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ISBN : 2848659343
Éditeur : Sarbacane (04/01/2017)

Note moyenne : 4.17/5 (sur 27 notes)
Résumé :
Août 1936 : un jeune athlète vient de remporter le marathon aux J.O. de Berlin ; et pourtant, il semble bien triste sur le podium. Il cache son maillot japonais. Car Kiteï Son, alias Kee-Chung, vient de Corée, pays annexé par le Japon, et il a du courir sous les couleurs de l'ennemi. D'où vient-il ? Quelle a été son enfance, dans une petite ville près de la frontière chinoise ? Comment est-il devenu le coureur le plus endurant du monde ? Quelles épreuves a-t-il trav... >Voir plus
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Critiques, Analyses & Avis (23) Voir plus Ajouter une critique
le_Bison
10 avril 2017
Commencer à courir. Pieds nus. Avoir du mal à respirer. Sentir une brûlure dans la gorge. S'arrêter. Souffler, essoufflé. Sentir ses cuisses brûler, cramer. Aussi dures que de la pierre. Ce n'est que l'apprentissage, petit, de la course à pied. Il ne mettra pas longtemps à rattraper son grand frère. Il faisait l'éloge de la lenteur et de la paresse, il découvrit que courir lui procurait de nouvelles sensations. A sentir le sol, cette terre, celle de ses ancêtres, de son peuple, de sa vie, foulée par ses pieds, il fuit, s'enfuit, pour échapper aux représailles de l'envahisseur nippon. le Japon a annexé la Corée. le Japon contrôle la Corée. le Japon maltraite la Corée. de son plus jeune âge, il voit ce virulent opposant qui règne en maître sur son territoire, sur celui de ses parents. Il est l'esclave des japonais.
Depuis, il ne cessera de courir. D'abord pour aller chercher chez le voisin chinois des melons pour les vendre ensuite aux japonais, avant de s'asseoir à la table de son école, les yeux fatigués par cette folle chevauchée matinale – il faut dire qu'étudier le japonais n'est pas dans ses priorités. Il s'entraînera, encore et encore. Jusqu'aux jeux olympiques de Berlin de 1936, organisés par l'ami Hitler. le Japon voudra faire de ses jeux une fierté nationale, quitte à enrôler des non-japonais dans l'équipe nationale.
Et Kee-chung remportera la première médaille d'or de la Corée au marathon... sous un nom d'emprunt japonais, sous la bannière japonaise... Sur le podium, le regard se mêle de honte et de haine.
Quel roman jeunesse ! de la fougue, de l'Histoire, de la tristesse et des émotions.
2 h 29 mn 19 s. Nouveau record olympique. Kee-chung devient héros national, héros de la résistance coréenne. Sa légende rentrera dans l'histoire. Il connut l'invasion japonaise, il connaîtra la séparation des deux Corées, et son exploit restera à tout jamais dans la légende du marathon et dans l'histoire des grands personnages de la Corée.
Lien : http://memoiresdebison.blogs..
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rabanne
22 avril 2017
Tout d'abord, un grand merci à le_Bison de m'avoir envoyé ce livre, que j'avais eu très envie de lire grâce à sa critique !!
C'est une biographie romancée sur l'athlète coréen, Sohn Kee-chung, qui remporta la médaille d'or au marathon lors des Jeux olympiques de Berlin en 1936, sous la bannière du Japon.
Le livre raconte le destin de ce champion de légende, depuis son enfance jusqu'à sa fin de vie, un exemple peu commun de résistance et de ténacité : un gamin courageux et intrépide, puis un jeune homme humilié, ayant dû sacrifier son honneur sous l'égide d'un occupant arrogant et impitoyable, enfin un homme libre qui a su insuffler sa passion à ses jeunes compatriotes. Ce récit nous fait également revivre les heures sombres de l'histoire, celle d'un peuple coréen meurtri par l'occupation japonaise, la cruauté de la guerre, le déchirement d'une séparation du pays en deux...
