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ISBN : 2072486874
Éditeur : Gallimard (09/01/2014)

Note moyenne : 3.33/5 (sur 289 notes)
Résumé :
En Grande-Bretagne, au début des années 1970, la guerre froide est loin d'être finie. Diplômée de Cambridge, belle et intelligente, Serena Frome est la recrue idéale pour le MI5. La légendaire agence de renseignements anglaise est en effet bien décidée à régner sur les esprits en subvenant aux besoins d'écrivains dont l'idéologie s'accorde avec celle du gouvernement. L'opération en question s'intitule Sweet Tooth et Serena, lectrice compulsive, semble être la candid... >Voir plus
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Critiques, Analyses & Avis (73) Voir plus Ajouter une critique
Lolokili
22 janvier 2015
London, années 70, période guerre froide. Serena est belle, nous dit-on. Serena est intelligente. Soit. Serena débute son job d’agent de renseignement pour le compte du MI-5 avec pour mission d’approcher un jeune écrivain libéral en quête d’éditeur. But de cette opération baptisée «Sweet Tooth», subventionner en toute discrétion, et à l’insu même des intéressés, la croissance d’une littérature favorable à l’idéologie nationale et à la propagande anti-communiste. Une guerre culturelle en somme, au sein même de la guerre froide. Edifiant, puisqu’il est notoire que de telles manipulations ont réellement existé.
Pourtant, espionne débutante un peu naïve, Serena Frome n’est pas plus Emma Peel que Jeannette Bond, pour le charisme tu peux te brosser Martine. Et à l’instar de ce personnage central, les autres protagonistes ne m’ont pas plus captivée que l’ensemble de l’intrigue, à mes yeux nébuleuse et soporifique, à peine rattrapée par son habile retournement final. Rien à faire, je ne suis pas parvenue à dépasser le premier degré.
Bref, ennui poli. La faute à la dépression hivernale sans doute, puisque ce roman a nonobstant recueilli moult louanges de Télérama, L’Express et consorts... eux-mêmes à la solde des éditions Gallimard ?? Va savoir…
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zwyns
25 juin 2016
Début des années 70, Grande-Bretagne. Serena Fromme , fille d'un évêque anglican et d'une mère d'apparence conventionnelle mais profondément féministe , est poussée par celle-ci à entamer des études de mathématique à l'université de Cambridge . Dans un monde où seuls les hommes avaient accès à de hauts postes et à de brillantes carrières , Serena est condamnée à viser l'excellence et la réussite .
Mais Serena est une dévoreuse de romans , seuls les livres l'intéressent , et contre l'avis de ses parents elle décide de décrocher une licence en littérature anglaise .
Un ami de son père , espion en fin de carrière ,devient son amant ,l'initie à L Histoire ,à la politique ,à l'actualité , à de lectures plus sérieuses . Il lui procure un emploi subalterne de secrétaire au MI5 .
C'est un milieu où seuls les hommes peuvent prétendre devenir officier.
Mais Serena est belle , intelligente, experte en littérature et tout la désigne pour une opération baptisée Sweet Tooth .
A cette époque le Monde est toujours en pleine Guerre Froide , et nombre d'écrivains occidentaux encensent le système communiste , le Bloc de l'Est étant le paradis des travailleurs , du prolétariat malgré les révélations des dissidents et des intellectuels soviétiques qui dénoncent les répressions ,le monde du Goulag , l'absurdité du régime .
L'Opération Sweet Tooth , vise à intéresser , à approcher des apprentis écrivains au talent prometteur , en subvenant à leurs besoins durant un certain temps . Il suffit que leur idéologie soit en phase avec celle du Gouvernement , qu'ils soient sceptiques sur les utopies concernant l'Est ou sur la catastrophe qui menacerait l'Ouest . Serena va infiltrer l'univers de Tom Haley , jeune écrivain en devenir . Malgré son voeu d'obéissance au MI5 , elle tombe amoureuse de Tom , et l'heure de rendre des comptes à son employeur va bientôt sonner ...
