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ISBN : 2070421651
Éditeur : Gallimard (31/01/2002)

Note moyenne : 3.18/5 (sur 573 notes)
Résumé :
C’est le plus grand critique culinaire du monde, le Pape de la gastronomie, le Messie des agapes somptueuses. Demain, il va mourir. Il le sait et il n'en a cure : aux portes de la mort, il est en quête d'une saveur qui lui trotte dans le cœur, une saveur d'enfance ou d'adolescence, un mets originel et merveilleux dont il pressent qu'il vaut bien plus que tous ses festins de gourmet accompli.
Alors il se souvient. Silencieusement, parfois frénétiquement, il vo... >Voir plus
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Critiques, Analyses & Avis (103) Voir plus Ajouter une critique
missmolko1
  10 octobre 2012
Avant ma lecture, j'avais remarqué que beaucoup de critiques pour ce roman était plutôt mitigé ou mauvaise a cause du fait que beaucoup de lecteurs avaient lu ce roman après avoir aimé l'élégance du hérisson. J'ai donc voulu lire celui ci en premier pour me faire une idée.
J'aurai sans doute aimé un peu plus "d'intrigue" car au final en refermant ce livre j'ai l'impression d'en savoir peu sur ce critique culinaire qui se meurt. J'aurai aimé savoir des choses sur sa vie privée en dehors des restaurants ou il a pu se rendre...
Malgré cela j'ai beaucoup aimé ce roman, déjà par sa construction. On alterne les souvenir du narrateur, avec les personnages qui l'on connu durant sa vie.
Et puis l'écriture est magnifique, la description des plats et de la nourriture est fabuleuse. Pour un premier roman, je dis chapeau!
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mollymon
  15 septembre 2015
Miracle ! J'ai pour la première fois apprécié la prose de Muriel Barbery dont je n'ai aimé ni L'élégance d du hérisson et encore mois l'amphigourique Vie des elfes, refermé à peine commencé,. J'ose affirmer que trouve son style trop ampoulé et indigeste mais Une gourmandise, son premier roman, échappe à ce défaut ( à mon humble avis ). J'ai tout particulièrement goûté la construction en chapitres courts , l'intervention de différents personnages qui m'ont évité l'indigestion habituelle. Même si le Mâââître est comme Renée l'horrible concierge, absolument bouffi de prétention, il passe sans difficulté accompagné de la sauce délicieuse concoctée par l'auteur.
On pourrait croire qu'il est facile de séduire une gourmande comme moi, mais non. Je m'étais ruée sur les petits ouvrages de la collection Exquis d'écrivains des éditions Nil qui m'ont largement déçue. J'ai trouvé qu'ils fleurent trop la commande tandis que l'ouvrage de Mme Barbery , lui, sent l'amour de la bonne chère et la passion authentique pour les mots dont toute la saveur nous est ici révélée. Je pourrais dire que je l'ai dévoré, que je me suis régalée mais je ne le ferai pas, c'est à mon goût un peu trop facile.
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lecassin
  14 août 2014
Bon ! Autant prévenir d'entrée (pour un roman gastronomique, je ne pouvais pas ne pas la faire…), voilà un « roman » qui ne devrait pas rester bien longtemps dans ma mémoire.
D'ailleurs, je ne suis pas le seul, me semble-t-il…
Un critique gastronomique, que dis-je, le critique gastronomique, est à l'article de la mort. Alors, pour le plaisir, il soulève les couvercles des cocottes de l'enfance, celles qui contiennent les ragoûts de grand-mère ; et se remémore les bons et moins bons souvenirs d'une vie de gastronome...
Alléchant (celle là non plus, je n'ai pas pu m'en empêcher…) à première vue. Oui, mais décevant, finalement… une série de courts textes superficiels et jargonneux (souvent) aussi savoureux qu'une daube sans sel…A moins que je n'aie pas su entrer dans ce premier roman de Muriel Barbery, qui connaîtra quelques années plus tard un vif succès avec « L'élégance du hérisson », mais déçu quand même au point de remettre cette lecture aux calendes...
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SophiePatchouli
  19 mai 2016
L'ouvrage lui-même, à l'instar du Parfum de Suskind qui sent, exhale les fragrances les plus dissimulées, est une gourmandise qui ouvre l'appétit et poétise les sens.
Ce livre nostalgique qui plonge le lecteur dans les souvenirs sensuels de l'enfance, se déguste comme une carte de restaurant avec ses amertumes, ses acidités, ses moellesses : "oui la moellesse : ni mollesse ni moelleux", ses sucres, fruits, sauces, sorbets et ses craquants...
On ne lit pas Une gourmandise comme on lit un roman mais plutôt comme on feuillette un journal intime, un journal ou serait inventoriées toutes les sensations possibles au palais.
Ne vous attendez pas à des rebondissements, ou à une construction psychologique de personnages, non, dégustez simplement et lentement l'élégance des plaisirs de bouche.
"Il rinça soigneusement le riz thaïlandais dans une petite passoire argentée, l'égoutta, le versa dans la casserole, le recouvrit d'un volume et demi d'eau salée, couvrit, laissa cuire. Les crevettes gisaient dans un bol de faïence. Tout en conversant avec moi, (...), il les décortiqua avec une méticulosité concentrée. Pas un instant il n'accéléra la cadence, pas un instant il ne la ralentit. La dernière petite arabesque dépouillée de sa gangue protectrice, il se lava consciencieusement les mains, avec un savon qui sentait le lait. Avec la m^me uniformité sereine, il plaça une sauteuse en fonte sur le feu, y versa un filet d'huile d'olive, l'y laissa chauffer, y jeta en pluie les crevettes dénudées. Adroitement la spatule en bois les circonvenait, ne laissant au menus croissants aucune échappatoire, les saisissant de tous côtés, les faisant valser sur le gril odorant. Puis du curry. Ni trop ni trop peu. Une poussière sensuelle embellissant de son or exotique le cuivre rosé des crustacés : l'Orient réinventé. Sel, poivre. Il égrena au ciseaux une branche de coriandre au-dessus de la poêlée. Enfin rapidement un bouchon de cognac, une allumette ; du récipient jaillit une longue flamme hargneuse, comme un appel ou un cri qu'on libère enfin, soupir déchaîné qui s'éteint aussi vite qu'il s'est élevé.