Un roman réussi, servi par une plume authentique et sensible, pleine de vivacité, de réalisme, de poésie. (Tout public recommandé !).
NB : Si quelqu'un est intéressé par ce livre, je vous l'envoie à mon tour... Babelio, c'est fait pour partager ! ;-)
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orbe
28 janvier 2017
Kee-Chung vit en Corée occupée par le Japon. Lorsque son grand frère se révolte, ses parents et lui sont très fiers. Mais il est très vite envoyé dans un camp dont il risque fort de ne jamais revenir.
Alors le jeune garçon décide d'aller le délivrer. Pour cela il devra bien se préparer parce qu'il lui faudra courir 50 km aller. Heureusement, il va trouver de l'aide et briller en endurance, jusqu'à se faire remarquer...
Un roman historique qui raconte une destinée exceptionnelle qui lie l'histoire d'un homme à celle de son pays. La Corée brimée et humiliée utilise chaque opportunité pour conserver son identité et renaître.
C'est par le sport que le jeune héros va se révéler. Sa quête au départ personnelle va très vite résonner avec celle de son peuple.
Mais il lui faudra s'adapter et souvent ruser pour survivre et ne pas mettre sa famille et les gens qu'il aime en danger.
L'auteur nous offre une fiction à partir d'une histoire vraie qui si elle semble incroyable n'en est pas moins forte et émouvante. Nous nous laissons emporter dans cette course folle qui va nous emmener jusqu'au jeux olympiques de Berlin.
A partager !
Lien : http://www.nouveautes-jeunes..
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MademoiselleBouquine
19 janvier 2017

Un grand merci aux éditions Sarbacane et en particulier à Théophile pour cet envoi !
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Il est de trop nombreuses histoires bouleversantes dont on n'a pas conscience - mais heureusement, il est aussi un grand nombres d'individus prêts à user de leurs talents pour faire resurgir des parcours aussi touchants qu'inspirants, comme ici François-Guillaume Lorrain et son Garçon qui courait, le récit de l'existence d'un athlète coréen, Sohn Kee-Chung, qui a remporté le marathon des Jeux Olympiques de 1936 à Berlin, alors que la Corée n'existait plus, annexée par le Japon. Kee-Chung veut rapporter la victoire à son pays natal, mais on la lui extorque en le faisant concourir sous les couleurs du Japon. Il voudrait exhorter son pays à la liberté, quand on veut faire de lui une bête de propagande pro-japonaise alors que la guerre éclate. Quelle valeur a sa victoire ? Peut-on même parler de victoire ?
Kee-Chung, dont l'on suit le parcours sur des années et des années, est un personnage aussi fort que touchant, au portrait psychologique remarquablement solide pour un roman de moins de trois cents pages. Au fil des chapitres, des décennies, des accomplissements, on s'attache avec une conviction rare à ce petit garçon, puis adolescent et enfin adulte, dont la détermination et la passion ne peuvent que forcer le respect. Bien qu'il s'agisse évidemment d'une biographie romancée, savoir qu'une grande partie du récit est basée sur des faits réels ne vient qu'appuyer encore l'intérêt du lecteur pour ce roman. Plus encore, on a beau parfaitement savoir que Kee-Chung a gagné son marathon, on ne peut s'empêcher d'être fébrile d'appréhension et de s'inquiéter pour son sort tout au long de sa lecture.
Enfin. Je n'ai pu m'en empêcher. Je sais que je suis un peu faible d'esprit. Mais je suis certaine que je ne serai pas la seule dans ce cas.
