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ISBN : 2072497175
Éditeur : Gallimard (13/02/2014)

Note moyenne : 3.34/5 (sur 408 notes)
Résumé :
Londres, 1958. Thomas Foley dispose d’une certaine ancienneté au ministère de l’Information quand on vient lui proposer de participer à un événement historique, l’Exposition universelle, qui doit se tenir cette année-là à Bruxelles. Il devra y superviser la construction du Pavillon britannique et veiller à la bonne tenue d’un pub, Le Britannia, censé incarner la culture de son pays. Le jeune Foley, alors qu’il vient de devenir père, est séduit par cette proposition ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (108) Voir plus Ajouter une critique
tynn
  28 mai 2014
Expo 58, ou comment la guerre froide s'invite à l'Exposition belge.
Première exposition universelle depuis la guerre, cette réunion internationale fut le reflet de la période de prospérité et de paix d'une Europe ressuscitée. Progrès techniques, découvertes scientifiques, consommation, confort moderne: le moral des Trente Glorieuses était au plus haut.
Petit fonctionnaire de sa Majesté à la vie familiale monotone, Thomas Foley est désigné pour superviser le pavillon anglais, ou plus exactement le pub associé, emblématique de l'art de vivre britannique. Période excitante et remise en question pour le sérieux Thomas, dans cet univers international de rencontres et tentations amoureuses.
"Cette mission si toutefois vous l'acceptez, sera de superviser le débit de boissons, de cadrer le gérant, grand amateur de ale, et de faire rayonner nos traditions dans un décor résolument moderne".
Mission impossible?
Dans les faits, Thomas va se retrouver pris dans la toile d'araignée des services secrets américains, anglais et soviétiques, en compétition dans ce Barnum d'un nouveau genre.
Ce livre aurait pu être "Tintin chez les belges". J'ai eu comme un flash en lisant les dialogues mêlés de deux Dupont/Dupond, barbouzes anglais interchangeables et décalés.
La trame s'apparenterait bien à une des aventures du héros d'Hergé, avec en toile de fond le site insolite de l'exposition de 1958, les décors futuristes, toute cette modernité typique des années 50 et qui se prêterait si bien à la bande dessinée.
Humour bristish, situations cocasses traitées avec le plus grand sérieux, légèreté du ton, fantaisie des personnages et sérieuse documentation du décor de l'exposition, ce livre a bien des atouts pour offrir du plaisir au lecteur.
Je conseille la recherche de quelques images de pavillons sur Internet, l'immersion y gagne en crédibilité. Et on pourrait presque imaginer quelques espions en imperméables et trilbies...
Un petit tour par là: http://www.ina.fr/video/AFE04002077
J'ai visité l'Atomium bruxellois petite fille ( une quinzaine d'années après l'exposition).
J'en ai encore des photos jaunies et m'en reste le souvenir d'un décor fantastique de conquête spaciale. Ca faisait réver...