Sur la table de marbre patientait une assiette de porcelaine, un verre de cristal, une argenterie superbe et une serviette de lin brodé. Dans l;'assiette il disposa soigneusement, à la cuiller en bois, la moitié des crevettes, le riz auparavant tassé dans un minuscule bol et retourné en une petite coupole joufflue surmontée d'une feuille de menthe. Dans le verre, il se versa généreusement d'un liquide de blé transparent.
"Je te sers un verre de sancerre?"
Un repas sur le pouce. C'était ce que Jacques Destrères appelait un repas sur le pouce."
Un délicieux voyage sensoriel pour ma part !
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Fava
  10 décembre 2010
Plutôt déçue…
J'avais tellement aimé L'Elégance du Hérisson !
Ce 1er roman de Muriel Barbery n'est pas à la même hauteur.
Bien sûr, l'écriture de cette prof de Lettres est tout à fait éblouissante. Un exercice de style, d'une virtuosité remarquable ! Quelle élégance, quel vocabulaire, quelle capacité à décrire par le menu, avec un enthousiasme communicatif, les moindres sensations gustatives ! C'est une étonnante plongée dans le monde des gourmets, que l'on découvre avec un plaisir incontestable. Cela me fait penser à la façon dont Patrick Süskind nous fait découvrir le monde de l'odorat dans le Parfum. Les changements de narrateur d'un chapitre à l'autre sont aussi une technique narrative intéressante, que l'auteur reprendra d'ailleurs avec brio dans L'Elégance du Hérisson.
Mais… il y a quelque chose qui ne trompe pas. Un bon roman, un « grand » roman, j'en tourne les pages avec avidité, et en même temps je n'ai pas envie qu'il finisse, je vois approcher avec regret les dernières pages, parce je voudrais rester dans son atmosphère, avec ses personnages attachants, son intrigue palpitante, sa problématique passionnante… C'est ce qui m'était arrivé avec L'Elégance du Hérisson, qui, du coup, était monté au Top 50 de mes lectures préférées, avec Cent Ans de solitude, le Hussard sur le Toit, ou le Roi des Aulnes…
Une Gourmandise ? Non. Pas d'avidité à le lire (dommage pour une gourmandise…). Pas de regret de le voir finir. Il n'est pas épais, ce livre. Et pourtant, je m'ennuyais. Les personnages ? Des silhouettes à peine esquissées pour la plupart, et un héros antipathique. La structure ? Répétitive et lassante : un retour en arrière, l'exploration d'un souvenir et d'une saveur, et on recommence au chapitre suivant. L'intrigue ? On sait dès le début que le protagoniste va mourir. Qu'attendons-nous alors ? Qu'il retrouve une certaine saveur perdue, comme Proust recherchant le temps perdu… Fort bien. Mais que trouve-t-il au moment ultime ? Des choux à la crème de supermarché !! Est-ce que j'ai sauté un chapitre ??? Est-ce qu'il faut comprendre une subtilité que je ne vois pas ??? Expliquez-moi !!! Cette fin est terriblement décevante. J'espérais sans trop y croire qu'une ultime prise de conscience révèlerait à notre héros qu'il n'était qu'un égoïste, que ses préoccupations uniquement culinaires l'avaient empêché de voir l'essentiel de la vie….Je ne sais pas, moi…. Que ce soi-disant grand homme devienne vraiment grand, dans le bien ou dans le mal ! Au lieu de cela… Faut-il rire ou pleurer de cette chute dans les choux à la crème ?
Il ne se passe rien, dans ce roman, la forme y est, mais pas le fond… !
Bilan : Oui, à mes yeux, Muriel Barbery écrit exceptionnellement bien. Il y a des pages d'anthologie (comme la description de la 1ere gorgée de whisky…). Ce 1er roman l'a fait entrer dans la cour des grands. Mais ce n'était qu'un coup d'essai, le coup de maître est venu plus tard.
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Citations & extraits (101) Voir plus Ajouter une citation
AproposdelivresAproposdelivres   04 juin 2010
« Il rinça soigneusement le riz thaïlandais dans une petite passoire argentée, l'égoutta, le versa dans une casserole, le recouvrit d'un volume et demi d'eau salée, couvrit, laissa cuire. Les crevettes gisaient dans un bol de faïence. Tout en conversant avec moi, essentiellement de mon article et de mes projets, il les décortiqua avec une méticulosité concentrée. Pas un instant il n'accéléra la cadence, pas un instant il ne la ralentit. La dernière petite arabesque dépouillée de la gangue protectrice, il se lava consciencieusement les mains, avec un savon qui sentait le lait. Avec la même uniformité sereine, il plaça une sauteuse en fonte sur le feu, y versa en pluie les crevettes dénudées. Adroitement, la spatule en bois les circonvenait, ne laissant aux menus croissants aucune échappatoire, les saisissant de tous côtés, les faisant valser sur le gril odorant. Puis du curry. Ni trop ni trop peu. Une poussière sensuelle embellissant de son or exotique le cuivre rosé des crustacés : l'Orient réinventé. Sel, poivre. Il égrena aux ciseaux une branche de coriandre au dessus de la poêlée. Enfin, rapidement, un bouchon de cognac, une allumette ; du récipient jaillit une longue flamme hargneuse, comme un appel ou un cri qu'on libère enfin, soupir déchaîné qui s'éteint aussi vite qu'il s'est élevé.

