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EAN : 9782708708815
264 pages
Editions Présence Africaine (23/12/2014)
4.39/5   71 notes
Résumé :
À Kalep, ville du Sumal désormais contrôlée par le pouvoir brutal des islamistes, deux jeunes sont exécutés pour avoir entretenu une relation amoureuse.
Des résistants tentent de s’opposer à ce nouvel ordre du monde en publiant un journal clandestin. Défi lancé au chef de la police islamique dans un climat de tension insoutenable qui met en évidence des contradictions et brouille tous les repères sociaux. Mais la vie, à sa façon mystérieuse, reprend toujours ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (23) Voir plus Ajouter une critique
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afriqueah
  18 juillet 2022
Ce n'est pas vraiment un jeu de mots, ce « Terre ceinte » ; la terre dont parle Mohamed Mboubar Sarr pourrait être la Syrie, avec Alep, ou le Mali, avec Kidal, une terre encerclée, menacée, envahie par le Nord, ; plus probablement le Mali, avec cette toujours possible éventualité que le djihadisme s' étende jusqu'au Sénégal.
Première scène que MMS reprendra dans « de purs hommes » : une exécution publique, dans la ville de Kalep, de deux amoureux pas mariés.
Publique, cette exécution, avec tout ce que cela comporte d'avidité morbide à voir mourir, de volonté d'affirmer que moi je suis du bon côté, que moi je respecte la Loi de Dieu, et je n'admets pas l'amour de ces jeunes, la peur d'y passer bientôt, la lâcheté ordinaire, le frémissement excité de prendre part à un acte immonde.
Ils sont tous là, pour voir mourir, voir monter dans le regard des suppliciés l'angoisse, le délire d'agonie de la mort décuplée par l'attente de l'ordre du chef.
Abdel Karim.
Qui fait respecter la volonté de Dieu, « dans le respect le plus pur de la dignité humaine ».
La grande valeur de ce livre unique est justement de nous présenter ce fanatique digne d'un Calvin, chef d'orchestre de lapidations et exécutions, mais aussi de nous faire entrer dans son désir de pureté, sa soif de croire, en un certain sens son indéniable pensée religieuse méprisant la mort, et pas seulement celle des autres.
C'est un fanatique froid, inébranlable dans ses convictions fondées sur sa foi réelle, pas un exalté un peu bête, alors que lui est un fanatique intelligent « si l'on peut se permettre une telle association de termes » ajoute MMS.

Mohamed Mbougar Sarr ne se moque pas, ne raille pas, il essaie de comprendre cette plaie de la pensée qui en fait finit par interdire de penser. Il essaie de présenter un Islam modéré, plus proche des soufistes et des grands contemplatifs, religion paisible que pratiquent les villageois de Kalep.
Avant la guerre, avant le fanatisme.
Bien sûr les petites mains, anciens brigands ivres de sang qui, armes à la main envahissent peu à peu les territoires conquis, et qui en profitent pour répandre la terreur, sont indispensables à Abdel Karim, qui cependant essaie de faire respecter un semblant d'ordre. A sa façon.
Lorsqu'une femme, parce qu'elle n'est pas couverte, est battue, lacérée, traitée de chienne, Abdel Karim intervient : mains coupées pour les fouetteurs. Ainsi son pouvoir est rehaussé.
Malgré la sauvagerie, et n'espérons pas qu'elle soit vaincue, c'est comme ça, un groupe de « résistants » fondent un journal avec photos des exécutés. Parce qu'une des choses, en temps de guerre et d'occupation, les plus à craindre, c'est la perte du langage. Or il faut continuer à s'exprimer.
Les généraux ventripotents essaient depuis leur fauteuil de rassurer le peuple, qui lui se fait décimer. On ne négocie pas avec les terroristes, affirment-ils pour se couvrir.
Jusqu'à l'autodafé, les livres de la bibliothèque classée patrimoine de l'humanité, et nous pensons bien entendu à Gao et Tombouctou, où les lapidations, meurtres et amputations ont côtoyé la destruction des mausolées sacrés datant des XV et XV ·· siècles : les intégristes ne savent pas tous lire et ne pensent pas lire. Et s'ils savaient, le danger de l'aventure libre de l'intelligence leur insuffle la nécessité d'y remédier.
