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Denise Laroutis (Traducteur)
ISBN : 2743622245
Éditeur : Payot et Rivages (04/05/2011)

Note moyenne : 3.62/5 (sur 8 notes)
Résumé :

Après un accident de cheval à l’âge de neuf ans, Salvatierra a perdu l’usage de la parole.C’est donc dans le silence qu’il commence à peindre, en secret, sous forme de longs rouleaux, une toile de quatre kilomètres de long qui représente un fleuve et les détails de la vie quotidienne d’un village côtier en Argentine. Après sa mort, ses enfants installés à Buenos-Aires reviennent s’occuper de l’héritage : un gigantesque paquet contenant les rouleaux peint... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (4) Ajouter une critique
brigittelascombe
  05 septembre 2011
Art brut? Influence des luministes de Majorque? Rouleaux chinois ou japonais?
Non simplement,un journal intime, en images, de 4 kilomètres de long!!!Soixante toiles suspendues dans un hangar par deux frères chargés à la mort de leur père,peintre de génie,muet suite à une horrible chute de cheval,de garder la mémoire vivante.
Un sentiment de paix s'en dégage, "tissage de vies,de gens,d'animaux,de jours,de nuits,de catastrophes",c'est une oeuvre "inhumaine" colorée qui a absorbé toutes les couleurs.
Où est passée le 61° rouleau? A-t-il été volé?Que représentait-il?
La parole passe souvent par la peinture. Elle dévoilera bien des secrets!
Une enquête bien menée et deux questions à méditer:connaissons nous tous les pans de vie de nos proches et faut-il les révéler lorsqu'ils ....nous sautent aux yeux!
Un bon roman presque policier (qui tient en haleine) au rebondissement final imprévu, basé dans le milieu artistique contemporain d'Amérique latine.
Un auteur d'une quarantaine d'années né à Buenos Aires,qui a déjà publié: Tôt ce matin,Une nuit avec Sabrina Love (adapté au cinéma) et L'intempérie tous chez le même éditeur Rivages-Payot et traduit de l'espagnol(Argentine).
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jmfhcb
  10 mai 2011
Que dire de ce livre ? Je n'ai déjà pas besoin de vous parler de l'histoire, la quatrième de couverture le fait vraiment très bien, sans en dire trop, ni pas assez.
Il reste à parler des personnages et du style, qui dans le cas de ce livre sont indissociables. le livre est écrit comme si on vous racontait une histoire, et de préférence une histoire qui puisse s'adapter en film. Les personnages sont donc décrits par leurs actions et à chacune d'elles, vous avez des images qui vous viennent en tête. Pour vous donner une idée, à un moment, Miguel parcourt le village à vélo (il est tout de même assez vieux et le fait un peu au ralenti) pour découvrir qui a volé le rouleau manquant de la peinture de son père. J'ai pensé à des vieux films policiers. Pour dire que je voyais la scène. Pour ce qui est des “surprenants secrets”, je dois être un peu blasé car je les ai trouvé tout ce qu'il y a de plus légitime dans un roman. Peut être que cela m'aurait plus convaincu si cela avait été développé mais l'auteur ne peut pas se le permettre car il a situé le narration trop tard par rapport à ces secrets. Pour donner une idée, le peintre est mort à 81 ans, le roman se passe dix ans après, si on peut penser que l'essentiel des secrets que peut avoir un homme (surtout de cette génération) est entre ces 20 et 50 ans, que les témoins de ces fameux secrets ont à peu près le même âge (voire plus vieux), vous voyez aisément le problème.
Cette manière de raconter une histoire qui aurait pu être passionnante dessert le propos car finalement, elle rend les personnages sans âme (ils agissent, moi aussi et alors ?). Seul à de très rares passages, Miguel s'interroge sur sa relation avec ce père hors-norme. Il ne raconte que certains souvenirs qui lui reviennent à partir de la toile (qui décrit toute la vie de Salvatierra) mais ne décrit pas ce qu'il ressent à ses souvenirs et les prend comme une chose faite.
Je dirais que c'est un roman agréable à lire (je l'ai lu dans le bus en une journée, je n'ai pas rechigné à le finir), avec des chapitres courts, une narration simple et agréable, une histoire intéressante mais il manque à tout cela un quelque chose qui en ferait un roman passionnant. Je suis méchante mais j'ai lu un autre roman argentin, Mes deux mondes, juste avant qui m'a beaucoup plus convaincu et ce livre a donc souffert de la comparaison à mon avis.
