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ISBN : 2253115258
Éditeur : Le Livre de Poche (04/10/2006)

Note moyenne : 4.22/5 (sur 30 notes)
Résumé :

Entre 1942 et novembre 1944, l'Allemagne nazie assassine plus d'un million de personnes, en majorité des juifs européens, dans les chambres à gaz d'Auschwitz-Birkenau.

Un Sonderkommando (unité spéciale), constitué de détenus juifs qui se relaient jour et nuit, est contraint d'extraire les cadavres des chambres à gaz, de les brûler dans les crématoires et de disperser les cendres.

Quelques hommes ont transcrit cette abomina... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (8) Voir plus Ajouter une critique
Gaoulette
  12 janvier 2017
Avant de commencer ce manuscrit il faut être bien armé émotionnellement et prendre son temps. Je m'explique.
Des voix sous la cendre est un recueil de manuscrits trouvés dans le camp d'Auschwitz. Mais pas n'importe quel récit de déportés, ceux d'un groupe d'hommes juifs nommés Sonderkommando..... Je pensais connaitre l'histoire des camps de concentration mais j'étais encore loin de la réalité. J'ai après qu'au milieu des déportés il existait une unité spéciale et ce recueil vous explique leur situation et surtout leur vie au quotidien dans leur « tache » quotidienne horrible.
D'abord je peux vous dire que j'étais perdu pendant la moitié du témoignage. Des linguistes ont dû traduire et retranscrire des vieux documents le plus parfaitement possible. Des manuscrits étaient en français, en yiddish, en grec. Certains ont pu être attribué à des prisonniers d'autres sont complétement anonyme. Donc comme je l'expliquais la première partie est vraiment compliquée. On change d'un chapitre à l'autre de narration, de style littéraire : poétique mais on comprend pourquoi, mais aussi des passages coupés je suppose dû à l'effet du temps. Je n'ai pas compris au départ ce qu'était le Sonderkommando jusqu'à ce que des procès-verbaux et des journalistes historien prennent la main cette histoire véridique. Et là j'ai plongé dans l'horreur absolue et innommable. Des anciens déportés hors cette unité spéciale prennent la parole. Les rares survivants qui ont décidés de dévoiler l'horreur essaye de se justifier.
Je pensais connaitre l'horreur d'Auschwitz-Birkenau mais je me rends compte que la réalité est impensable. Alors oui on essaye d'envisager comment aurait réagi certaines personnes dans cette unité. Je comprends le silence, la honte et le suicide derrière. J'ai même été impressionnée par des héros malgré l'échec.
Dans ce manuscrit on est face à deux meurtriers : Les SS sadiques et violents qui deviennent des chuchoteurs…. Je vous laisse découvrir ce récit historique qui ouvre une porte dérangeante à mon avis pour les rescapés de cette Seconde Guerre Mondiale et le Peuple Juif.
Je le conseille fortement pour les amateurs d'histoires mais surtout prêt à lire une abomination absolue. Par contre je précise que ce livre ne pouvait pas être un coup de coeur vu le sujet abordé. Mais je mets la note maximale même si j'ai eu du mal au début mais ce n'est pas la faute aux écrivains qui ont fait leur maximum avec le minimum.
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MarcDessart1976
  17 novembre 2017
Les sonderkommandos étaient, à Auschwitz-Birkenau, les unités spéciales composées de détenus juifs, dont la mission consistait à accompagner leurs semblables jusqu'à l'entrée des chambres à gaz, à en extraire leurs cadavres une fois le gazage terminé et à les brûler dans les crématoires du camp.
Parce qu'ils étaient au fait des plus ignobles secrets du IIIe Reich, très peu de membres de ces sonderkommandos ont survécu. Certains ont pourtant échappé à la mort et ont pu rendre compte des abominations auxquelles ils avaient été contraints. D'autres ont péri mais avaient dissimulé dans le sol du camp des manuscrits, souvent écrits au jour le jour.