MMS cite Heinrich Heine : « Là où l'on brûle des livres, on finit aussi par brûler des hommes ». Et comme le djihad joint à la montée de l'intolérance progresse dans le désert à la vitesse du désert, ce livre, le premier de notre ami Mohamed, est indispensable pour bien comprendre ses autres livres.
Indispensable lecture, que ce « Terre ceinte », avertissement sur ce qui pourrait arriver au Sénégal, introduction aux évènements de « de purs hommes », doublée d'une écriture intelligente et travaillée.
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JeanPierreV
  08 mars 2016
Un titre "jeu de mots", une 4ème de couverture mettant en scène des islamistes et mentionnant la jeunesse de l'auteur né en 1990....il n'en fallait pas plus pour me solliciter et me tenter : un thème d'actualité et un jeune amateur des mots...pourquoi pas?
La tentation s'est transformée au fil des pages, et au fil des mots en plaisir, malgré le cadre du livre....
La violence est certes décrite dès les premières pages avec l'exécution de deux jeunes gens qui s'aimaient sans être mariés. L'auteur ne nous cache rien, ni les "descentes" de ces intégristes dans leurs 4x4, ni la chasse aux femmes qui ne se couvrent pas les cheveux pour sortir sur le pas de leur porte, mais ce ne sont que quelques pages suffisantes pour mettre en scène à la fois la peur qui brise les volontés, et la tristesse de ceux qui ont perdu l'un des leurs, du fait de cette violence...Peur contre laquelle vont s'élever sept hommes et femmes en rédigeant et en diffusant un journal clandestin. Un coté "Armée des ombres" de Kessel...une diffusion qui entrainera d'autres violences mais surtout de grandes interrogations au sein du groupe des sept quant à leur responsabilité dans les exactions commises par les intégristes au sein de la population quand des journaux sont trouvés.
Cet instinct de survie et de résistance, anime à des degrés divers ces sept, et leur font prendre tous les risques....y compris celui de faire éclater leur cohésion. Parallèlement au film de cette résistance, l'auteur nous fait partager les interrogations, la peur et la détresse de deux femmes, Aïssata et Sadobo qui échangent une correspondance...deux femmes fortes que le lecteur découvrira au fil des pages
Ce jeune auteur a été récompensé par le prix Kourouma pour ce livre, ayant pour thème la résistance mais aussi ces jeunes, élevés dans des familles sans problème, qui "basculent" vers cet intégrisme.
Un jeune auteur de 25 ans au moment de la parution du livre, un auteur d'une grande maturité dans son écriture, s'interrogeant sur la responsabilité, le courage mais aussi décrivant les motivations de rejet par les intégristes de toute notion de culture "Ce que l'idéologie craint et hait, c'est que l'écriture des livres dangereux soit le fruit d'une aventure libre de l'intelligence : ce qu'elle brûle et veut nier aussi, c'est L Histoire même de l'intelligence libre, dont l'écriture est à la fois le terme et le signe"
Sans aucun doute "Terre ceinte" est un livre dangereux fruit d'une aventure libre de l'intelligence. Mohamed Mbougar Sarr a aussi aussi obtenu, en 2014, pour sa première nouvelle "La Cale" le Prix Stéphane Hessel de la Jeune écriture francophone.
Une belle promesse à suivre, dans la lignée d' Ahmadou Kourouma, Boualem Sansal, Atiq Rahimi...on en reparlera

Lien : http://mesbelleslectures.com..
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dgidgil
  17 janvier 2022
Roman repéré depuis de longs mois, je n'avais jusqu'alors pas réussi à me le procurer, ni dans ma médiathèque, ni en librairie.
Mais depuis Mohamed Mbougar Sarr a eu le prix Goncourt et Terre Ceinte a été livré dans ma librairie en deux jours! Les prix littéraires ont du bon!!!
