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EAN : 9782746760899
256 pages
Autrement (18/08/2021)
4.31/5   160 notes
Résumé :
Anton Torvath est tzigane et dresseur de chevaux. Né au coeur de la steppe kirghize peu après la Première Guerre mondiale, il grandit au sein d'un cirque, entouré d'un clan bigarré de jongleurs, de trapézistes et de dompteurs. Ce " fils du vent " va traverser la première moitié du " siècle des génocides ", devenant à la fois témoin de la folie des hommes et mémoire d'un peuple sans mémoire. Accompagné de Jag, l'homme au violon, de Simon, le médecin philosophe, ou de... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (65) Voir plus Ajouter une critique
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sur 160 notes
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LaBiblidOnee
  23 février 2022
« Tout commença dans la steppe, dans le cercle des regards qui crépitaient avec le feu de camps. »

Avec ce conte tzigane sur ce dresseur de chevaux, j'ai voulu goûter au vent de liberté, à la magie poétique d'un cirque itinérant à l'ancienne, déambulant en roulottes au gré d'itinéraires aléatoires dans les villes et paysages qui leurs plaisent, dans ces steppes emplies d'espaces et de légendes.

« L'enfance ne fut qu'errance et mouvement, à la lenteur d'une paire de chevaux, la parfaite vitesse pour prendre la mesure du monde ».

Avec eux j'ai plié et déplié le chapiteau, écouté le violon de Jag autour du feu, lorsque « L'haleine des chevaux soufflait des nuages et les étoiles au ciel semblaient cligner des yeux. ».

J'ai brûlé les roulottes de ceux qui mourraient au fil du chemin, pour que leur esprit ne revienne pas nous hanter. J'ai marché sur un fil, ri et pleuré. J'ai vécu au présent, surtout, m'offusquant de ces frontières de plus en plus difficiles à franchir, de ces propriétés privées que les gadjé s'approprient, nous contraignant parfois à les voler.

J'ai appris à apprécier cette vie où « les livres étaient des prisons pour les mots, des prisons pour les hommes. Les premiers comme les seconds n'étaient libres qu'à virevolter dans l'air ; ils dépérissaient sitôt qu'on les fixait sur une page blanche ou un lopin de terre ».

Pourtant très vite, au fur et à mesure que les années 1940 approchaient, les prisons sont devenues le quotidien. D'abord personae non gratae interdits de séjour, les tziganes furent raflés au même titre que les juifs. le début de la fin, pour des hommes et des femmes habitués à virevolter au gré du vent.

« Pleure, mon amour, pleure, et qu'avec tes larmes s'en aillent tous tes malheurs… »

J'ai beaucoup aimé le début de ce récit, qui nous fait naître au monde tzigane avec le personnage principal, Anton. La seconde partie au coeur des camps et charniers de la seconde guerre mondiale est intéressante dans la mesure où elle présente un angle nouveau : l'enfermement pour une âme libre, quelqu'un pour qui les frontières sont déjà des concepts ineptes. Mais déjà, l'aventure commence à souffrir du fait que le peu de pages du roman ne permet pas d'approfondir la personnalité des personnages, et notamment d'Anton, de pénétrer son coeur et son âme. Ce parti pris a le mérite, comme dans un conte, de raconter beaucoup de péripéties sans s'appesantir, les mots virevoltant comme le feraient ceux, oraux et libres, des personnages eux-mêmes ; Mais l'écriture commence alors à me faire prendre de la distance avec lui. Et la rapidité avec laquelle la plume passe sur les années qui défilent continue à me distancer.

« L'engloutissement, la dévoration : c'est ainsi que certains tziganes désigneraient par la suite le génocide dont ils avaient été victimes, mais très peu en parleraient, à quoi bon ? Pour triompher du malheur, il faut le profaner. Et quelle plus belle profanation que la vie elle-même ? »

Malheureusement, la troisième partie sur une éventuelle renaissance au sortir des camps, n'a fait que creuser l'écart entre Anton et moi. Il parcourt beaucoup de kilomètres, vit beaucoup d'aventures, crée des numéros de cirque mais sans qu'on ne l'accompagne vraiment dans son cheminement ni dans son processus créatif, qui demeure superficiel. Ça permet une vue d'ensemble et demeure une belle histoire, mais racontée sans vraiment me la faire vivre. Un conte tzigane qui a aurait pu m'ébahir, mais ne m'a finalement qu'effleurée. Une caresse dont je reste en partie insatisfaite, ayant eu hâte de quitter des personnages dont je m'éloignais un peu plus à chaque page à cause d'une impression de survol.

