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EAN : 9782700701265
302 pages
Éditeur : Aubier Montaigne (30/06/2008)

Note moyenne : 4.5/5 (sur 10 notes)
Résumé :
«Attention, ce n'est plus moi qui parle !»

Par ces mots commence, dans un petit village de Hongrie, une étonnante aventure spirituelle.
En 1943, au coeur de l'Europe déchirée, quatre jeunes gens - Hanna, Lili, Joseph et Gitta - décident d'installer à la campagne leur atelier de décoration.
Eloignés de toute pratique religieuse, mais en quête de vérité, ils souhaitent vivre une vie plus attentive à l'essentiel.
Dès lors, et durant ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (4) Ajouter une critique
Tatooa
  25 décembre 2018
J'ai ce livre depuis de nombreuses, très nombreuses années. D'ailleurs il tombe un peu en ruines...
C'est un des rares livres qu'on puisse qualifier "d'authentique" dans le domaine de la spiritualité, avec ceux de Krishnamurti (et "Ma vie" de Jung, de façon surprenante, et quelques autres, très rares...). De mon point de vue.
Il parle à ceux qui cherchent. Il ne parle pas au niveau de l'intellect, d'ailleurs. Il ne se lit pas à ce niveau. Il parle à ceux qui cherchent, donc, et il ne dira rien aux autres.
Il ne dit d'ailleurs pas toujours la même chose, selon le moment auquel on le lit (je me suis rendu compte cette fois-ci que j'ai aujourd'hui le cercle de 7 autour de moi, 6 personnes très importantes dans ma vie, avec lesquelles je grandis). Et je vous le dis de suite : si vous ne croyez pas en l'ange gardien, le maître intérieur, ou quel que soit le nom que vous lui donnez, même pas la peine de l'ouvrir, ce bouquin.
Mais je pense qu'il n'attire que ceux qui ont déjà "touché du doigt" ce dont il est question ici, ceux qui sont curieux de comprendre certaines choses vécues "inexplicables". ("Enquête sur les anges gardiens" de Jovanovic est d'ailleurs très bien, à ce sujet, pour ceux que ça intéresse...).
Bref, c'est un livre que j'ai toujours pas trop loin de moi. Depuis très très longtemps. Et comme je n'avais rien écrit dessus, bah voilà, c'est fait. Je viens de le relire entièrement et je l'ai fini hier soir, nuit de Noël. Naissance du Christ dont il est pas mal question dans ce texte. Et il finit, ce livre, alors que Lili, Hanna et Joseph meurent en camp de concentration, et que Gitta sera la seule qui restera pour transmettre ce "message". Et à chaque fois, à CHAQUE FOIS, je reste avec ce goût amer et cette interrogation : pourquoi faut-il que les "élus" (qui sont des personnes "banales", Gitta le répète souvent) soient sacrifiés ainsi ?
Et j'ai dans l'impression que tant que je ne comprendrai pas cela, je ne comprendrai rien. (Et quand je dis comprendre, je ne parle pas d'intellect...).
Et ne me répondez pas sur cette question, en commentaire, hein. Je n'attends pas de réponses ici... ;)
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colimasson
  21 novembre 2019
Le contexte des Dialogues avec l'ange est le suivant : en 1943, en Hongrie, quatre amis (Hanna, Joseph, Lili et Gitta) se réunissent régulièrement pour des discussions sur le sens de leurs vies. Au cours d'une de ces discussions, Hanna déclare soudainement : « Attention ! Ce n'est plus moi qui parle. » Hanna deviendra le relais des paroles d'une entité mystérieuse qu'ils appelleront l'Ange. Gitta fera la transcription de ces dialogues. Seule survivante des tueries nazies de cette époque, c'est aussi elle qui fera le travail de diffusion de ces entretiens avec l'Ange qui dureront jusqu'à la fin de l'année 1944. Plus rien après la mort de Hanna, le « petit serviteur ».

