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Geneviève Decrop (Éditeur scientifique)
ISBN : 2707144991
Éditeur : La Découverte (16/09/2004)

Note moyenne : 4.19/5 (sur 44 notes)
Résumé :
Dans sa première édition, en 1959, le Comité international d'Auschwitz présentait ainsi ce livre : Rudolf Hoess a été pendu à Auschwitz en exécution du jugement du 4 avril 1947. C'est au cours de sa détention à la prison de Cracovie, et dans l'attente du procès, que l'ancien commandant du camp d'Auschwitz a rédigé cette autobiographie sur le conseil de ses avocats et des personnalités polonaises chargées de l'enquête sur les crimes de guerre nazis en Pologne. [...] ... >Voir plus
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Critiques, Analyses & Avis (7) Voir plus Ajouter une critique
horline
  31 mars 2011
Il y a des autobiographies dont le seul nom de l'auteur suffit à susciter un sentiment perplexe mêlé à une grande curiosité tant il est attaché à l'une des périodes les plus sombres et les plus secrètes de notre Histoire : la période de la terreur nazie.
Cela est d'autant plus vrai pour le Commandant Hoess lequel, à l'aube de son exécution, révèle non seulement toutes ses pensées intimes, ses convictions, parfois ses regrets, mais également certains rouages de la machine SS pieusement cachés.
La force de ce portrait du Commandant du camp d'Auschwitz ne réside pas dans le travail d'écriture _ Hoess concède qu'il n'est « pas un écrivain » et qu'il n'a « pas manié la plume » _ mais dans le nouvel éclairage apporté de l'intérieur à l'administration nazie en charge des camps de concentration et d'extermination.
Et qu'apprend-t-on ?
On découvre premièrement l'homme : à défaut d'exposer un monstre sadique, il dessine le portrait d'un homme ordinaire à l'enfance banale bercée par le sens du devoir, le respect et la fidélité. Rien n'évoque une quelconque perversité ou blessure profonde pouvant modeler l'esprit à des fins de folie meurtrière.
C'est sans haine d'aucune sorte qu'il troque son chapelet de chrétien pour l'insigne du national-socialisme ; adhérer au parti nazi c'est comme entrer en religion : Hoess fait preuve d'une foi inébranlable en la supériorité de la nation allemande, quitte à s'abandonner soi-même. Cet amour de la patrie se concrétisera en revêtant l'uniforme de soldat qu'il quittera à regret pour entrer dans l'administration des camps de concentration.
Au sein des camps, il est en première ligne pour observer le comportement des prisonniers et des geôliers. Il livre une étude presque anthropologique de la vie au coeur des camps de concentration. Et il n'épargne personne, pas même ses subalternes à qui il reproche sans cesse leur inefficacité, leur malveillance et leur cruauté. Aussi inattendu que cela que puisse paraître, il n'est pas à mon sens un antisémite de conviction mais un antisémite de fait.
Tout au long du récit, il fait part de ses doutes, ses questionnements et sa répugnance vis-à-vis de la barbarie commise et de la conception d'ennemi de l'Etat, bien qu'il ait participé à cette entreprise d'extermination. Il revendique avant tout une loyauté indéfectible, un sens aigu du devoir alliés aux exigences sans cesse grandissantes de la hiérarchie et l'urgence de la guerre pour expliquer sa soumission à la logique d'extermination de tout ennemi de l'Etat.
C'est le portrait d'un homme cadenassé par sa foi en le national-socialisme qui est mis en lumière…un homme pour lequel la défense de l'Etat-nation exigeait de contenir ses émotions, de dissimuler doute et répugnance. Toute faiblesse était répréhensible et la désobéissance inconcevable pour le soldat chevillé au corps qu'il était.
Ces mémoires sont aussi l'occasion pour Hoess de révéler une part du fonctionnement de la machine nazie avec l'élaboration du processus d'extermination appelé « la solution finale », les conflits d'intérêts entre les différentes administrations du Reich, les effets de la guerre sur l'organisation des camps, le culte de la dissimulation des autorités, le dogme de la lutte contre l'ennemi de l'Etat, le processus progressif de déshumanisation des SS avec la banalisation du mal…on s'aperçoit en filigrane que la haine destructrice est le fruit d'un processus progressif, tantôt accéléré tantôt ralenti par le poids de évènements.
Avec ce témoignage allié aux travaux des historiens judicieusement incorporés par l'éditeur, on a une lecture un peu plus limpide et significative de l'idéologie nazie. C'est un récit capital en ce sens qu'il rappelle que l'inhumain procède forcément de l'humain.