Le roman de Ian McEwan est une comédie sociale et politique , un roman d'espionnage , véritable ode à la littérature et aux passionnés de celle-ci . McEwan se fait aussi dans ce roman le critique d'une société sexiste et un défenseur du féminisme .
Peut-être pas le meilleur roman de cet auteur que j'aime beaucoup , mais Sweet Tooth est une belle histoire d'amour très agréable à lire .
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carre
02 janvier 2015
Serena Frome est engagée par le M15, les services secrets anglais. Alors qu'elle doit convaincre un écrivain plein de promesse, à favoriser par ces écrits les bienfaits de la politique gouvernementale, (en gros combattre par les mots le communisme) voilà que l'amour vient parasiter la mission. Manipulation, trahison, amours contrariés, le livre ne manque pas d'intérêt. Avec en toile de fond un regard sur le milieu littéraire et politique (guerre froide, tensions extrêmes avec l'Irlande), entre dérision et critique acerbe, Mc Ewan nous amuse avec le talent qu'on lui connait. C'est fort bien écrit comme d'habitude, le ton volontairement léger.
Même si « Opération Sweet Tooh » est en deçà de sa production habituelle, il faut bien reconnaitre que c'est drôlement agréable à lire. Jusqu'à un final aussi jubilatoire qu'imprévu. « Sweet Tooh » une friandise ma foi fort douce au palais.
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latina
01 octobre 2016
Qu'il m'est doux de partager mon plaisir de lire ! Mais qu'il m'est pénible de faire part de mon ennui et de mon désarroi face à un auteur que j'apprécie !
Car il s'agit de cela ici : je me suis intensément barbée en suivant Serena, jeune femme top canon des années 70, intégrée au fameux MI5 des services de renseignements britanniques. C'est une femme qui aime l'amour et qui suit aveuglément l'homme aimé, d'autant plus que celui-ci a la cinquantaine bien tassée. Ses conseils l'amènent donc au MI5 et la conduisent à faire partie de l'opération « Sweet Tooth », consistant à subventionner des écrivains pro-droite dans le but de les inciter à rester dans ce droit chemin et à influencer ainsi les cerveaux et les coeurs. Et l'amour, toujours l'amour, la guidera dans des sentiers semés de pièges...
N'oublions pas, nous sommes dans l'antre des services de renseignements : la politique anglaise et européenne n'y est pas étrangère...L'IRA, les pays de l'Est, la crise de l'énergie sont évoqués, mais je ne vois franchement pas en quoi cela sert le propos de Serena, d'autant plus que la politique et l'économie sont pour moi rébarbatives.
Je m'y suis donc un peu perdue, surtout qu'à force de sonder l'âme de Serena, je n'y ai trouvé que peu de consistance, peu de bienveillance, peu de profondeur.
Oui, l'atmosphère des années 70 est bien rendue. Oui, la description de la littérature est tentante, car Serena adore lire. Oui, les toutes dernières pages révèlent une astuce narrative bien construite.
Cela ne m'empêche pas d'avoir éprouvé une seule et grande satisfaction : celle d'avoir terminé une lecture longue, fastidieuse, endormante ; il est vrai que j'ai bien dormi, ces dernières nuits, merci, finalement, à l'opération Sweet Tooth !
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Kittiwake
21 août 2015
Opération Sweet Tooth : la recette
Ingrédients
Une bonne dose d'espionnage
Une part de sentiment et un zeste de sexe
Un peu de lecture et d' écriture (ou de lectrice et d'écrivain).
Alternez les couches des différents ingrédients.
Laissez mijotez sous les yeux d'un lecteur pendant quelques heures.
Il y a quelque chose d'un peu artificiel dans cette accumulation de thèmes qui, les éditeurs le savent bien, accrochent le lectorat.
Le risque est de créer un univers peu crédible.
Ainsi ce personnage de la belle jeune fille, genre James Bond girl, fraîchement diplômée de Cambridge avec une licence de mathématiques obtenue à l'arrache, engagée tout de suite par le MI5, et qui tient de longs discours sur la situation politique internationale des années 70, ça sonne un peu faux.
