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EAN : 9782081416543
285 pages
Flammarion (04/10/2017)
3.79/5   21 notes
Résumé :

Cette idée qui semblera évidente pour quiconque ayant gardé le contact avec la vie des champs et des bois, est en train de révolutionner notre approche scientifique de la vie sur notre planète - de notre vie avec notre planète. On peut être quasiment cetrtain qu'au cours des 3,5 milliards d'années environ écoulées depuis l'apparition de la vie sur Terre, l'émission de chaleur du Soleil, les propri... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (5) Ajouter une critique
C'est un essai qui date des années 70. Depuis, la science a fait d'énormes progrès.
Pour une entrée en matière concernant l'hypothèse Gaïa, ce petit volume met en appétit. L'idée que la Terre peut être un être vivant me plait. Ma perception de notre planète a changé.
Lovelock m'a montré que la Terre est une biosphère autorégulatrice dans la limite où l'intervention humaine n'entraîne son extinction.
J'ai appris la signification de termes scientifiques de la chimie, de l'astronomie, de l'écologie, de l'information.
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L'hypothèse Gaïa n'est pas moins une quête pour trouver le super-organisme dont nous faisons partie qu'une invitation à repenser notre place par rapport à cette globalité que nous avons longtemps négligée afin de mieux l'asservir. Mais à l'aune des nouvelles recherches scientifiques et notamment des découvertes faites sur l'atmosphère et le climat, il est temps de reconsidérer nos interactions avec la Terre puisque nous savons désormais que la moindre action, même localisée, pourrait en réalité avoir un impact considérable sur l'ensemble de l'écosystème à l'échelle globale, jusqu'à le menacer.

L'atmosphère, les océans, ni même la pollution ne connaissent de frontière. C'est cette relation d'interdépendance entre Gaïa et l'homme que nous découvrons au gré des exemples bien loin d'être exhaustifs donnés par Lovelock. Certes, il est impossible de tester expérimentalement cette hypothèse pour le moment, ses critères de scientificité pouvant aisément être remis en question. Pourtant, cette oeuvre nous amène au fil des pages à ressentir un réel sentiment d'appartenance globale à cette Terre-Mère.

Nous prenons alors conscience que l'homme n'est finalement pas l'espèce la plus nécessaire à l'équilibre, si important pour Gaïa, en comparaison de toute la masse de micro-organismes qui la peuplent. D'ailleurs, les risques liés à son mode de vie ne semblent guère pouvoir détruire complètement Gaïa ; seule son espèce risque de disparaître. En cela, Lovelock minimise quelque peu les désastres écologiques qui pèsent sur l'ensemble de la biosphère (une nouvelle extinction de masse semblant pourtant enclenchée à cause de l'homme). En revanche, si l'on suit sa pensée et que l'on se place dans une perspective gaïenne, alors peut être que les déséquilibres engendrés par l'espèce humaine, en tant qu'elle est un prolongement de Gaïa, font finalement partie d'un dessein global que nous ne pouvons encore comprendre mais qui conduira peut-être à établir un nouvel état d'homéostasie encore plus favorable à la vie que l'actuel.

A ce propos, on pourrait penser que son hypothèse ne peut s'expliquer sans causes finales car tout hasard semble exclu de ce monde parfaitement orchestré en vue de l'homéostasie et d'un état optimal pour la vie. Or, ceci peut aisément s'expliquer grâce à la cybernétique avec les boucles de rétroactions. le seul problème est que Lovelock ne peut encore expliquer l'apparition de ces incroyables facultés homéostatiques dont dispose Gaïa. En tout cas, grâce à elles, peut-être que Gaïa régulera d'elle-même le problème de l'impact de l'homme en l'aidant à prendre conscience qu'il doit cesser d'altérer les grands cycles géochimiques dont dépend la vitalité de ce super-organisme vivant autorégulé. Mais cela reste encore à démontrer et sa théorie ressemble parfois davantage à une fable qu'à un essai scientifiquement éclairé.
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Le livre part d'une idée, la terre est un être vivant, et entend assembler les éléments qui mènent à rendre l'hypothèse plausible. Rien n'est fondé, la recherche n'a rien de méthodique, il s'agit plutôt de multiplier les idées d'approche et de les approfondir de manière à prétendre proposer une supposition supplémentaire.

