AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizGroupesQuestionsPrix Babelio
Rejoignez Babelio pour découvrir vos prochaines lectures
ISBN : 2756018074
Éditeur : Delcourt (20/04/2011)

Note moyenne : 3.99/5 (sur 166 notes)
Résumé :
Début du XXe siècle, Arizona… Maître Byron Peck, citoyen britannique et avocat d’affaires, escorté de son acolyte, l’effrayant Monsieur Hoggaard, parcourt le désert de pierre aride et brûlant en quête d’un mystérieux papier qui pourrait changer le cours de l’histoire des Etats-Unis d’Amérique à jamais. Dans le même but, la dangereuse Margot de Garine s’associe à une bande de mexicains sans foi ni loi… Et ils seront sans pitié !

Acheter ce livre sur

FnacAmazonRakutenCulturaMomox
Critiques, Analyses et Avis (50) Voir plus Ajouter une critique
marina53
  07 mars 2015
Une calèche en plein désert. Trois hommes à son bord, ou plutôt deux maintenant que Rodriguez en a visiblement eu pour son compte. A l'avant, Maître Byron Peck, un gentleman anglais, bien sapé, le cheveu gominé. A ses côtés, Knut Hoggaard, un colosse norvégien ne s'exprimant que par geignements ou borborygmes. Non sans avoir au préalable soutiré une information capitale, les deux hommes se débarrassent sans scrupule de Rodriguez, faisant le bonheur des vautours.
De son côté, Tim, est bien mal embarqué à l'avant du train. Parce qu'il ne dispose pas de billet, le conducteur veut le balancer dehors. Mais ce jeune bagagiste plaide sa cause en leur racontant qu'il est à bord sans billet par amour. Ayant repéré une belle femme au moment de l'embarcation, son coeur n'a fait qu'un tour et a grimpé à bord. le conducteur ne lui laisse aucune chance et l'éjecte aussitôt sa petite histoire finie. Or, de suite après, le train se fait braquer par des bandits mexicains volant tous les bijoux et les objets de valeur. La jeune lady, une certaine Margot de Garine, ne se laisse guère mener en bateau et leur propose un marché : elle peut les enrichir s'ils s'associent ensemble. Leur chef, Manolo Cruz, l'emmène avec lui dans son hacienda en ruine afin qu'elle s'explique. Peck et Byron, hauts perchés, ne loupent rien de ce qui se passe et voient d'un mauvais oeil ce jeune Tim s'approcher en douce...
Bienvenue dans ce western où se côtoient amis vengeurs, bandits mexicains, jeune lady pas farouche ou encore jeune épris fougueux... Ici, ça fusille à tout va, surtout au niveau du scénario et des dialogues qui se veulent épicés. En effet, Wilfrid Lupano met en place gentiment tout ce beau monde, laissant planer doutes et suspicions quant à leur rôle, leurs motivations et leur inimitié. L'auteur sait mettre le lecteur en appétit dès ce premier tome qui vaut son pesant d'or. Salomone, au graphisme, se débrouille comme un cow-boy: il tire à tout va, rapide comme l'éclair. Les dessins fourmillent de détails, les décors sentent la poussière, la sécheresse et la vengeance, les personnages sont très expressifs et la mise en page dynamique.
L'homme qui n'aimait pas les armes à feu... ¡manos arriba!  
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          420
Crossroads
  16 mars 2015
Un bon p'tit western, ça vous dit ?
Tout est dans le titre, Chili Con Carnage.
Beaucoup de Mexique épicé d'une bonne dose d'humour, le plat aurait pu s'avérer lourdingue en frôlant la vilaine caricature.
Dans leur grande mansuétude, nos trois maître-queux que sont Lupano, Salomone et Piéri contournent facilement l'écueil en proposant un menu parfaitement équilibré, riche en rebondissements et ricanements gras de circonstance.
Prenez une vieille hacienda délabrée, fourguez-y une méchante horde de bandits mexicains dont le chef se sera nouvellement épris d'une bombasse de compétition. La susnommée miss monde qui aura également fait chavirer le p'tit coeur du candide de service désormais prêt à tout pour la délivrer.
Comme si cela ne suffisait pas, la petite touche fraîcheur en la présence de deux zigotos aussi assortis que l'eau et le feu et bien décidés à dézinguer cette beauté du diable. Alors oui, présenté comme cela, ça commence à faire beaucoup c'est pourquoi j'évoquerai l'aspect pécunier un autre jour ;-)
Un récit qui sent bon la poussière, le sang et les larmes sans jamais se prendre au sérieux. Pari osé mais relevé haut les flingues. L'histoire tient parfaitement la route tout en pensant à nos zygomatiques, preuve d'une élégance rare.
En un mot comme en cent, osez le Chili, c'est bien plus digeste qu'on ne le croit.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          370
Alfaric
  06 décembre 2016
Dans le désert de l'Arizona, l'avocat anglais névrosé Byron Peck et le colosse danois aphasique Knut Hoggard sont à la poursuite de la vamp franco-russe Margot de Garine, autant pour récupérer quelque chose que par vengeance lui fourrer un bâton de dynamite rose bon dans le cong et éparpiller ses restes aux quatre vents (humour Lupano ?), ladite vamp est elle à la recherche de la même chose dérobée dans une attaque de train par une troupe de pillards mexicains tous plus affreux les uns que les autres (humour Lupano ?), et elle doit se glisser dans le lit du Senor Cruz pour la récupérer… Sinon Tim « Pretty Face » Bishop le teubé mythomane se met martel en tête de délivrer une demoiselle en détresse et Jack l'indien taciturne compte bien tirer les marrons du feu avant que le bruit et la fureur ne s'abattent sur le repaire des bandits mexicains…