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viou1108
  06 octobre 2017
My goodness, que la vie de Thomas Foley est morne ! Qu'elle est prévisible, cette existence étriquée de fonctionnaire anonyme du Ministère de l'Information de sa Très Gracieuse Majesté ! Métro-boulot-dodo, à peine trente ans, marié et un enfant en bas-âge, et on se demande déjà si on a fait le(s) bon(s) choix ? Ce train-train quotidien, qui plus est dans la grisaille londonienne, est-ce là le rêve d'une vie ?
Heureusement, nous sommes en 1958, et un rayon de lumière s'apprête à percer la chape de brume qui pèse sur le trench-coat de Thomas. 1958, c'est l'Expo Universelle de Bruxelles et son Atomium flambant neuf, ses neuf (aussi) sphères qui brillent au soleil (oui oui il y a du soleil en Belgique), la « Belgique joyeuse » qui blinque (comprenne qui pourra) tout feu tout flamme pour accueillir les visiteurs du monde entier et être au centre de l'univers pendant six mois. Thomas se voit confier (et accepte avec enthousiasme) une mission apparemment anodine : veiller, pendant les six mois de l'événement et pour le compte de son gouvernement, au bon fonctionnement d'un pub tout ce qu'il y a de plus british, construit à côté du Pavillon britannique de l'Exposition. Anodine, vous avez dit anodine ? Voire. Si 1958, c'est l'optimisme de l'après-guerre, le progrès technique au service de la paix dans le monde, c'est aussi la méfiance, la guerre froide, USA vs URSS, et le progrès technique au service de l'armement nucléaire. Donc Bruxelles est (aussi/déjà) un nid d'espions, où Thomas n'aura pas la vie aussi tranquille qu'il l'imaginait. Sans compter les charmantes hôtesses d'accueil de l'Expo qui offrent quelques sympathiques compensations à notre 007 malgré lui.
Car bien entendu, ceci n'est pas un vrai roman d'espionnage. Si Jonathan Coe était le nouveau John le Carré, ça se saurait, non ? Bref, ce roman tient plutôt de la parodie, avec espions de pacotille, qui font furieusement penser aux Dupont-Dupond, en plus inquiétants quand même, esbroufe, poudre aux yeux et manipulations à tire-larigot, doubles jeux, chantages, menaces et disparitions, le tout enrobé d'un humour anglais malheureusement pas toujours très incisif. Malgré les rebondissements, tout cela manque de souffle, se traîne un peu et n'est pas réellement captivant. Trop de choses inabouties ou bâclées, qui tournent court ou sont prévisibles. L'auteur tire le portrait d'une époque et d'un pays, l'Angleterre des années 50, tiraillée entre tradition et modernité, et il rend bien l'atmosphère de la période (enfin je crois, je n'y étais pas), mais en dehors de cela, j'ai trouvé ce roman un brin candide, trop nostalgique, et surtout dépourvu de la verve et/ou de l'ambition habituelles de J. Coe. Et, pour la popote belgo-belge, il me semble que dans ce roman la Belgique a été un peu trop réduite à sa moitié néerlandophone. A lire la page des remerciements, ceci expliquera peut-être cela.
Lien : https://voyagesaufildespages..
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Aela
  03 mars 2014
Un héros trentenaire séduisant, Thomas Foley, aux faux airs de Gary Cooper ou Dirk Bogarde, mène une vie bien monotone dans la banlieue de Londres, avec sa femme et son bébé.
Jusqu'au jour où son employeur, le BCI, Bureau Central d'Information, l'envoie à Bruxelles pour superviser la gestion du Britannia, immense pub chargé d'incarner la culture britannique à l'Exposition universelle de 1958.
Il va devoir du jour au lendemain laisser femme et enfant et mener une vie "belge" pendant six mois.
Epreuve difficile pour son couple, d'autant plus qu'il sera assisté d'une charmante hôtesse belge, Anneke.
Il va vite se faire des nouveaux amis qui ne seront finalement pas si "amis" que cela, entre le scientifique Tony, qui ne cache pas ses idées "progressistes", entre une jeune actrice américaine qui est en fait un agent de la CIA, et un journaliste russe aussi beau qu'inquiétant.
Tous les ingrédients sont réunis pour faire un récit passionnant, sur fond d'espionnage dans un contexte de guerre froide.
Espionnage, faux semblants, humour britannique... ainsi qu'un portrait décapant de la société de l'époque.
On rit souvent, au récit des "incidents" qui se cumulent, entre un congrès des opticiens qui tourne au massacre suite à la collision d'un opticien contre une maquette d'avion, entre un congrès de dentistes qui finit plus tôt que prévu, un des membres ayant eu une dent cassée en mangeant un des pâtés de l'Exposition..; et le pavillon du Congo qui sera vite déserté, les ressortissants étant outrés par l'accueil qui leur est fait par les Européens.
Le comique et le tragique se mêlent.
Un régal ce livre qui se lit d'une traite...
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Roggy
  07 octobre 2017
Toujours à juste distance de son sujet et avec son flegme et son humour british habituels, Jonathan Coe dresse le portrait sensible et complexe d'un homme banal à qui s'offre la possibilité d'échapper à la normalité banlieusarde dans laquelle il vit. Il va plonger dans des péripéties, trahisons et mensonges et vivre une sorte de rêverie éveillée le temps de L'Expo 58.
