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ISBN : 2253152927
Éditeur : Le Livre de Poche (15/05/2002)

Note moyenne : 3.05/5 (sur 30 notes)
Résumé :
Cernes mauves, ventre creux, sans nulle part où aller, je sortais. Je m'inventais des buts : acheterLibérationgare de l'Est,Le Figaroaux Invalides ouLe Mondesur les Champs. J'allaisà la vidéothèque voir Jean Yann (une des grandes figures de l'année 1972). Si je retournais dans les années soixante-dix, c'est parce que dans les années soixante-dix, les années quatre-vingt-dix n'existaient pas.La vie est peuplée de fantômes, pensées violentes, réminiscences douloureuse... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (7) Voir plus Ajouter une critique
carre
  14 septembre 2014
De Yann Moix, j'avais lu « Podium » et vu le film (inoubliables Poelvoorde et Rouve). L'homme public étant difficilement supportable, « Cinéman » son deuxième film avait rejoint illico presto la liste des navets indigestes. C'est donc sur la pointe des pieds que je me suis attelé à l'un de ces premiers romans « Anissa Corto ». Et bien c'est clair, ce n'est pas avec celui là que mon ressenti changera. Ce personnage qui plonge peu à peu dans sa folie amoureuse était pourtant un beau sujet, mais voilà on sent déjà, le côté insupportable de Moix, prétentieux, imbu … imbuvable plutôt.
Pourtant quelques bons moments traversent son récit, les scènes à Euro Disney notamment plutôt drôles, une certaine qualité d'écriture ici ou là, il devient même touchant mais saccage tout la page suivante Cette gesticulation intellectuelle (pour rester poli) sur le désir amoureux et l'amour fou est bien fade et à vrai dire franchement inutile. 1.5
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Bazart
  08 septembre 2013
Avant d'être un écrivain illisible et imbu de lui même et un cinéaste médiocre ( aie cinéman), Yann Moix a écrit de sacrés bons romans, dont le meilleur est assurément Anissa Corto que j'ai lu à sa sortie il y a une quinzaine d'années... A la fois hilarant ( dans ses descriptions des coulisses de Disneyland) et émouvant, Anissa Corto est surtout un hymne à la maladie d'amour. On rentre de façon très percutante dans l'esprit troublé d'un homme aliéné par la passion et en ce sens constitue un des plus beaux livres sur l'amour fou et déraisonné qu'il m'ait été donné de lire. On sent bien évidemment le manque d'humilité de l'auteur, mais aussi son indéniable virtuosité, qui depuis, semble avoir plutot plié boutique....
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PdB
  15 février 2016
Ce fut le deuxième livre de Yann Moix que j'ai eu sur les yeux. Auparavant ça avait été Partouz qui m'avait plu pour son style baroque autant qu'exaspéré pour cette même raison, celui-ci nous menant menant le long de circonvolutions interminables et dorures souillées de sperme proches de l'art pour l'art avec petit goût adolescent pour la provocation. Je comptais lire Naissance, un jour (une année ?), voire le reste si affinités parce que l'homme m'avait plu du temps où il était chroniqueur radio dans l'émission de Laurent Ruquier sur Europe 1 et que les rares fois où je l'ai vu dans l'émission hebdomadaire du même présentateur, mais à la télévision, je l'ai trouvé si pathétique, si inadapté à l'exercice, qu'il avait gagné ma sympathie.
Or, je pense que, sauf accident de parcours, Anissa Corto sera mon dernier Moix.
