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ISBN : 2754827854
Éditeur : Futuropolis (08/05/2019)

Note moyenne : 3/5 (sur 5 notes)
Résumé :
En 490 av. J.-C. débute la bataille de Marathon, opposant l'armée perse aux grecs qui remportent la victoire. Beaucoup d'autres combats suivirent, illustrant les guerres menées par le roi Darius, chef durant plus de deux siècles d'un empire s'étendant de l'Asie centrale au golfe persique et à la mer Égée ainsi que par ses successeurs dont Xerxès en particulier, face à la Grèce.
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Critiques, Analyses et Avis (4) Ajouter une critique
Alfaric
  24 mai 2019
L'Histoire ne se répète pas mais elle bégaye volontiers : après avoir dessinée "Robocop 2" après avoir scénarisé le film du même nom Frank Miller a réalisé Xerxès après avoir scénarisé le film "300 : La Naissance d'un Empire". Donc ici plus qu'un « graphic novel », Xerxès est un fix-up graphique dans lequel s'enchaîne les époques, les événements et les ellipses en sachant qu'on se s'embarrasse guère de véracité historique sur tous les plans :
- dans le chapitre 1, nous assistons à la victoire des Athéniens et des Platéens à la Bataille de Marathon (qui les impérialistes athéniens ont laissé à leur triste sort avant d'essayer de les faire disparaître de leurs annales : l'ingratitude des puissantes est sans limite, et peut se résumer dans la maxime « fait du bien à un vilain et il tu chieras dans la main)
- dans le chapitre 2, les Athéniens garant des valeurs de la civilisation occidentale assassine le Shahanshah Darius durant les pourparlers de paix pour mettre fin à la guerre en obligeant les ¨Perses à rentrer enterrer leur souverain
- dans le chapitre 3, nous assistons comme dans le film "300 : La Naissance d'un Empire" à la transfiguration de Xerxès, car le fils devient un homme et le roi devient un dieu (l'acteur Rodrigo Santoro qui incarnait le personnage disait qu'il s'agissait d'une voyage au pus profond de son ego)… et pour épouser un dieu il ne faut rien de moins qu'une déesse… (l'auteur réécrit l'histoire de la fête juive « purim » : j'ai envie de dire que de la même manière qu'il ne faut pas laisser la guerre aux seuls guerriers et la politique aux seuls politiciens, il ne faut pas laisser l'histoire juive et la lutte contre l'antisémitisme aux seuls sionistes)
- dans le chapitre 4, c'est Darius III qui marche dans les pas de Xerxès pour devenir lui aussi un dieu et entrer dans la légende… sauf qu'il a en face de lui Alexandre le Grand qui lui aussi veut devenir un dieu et entrer dans la légende non en gouvernant le monde mais en le conquérant ! Des deux prétendants, il ne peut en rester qu'un !!!
- dans le chapitre 5, c'est le choc des titans : Gaugamèles, Baylone, Suze, Persépolis… En 330 avant Jésus-Christ le satrape Bessos assassine son souverain légitime : Alexandre le fera cruellement exécuter pour régicide et rendra tous les hommages funéraires à son adversaire, car désormais il est seul face à l'éternité et porte tout le poids du monde sur ces épaules…
Après son brûlot islamophobe intitulé "Terreur Sainte" accompagné d'un flopée d'interviews suintant l'intolérance, le fascisme et le suprématisme on pouvait s'attendre au pire mais au final Frank Miller fait du Frank Miller. L'auteur américain réactionnaire a toujours été persuadé que la civilisation ne peut survivre à la barbarie qu'en confiant sa protection et donc son destin aux éléments les plus brutaux et les violents qu'elle contient dans son sein (ainsi Marv sorte de guerrier viking égaré au XXe siècle qui rendait la justice en lieu et place des autorités corrompues dans "Sin City"), c'est donc tout naturellement qu'ici il nous dépeint le dramaturge Eschyle en ninja et le stratège Thémistocle en gros bras. C'est ainsi que nous voyons défier au fil des pages des guerriers grecs en pagnes, lances et boucliers tous plus patibulaires les uns que les autres pour massacrer des hommes, des femmes et des enfants au nom des valeurs occidentales jusqu'au moment où comme dans tout bon régime totalitaire qui se respecte on leur retire leur visage et leur apparence. Pour le reste il ne va ni plus loin ni moins que les élites autoproclamés occidentales : « le monde nous appartient, et il est inadmissible que des métèques dirigent un empire plus grand, plus riche, plus avancée et plus prospère donc plus heureux que le notre donc c'est la Destinée Manifeste qui nous ordonne de leur prendre par le force car on vaut mieux que les basanés qui sentent les épices » (sic)…
Frank Miller fait partie des quelques auteurs a avoir révolutionné le monde des comics dans les années 1980 (est-il une sorte de Philippe Druillet américain ?), de nombreux auteurs lui doivent d'ailleurs beaucoup de choses sur le fond ou sur la forme, voire parfois leurs carrières toutes entières, mais il faut quand même avouer que son style a vieilli car très ancré justement dans les années 1980. Mais s'il a vieillit, il a quand même de beaux restes (même si je ne suis pas fan du tout ces personnages plus minéraux et métalliques que de chair et de sang qui ressemble à des super-héros / super-via lins cosmique) : si Alex Sinclair a remplacé Lynn Varley aux couleurs il se passe quelque chose, il a un souffle volontiers épique, et des planches pètent une classe ouf où on tutoie l'éternité… Et tout cela est bien mis en valeur par le format à l'italienne choisi par les éditions Futuropolis qui a ont réalisé un travail soigné et il faut le signaler !
