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ISBN : 2955953512
Éditeur : (12/01/2017)

Note moyenne : 4.25/5 (sur 4 notes)
Résumé :
Plus rare que la Comète de Halley et totalement imprévisible, la Lune Andrinople est un phénomène astral méconnu. Une nuit, tandis qu'il erre dans les rues, Balthazar Borek est victime des rayons particulièrement féroces de cette lune exceptionnelle.Misanthrope, esthète joufflu, gourmet érudit, Balthazar ne vit que pour et par la bonne chère. Le reste, et en particulier ses contemporains, ne l'intéresse guère. Or, suite à l'inlunation, il devient le jouet d'événemen... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (3) Ajouter une critique
Corboland78
  22 janvier 2017
Florence Medina, née en 1968, vit à Paris où elle exerce le métier d'interprète en langue des signes française. Elle envisage d'être écrivain et a déjà publié une nouvelle, le Fossoyeur Optimiste, dans le recueil collectif « Marions-les ! », paru chez Terre de Brume. Aujourd'hui voici son premier roman (une novella), La Lune avait bu.
Balthazar, le héros de ce livre, est un gros garçon solitaire et introverti qui consacre sa vie à la bonne bouffe en se cuisinant de délicieux petits plats. Pas un goinfre mais un gourmet. Exposé par inadvertance aux effets de la lune rousse, Balthazar va vivre une expérience peu commune : l'astre nocturne s'adresse à lui pour l'enjoindre de se dégotter une petite amie avant trois mois sinon il sera métamorphosé en pou !
Je n'entre pas dans les détails des péripéties que les lecteurs découvriront par eux-mêmes, nous sommes dans le domaine du conte ce qui autorise toutes les fantaisies narratives au milieu desquelles pointent des réflexions sur la malbouffe et les régimes ou sur la vie de couple. Et comme le plus souvent dans ce genre littéraire, un happy end clôt cette gentille historiette.
Le roman se lit facilement car le rythme ne mollit pas. La langue est très correctement maniée, un atout non négligeable quand on s'attaque au bouquin d'un jeune auteur, croyez-en mon expérience. On y lit même quelques délicieuses trouvailles de vocabulaire, « Après avoir sauvagement ratruché le pot de pâte à tartiner à grands coups de marysette… ». le texte cache ou non, des références littéraires et cinématographiques, de petites astuces et jeux de mots sympathiques (« la confusion des condiments ») mais il n'évite pas vraiment l'écueil des premiers romans, à savoir des enchainements narratifs parfois maladroits ou du moins pas assez réussis pour que l'on puisse préjuger de l'avenir en tant qu'écrivain de Florence Medina. Si j'osais cette comparaison – pour rester dans le thème du roman – nous sommes en présence d'un Saint-Môret, c'est frais et pas désagréable du tout mais pas suffisamment fait pour le véritable amateur de fromage.
Un court premier roman dont l'auteur n'a pas à rougir mais il faudra encore beaucoup travailler avant d'espérer pouvoir entrer dans la cour des grands. Je lui fais confiance, c'est certainement possible.
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Milene73
  30 mai 2017
Je sors tout juste du livre de Florence Medina, " La lune avait bu" et j'ai l'impression d'une légère ivresse littéraire. S'emparent d'une thème que d'autres ont traité avant elle avec brio, on ne peut s'empêcher de penser à La Métamorphose de Kafka, Truismes de Darrieusecq, Rhinocéros de Ionesco, tant par le surréalisme du propos que par son écho philosophique. S'y ajoute pour mon ravissement, une langue française parfaitement maîtrisée, des envolées poétiques admirables et un lexique gustatif, culinaire et gourmand qui ne peut laisser indifférente une épicurienne telle que moi. Balthazar, le héros au nom peu usité de nos jours va devoir affronter la lune pour affronter son destin. Pitch assez improbable mais là n'est pas le propos. Grande admiratrice d'Amélie Nothomb, je n'ai pu m'empêcher de retrouver dans le phrasé de Florence Medina, une mécanique verbale et commune avec celle-ci et me suis demandée si elle ne lui avait pas fait un clin d'oeil en nommant l'héroïne du livre Amélie...
Bref, vous l'aurez compris, j'ai aimé et contrairement à un autre commentaire placé plus haut, je pense qu'il serait hautement publiable de suite.
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tissianabp
  17 janvier 2017
Merci à Florence Medina pour ce service presse.
Ce récit court nous fait voyager entre la gastronomie et le fantastique avec une bonne dose d'humour.
Balthazar est un homme très solitaire et peu soucieux de tout ce qui l'entoure, très terre à terre, son unique passion est la gastronomie. Fin gourmet et brillant dans ce domaine il dégage souvent un comportement distant, antipathique voir même moqueur vis à vis des Hommes. Peu amène du « quand dira t-on », il ne trouve la paix et le bonheur que dans la cuisine et dans la dégustation de ses plats élaborés, alors quand la Lune vient lui lancer un ultimatum assez saugrenue pour lui, cet un homme tenace et bourru qui se dévoile à nous. Et pourtant… il va finir par se remettre en question pas par envie mais parce qu'il n'en a pas le choix, ce « forcing » va lui être bénéfique mais ne va pas se faire sans douleurs, toutes ses péripéties vont le transformer, le changer et lui ouvrir les yeux sur le monde, le partage et l'amour.
Lire cette histoire c'est sentir l'odeur alléchante des plats décrits, rire du comportement de cet homme et des évènements parfois loufoques et cocasses, mais c'est aussi accepter le changement, le regard parfois dure des autres et comprendre que l'Amour reste la plus belle chose que l'on ai.
Quant au style d'écriture, je dois dire que j'ai été charmé par le langage élaboré et soutenu de l'auteure, des mots riches, des syntaxes et une grammaire parfaites, c'est peu commun de nos jours de lire des auteurs qui maitrisent extrêmement bien la langue française et s'en est d'autant plus agréable quand on tombe dessus.
En conclusion, une histoire très agréable à lire, une lecture fluide et rapide, et un univers inattendu qui fait frétiller nos papilles autant qu'il nous fait rire.
Lien : https://lmedml.com/2017/01/1..
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Citations et extraits (1) Ajouter une citation
Corboland78Corboland78   22 janvier 2017
Il côtoyait ses semblables, par la force des choses, sans souffrance excessive mais sans plaisir aucun, et si les relations avec les autres n’étaient pas le fort de Balthazar, l’amour était encore bien au-delà, une espèce de terra incognita à l’atmosphère possiblement délétère dont il se tenait résolument éloigné. Ainsi, il ne connaissait rien à l’amour, ou si, il en connaissait l’essentiel : ce que tout un chacun pouvait en percevoir au travers des faits divers et des cloisons indigentes qui le séparaient de ses voisins. Et cela lui semblait bien suffisant. Cela n’avait pas spécialement l’air de valoir le détour, l’amour, et encore moins cette invention saugrenue, le couple. On était si bien seul à s’adonner à ses passions, à ses petites manies, à ses penchants. Pourquoi s’encombrer des désirs contraires d’une espèce d’autre ? Quelle était cette marotte incongrue ?
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