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NMTB
  18 décembre 2014
En attendant son procès Rudolf Hoess a rédigé ses mémoires à la demande de ses avocats. C'est le témoignage d'un homme qui avait conscience de l'inéluctabilité de sa condamnation à mort et y était résigné. Un témoignage qui a certainement sa part de sincérité, dans le sens où, rétrospectivement, Hoess ne se considérait pas comme un bourreau mais comme un militaire qui était dans l'obligation d'étouffer ses sentiments pour faire son devoir. Toutefois, la sincérité n'est pas un gage de vérité et il cherche avant tout à se dédouaner (au niveau humain) des atrocités perpétrées à Auschwitz.
Il commence par relater son enfance pieuse, le destin religieux auquel l'avaient voué ses parents, sa perte de la foi, sa vocation militaire, sa détention à la prison de Brandenburg durant quatre ans, son passage chez les Artamans (sorte de communauté rurale nationaliste), son désir de devenir agriculteur et finalement son engagement nazi.
Toute sa carrière au sein du parti d'Hitler s'est déroulée dans l'encadrement des camps de concentration avec une ascension rapide de la hiérarchie. de 1934 à 1938 à Dachau, de 1938 à 1940 à Sachsenhausen, puis à partir de 1940 comme commandant d'Auschwitz ; il a été une importante cheville ouvrière du système concentrationnaire nazi.
D'abord conçus pour enfermer des prisonniers de droit commun et des opposants politique, les camps de concentration faisaient partie des mesures qui permirent à Himmler et à ses SS de faire régner la terreur. Hoess raconte comment Eicke (l'un des principaux instigateurs des camps) a inculqué la violence aux soldats en charge de la surveillance ; une brutalité dont ils ne se départiront jamais par la suite.
Des différents types de prisonniers, outre les opposants politiques et les prisonniers de droit commun, il évoque particulièrement les témoins de Jéhovah et leur absolu pacifisme, les homosexuels et les Tziganes. Tous ont subi des mauvais traitements, ont été les victimes d'assassinats arbitraires et du délabrement progressif des camps après l'entrée en guerre. Hoess, en tant que commandant, dit avoir été accaparé par la construction d'Auschwitz et l'agrandissement exponentiel qu'exigeait Himmler. En ce qui concerne les mauvais traitements, il les impute à ses subordonnés.
Cependant aucun de ces différents groupes de prisonniers n'a été désigné pour être exterminé radicalement, à la différence de « la solution finale de la question juive » (qui fait, dans ce livre, l'objet d'une annexe). Un plan secret que Rudolf Hoess atteste avoir mis en oeuvre sur l'ordre d'Himmler ; les modalités étant discutées avec Eichmann. Mais Hitler avait ouvert en même temps un nouveau front à l'Est et la demande de main d'oeuvre pour l'industrie de l'armement se faisait de plus en plus pressante, aussi Rudolf Hoess dit avoir reçu des ordres contradictoires pour maintenir en vie les Juifs en état de travailler.
Quoi qu'il en soit, il a écrit ses mémoires non pas pour se confesser mais pour se justifier. Il ne renie aucunement son engagement nazi, ne ressent aucune responsabilité personnelle mais accepte sa responsabilité uniquement parce que le règlement le dit : « Mais je n'ai jamais été cruel et je ne me suis jamais laissé entraîner à des sévices. Bien des choses se sont produites à Auschwitz – soi-disant en mon nom et sur mes ordres – dont je n'ai jamais rien su : je ne les aurais ni tolérées ni approuvées. Mais puisque c'était à Auschwitz j'en suis responsable. le règlement du camp le dit expressément : le commandant est entièrement responsable pour toute l'étendue de son camp. » Il se présente comme un exécutant d'ordre zélé et soumis, et d'autre part comme un commandant incompris par des subordonnés incapables et fanatisés par la violence. Quand il évoque le premier homme qu'il a tué en tant que soldat, la première exécution à laquelle il a assistée, les massacres dans les chambres à gaz, chaque fois il exprime son dégoût, sa pitié, son angoisse et il conclut en disant :
« Que le grand public continue donc à me considérer comme une bête féroce, un sadique cruel, comme l'assassin de millions d'êtres humains : les masses ne sauraient se faire une autre idée de l'ancien commandant d'Auschwitz. Elles ne comprendront jamais que, moi, aussi, j'avais un coeur… »
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Totalitarismes
  05 mars 2015
Ce livre est le récit d'un rare témoignage écrit de la propre main d'un bourreau Nazi, celui de Rudolf Hoess, dans sa cellule en février 1947, avant d'être condamné à mort le 2 avril 1947, puis pendu à Auschwitz le 7 avril de cette même année.
