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ISBN : 286959979X
Éditeur : Arléa (01/03/2012)

Note moyenne : 3.62/5 (sur 12 notes)
Résumé :
"- Cécile. Cécile, il faut que je te dise.
Sa voix est sourde, étonnamment basse.
- Ces jours où tu n'étais pas là, il s'est passé quelque chose de grave. J'ai eu des relations sexuelles avec des hommes."

Cécile et François forment un couple a priori ordinaire et heureux. Pourtant, depuis le commencement, un angle mort borne leur vie commune. L'été où meurt sa grand-mère, François bascule et passe à l'acte. Bouleversée par l'aveu de son ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (8) Voir plus Ajouter une critique
EmmaL
  09 mars 2012
Un très beau roman, d'une grande justesse, sur le sens de l'amour
et la force du désir, sur la construction du lien, et l'effet destructeur du secret et de l'ombre.
Quand François révèle à Cécile qu'il vient de donner libre cours au désir homosexuel qu'il réprimait en lui depuis toujours, Cécile voit toute sa vie se vider de son sens, et cherche dans les souvenirs d'un passé familial récent des signes susceptibles de l'aider à comprendre, à donner un sens à la douleur intense que la révélation de François a fait naître. Avec une grande sensibilité, Véronique Merlier décrit l'amour rayonnant de Cécile face à la dérobade silencieuse de François, le déchirement de la déliaison et le caractère indestructible du lien.
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kikontwit
  18 septembre 2019
C'est un roman court, 145 pages, que nous propose Véronique Merlier. Court et sensible. Court et réaliste. Court et bon.
Fin d'été. François retrouve femme et fils après avoir passé quelques jours seuls à trier les affaires d'une grand-mère décédée. Mais François n'a pas fait que ça. Il est passé à l'acte.
"Cécile, il faut que je te dise. (...) Ces jours où tu n'étais pas là, il s'est passé quelque chose de grave. J'ai eu des relations sexuelles avec des hommes."

Voilà l'angle mort qui depuis le commencement cachait le secret qui allait percuter et faire basculer la vie de ce couple a priori ordinaire et heureux.
Le roman de Véronique Merlier sonne juste quand il tente de transcrire sur le papier le tsunami émotionnel que représente pour une épouse l'aveu par son mari d'une homosexualité cachée depuis toujours et pour un homme la révélation libératrice et douloureuse d'un mal-être permanent qui déguisait en attachement sincère une attirance amoureuse.

Construit en 3 parties qui nous situent au moment de la révélation, aux semaines qui ont précédé puis à l'été suivant, le roman donnent des chapitres qui alternent les points de vue, passant de celui de la femme trahie à celui du mari perdu qui enfin se trouve.
Le flot de questions qu'impose une telle révélation nous submergent autant qu'il noie les personnages qui cherchent à refaire surface en essayant de comprendre, par d'indispensables flashbacks, comment chacun en est arrivé là, en se cachant pour l'un, en ne voyant rien pour l'autre.

Reste la question de l'avenir... Ce couple peut-il encore survivre, peut-il s'arranger de cette nouvelle donne ou est-il voué à une fin immédiate ? L'été prochain y répondra...
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Joa
  25 juillet 2015
Je suis un fan de la collection 1er Mille des éditions Arléa qui nous dégotent chaque fois de vraies plumes au service de sujets délicats qui nous procurent des frissons, quels qu'ils soient (je vous conseille tout particulièrement EUX SUR LA PHOTO ou bien LA DERNIERE ADRESSE).
Ici, il est question d'un couple au prise avec la révélation d'un secret lourd qui va empoisonner et malmener les protagonistes, jusqu'à, peut-être l'implosion. Et là encore, la délicatesse et la justesse de la plume sont un régal, quand bien même je n'ai pas réussi à me laisser emporter - le sujet m'a peut-être moins touché.
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claraetlesmots
  26 avril 2014
Cécile et François forment un couple heureux, parents de Pierre âgé de trois ans. Ils s'aiment sans aucun nuages à horizon. L'été où la grand-mère de François décède, François reste quelques jours sans Cécile "ces jours où tu n'étais pas là, il s'est passé quelque chose de grave. J'ai eu des relations sexuelles avec un homme". François lui avoue ses actes et ses penchants tapis en lui depuis toujours.
Cécile ne comprend pas. Son mari, le père de son fils qu'elle croyait connaître si bien : comment a-t-elle pu ne rien deviner ? Forcément, il y a dû avoir des signes révélateurs. Elle doit admettre que non comme la faille présente dans le socle de leurs engagements. Mais Céline ne peut pas cesser d'aimer François, et lui refuse de porter la culpabilité de mettre un terme à leur union. Non, ils continueront à être ce couple, cette famille et elle lui laisse la part de liberté qu'il a besoin. Un compromis qui semble convenir aux deux. Il y a la liberté de François sur laquelle Cécile n'a aucune emprise et durant laquelle il rencontre d'autres hommes. Si François finit toujours par regagner le foyer conjugal, Cécile est transpercée par la douleur, la jalousie et les questionnements.
Véronique Merlier ne s'intéresse pas qu'aux ressentis de Cécile, elle nous fait partager ceux de François et sa sensation étouffante de rester toujours en partie dans l'ombre. A la puissance de l'amour de Cécile, elle oppose le silence dans lequel François se retire.
la suite sur :
http://claraetlesmots.blogspot.fr/2014/04/veronique-merlier-langle-mort.html
Lien : http://claraetlesmots.blogsp..
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Fortyniner
  27 avril 2012
J'ai été très touchée par cette femme qui découvre que son mari est homosexuel après plusieurs années d'une union sans nuage. le ton est intimiste, les métaphores sensuelles. Les chapitres alternent le point de vue de Cécile et de François : pas de parti pris, pas de victime, mais un tableau qui se découvre par touches impressionnistes.
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Citations et extraits (2) Ajouter une citation
claraetlesmotsclaraetlesmots   26 avril 2014
Le mécanisme délicat patiemment assemblé, dont dépendait à son insu le déroulement fluide de sa vie, s'est enrayé à jamais. Elle doit déployer des efforts insensés pour faire comme d'habitude. Tout lui coûte, tout est insurmontable. L'espace s'est rétréci. L'espace vivable. Celui dans lequel elle peut faire quelques pas sans tomber, sans se cogner aux paroles de François, à ce qu'elle sait désormais. Elle n'a pas vu, elle n'a rien vu. De ce qui se tramait dans l'angle mort, à la lisière de sa vie, elle n'a rien vu.
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CantStandMeeNowCantStandMeeNow   04 mars 2012
C'est la fin de l'été et elle ne voit pas venir l'orage...

Arrêter maintenant, ne pas vivre la suite, en rester pour jamais à cette nuit d'été finissant.
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