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EAN : 9782264068781
240 pages
10-18 (01/01/2017)
3.82/5   94 notes
Résumé :
Durant l’hiver 1835, sous le règne de Louis-Philippe. Dans un Paris rongé par la misère et les attentats, la police enquête sur un tueur d’enfants, issus des quartiers miséreux. Tous les indices orientent Allard, chef de la Sûreté, et son adjoint vers Lacenaire, le célèbre poète assassin. Incarcéré à la Conciergerie, celui-ci passe ses journées à recevoir des visiteurs et rédiger ses Mémoires. Un autre crime se produit, révélant davantage de similitudes avec ceux co... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (50) Voir plus Ajouter une critique
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marina53
  22 juillet 2021
9 janvier 1836, Paris. Sous bonne escorte et sous les cris du peuple qui réclament sa tête, Lacenaire, vêtu élégamment, se dirige vers l'échafaud. À ses côtés, son ami et amant, Avril. Après avoir nargué l'inspecteur Canler, il fait ses adieux au lieutenant Allard et c'est avec un immense soulagement, heureux de quitter cette France pathétique, qu'il observe la guillotine. Elle qu'il attend depuis si longtemps. La foule se tait, la lame s'abat...
... sur la tête de la petite Madeleine, 8 ans, qui roule sur le sol, avant d'être livrée au préfet Gisquet en ce 1er décembre 1835. Aussitôt, il fait venir Pierre Allard, le chef de la Sureté, à qui il confie l'enquête, bien que ce dernier a déjà une affaire en cours, l'attentat des républicains. La France qui connaît des heures déjà bien agitées, il va de soi que l'affaire ne doit pas s'ébruiter. Lorsque le corps d'un enfant est retrouvé sans tête, la police constate certaines similitudes avec les meurtres commis par Pierre-François Lacenaire. Or ce dernier est en prison, attendant la guillotine en écrivant ses Mémoires...
Lorsque des têtes puis des corps d'enfants sont retrouvés disséminés dans Paris, toute la population prend peur. L'ambiance n'étant pas au beau fixe depuis des mois (attentats, misère...), le lieutenant Allard est prié, par ses supérieurs, de résoudre cette horrible affaire au plus vite. Ce roman policier se démarque de par son aspect historique des plus passionnants. En effet, de par sa plume immersive et descriptive, Michaël Mention nous plonge parfaitement dans un Paris des années 1830 en relatant les terribles attentats visant le Roi (le plus meurtrier étant celui mené par Fieschi), la population qui se tue au travail ainsi que la misère sociale mais aussi en mettant sur le devant de la scène de véritables personnages, le préfet Gisquet ou encore Pierre-François Lacenaire, poète escroc et assassin. C'est d'ailleurs à partir de ses Mémoires que l'auteur a tissé son roman. Ainsi, en mélangeant les genres, il nous offre un roman sombre, captivant, mené tambour battant mais aussi glaçant.
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Crossroads
  28 mai 2021
Un Mention, mention très bien, une fois encore.
Mention ou l'art de mixer habilement Histoire et fiction afin d'instruire sans avoir l'air d'y toucher.
Nous sommes en 1835, à Paname.
On se les caille sévère suite à une nouvelle grève d'Engie.
Louis-Philippe sur le trône, Pierre-François Lacenaire incarcéré à la conciergerie et occupé à l'écriture de ses mémoires en attendant la faiseuse de veuves.
Le gars, y s'en fout, il est pas marié et ne semble vivre que pour ce moment fatidique, alors.
Tout irait presque pour le mieux dans le moins pire des mondes si des crimes d'enfants ne venaient hanter l'esprit souffreteux de parisiens un rien traumatisés par de tels agissements.
Un copycat sévirait-il en hommage à notre assassin poète ?
Allard, chef de la sûreté doublé du statut de proche, s'en va, tout de go, requérir l'aide précieuse de notre célèbre PFL.
Rien à voir avec le pseudo duo musical, tiens-je à préciser, pour respecter et sa mémoire et surtout ses esgourdes.
C'est court mais c'est bon.
Mention a taffé en amont et ça se sent.
Amalgamant habilement personnage historique intrigant et récit fictif addictif, l'on en ressort à la fois jouasse et un peu moins benêt ce qui, dans mon cas, ne suffira certes pas à masquer les innombrables lacunes dans moult domaines mais pourrait bien me permettre de faire illusion, l'espace d'un instant, durant mon dîner de con hebdomadaire.
Historique et paradoxalement rafraîchissant.