Quoiqu'il en soit, Terre ceinte est un livre puissant, qui expose comment une population d'une région reculée d'Afrique prise par des islamistes radicaux doit s'y soumettre: intimidation, éxecution publique d'un jeune couple non marié, d'une femme qui sort sans son voile, etc. Quelques scènes permettent de comprendre l'horreur de ce quotidien.
Au fil de roman de nombreux personnages, certains résistants, d'autres islamistes, et d'autres encore, la majorité, subissant et tentant de survivre dans cet environnement sont présentés, se croisent et exposent leur point de vue.
J'ai été étonnée par la maturité de l'auteur, et donc de l'analyse qu'il propose concernant les choix et possibilités d'agir de chacun.
L'écriture de l'auteur est belle, précise et permet de pleinement entrevoir les lieux, les personnages et de mieux les cerner.
Un livre coup de coeur, bien que son sujet soit difficile, mais tellement d'actualité.
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LAP2016
  22 mai 2016
J'ai choisi « Terre sainte » de Mohamed MBOUGAR SARR car la religion est un sujet qui m'intéresse. de plus la religion islamique est un sujet d'actualité, au coeur des débats. Je dois avouer que le titre de l'oeuvre où l'auteur a joué de l'homophonie entre " sainte " et " ceinte" m'intriguait ; même si après avoir lu la quatrième de couverture j'avais une petite explication derrière la tête. Nous apprenons en effet qu'un groupe d'amis décide de résister au pouvoir islamique en publiant un journal clandestin.
L'auteur met donc en scène Malamine, personnage principal: un médecin musulman sans qui la publication du journal n'aurait pas été possible. C'est à travers son courage, son bon sens et sa force d'esprit que nous allons vivre cette aventure dans une ville fictive : Kalep.
C'est grâce à une écriture fluide, des intrigues, des rebondissements que l'auteur rend la lecture de son livre intéressante, captivante et agréable à lire. Ce livre nous offre implicitement de nombreuses réflexions, comme par exemple celles qui concernent les radicaux religieux. En effet il est question dans ce livre d'islamistes. le point de vue omniscient de l'écrivain nous dévoile le nécessaire afin de nous téléporter au coeur de cette ville et de ses habitants. Nous ressentons la souffrance intérieure des Kalépois mais aussi extérieure, nous nous identifions à eux. Nous sommes plongés dans une atmosphère de peur et de terreur dirigée par des terroristes. L'auteur utilise aussi de nombreuses et longues descriptions pour nous faire part des conditions de vie au coeur de la ville. La correspondance épistolaire des parents des victimes de lapidation nous aide à comprendre l'état d'esprit et les réflexions de la population.
L'auteur nous sensibilise sur l'importance de la communication, du langage en mettant en scène des personnages qui ont perdu l'envie et l'espoir de communiquer, comme les habitants de cette ville.
Le livre nous renseigne aussi sur certains aspects de l'Islam et du coran, car l'auteur aborde la question de la foi religieuse, ou encore la notion de d'islam modéré et radical.
C'est donc dans cette ambiance que le lecteur pourra s'interroger sur le sens de la responsabilité, de l'honneur, de l'héroïsme, de la lâcheté, de la vie et de la mort. En effet le groupe d'amis mené par Malamine tient le destin des habitants de la ville entre leurs mains. Nous sommes confrontés à la mort tout au long du récit, certains passages sont tristes et durs; cependant ils reflètent la pure réalité. Kalep était dite une ville fictive pourtant son nom se rapproche fortement de Alep en Syrie ou encore Kidal au Mali. Cette région se rapproche également de par sa situation politique de nombreux pays d'Afrique et du Moyen Orient.
Voici pourquoi J'ai apprécié ce livre, un livre passionnant, moi qui habituellement n'aime pas lire, j'ai eu un réel plaisir à lire. Il m'a instruit. Il est rempli de bon sens et offre une certaine vérité.