Et comme par hasard elle devient la muse d'un écrivain engagé à son insu par le même organisme. Mouais.
Le tout est pimenté d'un peu d'érotisme, car elle a le feu aux fesses notre égérie.
Honnêtement, c'est long, la lecture est laborieuse, malgré les quelques insertions un peu humoristiques.
Surprise, cela vaut le coup tout de même d'arriver au tout dernier chapitre, qui finalement donne un résultat qui justifie peut-être le temps passé et donne un sens à l'ensemble.

Lien : http://kittylamouette.blogsp..
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Les critiques presse (9)
LActualite21 juillet 2014
En 1972, la Grande-Bretagne conservatrice est assiégée. C’est dans ce contexte qu’Ian McEwan imagine une opération de propagande montée par les services secrets, qui consiste à financer le travail de quelques auteurs susceptibles de promouvoir les idées de droite.
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Actualitte08 avril 2014
Le lecteur sortira de cette fresque étincelante et trompeuse avec un seul regret : celui de ne jamais plus pouvoir lire Opération Sweet Tooth pour la première fois.
Lire la critique sur le site : Actualitte
Lexpress29 janvier 2014
Quand le roman d'espionnage se double d'une méditation sur l'écriture. Une leçon de manipulation signée Ian McEwan.
Lire la critique sur le site : Lexpress
LesEchos22 janvier 2014
L'écrivain britannique détourne les codes de l'espionnage pour livrer un grand roman satirique sur l'écriture, doublée d'une réjouissante histoire d'amour. Cet anti-James Bond savoureux s'avère au final une prodigieuse mise en abîme des rapports entre réalité et fiction…
Lire la critique sur le site : LesEchos
LesEchos22 janvier 2014
L'écrivain britannique détourne les codes de l'espionnage pour livrer un grand roman satirique sur l'écriture, doublée d'une réjouissante histoire d'amour. Cet anti-James Bond savoureux s'avère au final une prodigieuse mise en abîme des rapports entre réalité et fiction…
Lire la critique sur le site : LesEchos
Bibliobs17 janvier 2014
C'est la première mission [de Serena] que raconte, dans son nouveau livre, drôle et machiavélique, l'auteur d'«Expiation», qui joue cette fois des codes du roman d'espionnage, sur fond de guerre idéologique et de féminisme naissant
Lire la critique sur le site : Bibliobs
LaLibreBelgique15 janvier 2014
Sur fond de guerre froide, Ian McEwan signe une réjouissante comédie d'espionnage qui célèbre la littérature.
Lire la critique sur le site : LaLibreBelgique
Liberation15 janvier 2014
Le roman est une succession de passages fins, brillants, pleins d’humour. En fait, c’est une comédie, sociale et politique, un genre dans lequel excellent les Britanniques [...].
Lire la critique sur le site : Liberation
Telerama02 janvier 2014
Dans le Londres de la guerre froide, une jeune femme tente de manipuler un écrivain à des fins politiques. Un roman inspiré de faits réels, qui sonde l'incroyable puissance de l'illusion.
Lire la critique sur le site : Telerama
Citations & extraits (34) Voir plus Ajouter une citation
cecilitcecilit15 décembre 2013
J'ai dit que je lisais vite. Les cinq cents pages de Quelle époque ! d'Anthony Trollope en quatre après-midi,allongée sur mon lit. Je pouvais engloutir un bloc de texte ou tout un paragraphe en une seule gorgée visuelle. Il me suffisait de laisser mes yeux et mes pensées se ramollir comme de la cire pour que les mots s'y impriment aussitôt. Au grand agacement de mon entourage, je tournais une page toutes les quelques secondes d'un coup de poignet impatient. Mes exigences étaient simples. J'attachais peu d'importance aux thèmes ou aux phrases bien tournées, je sautais les descriptions soignées du temps qu'il faisait, des paysages et des intérieurs. Il me fallait des personnages auxquels je puisse croire, et je voulais que l'on me donne l'envie de savoir ce qui allait leur arriver.En général, je préférais qu'ils tombent amoureux ou se séparent, mais je ne leur en voulais pas trop s'ils essayaient de faire autre chose. C'était une attente vulgaire, mais j'aimais entendre avant le dénouement quelqu'un demander : "Veux-tu m'épouser ?". Les romans sans héroïnes ressemblaient à un désert aride. Conrad était trop loin de mes préoccupations, comme la plupart des nouvelles de Kipling et de Hemingway. Je ne me laissais pas davantage impressionner par la réputation d'un auteur.Je lisais ce qui me tombait sous la main. Romans de gare, grande littérature, et tout ce qu'il y avait entre les deux : je réservais à chaque livre le même traitement cavalier.
