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ISBN : 2264068787
Éditeur : 10-18 (01/01/2017)

Note moyenne : 3.84/5 (sur 70 notes)
Résumé :
Durant l’hiver 1835, sous le règne de Louis-Philippe. Dans un Paris rongé par la misère et les attentats, la police enquête sur un tueur d’enfants, issus des quartiers miséreux. Tous les indices orientent Allard, chef de la Sûreté, et son adjoint vers Lacenaire, le célèbre poète assassin. Incarcéré à la Conciergerie, celui-ci passe ses journées à recevoir des visiteurs et rédiger ses Mémoires. Un autre crime se produit, révélant davantage de similitudes avec ceux co... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (40) Voir plus Ajouter une critique
Stoufnie
  24 mai 2017
Michael Mention est toujours là où on ne l'attend pas ! Une vraie diversité dans ces romans . La voix Secrète vous emmène en 1835 à Paris. Notre couple royale est mort décapité, le peuple s'est apaisé, mais il ne faut pas grand-chose pour qu'il se révolte de nouveau. Louis Philippe règne, mais les activistes malmènent ce roi qui se durcit de plus en plus. le peuple meurt de faim encore et s'épuise au travail dans des conditions exécrables . Voilà la toile de fond de ce roman ! Rien à voir avec L'Australie de Bienvenue à Cotton's Warwick ou du match de foot de Jeudi noir . Là, nous sommes dans un polar historique sombre, puant.
Le très célèbre Lacenaire est emprisonné, il attend avec impatiente l'heure du couperet. le chef de la sûreté, Allard, se retrouve sur les traces d'un serial killer d'enfant. le problème, c'est qu'il imite les crimes de Lacenaire. Il n'en faut pas plus pour qu'Allard demande de l'aide à son ami Lacenaire.
Ma tête s'encastre dans la lucarne, où le sang d'Avril me réchauffe le cou. Ma vie s'arrête, ma légende débute. Moi, Pierre-François Larcenaire, trente-cinq ans, rejeté par mes parents, broyé par les jésuites et écoeuré par les riches, je suis heureux, que dis-je !, fier d'avoir été le premier dandy du crime.
Alors dans un premier temps, je vais quand même vous rappeler la réalité de cette histoire ! Pierre François Lacenaire est né en 1803 à Lyon et guillotiné le 9 janvier 1836 à Paris. C'était un escroc et criminel français, qui défraya la chronique. Mis en vedette par la presse avec la complicité des autorités dans un contexte politique dangereux, il se fait connaître comme poète-assassin, à la suite de la publication de ses mémoires et de ses chansons. (Merci Wikipédia)
La richesse de Michael Mention, pour moi, est sa capacité à nous décrire des lieux. Il me fait penser à Zola sans pour autant que ce cela soit long et rébarbatif. Adorant Zola pour ses descriptions de l'environnement, je dois dire que je suis fan de cette plume immersive. Les passages à la morgue sont peut-être les plus marquants. Au point de chasser les mouches en lisant ! On sent les odeurs nauséabondes, on étouffe de ne pas vouloir respirer.
Je dois dire que c'est mon style littéraire de prédilection, les enquêtes dans un passé historique en France ou à l'étranger. C'est un exercice difficile avec beaucoup de contraintes car même si c'est une fiction, l'auteur se doit de ne pas faire de fautes chronologiques et d'être proche des conditions de vie de l'époque. Les lecteurs, moi la première, sont susceptibles de vérifier une info sur internet. Une erreur donne des conséquences fâcheuses pour le roman. C'est donc un lectorat exigeant. Michael Mention s'en tire brillamment.
Je dois aussi vous avouez que j'ai découvert grâce à ce roman, que le directeur de la Conciergerie de l'époque se nommait Lebel. Comment vous dire que j'avais régulièrement un sourire en pensant à notre auteur rouquin de Sans pitié, ni remords . le hasard nous fait de petits plaisirs comme ça ! Surtout qu'il lui arrive quelques mésaventures. Je ne sais pas si Michael Mention s'est joué de ça, mais cela m'a plu.
L'intrigue est prenante, ce roman court doit se faire une place dans votre bibliothèque. Vous devez découvrir cet auteur !
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belette2911
  05 février 2017
La force de Michaël Mention c'est qu'il change de genre à chaque roman, qu'il surprend ses lecteurs, arrivant là où on ne l'attend pas.