C'est à travers une lorgnette originale et passionnante que l'auteur regarde évoluer son personnage dans les coulisses de cet événement grandiose. Il y a toujours le thème des regrets, des mensonges, de ne pas véritablement assumer la vie que l'on a choisie. Il excelle à dire l'ambivalence voire l'ambigüité de nos actes.
L'intrigue, même si simplement construite, nous fait traverser les grands thèmes de la fin des années 50 tels la menace de la guerre nucléaire, les stigmates de la Seconde guerre. Sur fond d'espionnage, Jonathan Coe nous plonge dans le tourbillon du personnage, pris entre devoir, passion et remords, amour et haine, ainsi que dans la complexité de son histoire familiale.
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Bazart
  22 avril 2014
L'Europe, l'Europe, le Monde, le Monde : En 1958, la Belgique a la formidable (mais également naïve & utopique..) idée de convier le monde entier à participer à une nouvelle foire mondiale : l'Exposition Universelle et Internationale de Bruxelles. Ce sera le premier évènement de cette nature depuis la seconde guerre mondiale.
Etablir un bilan du monde moderne. 1958, en route pour la future société des loisirs. En pleine guerre froide construire le pavillon Américain à côté du pavillon Soviétique semble être la meilleure blague Belge de l'année.
Thomas, jeune fonctionnaire zélé de sa gracieuse Majesté laisse à Londres femme et enfant pour prendre en charge la logistique du pavillon Britannique durant les six mois que dure l'exposition.
Bruxelles, porte ouverte à toutes les aventures, à tous les possibles, le bonheur est dans la modernité c'est sûr. Mais Bruxelles, expo 58, c'est aussi un nid d'espions et Thomas, comme Alice de Lewis Carroll, va traverser le miroir, le monde de 1958 n'est pas le pays des merveilles, tout peut s'arrêter du jour au lendemain, c'est ça l'ennui avec le bonheur.
Cela ne pourrait être qu'un chouette roman d'espionnage, habilement construit avec son lot de personnages, séduisants, énigmatiques, décalés ou frapadingues manipulant notre héros idéaliste, mais n'oublions pas que c'est Jonathan Coe qui est aux commandes. On reconnait un bon romancier lorsqu'au bout de trois pages on ne peut plus lâcher le livre, on reconnait un grand romancier lorsque l'on termine sa lecture la gorge serrée et que l'émotion perdure.
Sur la base d'une bonne comédie historique très documentée, ce sacré écrivain réussi à intégrer tout ce qui fait depuis longtemps le charme de son univers : les choix d'une vie, les mensonges, les renoncements, le couple, le temps qui passe ; une profonde légèreté imprègne tout le récit. « Expo 58 » un livre drôle, subtil, mélancolique, and so so British.
Lien : http://www.baz-art.org/archi..
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critiques presse (8)
LeDevoir   21 juillet 2014
Si l’histoire est crédible, si les péripéties abondent, l’humour annoncé est rarement au rendez-vous. Trop abondants, les dialogues sont interminables. [...] Ce roman n’est surtout pas léger, il gagnerait à s’écarter d’un réalisme un peu lourd.
Lire la critique sur le site : LeDevoir
LActualite   21 juillet 2014
La satire est au rendez-vous dans ce roman nostalgique qui évoque les débuts de l’Union européenne et… les beaux jours de notre Expo à nous.
Lire la critique sur le site : LActualite
LaPresse   02 mai 2014
La chute de cette comédie se termine sur un dénouement aigre-doux bien imprévisible et un brin grinçant.
Lire la critique sur le site : LaPresse
Culturebox   13 mars 2014
Jonathan Coe revisite le roman d'espionnage à sa manière : drôle et décalée. Avec le récit d'une aventure rocambolesque dont l'action se situe en 1958 sur le site de l'Exposition Universelle à Bruxelles, il nous peint le temps de la Guerre Froide, la naissance de la modernité domestique et les interrogations existentielles d'un homme. Un savoureux roman typiquement british !
Lire la critique sur le site : Culturebox
Bibliobs   10 mars 2014
L'écrivain britannique Jonathan Coe parle de l'hégémonie de la City, de la crise politique et des subtilités de l'humour british.
Lire la critique sur le site : Bibliobs
Lexpress   28 février 2014
De cette "foire de fous" où tous les coups sont permis, où ça clope et ça boit à l'envi, Jonathan Coe a tiré une très divertissante parodie de roman d'espionnage. Mais pas que: à la fois chromo comique des relations Est-Ouest et réflexion sur des existences asservies par leur fatum, Expo 58 se révèle plus profond qu'il n'y paraît.
Lire la critique sur le site : Lexpress
LesEchos   26 février 2014
Vrai-faux thriller palpitant, pastiche allègre des romans d’espionnage, « Expo 58 » offre plusieurs niveaux de lecture.
Lire la critique sur le site : LesEchos
Telerama   12 février 2014
Un fonctionnaire anglais naïf se retrouve au coeur d'intrigues qui le dépassent, dans la grande foire au progrès qu'abrite Bruxelles. Cocasse.
Lire la critique sur le site : Telerama
Citations et extraits (50) Voir plus Ajouter une citation
EhtusaisquoiEhtusaisquoi   09 mai 2014
« 58 », comme 1958.