Je pense qu'il est important de promouvoir des livres comme celui-ci grâce à des prix car cette situation représente aujourd'hui un fléau pour le monde. La France elle-même est victime d'attentats relatifs aux situations exposées. Ce livre peut éclairer, sur la question du djihad et de l'immigration. Cela m'amène à dire que quel que soit la forme d'extrémisme, ici le fanatisme religieux, il entraine des situations intolérables et ingérables. C'est donc ce que j'ai retenu de ce roman.

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Drych
  22 juillet 2022
Après un début particulièrement violent, j'ai craint une litanie d'atrocités. Mais c'est surtout à la réflexion que nous invite l'auteur. Peux t'on exiger du courage de ceux dont la soumission rime avec survie, faut il résister quelqu'en soit le prix, qu'entend t'on par "le peuple", qu'en attendre, et surtout, extrémisme ou intégrisme excluent ils culture et intelligence..... Bien sûr, toutes les réponses ne sont pas données mais l'approche que nous propose ce roman repose du manichéisme que nous servent trop souvent les médias. En outre, ces réflexions n'empêchent pas le plaisir, le texte est passionnant, vivant, souvent émouvant, bien écrit et très agréable à lire.
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Citations et extraits (29) Voir plus Ajouter une citation
psamboupsambou   24 octobre 2015
Idrissa pensa qu'il était au fond inutile de parler, mais il savait que cette pensée était peut-être la plus grande victoire de la Fraternité : arriver à faire croire aux gens que parler était inutile, et qu'elle pouvait parler à leur place, mieux exprimer leur pensée, dans son propre langage. Et en les dispensant de parler, elle les dispensait aussi de penser. Tout régime autoritaire grandit ainsi : parcequ’il réussit à faire illusion de l'inutilité de la communication, de la paresse devant le langage, une vertu individuelle et collective. ce n'est pas simplement d'une extinction de parole et du langage qu'il s'agit : de façon plus insidieuse, la propagande parvient et c'est autrement plus subtil, difficile, dangereux à faire croire à ceux à qui elle s'adresse que cette extinction de leur voix est une heureuse nécessité. Ces derniers se taisent parcequ’ils ne jugent plus nécessaire de parler, tant tout leur parait évident et clair.
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JeanPierreVJeanPierreV   08 mars 2016
La peur, la froide peur : c'est en elle et en elle seule, que se retrouvent ceux qui résistent et ceux qui se soumettent à un régime tyrannique. Il n'y naturellement ni héros, ni salauds et le courage n'a alors pas plus de sens, ni de valeur, que la lâcheté. Il n'y a d'abord que des gens qui ont peur et qui, ensuite, dont quelque chose de cette peur : ils volent avec les ailes qu'elle leur donne aux talons où demeurent au sol, désespérément perdus, les pieds entravés(P. 46)
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afriqueahafriqueah   18 juillet 2022
La plus grande victoire de la Fraternité : arriver à faire croire aux gens que parler était inutile et qu’elle pouvait parler à leur place, mieux exprimer leur pensée, dans son propre langage. Et les dispensant de parler, elle les dispensait aussi de penser.
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JeanPierreVJeanPierreV   08 mars 2016
Et ce peuple alors, uni quelques minutes avant par la faim, se divisait, se disloquait, de désagrégeait à cause de cette même faim. On se poussait ; et dans cette masse d'où l'intelligence s'était provisoirement retirée, les costumes se battaient contre les haillons, les directeurs d'entreprise contre les humbles gens, les patrons contre les chômeurs. La lutte des classes est le moteur de l'Histoire. La faim est le moteur de la lutte des classes. (P. 25)
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dgidgildgidgil   14 janvier 2022
Il ne se rendait plus qu'aux exécutions capitales, les seules encore à lui procurer cette adrénaline qu'il cherchait désormais en vain dans les tâches de chef de la police islamique. Les rares fois où il jubilait encore c'était quand, devant la mort, les condamnés, dans un ultime sursaut de désespor, essayaient de s'accrocher à la vie. Il aimait surprendre dans leurs yeux effarés ou dans les derniers mots qu'ils lachaient comme dans un délire d'agonie, la peur, l'effroyable peur de la mort. Voir cette peur chez ceux qui allaient mourir, saisir ce regard vide, lui faisait rssentir puissamment la fragilité de cette existence dont nul n'était le maître. Le plaisir qu'il prenait à se rappeler que la mort planait sur chaque homme, et pouvait, selon la volonté divine, s'abattre sur chacun d'eux, était à la mesure de l'indifférence que suscitaient en lui les hommes et les femmes qu'il exécutait.