Mais ce roman demeure très bien noté et je l'envoie volontiers à qui voudrait le tenter !
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Kittiwake
  12 novembre 2021
Lorsque l'ancêtre disparaît, on brule sa roulotte et son bandonéon, selon la tradition chez les Fils du vent . le voyage continue précaire mais joyeux : « La vie s'écoulait comme une eau vive », alors on s'empresse d'oublier les mises en garde funestes du patriarche. La kumpania poursuit son chemin au son du violon de Jag.
Anton est un adolescent lorsque quelque chose change sur la route. le danger menace et la troupe est prise au coeur de la tourmente. Les zigeuner sont une cible clairement visée par les « blattes », Anton est l'un des seuls survivants, portant en lui la lourde mémoire de « mille trois cent quatre morts qui ne veulent pas qu'on oublie leur nom ».
Survivre est une souffrance chaque jour, il faudra une rencontre extraordinaire avec un petit homme à lunettes vêtu d'un dhoti pour accepter d'assumer et de chérir la vie qui aurait pu elle aussi lui être ôtée dans les camps de la honte.
A l'issue de la guerre, pas de répit pourtant pour la troupe reconstruite, car des barrières se dressent sur les chemins, les pays se ferment, les humains se barricadent oubliant leurs racines, et leur déambulation ancestrale, avant que les nomades ne cessent les pérégrinations qui étaient le but de leur vie.

Cette évocation romanesque d'une troupe circassienne aborde de façon originale l'histoire des génocides du vingtième siècle. Ecrit avec poésie et pudeur, le roman est un bel homme aux gens du voyage, et un pierre à l'édifice du devoir de mémoire.
Premier roman remarquablement écrit et qui mérite d'être lu.

