AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizGroupesQuestionsPrix Babelio
EAN : 9782253040408
511 pages
Éditeur : Le Livre de Poche (01/01/1987)
4.04/5   123 notes
Résumé :
Le paradis n'est pas de ce monde, chacun le sait et Henry Miller mieux que personne en ces années 1926 et 1927. De quoi se plaint-il ? diraient les censeurs. Il voulait être débarrassé des contingences matérielles pour devenir écrivain, or il a la chance de trouver en sa seconde épouse Mona une femme dévouée qui le supplie de rester au logis pendant qu'elle part en quête de l'argent nécessaire pour vivre. Qu'il se gorge de lecture et de rêveries, qu'il s'emplisse le... >Voir plus
Acheter ce livre sur

LirekaFnacAmazonRakutenCultura
Critiques, Analyses et Avis (6) Voir plus Ajouter une critique
DidierLarepe
  25 juillet 2016
Dernier volet de la trilogie de Miller... une envolée : Mona est revenue d'Europe, seule et Henry Miller se prépare à y partir, comme s'il allait partir au paradis. Avec ce 3ème volume, Miller atteint presque la sérénité : il a fait le ménage autour de lui, tous ces amis donneurs de leçon ou trop allumés ou sangsue, il s'est mis à écrire un livre, un vrai pour lequel on lui paie des avances, même si c'est sous le nom de Mona. Et Miller pose un regard désabusé sur le monde, sur son monde, un regard acéré et plein de justesse qui annonce le regard que portera une certaine jeunesse sur ce monde dans les années 50 et 60, philosophie de l'Inde comprise, avant que le monde, le nôtre cette fois, ne bascule totalement et devienne ce qu'il est devenu, toute utopie transformée en boue... Et pourtant le monde que Miller nous décrit et l'Europe vers laquelle il se précipite sont de l'avant-guerre, de l'avant Hitler... et si notre monde d'aujourd'hui était encore pire ? Un beau voyage dans le monde encore idéal de Miller.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          50
DD78
  12 juin 2013
Que de chemin parcouru par Henri Miller et sa crucifixion en rose pour arriver à ce résultat: son départ pour l'Europe où tout doit se résoudre, son talent d'écrivain, ses relations, et sa vie.
Entre temps, il ne nous aura rien épargné des doutes et des angoisses par lesquels peut passer tout jeune auteur à la veille d'écrire son premier livre. Cette étape semble d'ailleurs assez perturbante pour tout artiste se lançant dans l'écriture, comme le raconte par exemple Simone de Beauvoir dans "La force des choses". Pour ma part, si l'envie d'écrire m'a plus d'un fois démangée, la tache m'est apparue si colossale que je n'ai pu franchir cette étape, ce don de soi.
Si tel n'a pas été le cas d'Henri Miller (et pour notre plus grand plaisir), il aurait quand même pu nous épargner les mille et un tourments par lesquels il a dû passer, ce qui n'aurait cependant rien retiré à la richesse de son propos, et surtout à l'étonnante description qu'il nous fait du New-York des années 20.
Commenter  J’apprécie          50
Bruno_Cm
  29 décembre 2015
Le plus lisible mais aussi (hélas) le plus lisse de donc pour moi le moins intéressant des trois tomes de cette excellentissime autobiographie de Henry Miller. Ne vous laissez pas déborder par Sexus, continuez par Plexus (pour moi la pièce maîtresse) et ensuite finissez en "douceur" avec ce Nexus.
Commenter  J’apprécie          90
garanemsa
  22 mai 2020
Miller Henri
Nexus Ce livre fait partie d'une trilogie (sexus, plexus, nexus : la crucifixion en rose)
Suivant le 4ème de couverture
Lui, il voudrait être débarrassé des contingences matérielles pour devenir écrivain, sa seconde épouse Mona, femme dévouée le supplie de rester au logis pendant qu'elle part en quête de l'arent nécessaire pour vivre, qu'il lise, qu'il rêve, qu'ils voit de bonnes peintures et qu'l puisse écrire, mais..
Il y a Stasia l'amie de son épouse.
Il délire, débloque, se ronge, des dizaines de personnages baroques traversent son univers. Et l'extravagante la plus importante est cette Stasia.
Sa femme ne veut pas l'expulser, bien au contraire, elle désir partir avec elle en Europe, lui y partira aussi par la suite .
C'est là parait-il qu'un écrivain peut prendre toute la mesure de son talent
C'est sur ce départ que ce termine ce livre .
Je n'apprécie pas tellement la lecture de ce livre bien que l'auteur soit très connu mais ce nest pas le genre de lecture que j'aime.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          20
massena
  02 février 2021
Alors voilà, j'ai découvert Henry Miller lors de mon tour du monde, à 33 ans. Et j j'ai dévoré ces pages d'errances, d'alcool, de rêves, de triste réalité, d'un New York dur mais plein de promesses. Henry et ses petits boulot, le journal, ses potes de beuverie, Mona....
Il a écrit notamment quelque chose dans ce style: "Je venais d'avoir 34 ans et j'avais décidé de ne plus jamais travailler" Cette phrase, et son vagabondage incessant, à la recherche de quelque chose, tout cela m'a beaucoup marqué
Commenter  J’apprécie          20