p 176
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Vidéo de Mohamed  Mbougar Sarr
Ces derniers temps, sont parus deux textes écrits par des auteurs martiniquais du XXe siècle, qu'il est urgent de redécouvrir. Un homme pareil aux autres est l'oeuvre de René Maran (1887-1960), dont on se souvient peut-être qu'il fut le premier écrivain noir français à recevoir le Prix Goncourt en 1921, mais moins qu'il est l'auteur d'une oeuvre riche et inclassable, composée de romans, de récits, de biographies et de poésie. La réédition de ce livre par les éditions marseillaises du Typhon s'inscrit dans le désir de faire découvrir un grand texte qui nous confronte aux ravages de la colonisation et à une forme de racisme introjecté, où la haine de l'autre vire à la haine de soi. On y suit Jean Veneuse, un administrateur colonial en partance pour le Tchad, inlassablement assigné à sa couleur de peau, qui s'autodétruit jusqu'à briser son amour avec une Blanche. C'est un autre Prix Goncourt, Mohamed Mbougar Sarr, auteur de la préface de ce livre, qui vient en parler, abordant plus largement la question de l'écriture et du roman pour dire la violence raciale. Lettres à une Noire a été publié pour la première fois en 1978. Écrit par Françoise Ega (1920-1976), ouvrière, militante et mère de famille établie à Marseille au milieu des années 1950, ce livre relève autant du récit intime que de la littérature de combat. À cette époque, des centaines de jeunes filles venues des Antilles débarquaient à Marseille pour devenir les domestiques de familles bourgeoises françaises. Bouleversée par l'indignité de leur statut, Françoise Ega se fait employer à son tour comme « bonne à tout faire » pour mieux dénoncer des conditions de travail proches de l'esclavage et décide de consigner cette expérience dans un journal. C'est l'historienne Audrey Célestine, spécialiste des populations noires en France et autrice d'un essai passionnant où il est question de Françoise Ega, qui vient présenter ce classique du féminisme noir et dialoguer avec Mohamed Mbougar Sarr. Sur scène, la comédienne Constance Dollé donne voix aux textes de Françoise Ega et de René Maran.
__ Une rencontre avec  Audrey Célestine (https://ohlesbeauxjours.fr/programme/les-invites/audrey-celestine/) et Mohamed Mbougar Sarr (https://ohlesbeauxjours.fr/programme/les-invites/mohamed-mbougar-sarr/) animée par Olivia Gesbert (France Culture), ponctuée de lectures par Constance Dollé (https://ohlesbeauxjours.fr/programme/les-invites/constance-dolle/) et enregistrée en public au Mucem à Marseille, en mai 2022 lors de la 6e édition du festival Oh les beaux jours ! (https://ohlesbeauxjours.fr/).
__ À lire Audrey Célestine, Des vies de combat. Femmes, noires et libres, L'Iconoclaste, 2020. Françoise Ega, Lettres à une Noire, Lux, 2021. René Maran, Un homme pareil aux autres, Les Éditions du Typhon, 2021 (préface de Mohamed Mbougarr Sarr). Mohamed Mbougar Sarr, La Plus Secrète Mémoire des hommes, Philippe Rey/Jimsaan, 2021 (Prix Goncourt 2021). __ Montage : Clément Lemariey Voix : Nicolas Lafitte Musique : The Unreal Story of Lou Reed by Fred Nevché & French 79 Un podcast produit par Des livres comme des idées (http://deslivrescommedesidees.com/).
__ La 7e édition du festival Oh les beaux jours ! (https://ohlesbeauxjours.fr/) aura lieu à Marseille du 24 au 29 mai 2023.
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