On est surpris de découvrir à travers l'existence de Rudolf Hoess un personnage ambivalent, à la fois : "ordinaire", bon père de famille, intelligent, cultivé, travailleur voire méticuleux, ambitieux mais trop zélé et qui écrit très bien ; et en même temps, quelqu'un qui n'est pas fou (au sens psychologique ou "clinique" du terme) puisque parfaitement capable d'analyser le cheminement qui l'a conduit à sa propre INHUMANITE.
Une circonstance donc aggravante (si cela est encore possible !) dans sa complète responsabilité lors de cette monstruosité que fut l'Holocauste.
Au début, le ton de son récit est descriptif quant à sa vie privée comme celle d'un homme "ordinaire".
Mais au fil de la lecture son cynisme augmente graduellement. Il se permet même le droit de juger défavorablement les sévices et crimes perpétrés par ses "collègues" Nazis ; avec même à certains moments, la sensation de détachement, comme s'il décrivait une situation atroce à laquelle il serait totalement étranger.
Alors, qu'il est lui-même le Commandant en chef du plus grand camp mixte : de concentration et d'extermination, celui d'Auschwitz, de tout le système Totalitaire Nazi, et par conséquent entièrement responsable du génocide de CENTAINES de MILLIERS de familles : enfants, femmes, vieillards, hommes... !
On comprend alors mieux son indifférence totale et son mépris absolu pour : la NATURE HUMAINE.
Sa "réflexion" s'enfonce toujours plus dans l'effroi par la déshumanisation des victimes, lorsqu'il explique qu'il fut soulagé d'apprendre que les Nazis n'allaient, non plus exterminer les Juifs par des campagnes de fusillades de masse, mais... par le gaz.
En effet, pour Rudolf Hoess, non seulement il s'agissait "juste" de changer de "technique" de massacre (sans évidemment se soucier le moins du monde du meurtre de ces victimes) mais en plus, ce changement de "méthode" intervenait uniquement parce que les fusillades massives ne permettaient plus de décimer à une suffisamment grande échelle, compte tenu de l'importante quantité de victimes Juives à anéantir !
De surcroît, il ne se préoccupait absolument pas du sort de ces MILLIONS de victimes, mais plutôt de la santé mentale des bataillons SS (les Einsatzgruppen) qui risquaient de finir par être écoeurés dans leur "mission" d'éradication.
On peut également relever le cynisme total dont fait preuve Rudolf Hoess, lorsqu'il parle avec condescendance et dédain des Sonderkommandos.
Ces "équipes spéciales" (principalement composées de Juifs) étaient "recrutées" avec comme terrifiantes "missions" obligatoires, celles : de faire se déshabiller les déportés, les faire entrer dans les Chambres à gaz, puis une fois gazés, de sortir les corps des Chambres à gaz en les traînant jusque dans les fours crématoires.
Puis, périodiquement ces Sonderkommandos étaient exterminés à leurs tours.
On retrouve ici, ce processus de déshumanisation des victimes permettant aux bourreaux de se "dédouaner" psychologiquement de leurs crimes, comme l'écrit Geneviève Decrop dans la préface du livre : "Le mécanisme de refoulement du doute et de la culpabilité devant le sentiment de faiblesse."
Enfin, ce sont : son engagement radical dans l'Idéologie antisémite Totalitaire Nazie du IIIème Reich, sa grande lâcheté, mais aussi le fait de se conduire en "fonctionnaire" zélé, qui ont amené Rudolf Hoess à commettre cet indicible MAL ABSOLU.
Il s'est donc transformé dans les actes, en un monstre sanguinaire complètement insensible à une valeur pourtant essentielle : LE RESPECT POUR LA VIE HUMAINE.
On trouve également dans l'ouvrage de Gitta Sereny "Au fond des ténèbres : un bourreau parle, Franz Stangl, commandant de Treblinka", le profil d'un autre bourreau Nazi, celui donc de Franz Stangl, le Commandant de Treblinka, interviewé par l'auteur dans sa prison en 1971.

Confer également d'autres ouvrages aussi passionnants sur le même thème, de :
- Gitta Sereny "Au fond des ténèbres : un bourreau parle, Franz Stangl, commandant de Treblinka" ;
- Tzvetan Todorov Mémoire du mal, Tentation du bien : enquête sur le siècle ;
- Tzvetan Todorov Face à l'extrême ;
- Hannah Harendt Eichmann à Jérusalem ;
- Hannah Harendt le système totalitaire : Les origines du totalitarisme ;
- Shlomo Venezia Sonderkommando : Dans l'enfer des chambres à gaz ;
- David Rousset L'Univers concentrationnaire ;
- Primo Levi Si c'est un homme ;
- Primo levi Les Naufragés et les Rescapés : Quarante ans après Auschwitz ;
- Michel Terestchenko Un si fragile vernis d'humanité : Banalité du mal, banalité du bien.
