évadés, des cachots, des pieds-de-biche (les voleurs), de la cour des miracles, des fous, du camp des lépreux. Ou encore des combines des détenus (le plan pour cacher l'argent, les germes de tuberculose utilisés par les détenus pour donner du fil à retordre aux médecins..) et des passeurs-assassins sans scrupules... Comme en témoignent les entretiens et les anecdotes d'Albert Londres, le bagne est un monde cruel et insoupçonnable au commun des mortels. Nous remercions l'auteur d'avoir porté à la connaissance du monde, cet univers insensé où les hommes marchaient sur la tête... Tous mes hommages donc à l'homme qui a réussi à faire abolir le bagne de Guyane... Enquête à découvrir de toute urgence tant pour son style que pour son message !
Pour ceux qui souhaitent approfondir leurs connaissances sur le sujet, lisez le dossier Les bagnes coloniaux de l'excellente revue hypermédia Criminocorpus et découvrez sans plus attendre la visite virtuelle guidée du Camp de la relégation de Saint-Jean du Maroni toujours proposée par l'équipe scientifique de Criminocorpus.
Sinon, notez à propos des bagnards rencontrés par Albert Londres lors de son investigation (cf. plus haut), l'existence des ouvrages suivants que j'ai l'intention de me procurer : L'enfer du bagne de Paul Roussenq illustré par Laurent Maffre et La vie des forçats d'Eugène Dieudonné illustré par Thierry Guitard, ouvrages tous deux édités par ce chouette éditeur que je découvre : Éditions Libertalia.
Lien : http://embuscades-alcapone.b..
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Junie
  15 juillet 2013
Pire que tout ce qu'on peut imaginer. Pire que les flammes de l'enfer, que la hache du bourreau, que les tortures de l'Inquisition: la déportation au bagne.
Cayenne, capitale de la déchéance humaine. Patrie du désespoir, terre du malheur, imprégnée de la souffrance des milliers d'hommes et de femmes expédiés par bateau pendant des siècles, loin des regards, exilés sur cette terre de désolation.
Cayenne, où comment crever, de faim, de soif, de misère, de chaleur, du paludisme, des parasites, des plaies qui suppurent, de la lèpre, des bêtes qui piquent, qui mordent, de la cruauté des hommes qui "appliquent la loi".
Cayenne, son Ile du Diable, ses travaux forcés, son asile de fous, ses cachots où on dort attaché à une barre de fer, ses déporté, ses relégués, ses libérés vivant comme des esclaves, ses morts jetés à la mer qui finissent dans le ventre des requins.
Cayenne, ce goulag bien de chez nous, restera un lieu de sinistre mémoire.
Le reportage d'Albert Londres, publié dans le Petit Parisien en 1923, se termine par une lettre ouverte adressée au Ministre concerné. le Président Edouard Herriot décidera de la suppression définitive du bagne et du rapatriement de tous les forçats un an après sa publication.






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Allantvers
  08 janvier 2018
Le retentissement de ce texte est à l'image des sensations indescriptibles qu'il procure. On en ressort poisseux, l'estomac au bord des lèvres et la croyance en la bienséante légitimité de nos institutions bien amochée.
Sensations paradoxalement amplifiées par les effets de mise à distance utilisés par Albert Londres dans son reportage : la scénarisation quasi romancée d'une part, l'ironie de l'autre, effets dont on sent qu'il les a utilisés pour se protéger lui-même de l'abjection que révélait sa plume.
Règlements iniques, conditions de vie épouvantables, nature au-delà de l'hostile, issues de secours sciemment closes pour les forçats qui n'ont pour seul horizon après le bagne que la perpétuité d'une misérable vie de chiens errants en Guyane : tout dans ce que Londres décrit et dénonce transpire l'absurdité et le cynisme d'une administration lointaine qui se lave les mains de l'enfer sur terre qu'elle a engendré.
« Ce ne sont pas les hommes qui sont mauvais, ce sont les règlements » disent en substance plusieurs bagnards interrogés ; de fait, le tour de force de Londres est d'être parvenu à faire émerger de ce cloaque quelques lueurs d'humanité dans les mots de celui-ci affamé, dans le regard de celui-là rendu fou par le bagne.