La beauté et l'horreur se répondent en arrière-plan de ces dialogues. Leur intensification suit le déploiement et l'extension de la fureur nazie. Dans les premiers dialogues, l'Ange prend le temps de s'adresser individuellement à ses interlocuteurs à qui il attribue un symbole comme une mission de vie à laquelle il faut se vouer et comme une voie parmi tant d'autres permettant de rejoindre Dieu. L'Ange des premiers dialogues peut sembler tempétueux, lunatique et direct, comme le Yahvé de l'Ancien testament. Un Ange qui, d'inconscient, deviendra de plus en plus conscient ?

Mais les conditions politiques à l'extérieur deviennent de plus en plus menaçantes. « Les juifs sont entassés dans un quartier de Budapest transformé en ghetto, et dont les entrées sont surveillées. Nous ne savons pas à quel moment Joseph et Hanna seront touchés aussi. » Les dialogues avec l'Ange permettent de nourrir un espace mental hors du temps même si les paroles de l'Ange semblent répondre indirectement – symboliquement - aux périls du moment. « Grâce au dernier entretien, nous sommes capables d'affronter cette menace avec un calme relatif. La situation extérieure ne s'est pas améliorée, bien au contraire, mais nous, nous avons changé. C'est pourquoi le message d'aujourd'hui est un chant de joie. » le ton change. L'Ange ne s'adresse plus individuellement à chacun. Au-delà des singularités et des voies apparemment dissemblables, l'expression devient poétique mais occulte et se lit comme un texte dont il nous faut acquérir la clé de compréhension. Dans l'urgence des derniers mois de l'année 1944, alors que les nazis hongrois menacent l'atelier de couture que dirige Gitta et dans lequel se cachent et travaillent une quasi centaine de femmes juives, l'Ange se manifeste brutalement, en-dehors du cadre régulateur des séances du vendredi, affirmant avec une volonté constante de précision quelle est la place de l'homme dans l'univers.

L'Ange est-il réellement ange ? « Tout le monde peut parler avec son ange », affirmait Gitta Mallasz dans une de ses dernières interviews dans les années 90 – même si cela n'arrive pas à beaucoup d'entre nous.

L'Ange est-il l'inconscient personnel de Hanna ? L'évolution du discours semble trop complexe pour pouvoir n'être qu'une émanation immédiate d'un arrière-plan psychique individuel. Tout au long des deux années d'entretiens, le discours (sur la souffrance, sur l'individualisme, sur le nouveau) évolue et s'adapte à la capacité de compréhension de ses interlocuteurs pour s'offrir en fracas dans le dernier dialogue. On ne peut que penser à une offrande verbale soigneusement préparée, mais peut-être s'agit-il aussi du mouvement naturel de la croissance des pensées.

L'Ange est-il transcription de pensées sauvages attendant leur propriétaire dans le vaste espace de l'univers ? Hanna aurait alors développé une fonction médiumnique permettant de penser des pensées encore non accessibles à la plupart d'entre nous. Que ne pouvons-nous encore penser, ne disposant pas de la capacité mentale nécessaire à métaboliser des aliments psychiques encore trop riches pour nous ? Ces dialogues avec l'Ange pourraient-ils nous en donner un aperçu ?

Toutes ces hypothèses ne sont bien sûr que pure spéculation et manière de m'aider à rêver les Dialogues avec l'ange. Car, comme le dit l'Ange :

« Faites attention ! Si l'adulte grandit encore,
c'est la tumeur ou la graisse et ce n'est pas beau.
Vous êtes devenus adultes.
Vous avez à mettre au monde le Nouveau, l'Enfant.
Déjà, ce n'est plus vous-même
que vous avez à faire grandir. »

