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EAN : 9782070319565
384 pages
Éditeur : Gallimard (30/11/-1)

Note moyenne : 3.24/5 (sur 443 notes)
Résumé :
Cette histoire débute en l'an 2000. Oscar Dufresne a trente-quatre ans. C'est un écrivain fictif, comme il y a des malades imaginaires. Il tient son journal dans la presse pour que sa vie devienne passionnante. Il est égoïste, lâche, cynique et obsédé sexuel - bref c'est un homme comme les autres. Ainsi l'auteur définit-il son livre, journal d'un people et chronique d'une génération : " Il faudrait inventer pour le délire dufresnien, en hommage à Malraux, la dénomin... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (34) Voir plus Ajouter une critique
Nowowak
  27 mars 2020
N'allez pas vous méprendre. J'ai aimé la prose beigbederienne à ses débuts car je suis un amateur de slogans percutants et de formules qui font mouche. Je fermais les yeux sur les délires apocalyptiques d'une nature humaine débectante. J'ai acheté cette daube 1,99€ à une braderie croyant à une bonne affaire et ayant lu quelques arpèges de cet auteur sans trop de déplaisir ! Mais ce faux roman n'est qu'un ramassis de clichés, de mauvaises blagues, toutes les scènes coupées au montage de ses bouquins précédents notamment ceux mettant en scène l'ignoble Oscar Dufresne.
Sous forme de chroniques journalières le personnage principal étale sa connerie, son snobisme, son égoïsme à un point si inouï qu'il ne peut être un cousin de Frédéric Beigbeder mais un frère !
« L'amour c'est cela : faire croire à la personne qu'on désire le plus au monde qu'elle nous laisse de marbre. L'amour consiste à jouer la comédie de l'indifférence, à cacher ses battements de coeur, à dire l'inverse de ce qu'on ressent. Fondamentalement, l'amour est une escroquerie. »
Gerbant comme tout le reste de cette prose à deux balles. Au hasard page 173 « C'est un miroir déformant que je promène le long de mon nombril ». Tout est dit, il ne le cache pas, il le revendique ! de soirée jet-set en soirée jet-set où il baise, picole, se came, se moque, se maque, voilà le numéro du caliméro cocaïnomane qui repart pour un tour. du réchauffé ! Grasset aime le gras. le tout-Paris rapplique dans ce « roman-gazette » avec ou sans son consentement. du show. de la télé-réalité. du Ardisson. le degré zéro de l'écriture. Je mets 5/20 car la jaquette rose-orangée déforme la gueule de Frédéric Beigbeder et le rend encore plus moche qu'il ne l'est. Nouvel aveu page 216 : « Désolé, je crois que je n'ai pas assez d'imagination (ou de talent) pour inventer des histoires. » Il aimerait que l'on réponde : « Mais non, mais non« . Moi je réponds : « Mais oui, mais oui, tu as le talent d'un journaliste de Sports-Figaro, change de job, arrête d'écrire des livres s'il te plaît, tu ne sais pas ! »
« le manque n'est rien d'autre qu'une overdose de vide. » voilà une excellente devise pour l'oeuvre de FB : une overdose de vide !! Ces mièvreries ne font que tourner autour d'un nombril avachi par la luxure dont on n'en a rien à cirer. C'est drôle cinq minutes l'Oscar Dufresne mais tirer sur la corde sur plusieurs volumes publiés montre les limites d'un petit auteur (pas par la taille), limite imposture dans le monde littéraire qui est entré par une fenêtre en balançant quelques bonnes vannes de son univers publicitaire dont il n'aurait jamais dû sortir. C'est juste un manieur de punchlines vaginales qui ne tiennent pas deux rounds sur un ring. Une avalanche de clichés est devenue sa dose, ah tiens voilà la phrase la plus utilisée au monde qui apparaît parmi tant d'autres :
« J'ai trouvé le bonheur à l'instant précis où j'ai renoncé à le chercher. »
Frédéric Beigbeder égoïste romantique ? Non juste auteur de romans toc trahi par son urine (ce sont ses mots) ! Où est l'humour ? 50 pages qui tournent en rond puis une formule qui fait mouche, qui rapporte son lot de croquettes, faut pas confondre la littérature avec la pub pour chien-chien ! Re-50 pages. Pas un sourire ne vient pas en lisant ces récits de ouatères-closettes. C'est la confession d'un auteur raté qui a réussi et qui déballe ses blagues carambar par aveu d'impuissance. Excusez-moi j'ai envie d'éternuer. Atchoum ! Lui le braquemart ambulant, le misogyne extraverti, l'homme qui décapote une capote plus vite que son ombre qui lui fait de l'ombre. Exemple page 184 : « Quand une femme n'est pas niquée, elle est paniquée. » Faut rire là ? Ah ah.
