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EAN : 9782266307499
160 pages
Éditeur : Pocket (18/06/2020)

Note moyenne : 3.87/5 (sur 245 notes)
Résumé :
Ils se sont aimés, à l'âge des possibles, puis quittés, sans réelle explication. Dix-huit ans plus tard, ils se croisent, presque par hasard, à Montréal. Qui sont-ils devenus ? Qu'ont-ils fait de leur jeunesse et de leurs promesses ? Sont-ils heureux, aujourd'hui, avec la personne qui partage désormais leur vie ?
Le temps d'un dîner de retrouvailles – à quatre – chaque mot, chaque regard, chaque geste est scruté, pesé, interprété. Tout remonte à la surface : ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (82) Voir plus Ajouter une critique
Ladybirdy
  04 septembre 2019
Un dîner à Montréal c'est l'occasion pour Philippe Besson de se plonger, une soirée, dans son passé sentimental auprès de Paul qu'il revoit par hasard lors d'une séance dédicace. Paul arrive avec son épouse Isabelle et Philippe avec Antoine, son compagnon. le temps d'un repas, les deux couples dissèquent la vie de l'auteur, discutent sur la couleur de ses penchants, ses écrits, son passé affectif. Les questions montent crescendo dans l'impudeur. Au départ, on ressent les réserves de chacun malgré les envies d'en savoir plus. Puis ça émulsionne, ça égratigne les souvenirs, ça réveille les regrets.
Étant tout à fait honnête, je pense que pour plonger dans ce récit autobiographique, il est d'intérêt de lire ses deux précédents ouvrages dont Un certain Paul Darrigrand. N'ayant lu aucun des deux, mes émotions ne sont pas à la hauteur de la très belle plume de Besson. le thème de l'homosexualité n'est pas non plus un sujet qui m'attire plus que cela. Philippe Besson je crois le préférer dans des romans extérieurs à sa vie, tel que l'excellent « Une bonne raison de se tuer ». Bien sûr ce n'est que mon avis personnel.
En dehors des petits parasites personnels, ce petit récit est servi par une grande plume, alerte, réveillée et sensible. Dans l'écriture de Philippe Besson, on ressent toute la complexité d'être vivant quand surgissent les regrets, les doutes et un besoin viscéral d'exister à travers son art.
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isabelleisapure
  17 juillet 2019
Lors d'une séance de dédicaces dans une librairie de Montréal, Philippe Besson a la surprise de voir s'avancer vers lui, « Un certain Paul Darrigrand » avec qui il a eu une liaison dix-huit ans auparavant.
S'en suit un dîner dans un restaurant de la ville, où Paul arrive accompagné d'Isabelle avec qui il est toujours marié, Philippe, lui, est venu avec le jeune homme qui partage sa vie depuis quelques mois.

D'une situation somme toute assez banale, Philippe Besson réussit à raviver l'intrigue amoureuse entre les deux hommes, dont l'ancienne relation et la rupture brutale qui l'a achevée, a laissé quelques cicatrices pas complètement refermées
Sous le regard d'une épouse loin d'être dupe et d'un jeune amant tout aussi attentif, le repas alterne entre des moments de pure courtoisie que l'interprétation des gestes, des mots, des regards par le narrateur Philippe sort de son apparente banalité et des échanges pleins de sous-entendus ponctués de phrases lourdes de rancoeur.
C'est un roman assez simple, il ne se passe pas grand-chose et c'est ce qui en fait tout le charme.
Lorsque l'on a le talent de l'auteur, il n'est pas utile d'en faire des tonnes pour sublimer les situations, révéler les sentiments les plus enfouis.
Je trouve dans chaque livre de Philippe Besson, une petite musique d'une infinie douceur qui une fois de plus m'a bouleversée.