Un texte vibrant d'indignation qui, à l'instar du Peuple de l'abîme de Jack London sur la condition des miséreux Londoniens au tournant du siècle, porte au plus haut la valeur du reportage engagé.

Challenge 1914 / 1989: Le XXème siècle en ébullition
Challenge Multi-défis 2018
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bidule62
  02 janvier 2019
Mon 1er livre de 2019 ! Si on m'avait dit que je choisirais "Au bagne" !
Excellent témoignage, très belle plume. Albert Londres était un grand journaliste mais également un grand auteur. L'atmosphère du bagne est particulièrement bien rendue. Un texte court, très bien rédigé et accessible.
Incroyable reportage qui a abouti à la disparition des bagnes coloniaux.
L'exemple même du journalisme qui fait rêver et qui modifie la société en profondeur.
Un très beau texte. Maintenant je me demande pourquoi j'ai attendu les 1ers jours de 2019 pour le lire. Pourquoi pas plus tôt ?
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Marcelline
  07 octobre 2012
Voilà un texte qui, s'il a marqué l'Histoire de France par les conséquences majeures qu'il entraîna, restera sans doute gravé longtemps dans ma mémoire de lectrice...
Dans Au bagne, Albert Londres raconte son voyage à Cayenne, à une époque, encore très récente, où les condamnés français au bagne partaient purger leur peine.
L'auteur est journaliste et le style de son écriture n'est pas celui d'un romancier. Il nous livre des faits, nous raconte ce qu'il voit... mais l'horreur est telle que, finalement, l'humain reprend le dessus sur le simple rapport de la réalité et il ne peut s'empêcher de s'étonner, de s'horrifier et, finalement, de réclamer la fin de cette ignominie.
Je n'imaginais pas que la condamnation aux travaux forcés à Cayenne pouvait s'apparenter, de près ou de loin, à une quelconque promenade d'agrément. Je ne pouvais cependant deviner à quel point cette peine, encore en vigueur dans notre République à une époque qui me paraît finalement terriblement proche, pouvait être à ce point inhumaine et déshumanisante! Car, à la punition qui frappe le condamné (à tort ou à raison), s'ajoutent les pratiques scandaleuses en vigueur à l'autre bout du monde (fers la nuit, cachot noir 3 semaines sur 4, obligation de résidence après le terme officiel de la peine...).
"L'homme est un loup pour l'homme", disait à juste titre le poête... Albert Londres nous en fait la démonstration magistrale ici, de façon tellement magistrale que son texte, qui date de 1924, a abouti à l'abandon du bagne et de ses scandaleuses pratiques en 1932... il y a 80 ans!...
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Citations et extraits (24) Voir plus Ajouter une citation
Nastasia-BNastasia-B   22 novembre 2016
Onze forçats étaient là, durement secoués par ce mélange de roulis et de tangage baptisé casserole.
— Eh bien, leur dis-je, pas de veine !
— On recommencera !
Sur les onze, deux seulement présentaient des signes extérieurs d'intelligence. Les autres, quoique maigres, semblaient de lourds abrutis. Trois d'entre eux ayant découvert un morceau de graisse de bœuf s'en frottaient leurs pieds affreux, répétant : « Ah ! ces vaches d'araignées-crabes ! » Mais tous réveillaient en vous le sentiment de la pitié.
On aurait voulu qu'ils eussent réussi.
— D'où venez-vous ? De Cayenne ?
— Mais non ! de Marienbourg, en Guyane hollandaise.
Nous nous étions évadés du bagne depuis dix-huit mois. On travaillait chez les Hollandais. On gagnait bien sa vie…
— Alors pourquoi avez-vous pris la mer ?
— Parce que le travail allait cesser et que les Hollandais nous auraient renvoyés à Saint-Laurent. Tant que les Hollandais ont besoin de nous, tout va bien. Ils nous gardent. Ils viennent même nous " débaucher " du bagne quand ils créent de nouvelles usines, nous envoyant des canots pour traverser le Maroni, nous donnant des florins d'avance. C'est qu'ils trouvent chez nous des ouvriers spécialistes et ce n'est pas les nègres qui peuvent faire marcher leurs machines.
Mais, depuis quelques années, ils ne sont plus chics. Dès qu'ils ne peuvent plus se servir de l'homme, ils le livrent. C'est la faute de quelques-uns d'entre nous, qui ont assassiné chez eux, à Paramaribo. Les bons payent pour les mauvais.