Lien : http://www.portesdumultivers..
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Oliv
  09 mai 2019
Après ma récente déconvenue sur "The Dark Knight Returns" pourtant unanimement encensé par les lecteurs, je suis allé vers cette dernière parution de Frank Miller avec une certaine circonspection. De plus, étant un inconditionnel de "300", j'avais conscience d'être la cible parfaite pour un potentiel attrape-nigaud : ce "Xerxès" m'avait tout l'air de l'oeuvre de commande destinée à surfer sur ce qui reste de la vague, vingt ans après la publication de la fameuse BD et plus de dix ans après son adaptation cinématographique. Et en effet, comme on pouvait s'y attendre, "Xerxès" tente de reprendre la recette de son prédécesseur, un peu comme le médiocre film de Noam Murro tentait de reprendre la recette du chef-d'oeuvre (oui, j'assume) de Zack Snyder : à première vue ça y ressemble, ça a un peu le même goût et la même odeur, mais l'imitation reste plusieurs crans en dessous du plat d'origine.
J'ai toujours été convaincu que l'immense qualité graphique de "300" était moins due aux dessins de Frank Miller qu'au travail de Lynn Varley sur la colorisation. Malheureusement, un divorce est passé par là entretemps et Frank Miller a changé de coloriste. Avec Alex Sinclair aux manettes, le rendu de "Xerxès" n'est pas mauvais, loin de là, mais pas à la hauteur de "300"... au moins à mes yeux, car c'est évidemment une affaire de goûts. Au terme de ma lecture, je suis tout de même retourné feuilleter certaines pages qui, d'un point de vue graphique, méritent clairement qu'on s'y attarde.
Pour ce qui est du scénario, celui-ci est découpé en cinq chapitres correspondant aux cinq numéros de la publication américaine. Mais en réalité, on a plutôt trois grandes parties : la première guerre médique et la bataille de Marathon (en -490), le règne de Xerxès (mort en -465) et enfin les conquêtes d'Alexandre en Perse (de -334 à -330). À l'inverse de "300" qui concentrait l'essentiel de son action en quelques jours, "Xerxès" s'étend ainsi sur pas moins d'un siècle et demi ! Autant dire qu'on ne prendra le temps de s'appesantir ni sur les événements, ni sur les personnages... Xerxès comme les autres. Car finalement, le "gros morceau" de la biographie du Xerxès historique est passé sous silence dans cette BD censée lui être consacrée, sans doute du fait que la deuxième guerre médique, avec la bataille des Thermopyles, ait déjà été traitée dans "300". J'ai tout de même regretté de ne pas voir la bataille navale de Salamine ou le franchissement de l'Hellespont, qui auraient complété le récit de "300" sans occasionner une redite. On se contentera donc d'une apparition du jeune prince perse à la bataille de Marathon, de son mariage avec une belle juive (Frank Miller reprenant ainsi la tradition biblique du Livre d'Esther où le roi Assuérus est assimilé à Xerxès), de l'évocation de sa mort brutale, et puis... Et puis c'est tout : on passe ensuite à la lutte de son lointain descendant Darius Codoman contre Alexandre le Grand.
Du peu que j'ai pu lire sur la genèse de cette BD, il semble que celle-ci ait été assez chaotique et étalée sur de nombreuses années. Ceci explique peut-être pourquoi le scénario donne l'impression de partir dans un sens, puis dans un autre, et encore un autre, comme si son auteur avait changé plusieurs fois de fil directeur en cours de route. Le résultat pour le lecteur, c'est qu'au bout du compte je ne sais toujours pas vraiment ce qu'a voulu nous raconter Frank Miller. J'ai vu des thématiques effleurées, des embryons d'idées, mais rien qui soit un tant soit peu développé. Il est d'ailleurs étonnant, quand on connaît les opinions politiques aussi tranchées que controversées de Frank Miller, de ne déceler aucun message sous-jacent qui puisse prêter à discussion ou à polémique.