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La_Bibliotheque_de_Juju
  04 juin 2019
Troisième opus de la série autobiographique initiée avec ARRETE AVEC TES MENSONGES et UN CERTAIN PAUL DARRIGRAND. Philippe Besson continue ici ses confidences et nous offre un récit qui se déroule entièrement lors de ce fameux dîner à Montréal …
A l'occasion d'une séance de dédicaces dans une librairie québécoise, il revoit le fameux Paul Darrigrand qui, des années plus tôt bouleversa sa vie amoureuse. Ils décident alors de dîner ensemble, chacun accompagné de son conjoint.
Et c'est à ce dîner que le lecteur est convié avec les quatre protagonistes. Entre non dits et vérités éclatantes. Entre pirouettes et regards évocateurs. Entre questions qui taraudent et petites infamies.
🍷
Lorsqu'on retrouve une personne que l'on a aimé follement. Que reste t'il de cet amour là bien des années après ?
Philippe Besson se livre une nouvelle fois de façon intime, captivante et tellement émouvante. Comment l'écriture est venue à lui. Son attraction pour la jeunesse. La genèse de ses livres. UN GARCON D'ITALIE. Son métier. Ses rencontres.
Un livre confession, honnête, où l'écrivain de mon coeur porte un regard sincère sur lui-même.
Le lecteur est assis à la table de ce dîner passionnant et n'ose piper mot. Il se régalera jusqu'au dessert d'avoir eut la chance d'être convié à cette table et de pouvoir encore plus découvrir Philippe Besson, l'homme, derrière le grand écrivain. J'ai même craint de faire tomber ma fourchette et de briser le charme de cet instant tant j'étais dans ce restaurant à boire les paroles des différents protagonistes.
Philippe Besson clôt ici une bien belle part de son oeuvre déjà si bien fournie et me comble encore une fois de ses mots, de sa plume, de ce qu'il est.
Vous n'avez plus qu'à vous inviter à cette table, vous ne le regretterez pas.
Et peut-être, comme moi, la dernière phrase du livre vous trottera dans la tête pendant quelques jours …

Lien : https://labibliothequedejuju..
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1967fleurs
  01 septembre 2019
Philippe BESSON est à Montréal pour la promotion d'un de ses livres, où il retrouve parmi les lecteurs, Paul Darrigrand pour une dédicace.
Une rencontre après 18 années, où chacun a vécu une tranche de vie. Paul a vécu une ascension professionnelle fulgurante. Il est resté marié à Isabelle et ont eu un fils.
C'est dans ce cadre restreint que tout se déroule.
Lors d'un dîner, ils passent une soirée avec leurs conjoints respectifs. le lecteur est invité à la table des souvenirs.

Si Philippe Besson est resté sans nouvelles durant toute cette période, Paul lui n'a manqué aucun de ses livres et à travers eux, a entretenu un lien invisible et secret.
Après avoir été suffisamment rassurés, les conjoints respectifs s'éclipsent pour fumer. Ils ne sont pas dupes et en profitent pour faire connaissance.
Les deux amis se confient sur leur ressentis après leur séparation et s'interrogent sur ce qui peut rester de cette relation après toutes ces années.
La plume de Philippe Besson est magnifique, zélée, solide. il répond aux questions, il s'esquive aussi jouant avec sa vie présente, pour répondre aux interrogations du passé où Paul semble s'être cristallisé.
Un grand moment de vérité s'est donc affiché au menu de cette soirée.
J'ai aimé ce livre, car l'auteur nous confesse avec lucidité ses doutes et ses certitudes sur ces années où il a cheminé dans sa vie d'homme et s'est révélé à travers l'écriture.
Un dîner à Montréal est une parenthèse mélancolique savoureuse.
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fabienne1809
  30 mai 2019
Je découvre Philippe Besson avec ce roman. Un peu par hasard, dans les mails reçus, le résumé, que je retrouve en quatrième de couverture, attire particulièrement mon attention.
A l'entame de ma lecture, je m'aperçois que les protagonistes sont déjà apparus dans un autre roman de Philippe Besson… Recherche faite, celui-ci est le dernier roman (jusqu'ici) d'un triptyque (jusqu'ici aussi) qui débute avec « Arrête tes mensonges », se poursuit avec « Un certain Paul Darrigrand ». Je me dis que j'aurais dû me renseigner avant, mais que je vais tenter de poursuivre la lecture.