On est dans le western spaghetti baroque et barré typique du cinéma italien des années 1970, mais en l'état celui-ci ne restera pas forcément dans ma mémoire :
- pas fan des pages entières remplies d'idiotismes hispanisants…
- pour les tenants et aboutissants de l'intrigue, il faut attendre le tome suivant… (Personnellement je trouve que chez Lupano les mauvais choix de narration sont récurrents)
- les personnages sont plus antipathiques qu'intrigants et ambivalents… j'imagine que les remarques sexistes et racistes sont là pour préparer le terrain à l'antisexisme et l'antiracisme dans les tomes suivants (je commence à bien connaître Lupano)
- les cases qui sont là juste pour casser des blagues auxquelles je n'adhère pas (l'humour est quelque chose de très subjectif, genre la faux de la santa muerte qui après un choc tombe pour transpercer le crâne d'un gros teubé jouant le rôle de cerbère de la porte)
Peu de chose à dire sur les dessins Paul Salomone qui collent bien au western spaghetti décalé, même si l'encrage et la colorisation sont ça et là perfectibles. Au final mon avis aurait été tout autre si le tome 2 qui nous explique comment on en est arrivé là avait été le tome 1…
PS : le titre, les illustrations de couvertures et les illustrations intérieures sont un peu trompeuses quant au contenu réel de la série…
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          290
Pavlik
  22 février 2015
Déjà, le titre intrigue. Un mec qui n'aime pas les armes à feu en plein western ? Est-ce une espèce de Mc Gyver du désert ? Hum...la couverture suggère que non. Si Mac est écossais d'origine (son prénom est Angus, si, si, il existe un épisode qui nous le révèle) le personnage qui prend son thé au milieu d'une bande de mexicains énervés semble davantage anglais. Bingo...
Byron Peck, citoyen britannique et avocat d'affaire, est à la recherche de mystérieux documents, d'une importance extrême pour le devenir du pays et, accessoirement, pour leur détenteur. Il est accompagné du massif Mr Hoggaard, d'origine danoise, qui ne s'exprime que par borborygmes. Mais ils ne sont pas les seuls à être sur la trace de la miraculeuse paperasse puisqu'ils croiseront le chemin de Margot de Garine, franco-russe, femme...fatale. Dans tous les sens du terme...Ah Margot...c'est la mante qui n'a de religieuse que le nom dans un corps de rêve, la veuve noire apprêtée en succube, bref elle est irrésistible...
On découvre, dans cet album, le western à la sauce Lupano, comme souvent très inspirée. Conscient que le genre peut vite tourner en rond, il y insuffle une bonne dose d'humour, des personnages iconoclastes (mais néanmoins crédibles) et de l'action parfois sévèrement burnée. Au cinéma ça donnerait un film à la croisée des frères Cohen et de Tarantino, saupoudré d'une pincée de Sergio Leone. Bref on y rentre pour les personnages et on finit par rester pour l'histoire. le dessin de Paul Salomone est efficace, assez classique mais rien à redire, les décors comme les personnages sont traités avec le plus grand sérieux.
En bref un premier tome accrocheur qui laisse présager du gros délire en perspective. Ah et, si vous aviez un doute, oui il n'aime pas les armes à feu mais...Oh et puis vous n'avez qu'à le lire.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          280
TheWind
  03 juin 2017
Lupano ! Lupano ! Lupano !
Plus j'en lis, plus il me fait rire et plus j'ai envie d'en lire !
Ce p'tit Lupano là nous emmène au plein coeur du Far West et met en scène un drôle de gugusse, appelé Byron Peck, avocat au barreau de Los Angeles, qui comme l'indique le titre de cette BD, déteste les armes à feu.
Autant dire qu'il fait tache dans cet univers américain de la fin du XIX e siècle, où le port d'armes est non seulement autorisé mais représente surtout une véritable philosophie de vie !
Bien sûr, c'est ce paradoxe qui amuse mais tout l'art de Lupano ne tient pas qu'à ça ! Les répliques sont excellentes et bourrées d'un humour à la fois bon enfant, malicieux et cynique. le scénario tient largement la route et entraîne le lecteur dans une aventure délirante, trépidante et pleine de surprises.
Quant au graphisme, eh bien, c'est comme le script, c'est du velours !!
Patron, remets-nous une tournée !
Commenter  J’apprécie          280
Citations et extraits (39) Voir plus Ajouter une citation
AlfaricAlfaric   11 décembre 2016
- Vous êtes ingénieux et courageux, Senor Cruz, mais volez mal… Mal et petit. Vous volez comme des pies. Vous vous jetez sur ce qui brille, et vous passez à côté de tout ce qui a vraiment de la valeur.
- Ah oui ? Et… Quoi, par exemple ?
- Les titres de propriétés ! Les portefeuilles d’actions ! Les lettres de créances ! Les bilans comptables ! Tout ce qui vous passe sous le nez pour une simple et bonne raison : ni vous ni vos hommes ne savez lire !
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          140
KanelbulleKanelbulle   22 juin 2011
Je tiens à remercier la chambre des représentants de l’État du Texas qui, au moment où ce livre part à l'impression, vient d'autoriser le port d'armes à feu sur les campus universitaires.
Voilà les tueurs de campus bien attrapés : ils vont devoir se rabattre sur les écoles primaires pour faire des carnages.
On autorisera donc le port d'arme à l'école primaire. Les tueurs devront alors s'en prendre aux crèches.
Qu'à cela ne tienne, on armera les assistantes maternelles et les enfants en bas âge.
Etc etc.

