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EAN : 9782264077776
312 pages
10-18 (18/02/2021)
3.93/5   107 notes
Résumé :
Californie, juin 1866. Crimson Dyke, agent des services secrets, sillonne l'Ouest et traque les faux-monnayeurs pour les livrer à la justice. Tandis qu'il est de passage dans une ville, un cadavre atrocement mutilé est découvert. Crimson intervient et se heurte aux autorités locales. Mais lorsque d'autres crimes sont commis, ce sont les superstitions et les haines qui se réveillent. Crimson décide alors d'enquêter, traqué à son tour par les shérifs véreux et les cha... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (51) Voir plus Ajouter une critique
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L'agent des services secrets Crimson Dyke sillonne la Californie de 1866 pour arrêter les faux-monnayeurs. Son parcours d'itinérant lui fait incidemment remarquer les similitudes entre plusieurs meurtres atrocement commis dans différentes villes. Mais son intervention est très mal accueillie par les autorités locales, bien décidées à étouffer ces affaires. Pendant que la vindicte des populations se tourne une fois de plus contre les Amérindiens, Crimson se retrouve seul à mener une enquête digne de ce nom, s'attirant d'impitoyables représailles. le voilà à son tour devenu gibier...


Michaël Mention revisite le western en le débarrassant de ses clichés, et nous sert une histoire noire et désabusée que l'on ressent volontiers assez représentative de la réalité historique. Les protagonistes, pour la plupart misérables, ne s'obstinent dans ces terres hostiles qu'avec l'obsession désespérée d'y trouver enfin un terme à leur indigence. Les appétits sont féroces et la gâchette facile, dans cet environnement sauvage où chacun n'a que la hâte de se servir à tout prix, n'en déplaise aux quelques représentants de l'ordre incapables d'omniprésence. D'ailleurs, encore faudrait-il que ces derniers, du haut de leur maigre traitement, résistent à la corruption et aux intimidations de plus puissants, pressés de s'assurer la main mise sur le pays, au travers de ses mines d'or ou de ses compagnies de chemin de fer.


Efficace et brutale, la narration a tôt fait de nous plonger dans une intrigue pleine de rebondissements et de clins d'oeil intelligents. L'imperturbable « poor and lonesone » Crimson, bien décidé à rester ferme sur sa fidèle monture et sur son droit chemin, se retrouve confronté à une société d'hommes aussi frustes, sales et puants, qu'avides et dépourvus de scrupules, en tous les cas tout aussi capables de cette barbarie qu'ils attribuent aux Amérindiens. Ceux-ci ne sont pas les seuls à en faire les frais. Il faut y ajouter les Mexicains, les Noirs – le Ku Klux Klan vient d'être créé –, et les femmes, puisque, à cette époque, « dans l'Ouest, neuf femmes sur dix auraient été violées au moins une fois ».


Frappé au coin d'une discrète ironie, ce polar-western-roman noir s'avère aussi divertissant que réaliste et solidement documenté. Séduit par son style corrosif, son rythme prenant et l'abondance de ses références, ses lecteurs peuvent se réjouir qu'il soit le premier d'une série à venir, consacrée à l'agent Crimson.