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LolokiliLolokili22 janvier 2015
Qui a dit que la poésie n’influençait pas le cours des événements ? L’opération Mincemeat a réussi parce que l’inventivité et l’imagination ont pris le pas sur l’intelligence. Pitoyable par comparaison, l’opération Sweet Tooth, ce signe avant-coureur de la déchéance, a inversé le processus et a échoué parce que l’intelligence a voulu brider l’inventivité.
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KittiwakeKittiwake19 août 2015
Avec la fin du mois d'octobre revint le rite annuel de la mise à l'heure d'hiver des pendules, qui referma le couvercle de l'obscurité sur nos après-midi, assombrissant encore l'humeur de la nation.
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Tricia12Tricia1218 mai 2014
En allant au travail, je méditais sur l'abîme entre la description de mon poste et la réalité. Je pouvais toujours me dire à moi-même - faute de pouvoir le révéler à quiconque que j'appartenais au MI5. Ca sonnait bien. Aujourd'hui encore, je m'émeus à la pensée de cette pâle petite jeune femme qui voulait se dévouer pour son pays. Je n'étais toutefois qu'une secrétaire en minijupe parmi tant d'autres ces milliers d'entre nous qui se déversaient dans les couloirs crasseux de la station de métro de Green Park, où les détritus la poussière et les courants d'air pestilentiels que nous acceptions comme notre lot quotidien nous giflaient le visage nous décoiffaient. (Londres est tellement plus propre, désormais.) Et lorsque j'arrivais au bureau, je restais une secrétaire qui tapait, le dos bien droit, sur une Remington gigantesque dans une salle enfumée, pareille à des centaines de milliers d'autres dans toute la capitale, qui allait chercher des dossiers déchiffrant des écritures masculines, revenait en courant de la pause déjeuner.
J'étais moins bien payée que la plupart d'entre elles.
Et, à l'image de cette jeune ouvrière dans un poème de Betjeman que Tom m'avait lu un jour, je lavais moi aussi mes dessous dans le lavabo de ma chambre.
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FortunaFortuna14 septembre 2014
Malgré les crises et les états d'urgence, c'étaient les années rêvées pour rester sans emploi. Sans poser trop de questions indiscrètes, l'Etat payait les loyers et allouait une somme hebdomadaire aux artistes, comédiens au chômage, musiciens, mystiques et thérapeutes, ainsi qu'à tout un réseau de citoyens qui faisaient profession de fumer du cannabis et de s'en vanter. Ils défendaient bec et ongles cette allocation hebdomadaire comme un droit chèrement acquis, bien que chacun, même Lucy, ait su en son for intérieur qu'elle n'était pas destinée à maintenir les classes moyennes dans une telle oisiveté ludique.
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Vidéo de Ian McEwan
L'auteur britannique Ian McEwan, invité de François Busnel, publie «Dans une coque de noix», court roman drôle et érudit, version inattendue de «Hamlet» donnant la parole à un foetus. Jean-Marie Rouart explore les secrets du plaisir dans «Une jeunesse perdue». Gonzague Saint Bris revisite l'histoire de France sous l'angle sulfureux des passions plus ou moins avouables des grands hommes. Dans «Colette et les siennes», Dominique Bona raconte l'histoire de quatre beautés libres à Paris en août 1914. Mariette Darrigrand, sémiologue, signe «J'te kiffe Je t'aime», un essai drôle et instructif sur le langage de l'amour.
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