Lien : https://kittylamouette.blogs..
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visages
  30 septembre 2021
C'est un bien beau coup de coeur que ce premier roman d'Alain Mascaro. Avec Anton, magnifique personnage central,Jag son père de substitution et tous les membres de son clan tzigane, j'ai été captivée,émue et plus encore. Ce roman est tout en contraste. Il nous plonge dans l'obscurité la plus terrifiante mais la lumière parvient toujours à s'infiltrer grâce à des rencontres solaires essentielles. le contraste c'est aussi ce passage de la liberté sauvage des steppes natales d'Anton, balayées par le vent et le violon de Jag à l'enfer des camps de concentration . Et c'est sans doute parce que la part de rêve et d'espoir est essentielle pour croire encore à l'humanité que le côté parfois presque magique de certains évenements ne m'a pas dérangé dans cette histoire. Car l'histoire est celle d'Anton,jeune dresseur de chevaux qui va être pris par la tornade de la deuxième guerre mondiale et par le génocide du peuple tzigane désigné par le terme " d'engloutissement".
De la destruction de sa " kumpania" et de son petit cirque, Anton va partir pour une épopée tragique dans une Europe nazie qui le conduira des guetos tziganes et juifs à Auschwitz puis Mathausen où le pire cauchemar aurait dû l'anéantir corps et âme. Mais d'autres forces,d'autres rêves,d'autres présences l'habitent et le guideront bien plus loin. Il en a le devoir car il porte le dessein d'offrir une sépulture à tous les morts qui reposent en lui... Jamais il n'oubliera ce conseil: "Si tu veux obtenir quelque chose d'un homme,parle au fils du vent qui est encore en lui,parle à sa liberté et non pas à tout ce qui l'entrave."
Je ne peux pas quitter Anton et les siens sans une réelle émotion. C'est qu'il y a dans cette histoire une blessure collective mais aussi un appel à la liberté. C'est certainement cet appel que l'auteur a suivi en abandonnant tous ses biens matériels il y a deux ans pour partir à la rencontre du monde et cela se ressent dans son écriture. C'est un très touchant hommage au peuple tzigane, à sa culture et à son histoire. C'est enfin un encouragement à retrouver ce qui est vraiment essentiel au bonheur...
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bichonbichette
  25 septembre 2021
Souffle coupé, gorge serrée, je repose le livre d'Alain Mascaro.
Que de beauté et de poésie dans ce récit de la vie d'Anton Torvath, enfant tzigane, qui va être arraché à la vie heureuse de son enfance par la folie des hommes, et plus particulièrement celle des nazis.
Une très belle plume qui nous emmène pour un voyage au long cours dans différents pays du monde, mais aussi aux tréfonds de la barbarie humaine.
Un conte délicat, tout en pudeur et retenue, qui m'a permis d'apprendre sur le génocide tzigane dit porajmos. J'ai trouvé passionnant le travail de recherche réalisé par Alain Mascaro, l'utilisation et l'explication de nombreux mots issus de la langue tzigane, qui apportent une couleur particulière au récit, et nous donnent l'impression d'être immergés au sein de la kumpania, qui sillonne les routes d'Europe en roulottes.
J'ai été séduite par ce roman, même s'il m'a fallu un peu de temps pour rentrer dans le rythme de l'histoire dans les premières pages, et que j'ai regretté l'utilisation d'un vocabulaire un peu trop choisi, qui a parfois cassé mon élan de lecture.
J'oublierai également un certain nombre d'invraisemblances, l'auteur se laissant emporter par sa fougue (et nous caracolons avec lui), et privilégiant par moments la beauté des images à la crédibilité.
Avant que le monde ne se ferme est un très beau livre de cette rentrée littéraire 2021, qui emmène au coeur des belles âmes tziganes pour une chevauchée ensorcelante, macabre et solaire à la fois.
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JIEMDE
  07 juin 2022
« En vérité, je suis un arbre errant. Si l'on me fiche en terre, je mourrai ! »
Qu'il était doux, qu'il était simple, qu'il était heureux le temps d'Avant que le monde ne se ferme. Ce temps où les Tziganes arpentaient les chemins du vent à travers l'Europe, ce temps où les frontières n'existaient pas : « On comprenait qu'on avait passé une frontière, quand soudain, on n'entendait plus parler la même langue ». Mais ça, c'était avant…
Dans les pas d'Anton, fils du vent et dresseur de chevaux dans le cirque familial, Alain Mascaro nous fait traverser le fracas du XXe siècle, qui de Lodz à Mauthausen signa le génocide du peuple tzigane dans des camps où ils furent « juste pris dans une effroyable machine à défaire la vie ».
Un témoignage glaçant du Porajmos, « “l'engloutissement“, c'est bien ainsi que les Tziganes désigneraient par la suite le génocide dont ils avaient été victimes, mais très peu en parleraient, à quoi bon ? Pour triompher du malheur, il faut le profaner. Et quelle plus belle profanation que la vie elle-même ? ».
Et c'est là que le livre d'Alain Mascaro prend toute sa force, dans ce pari de raconter l'après, ce retour d'Anton, survivant, dans la communauté des hommes, grâce à l'aide de rédempteurs américains qui « possédaient deux chevaux et un violon. Tous trois furent les véritables artisans du retour d'Anton parmi les vivants. Les premiers lui rendirent la chair, la force et le désir de la piste, le second lui rouvrit les chemins du vent et de l'enfance ».
Alors le voyage reprend, poétique, métaphorique, lumineux, inspiré… humain ! Anton repart à la découverte des hommes, retrouve Jag l'ancêtre au violon, croise Gandhi et lit Tagore, aime Katia et suit Yadia, fait renaître le cirque et se laisse enfin porter par le souffle du vent nouveau.
Très jolie découverte due – une fois de plus – à Vleel, Avant que le monde ne se ferme arrive à faire oublier ses quelques longueurs de la fin par la poésie de son style, qui confronte dans un même registre la violence des hommes à la résilience du monde.