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laurentgui
  04 avril 2015
Comme le titre l'indique, il s'agit d'un mémoire rédigé par Rudolf Hoess après la guerre, pendant son dernier séjour en prison et avant sa pendaison à Auschwitz. SS spécialisé dans l'administration des camps de concentration (qui deviendront des camps d'extermination), il livre de nombreux éléments ou détails qu'ils soient techniques, organisationnels, sociologiques ou politiques. Pour ma part, cette lecture a fait suite au roman de Robert Merle inspiré de la vie et des confessions de R. Hoess. Et, effectivement, le mémoire de ce dernier offre un éclairage encore différent sur le personnage qu'il incarne. On y trouve — et c'est troublant — un homme qui ne semble pas fortement névrosé ou déviant et pas non plus fanatique ni religieux ni politique. On voit un homme effectivement antisémite et nationaliste, croyant à l'hégémonie allemande, et qui l'assume ; on voit aussi un militaire passionné doublé d'un patriote de la première heure ; en sus, il s'agit effectivement d'un homme qui a le souci sérieux d'accomplir ses missions et d'atteindre ses objectifs comme de proposer un commandement irréprochable. Autant d'aspects d'une personnalité qui ne sont pas des raretés et qui font habituellement un bon soldat. D'ailleurs, il semble que la ligne de défense de Hoess était de ne pas se distinguer de ceux qui étaient au front (ce qu'il a toujours voulu faire). Cette lecture m'a souvent mis mal à l'aise, car cet homme qui a accompli un travail monstrueux à l'extrême, n'est apparemment pas aussi anormal, inhumain ou bon à interner que ce à quoi on pourrait et voudrait s'attendre. La préface, la postface et les notes apportent d'autres détails et parfois des contrepoints intéressants. Entre autres, je citerais le fait qu'une grande partie du peuple allemand avait connaissance de l'extermination des juifs, mais qu'elle y était indifférente. Tout cela m'amène à adhérer à l'idée qu'une poignée de leaders du régime nazi a effectivement donné des ordres, proposé ou imposé une doctrine, mais que tout n'aurait pas été possible sans le peuple allemand qui a très largement adhéré à ce système, que ce soit comme Hoess en ne le remettant pas en cause et en acceptant de mener à bien des missions comme l'extermination, ou comme 1/3 au moins de la population en y étant indifférent. Une lecture parfois difficile, car éveillant de nombreux sentiments ou questions, mais instructive.
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akhesa
  13 avril 2015
Je ne sais trop comment me positionner face a cette lecture,j'avais tres envie de le lire et je ne suis aucunement decue;mais je suis perdue car Hoess reconnait sa culpabilite mais s'estime victime de l'endoctrinement national-socialiste.Je considere cet ouvrage comme temoin mais non comme une jutification des actes reprehensibles des dignitaires nazis
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Citations & extraits (7) Voir plus Ajouter une citation
horlinehorline   31 mars 2011
« Les SS étaient les seuls soldats à être jour et nuit, même en temps de paix, en contact avec l’ennemi, cet ennemi qu’ils gardaient derrière les fils de fer barbelés. » Il y a dans cette phrase l’essentiel du programme SS : un endoctrinement forcené destiné à faire reconnaître dans tout indésirable désigné par le régime un ennemi radical, un entraînement implacable à la dureté et à l’insensibilité à tout sentiment humain de pitié, épinglé comme faiblesse. Il s’agissait, comme le disait Hoess, d’abdiquer sa propre personnalité et de se réduire à un état de soumission absolue aux ordres.
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raynald66raynald66   17 juin 2016
j'entendis aussi les paroles cinglantes d'un vieil homme qui se tenait tout près de moi : "Ce massacre des Juifs, l'Allemagne le paiera cher"
Je lisais la haine dans ses yeux. Mais il entra calmement dans la
chambre à gaz sans se préoccuper des autres
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akhesaakhesa   13 avril 2015
L'egoisme feroce ne se manifeste nulle part aussi brutalement qu'en prison.L'instinct de conservation incite les hommes a prendre une attitude d'autant plus egoiste que leur vie est plus difficile
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akhesaakhesa   16 avril 2015
La douleur est la seule force qui est creee avec rien,sans frais et sans peine.Il suffit de ne pas voir,de ne pas ecouter,de ne pas faire
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akhesaakhesa   13 avril 2015
La terreur que les puissants font regner parmi les internes dans un camp de concentration est trop absolue pour qu'on puisse se risquer a l'affronter
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