Ces différents témoignages, ainsi que d'autres documents historiques, se trouvent rassemblés dans Des Voix Sous La Cendre avec pour but d'essayer de rendre compte – pour citer Zalmen Gradowski, l'un des auteurs de ces manuscrits enfouis dans le sol du camp – de cet enfer au coeur de l'enfer que furent les sonderkommandos d'Auschwitz-Birkenau.
La première partie du recueil rassemble les manuscrits retrouvés – souvent en mauvais état – à proximité des chambres à gaz et des crématoires. Ils sont retranscrits quasiment à l'état brut, ce qui permet d'en saisir la substance mais en rend la lecture très compliquée. Pour cette raison et même s'ils sont indispensables pour tenter de comprendre l'incompréhensible, de l'objectiver autant que possible, ils constituent plus un matériau pour le travail de l'historien qu'un témoignage à destination du grand public.
La seconde partie se compose, de manière plus structurée, d'extraits de ces manuscrits, des témoignages des survivants et de documents divers (photographies, plans, archives…). Ils permettent de mieux appréhender l'horreur sans borne à laquelle les membres des sonderkommandos furent confrontés. Une horreur qui n'était pas matérielle, car contrairement aux autres détenus du camp, ils bénéficiaient de conditions de vie privilégiées et même d'un confort matériel certain, mais bien psychique, puisqu'ils étaient contraints de prendre part au processus d'extermination des Juifs tout en sachant que leur propre mort, vu ce dont ils avaient connaissance, viendrait tôt ou tard.
Des Voix Sous La Cendre ne se lit correctement qu'après avoir déjà pris connaissances des témoignages individuels de membres des sonderkommandos, comme celui de Shlomo Venezia, de Filip Muller ou encore de Zalmen Gradowski. Les deux premiers ont survécu, au contraire du troisième, probablement tué en octobre 1944, lors du soulèvement des sonderkommandos des crématoires IV et V.
Des redites apparaissent, inévitables, mais la confrontation du recueil que constitue Des Voix Sous La Cendre avec ces témoignages donne une vision assez globale de ce que furent les sonderkommandos.
L'ensemble de ces matériaux permet de comprendre comment vivaient les membres des sonderkommandos au quotidien, comment ils réagissaient lorsqu'ils se retrouvaient face à leurs semblables encore vivants puis à leurs cadavres qu'ils devaient faire disparaître, quelles stratégies aussi ils pouvaient mettre en place pour ne pas sombrer dans la folie.
J'ai plongé une nouvelle fois dans la boue noire de la Shoah. Une plongée qui appelle encore et toujours la même question : « Comment ? ». Comment des hommes (je parle ici des Allemands, pas des membres des sonderkommandos) ont-ils pu en arriver à conduire à la mort d'autres hommes au seul motif de leur « race » ? Comment des homes ont-ils pu organiser de manière systématique l'extermination de leurs semblables, hommes, femmes et enfants ?
Cette question du « comment », malgré les lectures qui s'accumulent sur le sujet, reste aujourd'hui encore sans réponse pour moi. Peut-être parce qu'elle fait partie de l'inintelligible, de l'insondable… Avec en parallèle pourtant ce sentiment de devoir continuer à essayer de comprendre, de ne pas simplement se dire « Je ne comprends pas comment cela a pu arriver, mais cela est bien arrivé ». Une certaine lassitude peut alors peut-être s'installer au fil des lectures et de l'incompréhension qui persiste. Mais sans qu'il soit permis de renoncer à essayer de comprendre. Parce que cet effort de compréhension fait aussi partie du travail de mémoire et qu'il faut absolument interdire à l'Histoire de se répéter.
Je rejoins rarement l'actualité dans mes critiques littéraires, mais « aujourd'hui, des citoyens hébergent des migrants pour les protéger des rafles. Ca ne vous rappelle rien ? Pour le gouvernement belge, la fin – « nettoyer Bruxelles » – justifie les moyens : rafles programmées, quotas d'arrestation, collaboration avec une dictature, expulsions illégales, mensonges »…

Lien : https://livrelecteur.wordpre..