L'argumentation est typique de ce genre d'ouvrages : * une légitimité scientifique (multiplication des chiffres et des termes techniques), mais dans un mélange des domaines du savoir (on passe de la chimie à la physique, puis à la géologie, à l'anthropologie, on revient à la biologie, etc.), donc sans méthode, et sans références précises (les scientifiques savent bien, les Grecs avaient déjà découvert, mon voisin m'a dit..) ; * une argumentation fondée sur l'expérience vécue, le chemin personnel, pour accréditer l'authenticité de la recherche (j'étais chercheur à la Nasa quand je me suis dit..., mon père sauvait les abeilles dans la tonnelle, ou l'incipit : des vaisseaux vikings tournent autour de mars pour trouver de la vie...) ; * la simulation d'un défi, d'une quête, d'une proposition fantastique ("ce serait bien si c'était vrai", "il faut y croire") continuellement fragilisée ("il ne sera peut-être pas possible de parvenir à la fin de notre quête", "peut-être allons-nous échouer") comme pour stimuler les lecteurs, les entraîner avec soi.

Au final, ce genre d'ouvrages pseudo-scientifiques, est amusant si on les prend à distance, comme des divertissement, des subversions du savoir, des fictions (on dirait que..., on ferait comme si...), mais sont assez confusants si on les prend trop au sérieux (parce que tout est bidon, et surtout la méthode employée, qui, justement, est une absence de méthode, on prend une pelle, et puis un seau et puis une vis, et puis de la gélatine et on essaie de fabriquer quelque chose avec). Pris au sérieux, c'est McGyver qui invente la vie ; pris au second degré, c'est un bon roman dont le personnage principal est fictif : Gaïa. Le présent ouvrage est l'histoire de sa vie. L'auteur va vous raconter son histoire...
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J'ai lu ce livre lors de sa parution en 1990. La modélisation d'un biotope planétaire que faisait alors Lovelock me convainquit que la biodiversité est un facteur de stabilité. Cette hypothèse résonne aujourd'hui avec les travaux sur la définition du vivant, lyfe avec un y. Voire le site scienceetonnante de David Louapré. Lorsque je me suis installe comme nèo-rural j'avais cette idée à l'esprit qui ne me quitte pas : je tente donc d'avoir le plus d'espèces locales sur mon terrain. de plus, cette hypothèse fait écho en partie avec l'économie thermodynamique de Nicholas Georgescu-Roegen que j'ai connu grâce à des revues comme "La Gueule ouverte" et "Casseurs de Pub"... Je recommande:
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Dur dur de faire une critique de ce livre si ce n'est que les personnes intéressées pas le fonctionnement de notre monde doivent obligatoirement passer par ces quelques pages.

Loin de tout ces discours foireux d'écologiste, Lovelock, grand écologue, nous partage sa propre théorie et ça tient la route.
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Citations et extraits (3) Ajouter une citation
La Terre est la planète de l'eau. Sans eau il n'y aurait pas eu de vie, et la vie dépend toujours dans une mesure considérable de cette impartiale générosité. C'est l'élément de référence ultime. Tout écart par rapport au point d'équilibre vital sur notre planète pourrait se traduire par une modification de la structure et de la composition de l'eau, considérée comme référence absolue. Les propriétés d'acidité et d'alcalinité, de potentiels d'oxydation et de réduction sont estimées par rapport à la neutralité de l'eau. L'espèce humaine utilise le niveau marin moyen comme point de base par rapport auquel sont mesurées les dépressions de terrain.
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Un système homéostatique pardonne beaucoup d’écarts par rapport à son état d’équilibre, mais seulement tant qu’il demeure à l’intérieur de ses capacités de régulation ; trop près de ses limites, il risque, face à une perturbation de grande ampleur, de sauter à un nouvel état stable fort différent du précédent, ou même de se désagréger. La pollution, les changements des modes d’exploitation du sol ou la modification de l’écologie des plateaux continentaux pourraient ainsi déclencher des désastres à l’échelle planétaire. La régulation du climat terrestre se trouve peut-être très proche de l’une de ses limites. (page 176)
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Les régions vraiment critiques qu'il conviendrait de surveiller avec soin sont plus probablement les tropiques et les mers proches des rivages continentaux. C'est dans ces régions, qui ne font l'objet de presque aucune surveillance, que des entreprises nocives risquent d'être pratiquées jusqu'à un point de non-retour avant que les dangers soient reconnus.
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