Lien : https://leslecturesdecanneti..
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Tout " gamin " comme on dit , j'adorais lire les illustrés dits " de cow- boys " et regarder les westerns avec , entre autres , le célèbre John Wayne . Et puis , ce genre est devenu un " sous genre " puis est complètement tombé en désuétude
Ainsi va la vie , les goûts changent , évoluent, c'est la loi même de l'évolution des êtres et de leurs activités....
Aussi , lorsqu'un écrivain aussi talentueux que Michael Mention s'est lancé dans ce challenge un peu fou de " remettre au goût du jour " le Far West " , j'ai pris mon colt , sauté en selle et me suis lancé à l'aventure , en Californie , à la découverte de ce " nouveau monde " , un pays en reconstruction après la guerre civile . Alors , autant le dire tout de suite , je n'ai rien , mais rien retrouvé de ce que ma mémoire me restituait , rien mais rien et , pourtant , j'ai tout simplement adoré . Je ne saurais dire si l'on doit qualifier cet ouvrage de polar ou de roman noir , mais ce dont je suis certain , c'est qu'il existe tout d'abord à travers l'époque et une ambiance toute particulière avec une excellente description de la vie quotidienne . On y aborde des thèmes aussi particuliers que la nourriture , l'importance d' une bonne monture et , à travers le personnage de Crimson Dyke , la rémunération " faiblarde " des agents des services secrets de l'état.... Ce personnage " principal " , parlons - en .Ce n'est pas un cow- boy , pas un shériff , c'est un simple agent missionné par " l'United States Secret Service " nouvellement créé pour lutter contre les faux - monnayeurs , un simple agent qui va s'éloigner de sa fonction première pour s'intéresser à des meurtres et , poussé par son intégrité sans faille , va chercher à en confondre les coupables . C'est un personnage fort que nous présente Michael Mention , dans un monde qui cherche la stabilité mais doit tout de même s'opposer à des individus bien peu scrupuleux .A ce titre , il sera intéressant de placer en opposition , les personnages de Walter et Kovalski .
Ajoutons que l'écriture de l'auteur est incroyablement juste , brutale , efficace , que l'humour , non pas dans les situations mais dans les références ( noms propres , musique ) est aussi bien présent et on admettra que ce roman a été travaillé , subtilement réfléchi, et que ce ne sera pas un hasard si l'adhésion d'un large public lui sera réservée, je le pense . Pas un hasard non plus que cette parution inédite directement au format poche . le western , genre populaire s'il en fut , retrouve ses lettres de noblesse avec Michael Mention . Une " revisite " qui m'a séduit, je l'avoue et replongé dans un monde que je croyais à jamais révolu . John Wayne n'y aurait sans doute pas sa place , tout y est bien trop différent , vous le verrez , mais est- ce si grave ?L'important est sans doute de voir revenir au premier plan , un genre qui a accompagné tant de gens il y a ....oui , bon , ça va...Merci à Michael Mention pour cette heureuse initiative .
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Crimson Dyke est un agent des Services Secrets qui sillonne les États-Unis à la recherche des faux-monnayeurs qu'il livre ensuite au juge. En 1866, en Californie du Nord, il met la main sur un certain Brad O'Herlily qui fera la route jusqu'à Gold Greek, une corde autour du cou, attaché à la selle de son cheval. Une fois à destination, il remet le faussaire au Marshal, informe via un télégraphe Washington et quitte la ville. À Providence où il amène un certain Eliot, il est accueilli avec méfiance par le Sheriff Kowalski qui, visiblement, tient à la tranquillité de sa ville. Pourtant, le soir même, des cris alarment toute la population qui, abasourdie et choquée, découvre le corps de l'un d'eux, Gary, sans vie, plusieurs coups de lame ayant eu raison de lui. Serait-ce le fait d'un rôdeur ? D'un déserteur ? D'un Indien ? Soupçonneux, Crimson découvre très vite que Gary est le deuxième homme tué dans les mêmes conditions...

Une série de crimes étouffés et donc impunis, voilà ce qui attend l'agent Crimson Dyke alors qu'il sillonne les routes de la Californie du Nord. Curieux, intrigué et droit, il ne lui faudra que peu de temps pour se décider à mener l'enquête lui-même, n'en déplaise visiblement à certains, pour la plupart hauts placés ou décorés, qui n'attendaient rien d'autre que le temps n'apaise les esprits. Sur sa route, il fera, entre autres, la connaissance du Sheriff Kowalski et de son ami, le juge Clifford, tous les deux ne voyant que leurs intérêts, la maîtresse d'école itinérante, Dorothy, qui ne le laissera pas indifférent, les redoutables Four Seasons ou encore l'impitoyable Mr Benedict. Toute une galerie de personnages denses, hauts en couleurs, la plupart sans scrupules, avides de pouvoir, violents et à la gâchette facile qui se battent et débattent face à l'injustice et au mépris, au coeur de ces contrées désertiques, sous un soleil plombant. Michaël Mention nous offre un western trépidant, vif et fort bien documenté (de la naissance du KKK aux inventeurs du Smith & Wesson en passant par le tremblement de terre de San Francisco). Sans concession et avec beaucoup de noirceur, il dépoussière le western.
Une chevauchée où seule règne la loi du plus fort...
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Ah tiens, Michaël Mention, un moment que je veux le lire cet auteur. Paraît qu'il est bien. Oh et un western, en plus ? Excellent timing, allons-y, faisons connaissance.
1866, dans une Californie écrasée sous un cagnard qui tabasse à l'aveugle où en plus de ne pas avoir d'ombrelle, il ne fait pas bon être faux-monnayeur vu qu'on est presque sûr de tomber sur Crimson Dyke, agent des services secrets américains fraichement recruté et prêt à ramener tous ces faussaires dans le giron de l'état et de ses prisons dont les cailloux à casser n'attendent que leurs petits bras musclés. Un nouveau boulot qui devient vite une routine pour l'agent Dyke, jusqu'à ce que des fermiers-chercheurs d'or salement éventrés aient le goût plus que discutable d'émailler sa route. Serait-ce l'oeuvre du premier serial killer de l'histoire américaine ?