Citations et extraits (22) Voir plus Ajouter une citation
DidierLarepeDidierLarepe   25 juillet 2016
Que pouvait dire un type élevé dans une atmosphère de paix, d'abondance et de sécurité aux fils et aux filles de martyrs ? Certes, nous avions les mêmes ancêtres anonymes, ceux qui avaient été brisés sur la roue, brûlés sur le bûcher ou plantés sur le pal, mais... le souvenir de leur sort ne brûlait plus dans notre mémoire ; nous avions tourné le dos à ce déchirant passé, nous avions fait naître de nouvelles pousses sur les moignons calcinés de l'arbre ancestral. Nourris par les eaux du Léchée, nous étions devenus une race ingrate, privée de cordon ombilical, heureux à la manière des robots.
Bientôt, chers cousins d'Europe, nous serons avec vous en chair et en âme. Nous arrivons - avec nos belles valises, nos passeports à tranche dorée, nos billets de cent dollars, nos polices d'assurance-voyage, nos baedekers, nos opinions banales, nos jugements à moitié cuits, nos spectacles roses qui nous font croire que tout est pour le mieux dans le meilleur des mondes, que Dieu est Amour et que l'Esprit est tout. Lorsque vous nous verrez tels que nous sommes, lorsque vous nous entendrez bavarder comme des pies, vous saurez que vous n'avez rien perdu en restant où vous êtes. Vous n'aurez aucun sujet d'envier nos corps tout neufs, notre riche sang rouge. Ayez pitié de nous, qui sommes si frustes, si fragiles, si vulnérables, si neufs, si propres ! Nous nous fanons vite...
(Une citation qui raisonne particulièrement de nos jours : il va être temps de relever la tête et de retrouver notre fierté d'Européen - rien à voir avec "l'Europe" dont on nous rabat les oreilles.)
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          40
milanmilan   15 mars 2013
" La manière dont débute un livre.... tout un monde en soi. Comme elles sont différentes, comme elles sont uniques, les premières pages des grands livres! Certains auteurs sont comme des oiseaux de proie; ils planent au dessus de leur oeuvre, jetant d’immenses ombres dentelées sur leurs phrases. D'autres, à la manière des peintres, commencent par des touches légères, spontanées, guidées par quelque sûr instinct dont le dessein apparaîtra plus tard lorsque seront appliquées les masses et les couleurs. Il y en a qui vous prennent par la main comme des somnambules, qui s'attardent à la lisière du rêve, et ne se laissent que lentement aller à révéler ce qui est manifestement inexprimable. Il y a aussi ceux qui, comme s'ils étaient perchés dans une tour de contrôle, prennent un intense plaisir à appuyer sur des boutons, à faire éclater des lumières ici ou là; avec eux,, tout est tracé en lignes nettes et précises, comme si leurs pensées étaient autant de trains pénétrant en gare. Et puis il y a ceux qui, dément ou hallucinés, commencent n'importe comment en poussant des cris rauques, en proférant des insultes, des railleries ou des malédictions, jetant leurs pensées non pas sur, mais à travers les pages, comme des machines devenues folles. Si variées soient-elles, toutes ces façon de briser la glace sont symptomatiques de la personnalité plus que l'exposé des pensées ou les procédés d'écriture. La manière dont un livre débute, c'est la manière dont un auteur marche ou parle, sa façon de voir la vie, de prendre courage ou de dissimuler ses terreurs."
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          40
milanmilan   15 mars 2013
"La grande, l’éternelle et apparemment insoluble question était celle ci: Qu'ai je donc de si désespérément important à dire au monde?Que puis-je dire qui n'ait déjà été dit des milliers de fois, et par des hommes infiniment plus doués? Est -ce pure vanité ce besoin incoercible de se faire entendre? En quoi suis-je unique, ce serait ajouter un zéro à un nombre déjà astronomique."
Commenter  J’apprécie          50
oliviersavignatoliviersavignat   28 juin 2020
Au bout d'un moment, je m'aperçus que je n'étais pas seul. Il y avait quelqu'un à côté de moi, comme une ombre, qui se déplaçait avec la même assurance que moi. Mon ange gardien, très probablement. Je ne rencontrais rien qui ressemblât à des créatures terrestres, et pourtant je devisais, toujours sans effort, avec tout ce qui se présentait sur mon chemin. Si c'était un animal, je lui parlais dans sa langue; si c'était un arbre, je parlais le langage des arbres; si c'était une pierre, je parlais le dialecte des pierres. J'attribuai ce don des langues à la présence de cette créature qui m'accompagnait.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          20
aubervilliersaubervilliers   04 novembre 2014
Voilà le genre de message que j'aurais aimé envoyer au dieu du royaume littéraire afin d'être délivré de la confusion, guéri du chaos, libéré d'une admiration obsessive pour des auteurs morts et vivants dont les mots, les phrases, les images me barraient la route.
Et qu'est-ce qui m'empêchait de renverser les barrières et d'inonder la page ? Pendant des années et des années, je n'avais cessé d'amasser comme un avare, d'emprunter ceci ou cela à mes maîtres bien-aimés, les cachant comme des trésors, oubliant où je les avais fourrés et en cherchant toujours davantage, encore et encore.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          21