En effet, durant toute la lecture de ce livre de 293 pages, je n'ai pu m'empêcher de penser à Proust. D'une part, parce que je retrouvais ces généralisations étouffantes qui déjà m'exaspéraient chez le premier, lorsque le narrateur passe de la première personne du singulier à un « on » ou « nous » censés hisser le texte à un statut quasi-philosophique, ou, disons, scientifique puisqu'« il n'y a de science que du général » comme nous le savons tous, n'eeeest-ce paaaas ?, depuis Aristote, là où il n'y a, au fond, que propos de café du commerce, sociologie de comptoir et sommets de la pensée dignes d'un rayon « bien-être » de librairie, présentés sous du tape à l'oeil rhétorique et effets de style bons à impressionner les étudiants de premier cycle universitaire savamment abrutis par leur 15 ans - minimum - d'Education Nationale déjà subis. D'autre part, cette même volonté de pulvériser le record de Pénélope à la broderie, tout en s'adaptant à l'air du temps, c'est-à-dire que 1) Moix remplace l'inoubliable sonate de Vinteuil par le Top 50 des années 70 - tout autre objet culturel fleurant trop fortement la « distinction » est troqué par la culture pop, plus démocratique et ainsi on fréquente Marne-la-Vallée plutôt que Deauville ; 2) après de longs développements sur un paradoxe, un souvenir, des considérations aériennes et lentes, Moix clôt ses paragraphes ou chapitres, par une phrase courte, tranchante, presque un aphorisme, un truc bien pêchu qui accélère le rythme, cogne par terre et fera de belles citations pour les lecteurs colporteurs de memes et de "phrases". Et même s'il essaye de varier les plaisirs, comme avec des passages en vers très proches d'Eluard, le procédé est trop voyant pour qu'on ne l'oublie pas. Comme un prestidigitateur demi-habile qui n'arriverait pas à nous emporter jusqu'à ce qu'on oublie qu'il y a un truc.
Et c'est donc ça qu'il y a d'agaçant chez Moix, c'est que c'est une écriture qui cherche à tordre le sujet pour se contraindre à des trouvailles. Un côté nouveau roman, warholien, ponctué de slogans publicitaires. Une écriture qui n'a pas assez gommé ses emprunts à Proust, Robbe-Grillet et Beigbeder, ne réussissant pas la synthèse géniale. Et tout ça au service de rien. Juste pour impressionner. Aussi j'ai le sentiment d'être face à un livre de Moix comme devant un porno : un scénario nul au service de performances inutiles (toujours plus dur, toujours plus long, toujours plus bruyant) et avec la forfanterie de l'acteur qui vous annonce d'entrée qu'il ne va pas se contenter de jouir à l'intérieur du livre mais qu'il faut que sa semence exulte, pétille, asperge et que vous en serez les bénéficiaires (applaudissez !). L'éjaculation faciale, le coït extra-utérin sans les mains et histoire qu'on voie bien la jouissance, le plein les yeux à frotter (ébahis et collants), c'était rigolo deux fois, Yann. Vraiment. J'ai bien aimé (trois étoiles, hein ?). Tu m'as eu. Mais là je prends ma douche et je m'en vais. Non, n'insiste pas, je m'en fous que tu aies fait 1150 pages avec Naissance, pour trente seconde de ta vie. Range ta bite, ta boite à clinquant, ta boutique à bordel, ma connerie a ses limites. J'ai des centaines de textes à lire / écouter et les tiens – ça te consolera – rejoindront ceux de Proust au rayon virtuel des textes que je ne lirai pas…
Lien : http://poussieres-de-bulles...
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aaahhh
  15 mars 2012
Très bien écrit, ce roman nous plonge dans la vie et les sentiments d'un jeune-homme pas tout à fait adapté à son monde, et nous entraine dans sa dérive vers un monde imaginaire fait de rêves, d'obsessions et de bouts du passé.
Tour à tour drôle, émouvant et terrible, Anissa Corto est un livre fort qui ne laisse pas tout à fait indemne. A la fin de ma lecture, j'ai haï Yann Moix de m'avoir infligé de l'empathie envers ce anti-héros à la fois touchant et terrifiant, mais après un temps de réflexion (et de digestion!) j'ai réalisé que j'adorais ce roman! C'est violent tout en étant doux! Ça bouleverse et c'est bon!
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StephaneMei
  14 octobre 2012
Anissa Corto, c'est LE livre. Celui qui m'a enfin décidé, et pour ça, je lui doit une fière chandelle, une reconnaissance éternelle.
C'est LE DERNIER livre que j'ai acheté suite à une critique entendue dans une émission littéraire. le livre de l'année d'après la chroniqueuse, une jolie fille, convaincante en diable. Résultat : j'ai détesté, j'ai pas fini.