Je remercie Colt, Smith, Wesson et tous les autres, de tenter à leur façon d'apporter une solution à ce problème de société.
W.L.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          80
AlfaricAlfaric   04 décembre 2016
- Encore une peu de chili, mademoiselle de Garine ?
- Non merci. C’était excellent. Mais un peu… épicé pour moi. Ça ne vous donne pas chaud, à vous, tout ce piment ?
- Pas autant que vos yeux, Senorita de Garine.
- Monsieur Cruz, ne seriez-vous pas un dangereux séducteur ?
- Les Mexicains sont comme ça… Ils ont le sang chaud.
Commenter  J’apprécie          120
KanelbulleKanelbulle   22 juin 2011
Oh, je sais bien ce que vous pensez, Monsieur Hoggaard. Et vous avez raison : à présent qu'il est mort, il n'y a plus qu'à espérer que ses informations étaient bonnes. De toute façon, nous ne sommes plus très loin. Nous serons bientôt fixés. Et si d'aventure l'homme a menti, nous pourrons toujours repasser par ici pour manquer de respect à son cadavre. Par principe.
Commenter  J’apprécie          70
PavlikPavlik   20 février 2015
Nous sommes d'incorrigibles bons vivants, monsieur Hoggaard. D'ailleurs, l'expérience a prouvé que nous faisons de mauvais morts.
Commenter  J’apprécie          150
Videos de Wilfrid Lupano (61) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Wilfrid Lupano
Formé au cinéma d?animation à la prestigieuse école des Gobelins (Paris), il commence sa carrière artistique en tant que character designer ? ce rôle essentiel du cinéma d?animation comme du jeu vidéo. En 2012, il signe son premier album en illustrant le Singe de Hartlepool (Delcourt) avec Wilfrid Lupano. En 2015, il sort son premier album solo, Max Winson (Delcourt), puis, en 2017, La Saga de Grimr (Delcourt), qui lui vaut le Fauve d?Or 2018. Lauréat de nombreux autres prix, notamment au Festival Angoulême qui lui consacrait une exposition en 2019, Jérémie Moreau, 32 ans, est une des nouvelles étoiles françaises de la bande dessinée.
Avec : Sonia Déchamps, Jérémie Moreau
Retrouvez l'entretien avec Jérémie Moreau sur notre webmagazine Balises : https://balises.bpi.fr/bande-dessinee/dans-la-bulle-de-jeremie-moreau
Suivre la bibliothèque SITE ? http://www.bpi.fr/bpi BALISES ? http://balises.bpi.fr FACEBOOK ? https://www.facebook.com/bpi.pompidou TWITTER ? https://twitter.com/bpi_pompidou
+ Lire la suite
autres livres classés : westernVoir plus
Acheter ce livre sur

FnacAmazonRakutenCulturaMomox





Quiz Voir plus

Le singe de Hartlepool, de Lupano et Moreau

A quelle époque se situe l'histoire ?

1714
1814
1914

10 questions
35 lecteurs ont répondu
Thème : Le singe de Hartlepool de Wilfrid LupanoCréer un quiz sur ce livre
.. ..