J'aurais aimé lire une BD qui aurait été pour Marathon ce qu'a été "300" pour les Thermopyles. J'aurais aimé lire une BD retraçant la vie de Xerxès, de sa naissance à sa mort, avec ses succès et ses échecs. J'aurais aimé lire une nouvelle version de l'épopée d'Alexandre, car je crois que je ne m'en lasserai jamais. Mais Frank Miller a décidé de faire les trois en même temps : qui trop embrasse mal étreint ! Il n'a donc pas traité grand-chose. Heureusement, on ne peut pas parler de déception, car à aucun moment je ne me suis attendu à retrouver les émotions que m'avait procuré la découverte de "300" il y a de cela une quinzaine d'années. À l'inverse de son prédécesseur, ce n'est sans doute pas un album que j'aurai envie de relire à intervalles réguliers. Vaut-il tout de même le coup ? C'est simple. Si vous avez aimé "300", vous pouvez tenter "Xerxès" sans toutefois en attendre monts et merveilles. Si vous n'avez pas aimé "300", inutile de vous pencher sur cette "suite" bien inférieure à l'original. Enfin, si vous n'avez pas encore eu l'occasion de le lire, c'est par "300" qu'il faut commencer, et non par "Xerxès".
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Salocin
  20 mai 2019
Assez déçu par ce titre que je découvre. La narration est décousue et le dessin manque souvent de détails et que les aplats de couleurs ne peuvent pas améliorer. Je ne me suis pas ennuyé mais j'aurais voulu un peu plus de profondeur et de récit.
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mikaelunvoas
  08 mai 2019
De Darius à Alexandre, l'histoire des grandes batailles perses vues par l'excellent dessin (façon comics) de Frank Miller. On revit ici Marathon et d'autres guerres où les meilleurs généraux ont vaincu, parfois en nette infériorité militaire, ils ont rusé et été de bons stratèges, ils ont ainsi vaincu.
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critiques presse (2)
ActuaBD   24 mai 2019
Au final, on se demande quelle était exactement la visée de Frank Miller avec ce volume qui ressemble presque à une suite de notes de travail, mises au propres mais pas du tout abouties d’un point de vue narratif.
Lire la critique sur le site : ActuaBD
Bedeo   16 mai 2019
Xerxès la chute de l’empire de Darius et l’ascension d’Alexandre est un récit complet qui montre que Frank Miller n’a pas perdu de sa patte pour nous emmener dans des histoires folles et sanglantes.
Lire la critique sur le site : Bedeo
Citations et extraits (5) Ajouter une citation
AlfaricAlfaric   25 mai 2019
Les acclamations, les chants et les célébrations durent après l’aube… Tandis que dans son cabinet Xerxès veille. Il réfléchit, médite, dessiner et planifie… Tant de millions de gens n’ont encore courbé l’échine devant lui… Tant de millions de gens n’ont pas encore vu la lumière… Il reste tant de travail à accomplir...
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OlivOliv   09 mai 2019
Les Grecs sont réputés pour leur hospitalité. Mais leurs dieux peuvent donner à un étranger le sentiment d'être tout sauf le bienvenu.
Héphaïstos, aussi vieux que repoussant, vomit constamment des roches volcaniques, coupantes, irrégulières, qui écorchent les genoux et se plantent dans les tibias.
Borée libère ses vents hurlants qui coupent le souffle de l'étranger, vident ses poumons et lui brûlent les yeux avec des larmes d'embruns.
Portée par le vent, la chanson d'Artémis la chasseresse promet à ses proies une mort rapide.
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AlfaricAlfaric   06 mai 2019
Alexandre le fera. Rien n’est impossible. Un vent violent se lève. Mille nouvelles aventures l’attendent. Ce héros à un monde à conquérir.
Commenter  J’apprécie          191
mikaelunvoasmikaelunvoas   08 mai 2019
Le vaisseau amiral se rapproche, grouillant d'immortels. L'élite triée sur le volet de la Garde Perse.
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mikaelunvoasmikaelunvoas   08 mai 2019
Ça commence comme toutes les guerres, par une rancune.
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Videos de Frank Miller (34) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Frank Miller
Frank Miller is back ! Vingt ans après 300, l'auteur revient avec Xerxes. A découvrir le 9 mai prochain et en avant-première avec des planches ici : http://www.futuropolis.fr/wp-content/uploads/2019/03/XERXES.pdf
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