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PJN
  11 août 2020
Ce roman policier historique remplit les critères. Il nous plonge dans un contexte historique précis : le Paris de Louis-Philippe, avec l'intervention d'un personnage réel Lacenaire, l'évocation de la misère sociale et de la fragilité de la monarchie de Juillet, pour le cadre politique. La traque de l'assassin est prenante, avec un côté gore, mais la fin m'a paru abrupte.
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StefEleane
  24 mai 2017
Michael Mention est toujours là où on ne l'attend pas ! Une vraie diversité dans ces romans . La voix Secrète vous emmène en 1835 à Paris. Notre couple royale est mort décapité, le peuple s'est apaisé, mais il ne faut pas grand-chose pour qu'il se révolte de nouveau. Louis Philippe règne, mais les activistes malmènent ce roi qui se durcit de plus en plus. le peuple meurt de faim encore et s'épuise au travail dans des conditions exécrables . Voilà la toile de fond de ce roman ! Rien à voir avec L'Australie de Bienvenue à Cotton's Warwick ou du match de foot de Jeudi noir . Là, nous sommes dans un polar historique sombre, puant.
Le très célèbre Lacenaire est emprisonné, il attend avec impatiente l'heure du couperet. le chef de la sûreté, Allard, se retrouve sur les traces d'un serial killer d'enfant. le problème, c'est qu'il imite les crimes de Lacenaire. Il n'en faut pas plus pour qu'Allard demande de l'aide à son ami Lacenaire.
Ma tête s'encastre dans la lucarne, où le sang d'Avril me réchauffe le cou. Ma vie s'arrête, ma légende débute. Moi, Pierre-François Larcenaire, trente-cinq ans, rejeté par mes parents, broyé par les jésuites et écoeuré par les riches, je suis heureux, que dis-je !, fier d'avoir été le premier dandy du crime.
Alors dans un premier temps, je vais quand même vous rappeler la réalité de cette histoire ! Pierre François Lacenaire est né en 1803 à Lyon et guillotiné le 9 janvier 1836 à Paris. C'était un escroc et criminel français, qui défraya la chronique. Mis en vedette par la presse avec la complicité des autorités dans un contexte politique dangereux, il se fait connaître comme poète-assassin, à la suite de la publication de ses mémoires et de ses chansons. (Merci Wikipédia)
La richesse de Michael Mention, pour moi, est sa capacité à nous décrire des lieux. Il me fait penser à Zola sans pour autant que ce cela soit long et rébarbatif. Adorant Zola pour ses descriptions de l'environnement, je dois dire que je suis fan de cette plume immersive. Les passages à la morgue sont peut-être les plus marquants. Au point de chasser les mouches en lisant ! On sent les odeurs nauséabondes, on étouffe de ne pas vouloir respirer.
Je dois dire que c'est mon style littéraire de prédilection, les enquêtes dans un passé historique en France ou à l'étranger. C'est un exercice difficile avec beaucoup de contraintes car même si c'est une fiction, l'auteur se doit de ne pas faire de fautes chronologiques et d'être proche des conditions de vie de l'époque. Les lecteurs, moi la première, sont susceptibles de vérifier une info sur internet. Une erreur donne des conséquences fâcheuses pour le roman. C'est donc un lectorat exigeant. Michael Mention s'en tire brillamment.
Je dois aussi vous avouez que j'ai découvert grâce à ce roman, que le directeur de la Conciergerie de l'époque se nommait Lebel. Comment vous dire que j'avais régulièrement un sourire en pensant à notre auteur rouquin de Sans pitié, ni remords . le hasard nous fait de petits plaisirs comme ça ! Surtout qu'il lui arrive quelques mésaventures. Je ne sais pas si Michael Mention s'est joué de ça, mais cela m'a plu.
L'intrigue est prenante, ce roman court doit se faire une place dans votre bibliothèque. Vous devez découvrir cet auteur !
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belette2911
  05 février 2017
La force de Michaël Mention c'est qu'il change de genre à chaque roman, qu'il surprend ses lecteurs, arrivant là où on ne l'attend pas.
Michaël Mention peut aussi se targuer de m'avoir entrainé en Angleterre, dans les traces de l'Éventreur du Yorkshire, de m'avoir fait vibrer en me retranscrivant un match de foot, de m'avoir fait hurler de joie en saquant certains médias et de m'avoir fait claquer des dents, en Australie, par 50C° à l'ombre.
Là, il m'a fait soupirer d'aise de ne pas avoir vécu à Paris en 1835 ! Celui-là, on aurait pas trop envie de le visiter…
Pour la peine, en lisant comment les ouvriers étaient traités, combien d'heures ils prestaient et quelles misérables sommes ils gagnaient, je me sens riche, protégée et je bénis les avancées des syndicats ! sans oublier qu'à cette époque là, les gosses travaillaient aussi. Enfin, les miséreux.