Sur la table de marbre patientaient une assiette de porcelaine, un verre de cristal, une argenterie superbe et une serviette de lin brodé. Dans l'assiette, il disposa soigneusement, à la cuillère en bois, la moitié des crevettes, le riz auparavant tassé dans un minuscule bol et retourné en une petite coupole joufflue surmontée d'une feuille de menthe. Dans le verre, il se versa généreusement d'un liquide de blé transparent.»
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raynald66raynald66   28 décembre 2013
Surtout il y avait le tilleul. Immense et dévorant, il menaçait d'année en année de submerger la maison de ses ramages tentaculaires qu'elle se refusait obstinément à faire tailler et il était hors de question de discuter la chose.
Aux heures les plus chaudes de l'été, son ombrage importun offrait la plus odorante des tonnelles. Je m'asseyais sur le petit banc de bois vermoulu, contre le tronc, et j'aspirais à grandes goulées avides l'odeur de miel pur et velouté qui s'échappait de ses fleurs d'or pâle...
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Odile17Odile17   21 janvier 2012
Le vrai sashimi ne se croque pas plus qu'il ne fond sur la langue. Il invite à une mastication lente et souple, qui n'a pas pour fin de faire changer l'aliment de nature mais seulement d'en savourer l'aérienne moellesse. Oui, la moellesse : ni mollesse, ni moelleux ; le sashimi, poussière de velours aux confins de la soie, emporte un peu des deux et, dans l'alchimie extraordinaire de son essence vaporeuse, conserve une densité laiteuse que les nuages n'ont pas.
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NadaelNadael   05 février 2010
Sucre, eau, fruit, pulpe, liquide ou solide? La tomate crue, dévorée dans le jardin sitôt récoltée, c'est la corne d'abondance des sensations simples, une cascade qui essaime dans la bouche et en réunit tous les plaisirs. La résistance de la peau tendue, juste un peu, juste assez, le fondant des tissus, de cette liqueur pépineuse qui s'écoule au coin des lèvres et qu'on essuie sans crainte d'en tacher ses doigts, cette petite boule charnue qui déverse en nous des torrents de nature : voilà la tomate, voilà l'aventure.
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marlene50marlene50   23 mai 2016
Dans ce rêve de fleurs et de légumes, j'écrasais sous mes pieds brunis l'herbe sèche et touffue du jardin et je m'enivrais de parfum.

Un tilleul qui embaume dans la fin du jour, c'est un ravissement qui s'imprime en nous de manière indélébile.

Une cathédrale de verdure éclaboussée de soleil m'environne de sa beauté immédiate et claire.

La seule paternité que je revendique c'est celle de mon œuvre.

Car, que sont les enfants sinon de monstrueuses excroissances de nous-mêmes, de pitoyables substituts à nos désirs non réalisés.

Le calvaire, ce n'est pas de quitter ceux qui vous aiment, c'est de se détacher de ceux qui ne vous aiment pas.
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