Lien : http://cecile.ch-baudry.com/..
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pasiondelalectura
  21 mars 2014
J'ai beaucoup aimé ce livre, lu en espagnol ,parce que bien écrit et ayant un sujet très original. Je souhaite que la traduction soit à la hauteur et rende toute la poésie qu'il existe autour de cette belle histoire.
D'abord l'écriture, simple et précise pour nous décrire la vie de Salvatierra, le nom du peintre autodidacte et muet (après un accident) qui passera sa vie, depuis ses 14 ans, à peindre une toile de plusieurs kilomètres, en raison de une toile par année. Cette peinture raconte l'histoire de sa famille, mais aussi l'histoire de la ville où ils résident le long d'un fleuve puissant et implacable puisqu'il lui volera sa fille unique.
Ensuite un sujet tellement original et bien emmanché.
Lorsque le père décède, ses deux fils voudront faire reconnaître cette toile comme faisant partie du patrimoine culturel du village. Ainsi, ils s'apercevront qu'il manque l'année 1961. À partir de ce moment, le livre se transforme en une histoire policière pleine de rebondissements avec un final inattendu.
On pourrait penser que cette toile détaillée et ce fleuve qui coule imperturbable, représentent une métaphore: celle de l'incommunicabilité entre parents et enfants.
Lien : http://pasiondelalectura.wor..
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liberlibri
  02 juin 2011
A la mort de leur père, deux fils, Miguel et Luis, retournent dans le village de leur enfance. Ils ont désormais la charge de s'occuper de l'oeuvre de leur père. Celui-ci, devenu muet dès l'enfance à la suite d'une chute de cheval, a conjuré le silence par la peinture. Sa vie durant, il a raconté son existence et celle de ses proches sur de larges rouleaux de toile. C'est une toile immense, de plusieurs kilomètres, sur laquelle se déroule la saga d'un village. La peinture de Salvatierra est conservée dans un vieux hangar, où pendent des dizaines de rouleaux suspendus. Les fils vont les redécouvrir et feront surgir bien des secrets avec eux. Interrogeant le gardien du hangar, ils vont en apprendre plus sur le travail de leur père. Ils vont aussi se rendre compte qu'un des rouleaux manque et qu'amputée d'une partie, l'oeuvre reste hermétique. C'est finalement à une quête d'eux-mêmes que se livreront les frères car rechercher le rouleau manquant, c'est rechercher leur histoire.
Lien : http://liber-libri.blogspot...
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Citations et extraits (5) Ajouter une citation
brigittelascombebrigittelascombe   05 septembre 2011
Salvatierra voulait donner l'impression qu'une créature,une fois entrée dans sa peinture ne pouvait traverser l'espace peint,avancer sur la toile et réapparaître.Personne n'est à l'abri.
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brigittelascombebrigittelascombe   05 septembre 2011
Ce qui arrive aux gens pendant leur temps de vie leur appartient;il ne faut pas le déterrer.Ce n'est pas pour rien que c'est oublié.Il faut vivre sa vie et laisser les morts tranquilles.
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brigittelascombebrigittelascombe   05 septembre 2011
J'ai commencé dans la pauvreté totale et j'en suis arrivé là; vous autres,vous commencez ici et nous allons bien voir jusqu'où vous irez.
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brigittelascombebrigittelascombe   05 septembre 2011
J'ai senti qu'il me parlait avec son tableau et qu'il franchissait enfin le siilence immense qui existait entre nous deux.
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brigittelascombebrigittelascombe   05 septembre 2011
Vivre sa vie,pour lui,c'était la peindre.
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Video de Pedro Mairal (1) Voir plusAjouter une vidéo

[Pédro Mairal : L'intempérie]
A la Fondation Suisse de la Cité Internationale Universitaire de Paris, Olivier BARROT présente "L'intempérie", roman de l'écrivain argentin Pédro MAIRAL. Sur des photos de villes argentines, Olivier BARROT explique l'histoire de ce roman, à la frontière du fantastique, qui parle de l'Argentine et de ses périodes de dictatures.
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