« Expo » pour exposition universelle.

De la même année.

C’est ainsi que le décor est posé dans le titre de ce livre de Jonathan Coe.

Son histoire s’inscrit dans cet événement historique, rassemblant les pays qui se déchiraient une dizaine d’années auparavant dans la seconde guerre mondiale, et qui désormais reconstruisent leur relation autour de la coopération.

Optimisme et nouveau monde, on a à cette époque la bouche en coeur devant un avenir que l'on espère pacifiste. On a envie de mettre en avant toutes les belles inventions humaines, techniques, artistiques, économiques, scientifiques qui y concourront.

Demain sera beau. C’est ce qu’il se dit en Belgique, le temps de cette exposition.

Nous allons découvrir cette ambiance de près grâce à M. Foley, un fonctionnaire anglais à qui l’on confie la supervision du pub britannique, pensé spécialement pour l’événement , entre tradition et innovation anglaise, et qui se voudra le lieu de rencontre entre les nationalités.

Une mission de 6 mois qui l’enverra loin de sa femme et de son nouveau-né.

Si son cœur est au départ un peu culpabilisé par cette séparation, bien vite l’honneur et l’excitation de participer à cet événement d'envergure l’emportera.

Sauf que l’histoire n’est pas que celle que l’on veut bien le laisser entendre, celle de la cordialité et de la collaboration pacifiste entre nations.

C’est qu’on se tire un peu la bourre entre pays sur les avancées technologiques et scientifiques, notamment autour des questions nucléaires.

La guerre froide souffle sa paranoïa dans les allées de l’expo 58.

Les espions s’invitent donc à la fête, et Foley se retrouvera surveillé, questionné, pris à parti dans un jeu qu’il ne maîtrise absolument pas.

Si les trahisons qui le préoccupent lui sont celles qui se jouent autour de sa vie de couple, une sorte de Dupont et Dupond le mettra en responsabilité de déjouer celles qui se trament entre américains et soviétiques.

Et c’est cette double intrigue dont il est question dans ce roman.

Alors c’est pas maaaaal, mais c’est pas fouuuuu non plus.

Y a un ptit humour à la british, des situations cocasses, mais, à mon goût, ça manque définitivement de tension.