Michaël Mention peut aussi se targuer de m'avoir entrainé en Angleterre, dans les traces de l'Éventreur du Yorkshire, de m'avoir fait vibrer en me retranscrivant un match de foot, de m'avoir fait hurler de joie en saquant certains médias et de m'avoir fait claquer des dents, en Australie, par 50C° à l'ombre.
Là, il m'a fait soupirer d'aise de ne pas avoir vécu à Paris en 1835 ! Celui-là, on aurait pas trop envie de le visiter…
Pour la peine, en lisant comment les ouvriers étaient traités, combien d'heures ils prestaient et quelles misérables sommes ils gagnaient, je me sens riche, protégée et je bénis les avancées des syndicats ! sans oublier qu'à cette époque là, les gosses travaillaient aussi. Enfin, les miséreux.
Lacenaire le mercenaire ! Je ne connaissais pas ses faits et gestes, mais j'en sais un peu plus sur le lascar en ayant suivi une enquête sur ce qu'on appellerait maintenant un Copycat, sauf que le copieur, c'est des enfants qu'il tue, et pas de manière « propre » (si tant est qu'il peut exister une manière propre de tuer des gosses).
Le style d'écriture de Mention est bien là, c'est le sien, on ne s'y trompe pas. Là aussi il a dû bosser sa copie parce que tout est réaliste dans ce Paris de 1835, en hiver. Manquerait plus que le son et l'odorama et on frôlerait la perfection.
Mais on se passera des puanteurs de la ville, de ses abattoirs, de ses Halles, l'auteur nous plongeant déjà assez comme ça dans le réalisme !
Bien entendu, l'auteur mêle ici la réalité à la fiction, mais avec un tel brio qu'on ne sait plus où est la fiction, tant on se sent immergé dans l'Histoire avec un grand H. À tel point qu'on penserait bien que le récit fictionnel se retrouvera dans Wiki tant il est criant de réalisme.
Un roman historique noir, une plongée directe dans la misère des rues de Paris, une plongée dans ses lieux non fréquentables, du moins en haut-de-forme, une immersion dans ses lieux où trimait des pauvres gens, des esclaves, une fracture immense entre les riches et les pauvres, entre ceux qui ne demandait que le nécessaire à ceux qui possédaient le superflu…
Un roman où l'enquête sur leurs meurtres sordides frôle la politique, jamais loin, n'ayant pas envie que des émeutes éclatent, voulant à tout prix se protéger du scandale, ne voulant pas perdre ses privilèges.
Un roman où tout n'est pas toujours ce que l'on pense et où le lecteur pourrait se perdre en sympathisant avec Lacenaire qui n'est pas le pire, dans cette histoire (ni dans l'Histoire) ou en ne voulant voir que ce qu'on veut lui faire voir.
Une fois de plus Michaël est reçu avec Mention en nous proposant un polar noir historique loin de ses sentiers habituels, mais toujours avec sa plume unique et ses petites piques qui font mouche.

Lien : https://thecanniballecteur.w..
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gruz
  09 janvier 2017
La carrière d'écrivain de Michaël Mention suit une voie secrète qu'on pourrait résumer ainsi : se renouveler et surprendre, toujours. Impossible pour le lecteur d'anticiper le prochain coup. le plaisir engendré n'en est que plus intense.
Le voilà qui se frotte au roman historique et pique la curiosité, avec ce roman paru dans la belle collection poche de 10/18 : « Grands détectives ».
Comment arriver à faire du neuf avec du vieux ? Demandez donc à Mention. C'est bien à une enquête étonnante à laquelle il nous convie, dans le Paris de 1835. Une capitale si bien décrite qu'on croit réellement remonter dans le temps.
Sons…
Odeurs…
Images…
qui prennent vie par la grâce de l'écriture atypique mais néanmoins typique de l'auteur.
Michaël Mention, le caméléon, se fond dans cet environnement tout en gardant sa couleur spécifique, sa plume reconnaissable entre toute. Il la met au service de ce récit historique et noir, au goût de réel.
Il fait dire qu'il joue intelligemment avec le mélange réalité / fiction. Il met en scène plusieurs personnages ayant existés, comme le poète et assassin Pierre-François Lacenaire à qui il invente une étonnante mission de détective malgré lui.
Lacenaire, pierre angulaire d'un récit qui se veut autant roman noir que polar historique, autant immersion dans le passé que plongée dans les écrits d'un étonnant personnage.
L'écrivain sait se faire plus sobre pour se fondre dans l'ambiance de ce Paris-là (ah ces passages utilisant l'argot de l'époque !), tout en gardant ce qui fait aussi sa voix : l'approche politique et sociale.
