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ISBN : 2505063524
Éditeur : Dargaud (13/11/2015)

Note moyenne : 4.35/5 (sur 655 notes)
Résumé :
Après deux albums en 2014, voici le troisième tome, très attendu, des Vieux Fourneaux ! Lupano et Cauuet se penchent cette fois sur le cas de Mimile, qui a passé sa vie à bourlinguer dans le Pacifique, entre bourre-pifs, rugby et amitiés au long court. Pirate un jour, pirate toujours ! En parallèle: Pierrot et son collectif "Ni Yeux Ni Maître" jouent les abeilles tueuses, et Sophie apprend qu'à la campagne, on ne prend pas ses oeufs de poule chez les vieilles chouet... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (116) Voir plus Ajouter une critique
marina53
  29 novembre 2015
Antoine et Mimile galèrent un peu: des pluies torrentielles s'abattent sur la maison qui prend l'eau. Et Sophie qui n'est pas encore rentrée de son spectacle de marionnettes! Et la petite Juliette qui pleure dans sa chambre! Et la vieille folle des ravines qui appelle pour qu'on vienne l'aider à rentrer ses chèvres qui ont les pattes dans l'eau! Et Antoine qui doit s'y coller! Et Mimile, seul avec la petite, qui fait un malaise, direction l'hôpital! Et Pierrot, déguisé en abeille géante tueuse au nom de son collectif "Ni yeux, ni maître", qui se retrouve au poste de police! Et Sophie qui prend ses oeufs chez la Berthe! C'en est trop pour Antoine!
Quel plaisir de retrouver Antoine, Mimile et Pierrot plus en forme que jamais. Après s'être attardé un peu plus longuement sur Antoine et Pierrot au cours des tomes précédents, Lupano s'intéresse ici au passé de Mimile. Et l'on saura ainsi pourquoi il avait quitté ses potes en 1955, ce qu'il a fait lorsqu'il était en Australie (à part jouer au rugby) et pourquoi il en est revenu. Ses trois compères sont plus que jamais remontés contre à peu près tout, même les oeufs de la Berthe! de nombreux flashbacks pimentent ce récit, Berthe et un drôle de personnage les ramenant immanquablement à leur passé. L'on ne pourra pas reprocher à Lupano son imagination débordante tant le récit foisonne de péripéties. Même si l'humour et les bons mots connaissent une petite baisse de régime, l'on se réjouit de retrouver ces vieux ronchons croqués parfaitement par Cauuet.
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Commenter  J’apprécie          600
lyoko
  03 septembre 2017
Et bien franchement pour moi sans doute une des meilleurs BD que j'ai pu lire dans ma courte existence.
Même si ce tome est malgré tout différent des deux autres. J'avoue qu'il m'a fait beaucoup rire, et même aux éclats...j'ai adoré les deux abeilles de ce tome.
Mais malgré tout le scénario a un côté sentimental qui est aussi très fort et très prenant.
Pour moi une BD d'utilité publique pour remonter le moral... et je referme ce tome avec regret parce que j'adore ces trois vieillards et ils me manquent déjà
Commenter  J’apprécie          656
Erik35
  06 décembre 2017
DES FANTÔMES DANS LES PLACARDS...
Rien ne va plus chez nos sacrés papys flingueurs, rendez-vous compte : C'est le déluge dehors et la vieille baraque de Sophie, absente, prend eau de toute part. Mimile et Antoine épongent comme ils peuvent avec les moyens du bord. Pour ne rien arranger, cette vieille folle de Berthe vient d'appeler afin que Sophie l'aide à rentrer ses moutons. C'est Antoine qui a répondu, et l'a envoyé zinguer, cette sorcière ! MImile, bonne âme, irait bien, lui, pour les bêtes... «Mais avec mon traitement», conclut-il... du coup, c'est Antoine qui s'y colle, au sauvetage des bestioles. Au même moment, Sophie subit les remontées de bretelles, suivies de menaces à peine voilée d'un des rejetons du père Garan Servier qui a assez peu apprécié la ponction de 200 000 Euros effectué sur la fameuse caisse noire familiale (voir tome 2)... A Paris, ça ne va guère mieux : trois drôles d'abeilles, Baba, Fanfan et Pierrot pour les dénoncer, viennent de se faire alpaguer par la maison poulaga, jetés comme des sales gosses dans un panier à salade, direction le central ! Couronne d'épine final à ce début en fanfare désaccordée, le Mimile vient de se faire une grosse syncope en l'absence momentanée du sauveur d'ovins, direction les urgences : on craint la commotion cérébrale...