« Je suis un tombeau, dit-il pour finir. Il n'y a que des morts dans ma mémoire. Des morts et des cendres ». En disant le nom des morts et en les confiant au monde, Anton les ressuscitera et se sauvera. Avec ses mots, Mascaro fait à son tour et joliment, oeuvre de mémoire.
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critiques presse (2)
Culturebox   13 janvier 2022
Quand la mort rattrape sa famille, son peuple, Anton endure, affronte, sans jamais baisser les yeux. Une petite merveille. Inoubliable.
Lire la critique sur le site : Culturebox
FocusLeVif   22 octobre 2021
Débarquant sans crier gare avec un premier roman estomaquant, Alain Mascaro rend un magnifique hommage aux Tsiganes et à la liberté.
Lire la critique sur le site : FocusLeVif
Citations et extraits (57) Voir plus Ajouter une citation
LaBiblidOneeLaBiblidOnee   22 février 2022
Porte cette pierre autour de ton cou, Anton, et touche-la ou regarde-la à chaque fois que tu douteras de toi. Car les âmes blessées sont semblables à cette pierre, mon garçon. Les fêlures intimes sont comme ces cristaux de rutile dans le cristal de roche : des cheveux d'or pris dans la matière... Les âmes rutilées sont infiniment précieuses, bien plus que les âmes intactes... Regarde, on appelle aussi ces cristaux des cheveux d'anges... Crois-tu que cette pierre aurait la même valeur sans ces fils d'or qui la parcourent en tous sens ? Oui, ces infimes cristaux sont la marques des âmes blessées qui ne sont pas brisées. Celles qui ont résisté à l'agression, aux pires coups, à la douleur, au sang versé, à la mort, que sais-je encore, sans rien perdre de leur intégrité ni de leur pureté. Pourquoi certaines âmes se brisent-elles et d'autres non, pourquoi certaines sécrètent-elles ces délicates cicatrices rutilantes ? Je l'ignore. C'est une merveilleuse alchimie en vérité, comme celle qui a présidé à la naissance de cette pierre. Si tu creuses la terre, tu trouveras mille cristaux ordinaires avant d'en trouver un parsemé de ces cheveux d'or. Il en va de même avec les âmes. Seules les âmes rutilées me sont chères, Anton ; Et la tienne est infiniment précieuse.
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Mousquetaire11Mousquetaire11   10 février 2022
Certains jours, quand le vent soufflait vers la Buna, l'air apportait ces âcres cendres, cette odeur charnue, insoutenable. On respirait la mort. "Inspire ! Inspire ! Disait encore Katok. Garde cet air-là au fond de tes poumons. Garde cette poussière d'âmes. Un jour, bientôt, tu iras les libérer ailleurs, tu leur donneras une vraie sépulture: le vent des steppes, le foehn ou le simoun, que sais-je ? Mais respire! Respire les morts! Ils t'en sauront gré!"
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VincentGloecklerVincentGloeckler   13 septembre 2021
Lorsqu’il avait découvert que son fils savait lire, bien des années auparavant, la première impulsion de Svetan avait été de la battre, mais Jag l’en avait empêché.
« Crois-tu donc savoir ce que Devel veut pour lui ? »
Dans la kumpania, on se méfiait beaucoup de ceux qui savaient lire. Les livres étaient des prisons pour les mots, des prisons pour les hommes. Les premiers comme les seconds n’étaient libres qu’à virevolter dans l’air ; ils dépérissaient sitôt qu’on les fixait sur une page blanche ou un lopin de terre.
Jag, lui, disait que si les Tziganes étaient un peuple sans écriture, c’est qu’ils avaient été maudits. Il y avait deux explications à cela, qui dépendaient un peu de l’endroit où l’on se trouvait : chez les Kalderash, on disait que les Tziganes avaient été privés d’écriture parce qu’ils avaient forgé les clous qui avaient servi à crucifier le Christ. Chez les Roms de Bulgarie, en revanche, on racontait qu’un jour Devel était venu sur terre pour donner un alphabet aux Tziganes ; malheureusement, tous étaient partis pour cueillir des prunelles. Devel ne rencontra qu’un vieillard et son âne. Bien sûr, le vieillard n’avait pas de feuille de papier : qu’aurait-il pu bien en faire puisqu’il ne savait ni lire ni écrire ? heureusement que Devel avait au moins un crayon sur lui ! Il écrivit l’alphabet sur une feuille de chou et la tendit au vieillard, mais l’âne la mangea…
« En vérité, c’est toi l’âne si tu crois que c’est un mal de savoir lire et écrire, alors laisse ton fils en paix ! »
(pp.30-31)
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FlaubauskiFlaubauski   20 mars 2022
Ce soir-là, la musique était une fugue où tristesse et espoir se poursuivaient l'un l'autre. Elle faisait des voltes et des cabrioles, partait, revenait, disait le vent des steppes libres, la neige et la glace, les torrents médusés de l'hiver et ceux, bavards, du printemps ; elle disait la peur, l'angoisse des seuils au visage d'ombre, la mort et le sang, la fragile palpitation de la vie. C'était un air bien singulier en vérité, sans nationalité particulière mais empreint des traits les plus profonds des pays et des peuples embrassés par Jag : résignation et exubérance des steppes, fierté andalouse, jubilation tzigane, jaune et safran du Rajasthan, allégresse triste des Ashkénazes, cavalcades mongoles, plaintes berbères...
Lorsque le violon se tut, il abandonna derrière lui une brutale et longue traîne de silence.
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KittiwakeKittiwake   12 novembre 2021
C’était un fabuleux conteur qui connaissait par cœur des centaines de récits du monde entier, notamment et surtout ceux des peuples sans écriture. Il affirmait avec véhémence que la vérité du monde était tout entière inscrite dans les mythes et les contes de tradition orale, qu’ils procédaient par images, par figures, pour formuler les équations essentielles qui régissaient les existences humaines
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