Très vite, je m'étonne aussi de la discordance entre la troisième personne du pluriel présente en quatrième de couverture et la narration à la première personne du singulier du roman. J'entreprends une lecture qui n'était pas celle annoncée… Je m'agace un peu de ce que je prends, à tort, pour de l'autosuffisance de l'auteur.
Mais, au final, je me laisse entraîner par cette très belle écriture dans un roman intimiste, empreint de sensibilité et de finesse… Je l'engloutis en une seule fois. Des chapitres courts rythment ma lecture avide. Evidemment que je veux connaître toutes les réponses à ces questions que l'on se pose après la rupture ! La conversation est décortiquée par le narrateur/l'auteur. Il y a tant à apprendre de ce qui n'est pas dit.
Passé l'étonnement de cette lecture qui ne correspondait pas à mes attentes, j'ai eu un réel coup de cœur. Je n'en resterai pas là avec cet auteur.
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critiques presse (1)
LaPresse   10 juin 2019
Dans Dîner à Montréal, Philippe Besson signe la magnifique autopsie d'une passion amoureuse.
Lire la critique sur le site : LaPresse
Citations et extraits (61) Voir plus Ajouter une citation
LadybirdyLadybirdy   04 septembre 2019
La gémellité des amours n’est pas possible, aucun amant n’est identique à un autre, et, nous-même, la vie se charge de nous transformer, on ne peut pas revivre ce qu’on a vécu quand bien même on le désirerait, bien sûr il peut exister des similitudes, il peut arriver qu’on renoue avec des sensations, qu’on soit décontenancé par la texture d’une peau, la sonorité d’une voix, la douceur d’un geste au motif qu’on les aurait connues chez un autre, mais cette ressemblance restera parcellaire, subreptice, bien sûr on a des affinités, on peut aller vers un certain type, un genre, une apparence, une forme d’esprit, on peut avoir des attirances tournées dans la même direction mais à la fin, l’aventure, aboutie ou ratée, est nécessairement singulière ; dans l’existence on ne fait rien d’autre qu’additionner des aventures singulières.
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ninachevalierninachevalier   27 juin 2019
Je préfère m'attarder sur les pensées à distance. J'ai toujours aimé l'idée que quelqu'un quelque part à un moment donné s'intéresse à nous sans que nous n'en sachions rien, au fait que nous-mêmes nous ayons de temps à autre un élan vers un tiers qui ne peut pas s'en douter.Et parfois, nous nourrissons l'espoir absurde, ridicule, que cette préoccupation soit partagée, comme si convoquer l'image d'une personne provoquait une connexion avec elle.
Je n'ai pas su que Paul pensait à moi, je l'ai espéré. Il n'a rien connu d emes esquisses de lui. Mais ça a existé.
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zola78zola78   02 octobre 2019
Paul dit: c'était bien.
J'admire la simplicité de cette expression. Comment mieux formuler qu'on a été heureux, paisibles, que le fleuve a coulé tranquillement? C'était bien. Moi assurément, je n'emploierais pas une expression pareille, je dirais : ça été tourmenté, accidenté, exaltant, épuisant, frustrant, douloureux, joyeux, j'emploierais le passé composé qui désigne des moments, délimite des périodes, identifie des états. Pas cet imparfait qui induit la durée, une durée sans gouffres ni sommets, qui montre une route droite, rassurante.