Cette succession de malheurs plus ou moins grands - rassurez-vous : pas définitifs - va avoir des conséquences étonnantes : celle de faire sortir de bons vieux fantômes des placards bien chargés de nos papys "Hasta Siempre"... Et ceux-ci tournent tout particulièrement autour de cette bourrique mal-aimable de "Berthe des Ravines", isolée du monde, misanthrope, conchiant tout le village, n'acceptant guère que la présence régulière de Sophie ainsi qu'il en fut, jadis, de sa grand-mère décédée (voir tome 1). Mais dont les actions d'éclat incompréhensibles, depuis les années cinquante, accréditent très largement ce qualificatif de "folle"...
Dans les mêmes moments, un étrange petit bonhomme, anglo-saxon rabougri, défiguré, hirsute, une main en forme de crochet d'acier, recherche désespérément un certain "Le Biouche"... Qui s'avérera n'être autre que notre cher Mimile. Ces deux-là s'étaient connus, s'étaient régulièrement cognés dessus (par désoeuvrement et excès éthyliques), avaient fait les quatre cent coups à l'autre bout du monde, en cette époque lointaine ou Emile Carbigniac se faisait surnommer "La Bûche", tant sa tête était dure au mal tant sur les terrains de rugby du Pacifique sud que dans les bouges !
Mais même ces aventures lointaines de «Celui qui part» ont maille à partir avec la fameuse Berthe... C'est dans les lendemains douloureux et délétères de la seconde guerre mondiale, ayant amené son lot de vengeance foireuses, de rumeurs infondées, de mensonges et de rancoeurs jamais assumés qu'il faudra aller remuer la fange. Sophie finira ainsi par appendre toute la vérité (ce qui ne fut pas une mince affaire tant ces anciens-là peuvent être un mélange foireux de têtes de mules, de têtes de cochons et de têtes à claque), transformant cette vérité, en bonne marionnettiste, en un conte pour adultes destiné à un auditoire trié sur le volet, qu'elle a intitulé «Pouleboche et les trois ânes». Où l'on apprend que certains n'ont pas à être fiers de tout ce qu'ils ont fait dans leur jeunesse ; que la rumeur est soeur de vilenies ; que les oeufs de Berthe sont dignes d'être cuisinés ; et que tels sont pris qui croyaient prendre !
Quant à Mimile... Cet homme-là cache décidément bien son jeu, même auprès de ses deux meilleurs poteaux !
Cette fois, c'est donc au passé, à un certain passé peu glorieux, franchement honteux même, que Wilfrid Lupano et Paul Cauuet s'en prennent avec la même fougue, le même sens de la dérision et de la formule qui pique, la même volonté de nous faire regarder certaines choses en face, sans flatterie ni facilité, de mettre nos jugements dans nos poches et d'entendre d'autres témoignages que ceux communément admis parce que provenant de personnages au-dessus de tous soupçons moraux. Et c'est pas parce qu'on est devenu un vieil anar' attachant, déconnard et sympathique - capable, par exemple, de se déguiser en abeilles géantes pour défendre les alliées de nos cultures ! Un des très grands moments de ce troisième opus - qu'on n'en a pas pour autant fait, par le passé, des couillonnades dont il n'y a aucune raison de s'enorgueillir. Sophie, qui tient décidément de sa grand-mère, va en faire prendre conscience, et avec quel fougue, nos trois compères, sous l'oeil ravi et connaisseur d'un vieil australien rapiécé de partout quoi que débonnaire.