L'auteur parvient à créer des atmosphères et des décors criants d'expressivité, des dialogues saisissants aux enjeux captivants, de sorte que l'on ne voit pas défiler les pages, les années donc. le récit est si fluide et prend de l'ampleur d'une manière si subtile que l'on s'y croit tout simplement. On entend le battement des pieds de Kee-Chung contre la route, on entend les acclamations ou huées des spectateurs, on ressent la terrible tension qui lie Japonais et Coréens, la frustration d'une nation opprimée, le souffle du vent de la liberté. Ce n'est pas seulement le parcours d'un homme, aussi unique soit-il, que l'auteur propose ici, mais bien un véritable fragment de vie, d'humanité même. La course de Kee-Chung est le reflet de valeurs universelles, d'espoirs que chacun porte en soi. Il a couru pour la Corée quand la Corée n'existait plus, il a couru quand tous avaient tenté de le décourager, et toi, lecteur, tu peux aussi accomplir des exploits, tu peux accomplir quelque chose d'aussi fort que Kee-Chung...
WHAT WILL YOUR VERSE BE?
Désolée, je n'ai pas pu m'en empêcher.
En bref, un récit aussi captivant sur le plan narratif qu'humain, qui se savoure à tous les degrés, dont l'écriture aussi poétique que juste vient renforcer une intrigue en un mot splendide. Un roman qui propulse son lecteur dans un autre espace-temps, dans un destin aussi envoûtant qu'inspirant...
Note attribuée : 9/10
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Luxi
27 mars 2017
Voici un roman que je rêve de découvrir depuis sa sortie puisqu'il évoque un pays dont je connais très peu l'histoire – la Corée – et un pan de la Seconde Guerre mondiale que je maîtrise mal. Ce fut un bonheur de combler ces lacunes avec la plume de François-Guillaume Lorrain.
Je ne résumerai pas le livre, d'autres l'ont très bien fait avant moi. Je dirai plutôt que j'ai tout aimé : l'histoire, l'écriture, les valeurs délivrées. J'ai aimé la façon dont Kee-Chung découvre son « don », lors d'une scène bouleversante de courage et d'audace initiée par son frère aîné – héros qui m'a beaucoup émue, même s'il disparaît bien trop tôt. On assiste avec admiration aux tout premiers exploits de Kee-Chung, puis à son véritable entraînement grâce à l'aide d'un professeur à la sagesse splendide.
L'écriture de l'auteur est fluide, élancée et aérienne, à l'image du coureur qui vole presque au-dessus du sol, puis se fait soudain plus rebelle, insoumise et têtue. Les chapitres sont courts, on se dit : « un dernier chapitre et puis j'arrête » et finalement on dévore les pages les unes après les autres et on ne lâche plus le livre.
Parce qu'on veut savoir. Parce que les personnages sont attachants, majestueux dans leur combat. Parce que cette histoire est aussi terrible qu'elle est lumineuse.
Ce roman m'a donné l'envie d'en apprendre plus sur Kee-Chung, d'apposer les traits d'un visage sur son prénom, de m'approcher encore plus près de sa finesse d'esprit et de sa force grave. Quelle beauté que cet entêtement pour son pays, ce refus de laisser le coréen Kee-Chung disparaître derrière l'athlète japonais Kitei Son. Quels dilemmes il a affrontés, quelles colères il a ravalées.
Pour mieux concevoir sa détresse, j'ai tenté d'imaginer ce que j'aurais ressenti si j'avais été un marathonien français pendant l'Occupation et que j'avais dû courir sous les couleurs du drapeau allemand. Cette pensée m'a été insupportable. J'ai compris ce qu'avait souffert Kee-Chung. Rejeté dans son identité. Falsifié. Déguisé. Un pays est bien plus qu'un état : c'est un étendard. Un peuple. C'est un berceau.