Lien : http://xn--rflchir-byac.net/..
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ChristianLV
  16 mai 2017
Bonsoir,
Dialogues avec l'Ange n'est pas de la littérature.
C'est la chronique, le récit d'un enseignement et cet enseignement lui-même.
Sa lecture ne peut pas être gratuite, elle n'est indiquée qu'à ceux qui sont disposés à recevoir cet enseignement et à en tirer les leçons pour leur propre vie.
Quand bien même il s'agit d'un enseignement privé, prescrit à un groupe humain bien déterminé et dans un contexte bien déterminé, celui de la seconde guerre mondiale.
En résumé, les acteurs de ce récit sont associés dans un projet professionnel avant et pendant la seconde guerre en Hongrie. Ce groupe fait l'expérience d'une réussite sociale et se trouve en situation d'enseignement, ce qui lui confère un rôle particulier auprès d'un auditoire. C'est sans doute ce qui explique leur ELECTION.
Gitta Malasz, la seule survivante du groupe des quatre, prend note des messages qui lui sont adressés par son Ange gardien, et dont il semble attendu qu'elle fasse la transcription.
Le vocabulaire peine à exposer les concepts et réalités révélés par les Anges, qui relèvent de l'autre Monde. Comprendre et assimiler le message suppose d'entendre, questionner, écouter, réfléchir et expérimenter. Au fur et à mesure que le temps passe, les quatre s'approprient leur propre vocation d'Anges qu'ils doivent assumer dès ici-bas et développeront lorsqu'ils seront passés de l'autre côté.
Les mises en garde à l'encontre de l'adversaire sont nombreuses -à chaque fois je pense à l'épître de Pierre que nous lisons à Complie : "Soyez sobres, soyez vigilants, car le démon, comme un lion qui rugit, va et vient à la recherche de sa proie. Résistez-lui avec la force de la foi.".
La déférence à l'égard de Lui sous-tend tout l'enseignement. L'explication du mystère de la rédemption s'effectue en des termes neufs et pourtant sans cesse en référence à la tradition biblique. Telle l'évocation de la "semence". La préparation du groupe à sa fin sur terre s'effectue dans la conscience permanente d'une situation grave et urgente, sans concessions, sans peur, sans regrets, sans retour, dans la préparation à l'après.
Le récit qui enchâsse l'enseignement restitue les événements de Hongrie, l'angoisse de la population, la chasse aux juifs, le sacrifice que le groupe consent pour sauver les ouvrières juives en charge de la fabrication d'uniformes pour l'armée, leur baptême, leur première communion, leur prière profonde, leur rocambolesque évasion.
Gitta Malasz se comporte en vraie résistante et utilise jusqu'au bout ses atouts pour sauver ceux qui l'entourent. C'est la fille d'un officier réputé de l'armée hongroise, brillante sportive à la notoriété nationale. C'est après 30 ans de régime soviétique au cours duquel elle accomplit une vocation de peintre, que Gitta Malasz publie ces carnets.
Inutile d'en dire plus. Si vous souhaitez comprendre ce que vous faites sur cette terre, lisez cet ouvrage et surtout, assumez-en les conséquences.
Cordialement.
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Danieljean
  25 septembre 2016
Ces dialogues sont de purs joyaux, pouvant éclairer un cheminement spirituel en cours. Mais on peut les lire aussi comme un recueil de poésie, tant la magie des mots est forte. C'est aussi une lecture poignante quand on connait le contexte dans lequel ils ont été écrits et la triste fin qui sera réservée aux protagonistes.
Ce recueil a sa propre vibration, et à chaque lecture on en ressort dans un état où l'on sait qu'on a frolé l'Essentiel, même si l'on ne comprend pas tout. Car de toute façon ce qui est dit va au dela de la compréhension intellectuelle
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Citations et extraits (25) Voir plus Ajouter une citation
DanieljeanDanieljean   25 septembre 2016
Une brève introduction ne sera pas inutile pour comprendre les événements qui vont suivre.
Je voudrais insister sur le caractère tout à fait ordinaire de la vie que nous avions menée, mes trois amis et moi, jusqu'au jour où commença cet enseignement. Et pourtant, cette vie fut une préparation à ce qui nous attendait.