Encore un sacré tour de force que signent là nos deux auteurs que de parvenir à nous faire rire - un peu jaune parfois - sur des sujets pourtant graves, pas toujours bien refermés de notre inconscient collectif. Légèrement moins ancré dans notre présent que les deux précédents volets (malgré une fin des plus contemporaines et sociales), cet album n'en demeure pas moins un véritable morceau de bravoure humoristico-décapante ! Décidément, on se s'en lasse pas de ces Vieux Fourneaux.
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Commenter  J’apprécie          410
Eve-Yeshe
  10 décembre 2018
Quel plaisir de retrouver les tontons (pardon, les papys) flingueurs !
L'aventure démarre sur les chapeaux de roues : Pierrot déguisé en abeille, pour manifester contre l'emploi des pesticides et autres joyeusetés fabriqués par les lobbies phytosanitaires tout puissants qui ont le droit d'empoisonner le monde en commençant par les abeilles !
Hélas, la manif tourne mal et il se retrouve avec ses potes de « Ni yeux, ni maître » en garde à vue.
Pendant ce temps, Mimile et Antoine luttent contre le dégât de eaux dans la maison de Sophie dont la toiture fuit de partout… La jeune femme leur a confié sa fille et la petite se met à pleurer. Mimile se précipite et glisse dans l'eau…
Entre temps, sa voisine Berthe, ennemie de longue date, l'appelle au secours car les moutons sont emportés par la pluie, d'où une scène d'anthologie entre Berthe et Antoine, la rancune et la haine sont tenaces !
C'est le moment que choisit un homme, ne s'exprimant qu'en anglais et qui chercher à retrouver un ancien pote, la Biouche !
Pour ce tome 3, on apprend beaucoup de choses sur le passé de Mimile, ancien rugbyman, qui était parti faire carrière en Australie et y était resté… ainsi que sur les origines de la brouille tenace avec Berthe.
Les personnages sont toujours aussi bien croqués, les dialogues savoureux…
J'ai eu un immense moment de plaisir pendant cette lecture, car ces trois larrons et leurs copains me plaisent toujours autant… vivement le tome 4
Lien : https://leslivresdeve.wordpr..
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Crossroads
  06 janvier 2016
Les Papys Flingueurs sont de retour !
Nouvel album focalisé sur Mimile et ses déboires passés et présents, cette série ne s'essouffle toujours pas même si j'ai trouvé cette mouture un peu plus longue à l'allumage.
Oserais-je imputer l'âge canonique de nos trois compères bien moins prompts à l'échauffement, l'enquête suit son cours.
Mais allez pas leur dire, hein, manquerait plus qu'ils viennent me faire la peau à coups de dentiers et de déambulateurs bien placés !
A la fois touchant et empli d'une gouaille salutaire, Celui Qui Part n'appelle qu'un seul cri : reviendez les gars, vous me manquez déjà...
Commenter  J’apprécie          510

critiques presse (7)
BulledEncre   03 février 2017
Un incontournable de la BD d’humour. Le plus dur lorsque c’est aussi bon, c’est d’attendre le prochain tome.
Lire la critique sur le site : BulledEncre
BullesEtOnomatopees   25 janvier 2016
C’est avec un grand plaisir que nous retrouvons nos papys et (...) on se rend compte que les auteurs ont de quoi nous divertir encore avec de nombreux autres tomes sans problème.
Lire la critique sur le site : BullesEtOnomatopees
ActuaBD   22 décembre 2015
Le retour des héros les plus âgés de la bande dessinée ! Toujours aussi vieux, toujours aussi bons !

Lire la critique sur le site : ActuaBD
Bedeo   27 novembre 2015
Une série à lire et à posséder, d’autant plus que le rythme de parution reste assez soutenu, ce qui nous permet de nous offrir régulièrement une dose salvatrice.
Lire la critique sur le site : Bedeo
BDGest   24 novembre 2015
Les Vieux fourneaux - nouvel idéal type en matière de bande-dessinée intergénérationnelle - fait du neuf avec des vieux ! Du grand art, à l’évidence !