Videos de Henry Miller (26) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Henry Miller
Henry Miller : Le Colosse de Maroussi (Extraits) [France Culture / Le Feuilleton]. Série de cinq épisodes de l'émission “Fictions / Le Feuilleton”, diffusés sur France Culture du 29 février au 4 mars 2016. « En Grèce, on a envie de se baigner dans le ciel. » Henry Miller. © Photograph by Larry Colwell/Anthony Barboza/Getty. Traduction : Georges Belmont. Réalisation : Etienne Vallès. Conseillère littéraire Emmanuelle Chevrière. Texte dit par Olivier Claverie. Prise de son et mixage : Olivier Dupré. Assistance technique et montage : Nicolas Depas Graf, Clotilde Thomas. Assistante à la réalisation : Louise Loubrieu. Production : Blandine Masson. “Le Colosse de Maroussi” d’Henry Miller est publié aux éditions Buchet-Chastel. « Ce n’est pas un hasard si ce pays a été de tous temps la terre des héros et des poètes, la terre où l’homme était l’égal des dieux et où les dieux eux-mêmes prenaient stature humaine. » (in “Le Colosse de Maroussi”) : portrait de la Grèce par l'écrivain américain Henry Miller. Henry Miller, célèbre écrivain américain, né en 1891, auteur entre autres de la trilogie “Plexus”, “Nexus”, “Sexus” et des “Tropiques”, écrit “Le Colosse de Maroussi” à la fin d'un voyage en Grèce qu'il fait en 1939, en quelque sorte ses premières vacances depuis plus de vingt ans, une parenthèse dans une vie jusque-là tumultueuse, scandée par de nombreuses ruptures et controverses. Le livre sera publié en 1941 et magnifiquement traduit en français par Georges Belmont en 1958. Miller le considérait à la fin de sa vie comme “son meilleur livre”. Il constitue, sur un mode autobiographique propre à l'auteur, la chronique d'une rencontre avec un pays, une nature et ses habitants. C'est sa réponse au “choc” qu'a constitué pour lui ce voyage. Cette découverte de la Grèce s'établit en contraste avec une Amérique honnie, qu'il avait quittée huit ans auparavant, et avec un exil français difficile, impécunieux, chaotique. Le texte se présente, au-delà du récit et de la chronique, comme un essai brillant, truculent et impertinent, contrasté dans ses thématiques, son style et son propos. Le voyage de Miller en Grèce est dû au hasard de l'invitation d'un de ses plus fidèles amis, Lawrence Durrell. Le choc, l'éblouissement que lui procurent la découverte de la Grèce constituent la trame constante du récit, qui alterne anecdotes, portraits, considérations philosophiques, digressions diverses. Il a été écrit, un peu à la manière d'un journal, pendant le séjour, entre 1939 et 1940, et terminé juste après, lors de son retour aux USA, à New-York, en 1940. “Le Colosse de Maroussi” est un des textes de Miller les plus empreints de métaphysique et de religiosité, mais ses développements sont à interpréter dans une acception poétique et dans une tonalité qui nous dresse avant toute chose “le portrait d'un pays”. Quelle que soit notre propre sensibilité, notre rapport à la métaphysique, à la religiosité ou au mysticisme, le bouleversement de l'écrivain devant ce qu'il voit ou ressent s'y découvre de manière explicite, directe, vivante, dans une intimité constante. C'est sa manière d'honorer tout un peuple et de nombreux personnages hauts en couleur, d'une humanité bouleversante (dont Séfériadès, alias Georges Séféris ou Katsimbalis, le Colosse) et, dans le même mouvement, de peindre la beauté de la nature ou celle des sites archéologiques. L'expérience de la Grèce constitue pour Miller, à 48 ans, un tournant profond dans sa carrière d'écrivain. 0:00 1) Le départ, Athènes 23:58 2) Corfou, Calami, Athènes 48:09 3) Séfériadès (Georges Séféris), Poros 1:12:07 4) Hydra, Nauplie, Epidaure 1:36:36 5) Le retour Source : France Culture
+ Lire la suite
autres livres classés : autobiographieVoir plus
Acheter ce livre sur

LirekaFnacAmazonRakutenCultura





Quiz Voir plus

Les écrivains et le suicide

En 1941, cette immense écrivaine, pensant devenir folle, va se jeter dans une rivière les poches pleine de pierres. Avant de mourir, elle écrit à son mari une lettre où elle dit prendre la meilleure décision qui soit.

Virginia Woolf
Marguerite Duras
Sylvia Plath
Victoria Ocampo

8 questions
1217 lecteurs ont répondu
Thèmes : suicide , biographie , littératureCréer un quiz sur ce livre