Il ne faisait pas bon vivre à cette époque et à cet endroit. L'auteur nous le fait sentir (voir et entendre) avec son talent hors norme.
Michaël Mention a réussi à déployer une intrigue vraiment originale qui fait de la voix secrète bien davantage que juste un retour vers l'Histoire. C'est prenant, violent, lyrique, engagé et immersif.
Lien : https://gruznamur.wordpress...
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Bibliozonard
  14 janvier 2017
1835-1836
« Moi, je regrette que tous ces gens ne sachent pas lire pour savoir combien je les méprise. »
page 15, Lacenaire
Tout d'abord un lancement en 2 chapitres chargé à bloc en intensité, pour introduire l'histoire !
Dans lesquels vous découvrirez le personnage, un poète du début du XIXe, un assassin engagé contre le régime et la bourgeoisie en place : « J'ai agi de la sorte pour punir cette France de l'hypocrisie. le crime est franc et pur, ce que ne seront jamais le civisme et la bienséance. » (p.54) ; exécuté comme de coutume à l'époque, à la guillotine. Schlak !
Soulignons la grande complicité avec son ami l'inspecteur Allard, responsable principale de l'enquête ; celle des meurtres en série : des enfants de moins de 10 ans sauvagement assassinés et décapités.
Avant son exécution, à la conciergerie, l'intellectuel censé et entier qu'était Pierre-François Lacenaire prit le temps d'écrire ses mémoires. En parallèle, il participait à l'enquête des enfants à la tête tranchée.
L'ambiance historique est celle aussi d'une époque chaude.
Celles des attentats ratés contre Louis-Philippe, celui-ci étant peu apprécié à cause de la mouvance « pro républicaine » entre autres ; que dire des tentatives d'assassinats à répétitions avec des dommages collatéraux importants ? C'est la naissance de la République française et des moyens audacieux, sans scrupules et vicieux pour y arriver. À contre-courant, la radicalisation du roi en place pour maintenir son pouvoir, tel un président de notre temps, ajoutait de l'huile sur le feu. C'est l'image d'une France qui étouffe l'église et poursuit ses traditions comme la fête de Noël devenue vacances d'hiver… Une France qui saigne pour se libérer.
Court et fort de sens, entre hier à l'aube de la France décomplexée et aujourd'hui la grande fragile.

Critique visionnaire, acerbe, sur l'homme…pointant du doigt les comportements condamnables de l'être humain, en avance sur son temps, il dénonce avec folie et conviction.
« N'en déplaisent à mes admirateurs et à mes détracteurs, je ne suis ni un Robin des Bois, ni un opposant de plus à Louis-Philippe. Mon idéal, c'est moi, envers et contre vous. Je n'ai mené qu'un combat, celui de me préserver de votre morale, de votre roi et de votre dieu. Voilà, c'est dit. » P218
Lacenaire est un Nietzche enfermé, un Socrate qui va boire la ciguë, tous échappés de l'année 2017!
« Hommes, est-ce ma faute si je vous ai vus tels que vous êtes ? » (p64)
La voie secrète, ce sont les mots utilisés pour discréditer Lacenaire, pour transformer sa parole, jusqu'à ne plus savoir si ce qui est écrit l'est de sa propre main, c'est le chemin pris par son manuscrit…
donc, vous rencontrez une parcelle intrigante. La censure entraînant une sorte de rumeur sur un personnage capable de gêner un courant de pensée… La mystérieuse voie de la vérité.
Léger et riche, suspens de mise, chasse à l'homme stressante, réflexion très à propos avec nos jours agités, simplicité étincelante, exercice d'écriture exemplaire.
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sarahka21
  05 janvier 2017
Dans cet excellent roman thriller historique et biographique on suit les derniers mois de vie de Lacenaire, célèbre meurtrier et escroc sous le règne chahuté de Louis Philippe. Lacenaire est un psychopathe gentleman et philosophe, nihiliste et partageant avec nous sa vision pessimiste du monde, de la France et de la condition humaine. On s'attache de suite à lui et à sa personnalité atypique alors qu'il rêve de vivre enfin son « suicide par la guillotine » et ce malgré ses crimes et son évident mépris pour ces humains qu'il juge d'une grande médiocrité. Il reçoit dans sa prison de Paris des amis dans sa cellule dont le chef de la police Allard avec qui il parle littérature et philosophie autour de soupers fins. Il rédige aussi ses fameuses mémoires scandaleuses sur les raisons de ses meurtres et ses idées révolutionnaires ce qui nous offre de fameux passages issues de ces Mémoires parues après sa mort et sans doute modifiées pour les discréditer avant leur parution.