Lire la critique sur le site : BDGest
Sceneario   19 novembre 2015
Une excellente bande dessinée, qui prouve que Les Vieux Fourneaux est l'un des meilleurs titres sortis ces dernières années.
Lire la critique sur le site : Sceneario
BDZoom   17 novembre 2015
Le scénario de Wilfrid Lupano aux dialogues riches et savoureux, à la fois drôle et émouvant, a permis aux trois octogénaires d’être rapidement adoptés par les lecteurs.
Lire la critique sur le site : BDZoom
Citations et extraits (77) Voir plus Ajouter une citation
Eve-YesheEve-Yeshe   10 décembre 2018
PFFIOU ! dis donc, parler à des flics, ça reste quand même le dernier grand vertige intellectuel. A nos âges, on devrait être dispensés.
Commenter  J’apprécie          10
ZilizZiliz   22 novembre 2015
- Yeah ?! Le biouche ? You know ?
- Il veut prendre le bus.
- Tu parles anglais, toi, Roger ?
- Il était pas mauvais à l'école, le Roger. Il aurait pu faire des études, même. Mais y avait que la pêche qui l'intéressait.
- Allez, suivez-moi, je vous montre. Follomi... Là ! Zeu bus.
- Bus ? Nah ! Not the bus ! Le biouche ! Le biouche ! Orpiniac ? Something like that... La biouche !
- Eh bé oui, le bus ! Vroum ! Zeu biousse !
- Nah ! Forget it. Stupid ass.
- Kesseussé, ce zèbre, encore ?
- On dirait le pépé de Barberousse.
- Je croyais que tu parlais anglais, Roger...
- Eh bé, oui, mais... pas lui apparemment.
(p. 18-19)
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ZilizZiliz   28 novembre 2015
- Et puis c'est pas de la folie, c'est une action militante croquignolesque !
- Nous verrons si les experts seront de votre avis.
- C'est pas vos psys à deux balles qui vont m'apprendre si Fanfan a le chou qui fane !
- Hé, oh ! Hé !
- T'étais encore dans les burnes de ton père qu'on militait déjà ensemble ! Peigne-cul !
- Mais lâchez-moi !
- Michel, amène le taser.
- NAZIIIS !
- N'en fais pas trop, va ! T'as pas la tenue adéquate.*
- Y a pas de tenue pour s'indigner !
(p. 16-17)
[* déguisé en abeille]
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ZilizZiliz   20 novembre 2015
- Je voulais te demander : tu le connais bien, toi, mon père ?
- Ton p... ?! Euh, ma foi, euh, pas plus que ça. Pourquoi ?
- Pour savoir. Je le connais pas tellement, moi non plus, alors je cherche des témoignages... Mais c'était pour causer, hein...
- Il a un truc en travers de la gargagnole, ton paternel. Quelque chose qui s'est passé. Quand il était petiot, c'était un amour, et puis, à l'adolescence, c'est devenu une sorte d'Attila en baskets.
- Mamie m'a raconté un peu. Mais elle m'a pas dit pourquoi il avait changé.
- Mais parce que personne ne sait ! Après, quand il a eu 17 ans, il nous a traités de "vieux cons de gauchos préhistoriques", ton grand-père et moi, ce qui a mis un terme à nos rapports.
- Aïe.
- Ouais. Qu'il dise ça à ton grand-père, passe encore : c'est vraiment un vieux con de gaucho préhistorique ! Mais à moi, qui ai une pensée politique beaucoup plus fine, franchement, c'est exagéré, non ?
(p. 27)
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PavlikPavlik   13 décembre 2015
-Qu'est-ce que tu viens faire ici ? T'es sur une propriété privée !
-M'emmerde pas, c'est pour les bêtes que je suis là.
-Fous-moi le camp, je te dis ! Mes bêtes elles préfèrent crever que de voir ta tronche !
-Ben, puisque t'as l'air d'être le chef du troupeau, t'as qu'à leur montrer l'exemple !
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