Notre héros, M. Foley, est un peu à la masse, et le charisme n’est pas ce qui le définit. On lui accorde une séduction antre Gary Cooper et Dirk Bogarde, mais ça ne s’arrêtera qu’aux traits physiques. Dommage. Il aurait été pas loin de ressembler à un personnage de Jonathan Tropper, mais son caractère manquent de corps.

On l’aurait souhaité un peu plus dans l’initiative et la prise de risque, même maladroite et naïve pour rester évidemment dans l’idée du personnage tel qu’il est pensé.

Au final, on a un bouquin entre deux teintes, semi drôle, à peine politique, dont la lecture n’est pas désagréable parce que l’écriture y est très fluide, mais elle nous glisse justement un peu trop rapidement sous les yeux : j’aurai souhaité être davantage tenue en haleine, ou rire plus franchement.

Mais c'est pas une raison pour partir bouder non plus! Tu as là une bonne occasion de t'instruire sur ce qu'a été l'expo 58. File sur le site de l'INA, et apprend mon ptit :

http://www.ina.fr/video/AFE04002077

La culture, partout, à portée de tes ptits doigts.
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AelaAela   03 mars 2014
- Finalement vous n'avez toujours pas vu le Pavillon du Congo belge?
- Toujours pas non. J'avais l'intention d'y aller dans les jours qui viennent.
- Vous ne pourrez pas, ils sont rentrés chez eux.
- Pourquoi?
- Ils se plaignaient de la façon dont les visiteurs les traitaient. Ils passaient la journée dans leurs huttes, à travailler à leur artisanat indigène, et il paraît que certains visiteurs leur criaient des choses insultantes, et même, qu'on leur tendait des bananes à manger, vous voyez;
Ils ont dit qu'ils se faisaient l'effet d'être des animaux dans un zoo.
Et alors ils sont presque tous rentrés chez eux.
+ Lire la suite
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tynntynn   28 mai 2014
"Je suis peut- être bornée mais, pour moi, l'artiste est celui qui embellit le monde au lieu de l'enlaidir. Quand la musique évoque deux chats en train de s'étriper sur une décharge, quand la sculpture ressemble à un pâté de glaise qui aurait giclé sur un plancher, quand la peinture vous donne la migraine - deux yeux du même côté de la figure, trois nez sur l'autre..."
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thisou08thisou08   13 novembre 2017
C'est alors qu'au détour d'un virage, entre les silhouettes d'Emily et d'Anneke qui pédalaient côte à côte une vingtaine de mètres devant lui, il vit s'encadrer l'Atomium. La structure surréaliste d' André Waterkeyn redressait sa tête orgueilleuse par-dessus la cime des arbres de l'Expo. Le soleil du soir ricochait en splendeur sur ses globes d'aluminium, ses courbes et ses ellipses nettes et imposantes. Thomas cessa de pédaler et poursuivit sa route en roue libre, bouche bée. Le monument l'attirait, il lui faisait signe, inimaginable hier dans ses formes et ses lignes, illuminé de toutes parts par des rayons puissants qui annonçaient le futur, fondamentalement moderne, d'une modernité conquérante dont rien n'approchait.
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thisou08thisou08   10 novembre 2017
Mr Carter réfléchit un instant.
-- Oh, on pourrait tomber plus mal, certes. Depuis dix ans que je travaille pour le Council, j'ai eu des postes épineux. Amman, Bergen. Toutes sortes d'endroits. Le pire que l'on puisse dire sur les Belges, c'est qu'ils sont un brin excentriques.
-- Excentriques ?
-- Le surréalisme est la norme ici, cher ami. Au fond, ce sont eux qui l'ont inventé ou presque. Et, dans les six mois qui s'annoncent, ils vont s'en donner à coeur joie.
-- Ah oui, Anneke - l'hôtesse - m'en a touché un mot. Ils ont installé les Américains et les Russes côte à côte. Elle y voit une bonne histoire belge.
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SMEP 15 - Jonathan Coe
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