C'est alors qu'en Décembre 1835, des meurtres d'enfants ensanglantent et terrifient la capitale déjà frappée par diverses attentats républicains contre le roi Louis Philippe. Rapidement la police fait le lien avec les meurtres de Lacenaire que le meurtrier copie. Voila donc notre meurtrier philosophe condamné à mort mêler à cette affaire sordide contre son gré.
Ce roman est excellent c'est une immersion dans le Paris misérable sous Louis Philippe, les enfants employés dans des fabriques, les ouvriers harassés de travail et tous les mendiants, les prostituées qui déambulent dans les rues boueuses et sales d'avant le baron Haussmann... On suit les policiers dans leur enquête aux Halles, aux Abattoirs, dans des tripots où les artistes viennent boire de l'absinthe et chasser le dragon. le contexte historique est riche, plein de révolte et de changements et c'est passionnant !
La galerie de personnages historiques est attachante, surtout Lacenaire et Allard avec ses doutes et cette amitié hors norme, mais aussi Canler policier Bourru, ancien soldat napoléonien accroc a la fée verte et fin limier, mais aussi le chef de police Gisquet qui ferait n'importe quoi pour se maintenir à son poste de préfet, on croise aussi Thiers et le Roi qui ne sont pas dépeints sous leur meilleur jour. le dénouement de l'affaire est une gifle et franchement on ne peut s'y attendre, j'ai adoré, c'est très fort de la part de l'auteur Michael Mention qui a fait un énorme travail historique et biographique. Bref un thriller qui se lit vite , écrit au présent et mené tambour battant, un vrai plaisir à lire absolument !
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critiques presse (1)
LeFigaro   20 janvier 2017
L'auteur de polars entre dans la collection «Grands Détectives», où il publie un roman historique inspiré des derniers jours du poète assassin Lacenaire.
Lire la critique sur le site : LeFigaro
Citations et extraits (10) Voir plus Ajouter une citation
belette2911belette2911   28 janvier 2017
Je vis d'un côté une société de riches s'endormant dans ses jouissances et calfeutrant son âme contre de la pitié ; d'autre part, une société de misérables qui demandaient le nécessaire à des gens qui regorgeaient de superflu.
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belette2911belette2911   28 janvier 2017
N'en déplaisent à mes admirateurs et à mes détracteurs, je ne suis ni un Robin des Bois, ni un opposant de plus à Louis-Philippe. Mon idéal, c'est moi, envers et contre vous. Je n'ai mené qu'un combat, celui de me préserver de votre morale, de votre roi et de votre dieu. Voilà, c'est dit.
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sorayabxlsorayabxl   09 février 2017
Ma tête s'encastre dans la lucarne, où le sang d'Avril me réchauffe le cou. Ma vie s'arrête, ma légende débute. Moi, Pierre-François Larcenaire, trente-cinq ans, rejeté par mes parents, broyé par les jésuites et écœuré par les riches, je suis heureux, que dis-je !, fier d'avoir été le premier dandy du crime.
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vivelavie82vivelavie82   10 octobre 2017
Hommes,est-ce ma faute si je vous ai vus tels que vous êtes?Est-ce ma faute si j'ai vu partout l'intérêt personnel se couvrir du manteau de l'intérêt social, l'indifférence se cacher derrière l'amitié et le dévouement, la méchanceté et l'envie de nuire se décorer du beau nom de la vertu et de la religion?Tout enfant que j'étais, cette connaissance flétrit mon âme.
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sarahdevalmont6sarahdevalmont6   29 juin 2014
Comment puis-je être à la fois écoeuré par les miens et vouloir me faire entendre d’eux ? Curieuse ambivalence de l’écriture, où l’envie côtoie le besoin…
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Videos de Michaël Mention (21) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Michaël Mention
http://www.festival-sans-nom.fr/ https://www.facebook.com/LeFestivalSansNom/
6e Festival Sans Nom, le polar à Mulhouse. Témoignage des auteurs : Franck Thilliez parrain de l'édition 2018 du Festival, Michel Bussi invité d'honneur 2018, Maxime Gillio, Hervé Commère lauréat du prix littéraire du journal L'Alsace, Niko Tackian, Jean-Bernard Pouy, Mathieu Menegaux, Ian Manook, Roger Jon Ellory, René Manzor, Michaël Mention lauréat du Grand Prix du Festival Sans Nom, Benoît Philippon, Danielle Thiéry, Nicolas Beuglet, Barbara Abel
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