+ Lire la suite
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RouletabilleRouletabille   14 août 2020
Le manque, il a entretenu le sentiment aussi. Et tu m'as manqué. Beaucoup. Vraiment beaucoup. C'est terrible, le manque, il te ronge, il te tord le ventre. C'est une sensation physique, ça ne te quitte pas. Et il y avait la vexation, la honte, parce que je n'avais pas été choisi. On croit que ça tue le sentiment mais non, ça le maintient en vie au contraire, ça fait qu'il est toujours là, comme pour nous rappeler notre défaite. Il y avait la rancœur, parce que j'étais convaincu que tu avais fait le mauvais choix, ou au moins que tu avais fait ton choix pour de mauvaises raisons. Et la rancœur, elle aussi, elle garde le sentiment vivace. Et puis je n'arrivais pas à te remplacer, au début. Je n'avais envie d'aucun homme. Ou alors ils ne s'intéressaient pas à moi, ils devaient voir ma mélancolie, ça tient toujours à l'écart la mélancolie. Ou tout simplement j'étais redevenu un type lambda, sur qui on se retourne pas. Ça rendait encore plus précieux que toi, tu te sois retourné, un jour. Alors oui, je t'ai aimé longtemps, après.
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RouletabilleRouletabille   09 août 2020
Paul dit : c'était bien.
J'admire la simplicité de cette expression. Comment mieux formuler qu'on a été heureux, paisibles, que le fleuve a coulé tranquillement ? C'était bien. Moi, assurément, je n'emploierais pas une expression pareille, je dirais : ça a été tourmenté, accidenté, exaltant, épuisant, frustrant, douloureux, joyeux, j'emploierais le passé composé qui désigne des moments, délimite des périodes, identifie des états. Pas cet imparfait qui induit la durée, une durée sans gouffres ni sommets, qui montre une route droite, rassurante.
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Videos de Philippe Besson (106) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Philippe Besson
Retrouvez l'émission intégrale : https://www.web-tv-culture.com/emission/55055_presentation/le-dernier-enfant-52585.html
Vingt ans, vingt titres. Depuis son premier roman « En l'absence des hommes » en 2001, Philippe Besson est devenu un incontournable des librairies et bénéficie d'un lectorat fidèle, attaché à son écriture sensible et à la diversité de ses histoires. D'hier ou d'aujourd'hui, en France, aux Etats-Unis ou ailleurs, les personnages de Philippe Besson ont tous leur particularité et pourtant, tous nous parlent, tous nous touchent car ils nous ressemblent.
Philippe Besson le reconnait volontiers, il écrit sur les sentiments et quoi de plus beau pour un lecteur que lorsqu'il a l'impression que le livre a été écrit pour lui ou raconte sa propre existence.
« Son frère », « Les passants de Lisbonne », « Vivre vite », « Un homme accidentel », « Se résoudre aux adieux », sont quelques-uns des titres qui forment aujourd'hui la belle bibliographie de Philippe Besson. Et on en redemande…
Voici « le dernier enfant ».
Dans une petite commune de province, c'est la fin de l'été. Théo a 18 ans, le bac en poche, il va partir à la grande ville pour suivre ses études. Il s'est trouvé un petit studio.
Pour ses parents, c'est la fin d'une époque. Si Patrick, le père et mari, taiseux et renfrogné, cache tout ressenti, Anne-Marie la mère ne cache pas son désarroi. Ou plutôt, si, elle le cache mais le narrateur transperce son coeur. Car dans cette famille, on ne dit pas les choses, on ne se dit pas qu'on s'aime, on n'évoque les souvenirs, bons ou mauvais.
Mais pour Anne-Marie, dont le petit dernier quitte le nid, rien ne va plus. Que va-t-elle faire, que va-t-elle devenir, quelle sera son rôle, son utilité. Et au-delà de ces questions, pour Anne-Marie, qu'a été sa vie, quels furent ses rêves et ses renoncements, a-t-elle été heureuse et peut-elle encore prétendre l'être.
Le livre de Philippe Besson est beau, touchant, sensible, émouvant et nostalgique
Un roman d'une grande justesse sur la famille et le temps qui passe, sur ce bonheur fragile qui passe tous feux éteints comme disait le poète. Une histoire douce amer sur un thème universel : ouvrir le passage à ceux qui nous suivent en leur ayant donné les atouts pour construire leur propre vie.
« le dernier enfant » de Philippe Besson est publié chez Julliard.
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