C'était en 1923 - j'avais seize ans - que je rencontrai Hanna à l'École des arts décoratifs de Budapest, où sa table était à côté de la mienne. Dès le début, elle se montra tout à fait expansive et amicale à mon égard. Moi qui étais née dans une famille de militaires, et avais reçu une éducation toute Spartiate, j'étais déconcertée par le caractère naturellement tendre de Hanna. Dans mon enfance et mon adolescence, manifester ses sentiments était un signe de faiblesse, et même un simple baiser d'adieu pouvait devenir affreusement embarrassant.
Hanna, au contraire, dont le père était directeur d'une école élémentaire, avait grandi dans l'atmosphère beaucoup plus détendue d'une famille juive moderne, et n'éprouvait aucune gêne à montrer ce qu'elle ressentait.
En dépit de ces différences de tempérament et d'éducation, nous nous liâmes, pendant ces trois ans d'études, d'une amitié profonde. Pourtant, au sortir de l'école, nos chemins se sépa­rèrent, et nous ne nous vîmes plus que rarement. Hanna continua ses études à Munich; quant à moi, je me lançai à corps perdu dans le sport. Devenue championne de natation, je me laissai griser, pendant cinq ans, par l'adulation presque idolâtre que manifestent les Hongrois envers les héros du sport. C'est à cette époque que je fis la connaissance de Lili, qui pratiquait la thérapie corporelle. Chaleureuse et naturelle, elle avait beaucoup d'élèves, et je compris très vite que si ses classes étaient surchargées, c'était que ses élèves y trouvaient beaucoup plus qu'une simple relaxation : une nourriture pour ce qu'il y avait de plus profond en eux.
Pendant toute cette période, j'ai su peu de chose de Hanna, sinon qu'elle s'était mariée avec Joseph, qu'elle connaissait depuis l'enfance : un homme calme, qui était ce que nous appelons aujourd'hui un designer (il dessinait des meubles). Sa seule présence avait un effet apaisant sur son entourage : je l'ai vu plus tard, lorsque nous vivions ensemble à Budaliget. A l'auberge du village, les discussions politiques les plus houleuses se calmaient lorsque Joseph arrivait, et en quelques instants l'atmosphère redevenait complètement paisible grâce à sa silencieuse présence.
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colimassoncolimasson   27 novembre 2019
Suit un long silence, finalement rompu par une question : Me connais-tu ?
Ces mots me touchent profondément. Je sais, avec une certitude inexplicable, qu’il est mon Maître intérieur, mais je n’en ai aucune image, aucun souvenir précis. Je ne perçois que des brumes épaisses, qui m’empêchent de le reconnaître. En dépit de tous mes efforts, je suis incapable de les percer.
Me connais-tu ?
Cette répétition me pénètre encore davantage : je sais que je suis au bord du souvenir, et j’essaie de toutes mes forces de me rappeler. En vain : j’en suis à nouveau incapable. Hanna sent que celui qui parle à travers elle regarde mes efforts désespérés avec tendresse.
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colimassoncolimasson   21 novembre 2019
Nous étions heurtés par ce monde où semblaient régner le mensonge, la brutalité abjecte, et où, apparemment, le mal triomphait. Pourtant, nous étions persuadés que le sens de nos existences était enfoui quelque part, et que les obstacles qui nous empêchaient de le découvrir étaient en nous-mêmes. Nous décidâmes, un soir, de faire chacun par écrit, aussi clairement que possible, le point sur notre situation et problèmes personnels. Ainsi, nous ne pourrions plus tricher en enjolivant la réalité.
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DanieljeanDanieljean   25 mars 2018
Pourquoi je me suis vue cette nuit, en rêve, avec un voile?
-Le voile disparait petit à petit.
Il est le passé, l'enfant d'autrefois.
Ton rêve était tissé de passé et de futur.
Mais il n'existe ni.l'un ni l'autre,
Il n'y a que le présent.
Ce ne sont que des vagues....
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DanieljeanDanieljean   15 février 2018
Toute transition est épreuve.
Ne crains pas d’abandonner l’obscurité,
car la racine, éternellement dans l’obscurité,
reste unie à la fleur et au fruit.
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