Et voilà, c'est pile là qu'on se retrouve plongé dans du western tout sauf spaghettivement classique, farewell Gary Cooper, Audie Murphy et autres Luigi Pistilli. D'accord, c'est le Far West mais dammit on se croirait à New-York époque moderne et c'est finalement tout le charme de ce roman. Des chevaux, des indiens (et des massacres donc), des fils de télégramme qui goupinent H24, l'alliance des deux Pacific Railroad visant à relier l'Est à l'Ouest, des chercheurs d'or et des institutrices girondes, pas mal d'éléments du western sont bien présents mais fondus dans du polar tellement noir qu'on ne sait plus très bien le genre qu'on tient entre les mains et c'est plutôt chouette.
A coup d'images qui font mouches et de phrases concises et brutales qui claquent comme des coups de .38 Smith & Wesson associées à des personnages hauts en couleur de dégueulasserie, entre un entrepreneur tas de saindoux qui semble mener le pays à lui tout seul, des notables véreux et les Season Brothers, tueurs sans foi ni loi ni réels noms d'ailleurs (hormis Winter, Fall, Summer et Spring... Les Season quoi !), Michael Mention s'éclate et nous entraîne sans difficulté dans sa kermesse de villages fantômes qui n'existent et ne durent que le temps de trouver une hasardeuse minuscule et riquiqui pépite d'or qui cherchait son chemin.

Avec ce titre en forme de citation biblique tiré de l'Apocalypse, rien que ça ( « Dehors les chiens, les enchanteurs, les impudiques, les meurtriers, les idolâtres, et quiconque aime et pratique le mensonge ! » ) sous-titré "tome 1", ce roman semble n'être qu'un prélude à de trépidantes et sauvages aventures à venir. On n'a pas fini d'entendre parler de Crimson Dyke, d'ailleurs qu'en dit Michaël Mention ? "Je ne veux pas trop en révéler sur lui, je réserve ça aux volets suivants, mais je dirais que c'est un nihiliste à tendance idéaliste. Un homme usé qui n'a guère confiance en l'avenir, mais pas assez usé pour se tirer une balle. C'est sur cet équilibre-là que j'ai construit sa psychologie, son rapport aux autres. Crimson est un bloc d'intégrité, qui s'évertue à rester civilisé dans un monde bouillonnant. C'est un arbre dans la tempête : il résiste, il résiste, puis un jour, ça craque. Et là, comme dirait l'autre, « ça va chier »."
Eh bah si ça met pas l'eau à la bouche, ça ! Et c'est tant mieux, beaucoup de questions concernant cet intéressant personnage sont restées sans sérieuses réponses, titillant la curiosité juste ce qu'il faut...
Vite, la suite !
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Mention dans le polar, c'est pouce en l'air systématique.
Mention dans le western, c'est pas ce que je préfère.

En même temps, je ne peux m'en prendre qu'à moi-même.
Il y était dit en quatrième de couv' que Dehors les chiens réinventait le western.
Je dois être old school.

Crimson Dyke est dans la place.
Grande, la place.
L'Ouest Américain comme terrain de chasse.
Agent des services secrets, ça vous pose un cv.
Ça aurait tendance à réfréner les ardeurs de votre interlocuteur récalcitrant, itou.
Le bonhomme est sur la brèche.
Un, puis deux, puis... cadavres mutilés assortis d'autorités locales peu enclines à lui prêter main forte, il n'en faudra pas plus à Dyke pour endosser le costume du clébard dans un jeu de quilles.