Et cet homme révolté, ce meneur, cet acharné magnifique, on le suivra jusqu'à la fin de sa vie, une vie stupéfiante qui ne se sera malheureusement pas allégée après les Jeux de 1936. Des épreuves et des victoires, il en verra d'autres…
C'est un très joli roman en hommage à la Corée, un exemple de persévérance et de combativité. Un beau roman pour devenir grand, pour rester intègre et battant, pour garder toujours en soi le courage de se dresser contre ceux qui tentent de nous asservir. Je ressors extrêmement touchée par la puissance, la pudeur et l'intensité qui emplissent ces pages. C'est un livre qui élève, qui grandit, qui encourage, qui endurcit. Un livre qui vous soulève, vous épaule et vous réveille. Quelques semaines avant les présidentielles, je crois que c'est une lecture parfaite !
Merci aux éditions Sarbacane et à Babelio pour cette superbe leçon de courage.
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Les critiques presse (1)
Actualitte09 février 2017
La justesse avec laquelle il décrit la jouissance de l'effort sportif, exprime le bonheur et l'ivresse du coureur à pied, procure d'emblée l'envie de chausser ses runnings.
Lire la critique sur le site : Actualitte
Citations & extraits (13) Voir plus Ajouter une citation
le_Bisonle_Bison26 mars 2017
Cela faisait bientôt vingt ans qu'il était professeur : il s'estimait bien placé pour savoir que le don était une chose rare. Kee-chung avait un don, il en était sûr. Mais il le savait aussi, l'étincelle pouvait s'éteindre bien vite chez les jeunes gens, surtout dans leur Corée humiliée. Des élèves qui avaient des facilités, il en avait déjà croisé. Combien s'étaient découragés au bout de quelques temps, rattrapés par la misère, l'angoisse, la peur et les humiliations qu'ils partageaient avec leurs parents ? La Japon s'employait à faire d'eux un peuple d'esclave...
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le_Bisonle_Bison09 avril 2017
A quoi correspond la distance d’un marathon ? A 105 tours de stade ! 105 ! Rien qu’une question d’obstination. Comme la vie. Voilà surtout ce que j’ai enseigné à mes élèves. Ils étaient trop jeunes pour savoir que l’existence se résume à notre capacité à lutter contre le temps, contre la répétition. Le marathon vous l’apprend. Mais la limite est fragile entre l’obstination et la folie, voilà ce que je retiens de toutes ces années.
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le_Bisonle_Bison06 avril 2017
Quand on courait, il n’y avait plus de Japonais. La terre qu’on foulait n’appartenait à personne, même si la conviction profonde de Kee-chung était que cette terre, sous ses foulées, redevenait coréenne. Il se trouvait de plain-pied avec son pays, traçait de nouvelles frontières tout en s’imaginant lutter avec l’ennemi. 
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rabannerabanne21 avril 2017
Il fut seulement surpris d'avoir éprouvé un tel plaisir à courir alors que jusque-là, il n'aimait rien tant que la lenteur. Quelle découverte ! Il avait aimé avoir le visage fouetté par le vent. Il avait aimé la chaleur dans ses veines, le martèlement sous ses pieds. Mais ce qui lui avait plu surtout, c'était cette sensation de bondir, pour voler au-dessus du sol. Puis de retomber. Puis s'envoler à nouveau. A chaque foulée, il lui avait semblé osciller entre la terre et le ciel.
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rabannerabanne21 avril 2017
En attendant, voici un proverbe coréen. Il dit qu'un tigre, lorsqu'il meurt, abandonne sa peau derrière lui. Mais qu'un homme laisse son nom.
Shon Kee-chung était son nom.
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Videos de François-Guillaume Lorrain (9) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de François-Guillaume Lorrain
Me revoilà aujourd'hui avec mes avis sur mes quatre dernières lectures ! Des lectures très variées, laquelle vous tente le plus ? J'espère que vous trouverez votre bonheur ! Plein de bisous ♥
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Livres cités : - Amelia de Kimberly McCreight, éditions cherche-midi. - Le cœur en braille de Pascal Ruter, éditions Didier jeunesse. - Positive de Paige Rawl, éditions Hachette témoignages. - Le garçon qui courait de François-Guillaume Lorrain, éditions Sarbacane, collection Exprim.
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