Lacenaire le mercenaire ! Je ne connaissais pas ses faits et gestes, mais j'en sais un peu plus sur le lascar en ayant suivi une enquête sur ce qu'on appellerait maintenant un Copycat, sauf que le copieur, c'est des enfants qu'il tue, et pas de manière « propre » (si tant est qu'il peut exister une manière propre de tuer des gosses).
Le style d'écriture de Mention est bien là, c'est le sien, on ne s'y trompe pas. Là aussi il a dû bosser sa copie parce que tout est réaliste dans ce Paris de 1835, en hiver. Manquerait plus que le son et l'odorama et on frôlerait la perfection.
Mais on se passera des puanteurs de la ville, de ses abattoirs, de ses Halles, l'auteur nous plongeant déjà assez comme ça dans le réalisme !
Bien entendu, l'auteur mêle ici la réalité à la fiction, mais avec un tel brio qu'on ne sait plus où est la fiction, tant on se sent immergé dans l'Histoire avec un grand H. À tel point qu'on penserait bien que le récit fictionnel se retrouvera dans Wiki tant il est criant de réalisme.
Un roman historique noir, une plongée directe dans la misère des rues de Paris, une plongée dans ses lieux non fréquentables, du moins en haut-de-forme, une immersion dans ses lieux où trimait des pauvres gens, des esclaves, une fracture immense entre les riches et les pauvres, entre ceux qui ne demandait que le nécessaire à ceux qui possédaient le superflu…
Un roman où l'enquête sur leurs meurtres sordides frôle la politique, jamais loin, n'ayant pas envie que des émeutes éclatent, voulant à tout prix se protéger du scandale, ne voulant pas perdre ses privilèges.
Un roman où tout n'est pas toujours ce que l'on pense et où le lecteur pourrait se perdre en sympathisant avec Lacenaire qui n'est pas le pire, dans cette histoire (ni dans l'Histoire) ou en ne voulant voir que ce qu'on veut lui faire voir.
Une fois de plus Michaël est reçu avec Mention en nous proposant un polar noir historique loin de ses sentiers habituels, mais toujours avec sa plume unique et ses petites piques qui font mouche.

Lien : https://thecanniballecteur.w..
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critiques presse (1)
LeFigaro   20 janvier 2017
L'auteur de polars entre dans la collection «Grands Détectives», où il publie un roman historique inspiré des derniers jours du poète assassin Lacenaire.
Lire la critique sur le site : LeFigaro
Citations et extraits (22) Voir plus Ajouter une citation
marina53marina53   22 juillet 2021
Le temps.
Avant, nous vivions avec lui, et voilà qu'il s'est mis à nous tuer. Dans ce siècle en mutation, soumis à l'horloge. Elle qui angoisse l'ouvrier dès le réveil, lui fait redouter une amende en cas de retard, le martyrise toute la journée et le presse sur le chemin du retour. Impatient de retrouver les siens, eux-mêmes impatiens de se coucher pour reposer leurs corps brisés.
Le temps, notre bourreau. Tous esclaves, du mourant redoutant la fin au journalise bâclant son article pour obtenir ses sous, en passant par le roi et sa soif d'immortalité.
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marina53marina53   22 juillet 2021
La société renferme en elle les germes de tous les crimes qui vont se commettre, en même temps que les facilités nécessaires à leur développement. C'est elle, en quelque sorte, qui prépare ces crimes, et le coupable n'est que l'instrument qui les exécute. Tout état social suppose donc un certain nombre et un certain ordre de délits qui résultent comme conséquence nécessaire de son organisation.
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belette2911belette2911   28 janvier 2017
Je vis d'un côté une société de riches s'endormant dans ses jouissances et calfeutrant son âme contre de la pitié ; d'autre part, une société de misérables qui demandaient le nécessaire à des gens qui regorgeaient de superflu.
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marina53marina53   22 juillet 2021
La nuit est double. De prime abord stimulante, elle se nourrit de l'usure et pervertit les certitudes en doutes.
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belette2911belette2911   28 janvier 2017
N'en déplaisent à mes admirateurs et à mes détracteurs, je ne suis ni un Robin des Bois, ni un opposant de plus à Louis-Philippe. Mon idéal, c'est moi, envers et contre vous. Je n'ai mené qu'un combat, celui de me préserver de votre morale, de votre roi et de votre dieu. Voilà, c'est dit.
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