J'ai pas accroché plus que ça.
La trame se veut plutôt agréable sans décrocher le prix de l'originalité outrancière.
Le phrasé, aussi cinglant qu'un coup de revolver et avaricieux qu'un Irlandais pure souche, m'aura rapidement lassé.
Je me doute qu'à l'époque, on flinguait d'abord pour taper la discute ensuite, mais quand même.

Bref, le moment fut honnête.
De là à dire que j'y reviendrai, c'est une autre histoire.
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critiques presse (1)
LaProvence
18 mars 2021
On prend plaisir à la lecture de ce polar au pays du Western. On n'a qu’un regret : ne pas mieux connaître cette immense région pour en tirer tout le sel !
Lire la critique sur le site : LaProvence
Citations et extraits (22) Voir plus Ajouter une citation
Ils étaient là depuis des siècles. Des millions d'Amérindiens répartis à travers le continent en d'innombrables tribus. Chacune avait sa propre culture, ses croyances, et toutes vivaient en harmonie avec la nature, tuant les animaux uniquement pour se nourrir. La guerre, ils ne la menaient qu'entre eux, pour des enjeux territoriaux.
Puis, un jour d'octobre 1492, Colomb et ses épées sont venus les civiliser au nom de Dieu. Le Sud a été ensanglanté, pillé jusqu'au siècle suivant, où d'autres Européens ont envahi le Nord. Tortures, tueries, l'expansion s'est durcie au gré des empires coloniaux, exploitant les guerres entre tribus, lorsqu'on découvrit de l'or en Caroline en 1799. Dès lors, les Blancs sont arrivés en masse et le déclin des Indiens s'est accentué, de tractations biaisées en traités violés, d'expulsions en massacres.
En 1830, l'Indian Removal Act a enfoncé le clou. Cent mille déportés, quatre mille morts d'épuisement. Ceux ayant échappé à la « piste des larmes » n'ont connu qu'un court répit. Un peu de syphilis, beaucoup de variole, et les Indiens du Nord sont passés de sept millions à quatre cent mille.
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Aujourd'hui, la halte se fait à Anton Gulch, dans le comté d'Amador. À chaque ville, sa spécificité. Certaines ont une confiserie ou un Sheriff honnête, Anton Gulch possède une bibliothèque, ce qui attire de nombreux visiteurs. Toutes les semaines, des familles entières viennent ici pour apprendre à lire, à écrire, découvrir l'histoire du pays. En effet, malgré son espace réduit, cette bibliothèque propose un large choix. On y trouve la Bible, des romans, la Bible, des magazines, la Bible, des almanachs, la Bible, des biographies et des recueils de poésie, sans oublier la Bible.
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Qu'il est beau. Beau et déjà aveuglant, alors qu'il renaît à peine. Il n'y a pas à dire, le Seigneur a du goût ; dommage que ça ne concerne que la nature et les astres. Les hommes… les hommes, c'est autre chose. Laids, sales, barbares. Tous, même les autres. Oh, bien sûr, au détour d'une école, on trouve encore quelques âmes saines épargnées par le vice, mais leur pureté n'égalera jamais la grâce du soleil levant.
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Qu'il est beau. Beau et déjà aveuglant, alors qu'il renaît à peine. Il n'y a pas à dire, le Seigneur a du goût ; dommage que ça ne concerne que la nature et les astres. Les hommes... les hommes, c'est autre chose. Laids, sales, barbares. Tous, même les autres. Oh, bien sûr, au détour d'une école, on trouve encore quelques âmes saines épargnées par le vice, mais leur pureté n'égalera jamais la grâce du soleil levant.
Ainsi va la vie.
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Tous ces yeux vitreux, ces crânes éclatés, ces flancs ensanglantés sans aucune lance, ni la moindre flèche. L'armée de l'Union et sa stratégie rodée depuis des années : décimer les troupeaux pour affamer les Indiens. Il fallait y penser, d'autant que ces abattages en masse profitent à l'économie. Heureux les dépeceurs, tanneurs et vendeurs de peaux.
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Videos de Michaël Mention (23) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Michaël Mention
À l'occasion de la 19ème édition des quais du polar à Lyon, Michael Mention vous présente son ouvrage "Les gentils" aux éditions Belfond.
Retrouvez le livre : https://www.mollat.com/livres/2676892/michael-mention-les-gentils
Note de musique : © mollat Sous-titres générés automatiquement en français par YouTube.
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