Alors merci Anissa, c'est grâce à toi que je ne regarde plus les émissions littéraires. Merci, merci merci :*
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Citations et extraits (11) Voir plus Ajouter une citation
interstellarinterstellar   16 octobre 2015
Le plus beau des mariages n'est pourtant pas celui qui prélude à une vie: c'est au seuil de notre mort, quand l'amour s'est aguerri à tous les pièges, qu'il s'est essayé aux douleurs et affermi dans la patience et le pardon, lavé de tout ce qui n'est pas lui, devenu en même temps son seul moyen et sa fin unique, que nous pourrons enfin dire "oui". (...) "Terminée, la fraîcheur de la presse du matin, dans la cuisine. Abolis: les océans, le jazz, les pins. Les étés, le soleil, les jardins. Les rosiers, leur lumière rouge sur le ciel. Les fougères, les iris. La trépidation et les bruits. Et toutes les Italies du monde. Un morceau de Danemark déguisé par les brumes, et le pain laissé sur la table. La nuit des amants emmêlés s'évapore dans les champs, c'est l'hiver qui décide. A force d'hiver, on finit par mourir. Les saisons font la loi, qui nous passent sur le corps." (...) "Les salsas s'éteignent quand on meurt"
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interstellarinterstellar   16 octobre 2015
Proust et Flaubert s'étaient mystérieusement envolés. De ma nuit d'effort, ne restait plus que Daniel Guichard et Christophe. Ce que Mingus, que j'avais appelé à trois heures du matin pour lui lire ma lettre, avait eu l'amitié d'appeler mon "style", je sentais, à mesure que les yeux noirs de ma déesse maquée parcouraient les pages de leur justice sans appel, qu'il me lâchait, qu'il n'était plus solidaire de moi, ainsi que celui qu'on croit être son meilleur ami nous abandonne au beau milieu d'une bagarre. Mon "style" rendait les armes, il avouait tout: et derrière ses biceps en papier mâché, ses dagues en carton et son armure d'aluminium qui, de loin, avaient pu l'assimiler à un preux chevalier jailli du Roland Furieux de l'Arioste, il se tenait nu maintenant, le menton baissé et l'air défait des contrits qui sont la signature de leur imposture. Mes pépites, passées au crible de son tamis sans faille, s'étaient révélées de gros grains de sable. (...) J'appris à réaliser, grâce à Mingus, des montages amusants où nous mixions la voix d'Anissa Corto à celle de Neil young, de Franz Zappa, de Daniel Guichard ou de Roger Daltrey.(...) D'Anissa Corto, je fis des raps, des blues, de la house et de la techno. Lors d'une soirée organisée par Mingus, nous jouâmes le sample dit "de la boulangerie". Anissa, sur fond de basses saturées et d'overdub hyper-rythmé, demandait, après quelques hésitations et un commentaire poli sur la pluie, une baguette "plutôt cuite". Puis elle remerciait Mme Kraykowski qui lui demandait si elle ne cherchait pas une femme de ménage. Et Anissa Corto, en boucle sur le remix de Mingus, répondait toujours "Non". A un porteur de tee-shirt de Bjork, elle avait dit: "oui".
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carrecarre   08 septembre 2014
Les salons du livre ont fait des écrivains une profession, comme celle des dentistes; ils se rendent à des colloques ou ils vendent leurs livres comme des épiciers.
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interstellarinterstellar   16 octobre 2015
les femmes sont des hypothèses dont nous voulons faire des théorèmes. Nous connaissons leur musique, et jamais leur partition. Elles dorment au coeur du secret, comme les trésors, et nous ne pouvons que les admirer. On n'aime jamais au singulier: une femme conjugue toutes les femmes, à tous les modes et à tous les temps. Au conditionnel, quand elles sont un paradis à perdre; au passé, puisque nous finissons toujours par les pleurer. A l'imparfait, nous les aimions. Jamais heureux, toujours en quête, passant de l'une à l'autre, changeant d'amour ainsi que nous changeons d'humeur. Le coeur ne sait jamais ce qu'il veut: il bat la mesure de tous les refrains qui, comme de vulgaires paroles, se sont envolés"
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BazartBazart   08 septembre 2013
Auprès de toi, je n'écrivais pas beaucoup. J'ai très peur de ta réaction à présent. Ce que je pensais être immense, parcouru par tes yeux, va s'excuser d'avoir été écrit. C'est trop tard. Mon style va se retrouver en slip au milieu de la cour. Tout est là, en place, imprimé, figé, définitif, tout est là qui t'attend et te craint. J'essaie de gagner du temps, mais tu es peut-être déjà en train de regarder la couverture, d'ouvrir le livre, d'isoler quelques bribes au passage, prélevant, à la manière des chimistes, les échantillons qui te suffiront pour juger l'ensemble.
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Yann Moix - Terreur
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