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akhesa
  13 août 2016
Si Auschwitz doit etre compare a l'enfer,cet enfer le plus terrrible est celui des Sonderkommando,hommes travaillant dans les chambres a gaz et les crématoires.Ces membres etaient condamnes a servir les forces du mal qui apportèrent l'enfer dans la vie.Leur tache consistait a executer la phase terminale du processus d'extermination et a en faire disparaître les preuves:raser les cheveux des femmes et les desinfecter en vue de leur expedition en Allemagne,arracher les dents des mâchoires des victimes et,ensuite faire bruler les corps,enfin jeter les cendres dans la Vistule.
Ce livre est un temoignage que les hommes du Sonderkommando s'etaient engages a laisser aux générations futures,des documents ecrits de leur main,et qui témoigneraient du genocide perpetre devant eux,afin que ces massacres ne soient pas passes sous silence.
Cet ouvrage est aussi un temoignage quant a la faculte qu'avait ces hommes pour accomplir ces infames besognes imposees.
Ces hommes nous ont presente la realite sans essayer de la camoufler,de l'embellir ou de transformer les faits
Témoignages boulversants,a lire absolument
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gean25
  16 octobre 2014
Livre témoignage qui ne peut laisser personne insensible !
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mimipinson
  31 mars 2015
« Les détenus du Sonderkommando accomplissaient leur travail sous la contrainte, et au péril de leur vie. On ne connait pas de cas de volontariat pour cette activité. Tous refusaient ce travail, et ils étaient tous conscient qu'il permettait et accélérait l'extermination de frères et de soeurs. »
Ils ont malgré eux participé au massacre des leurs. Ils ont bien tenté de résister, et on même provoqué un soulèvement. Ils se savaient condamnés. Leur seule façon d'en avertir le monde a été d'écrire leur quotidien, et de consigner leur témoignage sur du papier qu'ils ont enterré comme ils ont pu au sein même d'Auschwitz –Birkenau.
C'est ce qu'on appelle les manuscrits d'Auschwitz, ou les rouleaux d'Auschwitz. Ils ont été retrouvés entre 1945 et 1980.
Dans cet ouvrage, ils ne sont pas publiés en entiers, car certains n'ont, semble-t-il, pas été traduits en français. Mais la richesse de cet ouvrage réside dans la diversité des types de documents. S'il comporte des extraits des écrits de Zalmen Gradowski, des historiens apportent un éclairage très intéressant sur ce qu'ont été les Sonderkommandos, et sur l'opinion péjorative qu'ils ont suscitée durant l'après-guerre. Surtout ne pas juger…On ne sait jamais vraiment ce qui pousse l'homme à agir contre ses semblables. Parfois les circonstances ne lui donnent pas d'autre choix.
Des dépositions de survivants lors du procès de Cracovie occupent également une place non négligeable dans cet ouvrage. C'est, pour moi, après plusieurs lectures sur le sujet, ce que j'ai lu de plus poignant, de plus dur et de plus décortiqué.
Si cet ouvrage hétéroclite n'est pas exhaustif, il est sans doute à ce jour le plus complet. Osons le terme d'ouvrage de référence en la matière.

Lien : http://leblogdemimipinson.bl..
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Citations et extraits (10) Voir plus Ajouter une citation
art-bsurdeart-bsurde   31 août 2015
La Shoah est la langue de la fin de l'humanité. Au sens premier du terme, l'abattoir de Birkenau est impensable ; impensable, un lieu conçu par des entreprises industrielles très ordinaires dans le but de d'asphyxier des êtres humains, puis de brûler leurs corps comme on brûle des déchets dans un incinérateur.
[...]
Le massacre et le meurtre excluent du monde des vivants. Ici, pourtant, ce n'est pas de meurtres qu'il s'agit mais d'une destruction de parasites. Les rapports techniques qui décrivent le processus, depuis l'asphyxie mortelle jusqu'aux cendres mêlées des cadavres incinérés, rendent compte d'une succession de transgressions. Les cendres mêlées nient la personne humaine, et c'est pourquoi Gabbay tient à brûler à part les membres de sa famille, pour en recueillir les cendres, les placer dans une boîte et dire sur elles le Kaddish. En refusant de mêler les cendres, il réintroduit la mort qui signe la condition humaine.