Vers la Guyane.
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Nastasia-BNastasia-B   23 novembre 2016
— La dernière nuit, la septième, ce fut le déluge et le cyclone. Eau dessus et eau dessous. Sans être chrétiens, nous avons fait plusieurs fois le signe de croix.
Les onze hommes à ce moment me regardèrent comme pour me dire : mais oui.
— La barque volait sur la mer comme un pélican. Au matin, on vit la terre. On se jeta dessus. Des Noirs étaient tout près.
Venezuala ou Trinidad ? crions-nous. — Trinidad.
C'était raté. Nous voulûmes repousser le canot, mais sur ces côtes les rouleaux sont terribles. Après huit jours de lutte, nous n'en avons pas eu la force. Le reste n'a pas duré cinq minutes. Des policemen fondirent sur nous. Dans Trinidad, Monsieur, il n'y a que des policiers et des voleurs. Un grand Noir frappa sur l'épaule du rouquin et dit : « Au nom du roi, je vous arrête ! » Il n'avait même pas le bâton du roi, ce macaque-là ! mais un morceau de canne à sucre à la main. Ces Noirs touchent trois dollars par forçat qu'ils ramènent. Vendre la liberté de onze hommes pour trente-trois dollars, on ne peut voir cela que dans ce pays de pouilleux.

Vers la Guyane.
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LydiaBLydiaB   09 mai 2013
Il faut dire que nous nous trompons en France. Quand quelqu'un – de notre connaissance parfois – est envoyé aux travaux forcés, on dit : il va à Cayenne. Le bagne n'est plus à Cayenne, mais à Saint-Laurent-du-Maroni d'abord et aux îles du Salut ensuite. Je demande, en passant, que l'on débaptise ces îles. Ce n'est pas le salut, là-bas, mais le châtiment. La loi nous permet de couper la tête des assassins, non de nous la payer. Cayenne est bien cependant la capitale du bagne.
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EFournEFourn   10 juillet 2013
Il n'y a donc pas d'hôpital ? Si. Il en est un grand à Saint Laurent du Maroni. Mais on ne devient pas gibier d'hôpital comme ça, au bagne! Il ne suffit pas d'être condamné pour franchir l'heureuse porte de cet établissement de luxe. Il faut avoir un membre à se faire couper, ou, ce qui est aussi bon, pouvoir prouver que l'on mourra dans les huit jours.
Alors les médecins ?
Les médecins sont écœurés. Les témoins les plus violents contre l'administration pénitentiaire se trouvent parmi eux.
Le médecin voit l'homme. L'administration voit le condamné. Pris entre ces deux visions, le condamné voit la mort.
Mille bagnards meurent par an.
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Acerola13Acerola13   06 janvier 2019
La Guyane est un Eldorado, mais on dirait que nous y débarquons d'hier. Depuis soixante ans nous tournons et retournons autour d'une coquille qui renferme un trésor et nous n'osons pas briser cette coquille.
Il y a de l'or en quantité, toutes les essences les plus précieuses. Il y avait du balata. Il y aura peut-être du bali. Il n'y aurait qu'à se baisser ou qu'à monter aux arbres. On boit un punch et l'on se croise les bras. Pourquoi? Le pays n'est pas équipé.
Le pays n'est pas équipé, parce que le directeur qui vient détruit le travail du directeur qui s'en va.
Les colonies ne sont pas faites pour MM. les très honorables gouverneurs et directeurs.
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Annick Cojean est grand reporter au Monde, directrice et présentatrice des collections Empreintes et Duels sur France 5 et auteure de plusieurs livres. Elle préside de 2010 à 2020 le jury du Prix Albert-Londres, elle-même lauréate de ce prix en 1996 pour sa série de cinq reportages, "Les Mémoires de la Shoah".
En 2020, elle publie "Une farouche liberté" (Grasset), un livre d'entretiens autobiographiques avec l'avocate Gisèle Halimi qui paraît peu avant la mort de celle-ci. Il revient sur la vie de combattante de cette figure emblématique du féminisme et des droits humains.
>Sciences sociales>Problèmes et services sociaux. Associations>Etablissements pénitentiaires (54)
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