Parlant des « transports » qui arrivent à Birkenau, les SS usent des mots « matière première ». Nous sommes effectivement en présence d'un processus de production, d'un « travail », au cœur d'une usine et non dans une mise à mort infligée à des hommes. On ne demande pas aux victimes de descendre du camion, on soulève l'avant du véhicule et on les fait tomber comme on ferait tomber des ordures. Ce détail peut sembler vain, une horreur ajoutée à l'horreur, et qui ne changerait pas le tableau d'ensemble. Mais c'est aussi à ces notations dites secondaires que se lit la nature nihiliste du nazisme et de ce qui l'a engendré, ce mouvement des anti-lumières qui contribuèrent au Sonderweg (« chemin particulier ») suivi par l'Allemagne. Là, comme dans une grande partie du monde occidental, dans un univers désenchanté et sous un ciel silencieux, la personne humaine a été très tôt désacralisée.
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akhesaakhesa   19 août 2016
Le service rendu aux morts est en effet considere comme le plus altruiste des commandements de la Torah,dicte par l'amour du prochain,acte véritablement desinteresse puis qu'il s'adrees a etre désormais incapable de reciprocite
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akhesaakhesa   15 août 2016
Elles sont arrivees ,les malheureuses victimes.Les camions se sont arretes.Les cœurs se sont figes.Elles se tiennent la,debout,les victimes,glacees d'epouvante,d'impuissantes,resignees et decues,et embrassent du regard la place,la batisse dans laquelle leur monde,leurs jeunes vies,leurs corps palpitants,vont bientôt disparaître a jamais
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akhesaakhesa   07 août 2016
La Shoah est la langueur de la fin de l'humanite.Au sens premier du terme,l'abattoir de Birkenau est impassable,impensable,un lieu concu par des entreprises industrielles tres ordinaires dans le but d'asphyxier des etres humains,puis de bruler leurs corps comme on brule des déchets dans un incinerateur.L'eradication d'une partie de l'humanite decretee en trop sur la terre signifie l'eradication de la notion d'humanite,et c'est la ce qui contribue a signer la specificite radicale de ce crime
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art-bsurdeart-bsurde   11 août 2015
Tous savent la minutie des Allemands pour faire disparaître les cendres, pour éviter qu'elles ne se déposent au fond des rivières ou qu'une petite partie ne tombe sur le sol. La volonté négationniste n'est pas une retombée de l'après-guerre, ce n'est pas le propre d'une secte de nostalgiques du IIIe Reich, c'est le fait des assassins eux-mêmes, au moment où ils commettent leurs crimes. Le négationnisme n'est pas un à-côté de cette histoire, il est consubstantiel au génocide lui-même.
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Videos de Mémorial de la Shoah (5) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de  Mémorial de la Shoah
Platon observe nos smartphones, croise nos migrants, découvre les attentats terroristes, scrute nos dirigeants politiques. Roger-Pol Droit lui fait rencontrer Teddy Riner, Bob Dylan, Thomas Pesquet, l?emmène à la COP 21, au MacDo, à Pôle Emploi, au Mémorial de la Shoah, l?incite à visionner House of Cards, à écouter Emmanuel Macron et Donald Trump. Entre autres. Pour jouer ? Évidemment. Mais pas seulement. Cette promenade dans notre actualité du père fondateur de la philosophie permet de découvrir des traits essentiels de sa pensée, en expérimentant des écarts entre nous et lui, en testant ce qu?il comprendrait aisément, ou pas du tout. Finalement, ce périple montre ce que Platon nous indique d?essentiel, que nous ne verrions pas sans lui. Rédigé sous la forme de trois carnets écrits au jour le jour, dans une langue accessible et élégante, ce livre se révèle peu à peu bien autre chose qu?un divertissement. L?air de rien, il développe une méditation vivante, personnelle et profonde sur les usages de la philosophie, ses impasses et ses zones d?ombre, sa nécessité et ses bienfaits.
http://www.albin-michel.fr/ouvrages/et-si-platon-revenait-9782226397928
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>Histoire de l'Europe depuis 1918>Seconde guerre mondiale: 1939-1945>Histoire sociale, politique, économique (169)
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