Voilà tout est dit, à l'image de ce machin de 395 pages publié en 2005. La carrière du sieur Frédéric Beigbeder aurait du s'arrêter là, après ce sordide suicide. Hélas le monde de l'édition est aveugle, la société n'est guère plus bien-voyante, le monde part en couilles et Oscar Dufresne est toujours là. Lui « le pédé qui ne couche qu'avec des filles« . Que vais-je faire de ce livre ? le jeter ? L'envoyer en Afrique ? le proposer à « Ni Putes Ni Soumises » ?
Un bouquin sans queue ni tête ? Ce serait le cas si la spécialité de Beigbeder n'était pas de nous parler essentiellement de sa queue.

Lien : https://pasplushautquelebord..
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Musardise
  28 février 2015
Oh que ce roman, qui tourne autour du nombril de Beigbeder sans jamais fléchir, peut être ennuyeux ! le personnage, volontairement antipathique, volontairement autobiographique, se lamente tout du long d'avoir perdu la femme qu'il aime, boit, se drogue, baise, tout en écrivant des platitudes sur l'amour, le sexe, la drague... C'est l'éternel sujet de Beigbeder, qu'il a régulièrement infligé à ses lecteurs pendant des années. Et le voilà qui nous balade de platitude en platitude :
"L'amour c'est cela : faire croire à la personne qu'on désire le plus au monde qu'elle nous laisse de marbre. L'amour consiste à jouer la comédie de l'indifférence, à cacher ses battements de coeur, à dire l'inverse de ce qu'on ressent. Fondamentalement, l'amour est une escroquerie."
Ou bien encore :
"Fuir, toujours, et courir sans relâche. Et puis, un jour, s'arrêter pour dire à quelqu'un, en le regardant droit dans les yeux: c'est toi dont j'ai besoin, vraiment. Et le croire. Ce serait beau, alors, de ne pas éclater de rire, d'avoir un peu peur, et de prendre des risques, de faire des trucs ridicules, comme d'offrir des fleurs un autre jour que le 14 février ou de baiser sans être bourré."
C'est un roman égocentrique, mais surtout, sans aucun intérêt. A aucun moment les réflexions du narrateur n'ont une portée, même pas philosophique, mais au moins psychologique. Rien à en tirer. Il a beau être court, j'ai décroché avant la fin tellement ça m'endormait. Non seulement, Beigbeder n'a ici rien, mais alors strictement rien à dire, mais, de plus, à lire ce roman, j'ai du mal à comprendre que ce même Beigbeder soit un admirateur de Proust. Bref, c'est plat, c'est vide, c'est soporifique. On peut très bien se passer de le lire.
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FRANGA
  25 juillet 2013
Toujours fidèle à lui même, Frédéric Beigbeder !!
Dans ce journal autobiographique (?) Oscar Dufresne livre ses impressions sur son métier d'écrivain, ses fréquentations mondaines, ses aventures sans lendemain...
Au fil de la lecture, on se lasse de la description de ces baises répétées et détaillés, on reste toujours dans l'attente de quelques réflexions pertinentes sur la société (dont celle de consommation).
Beigbder comme lecture pourquoi pas, mais à doses homéopathiques...
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jd
  15 janvier 2009
Je croyais que j'adorais Beigbeder. En tout cas, je suis absolument fan de "L'amour dure trois ans", de" 99 francs" et "Windows on the world" est l'un de mes romans préférés. Je m'en excuse auprès de ceux que je déçois. Sincèrement. À un degré moindre, certains passages d'"Au secours pardon" m'avaient enthousiasmé, et notamment ceux où il parle d'amour. Et c'est vrai que "Vacances dans le coma" et "Mémoires d'un jeune homme dérangé" ne m'avaient pas laissé un souvenir impérissable.
Mais là ! Quelle déception a la lecture d'un opus que j'avais oublié d'acheter à sa sortie (encore heureux : j'ai gagné 10 euros !) : l'égoïste romantique, où Beigbeder écrit sous le patronyme d'oscar Dufresne un pseudo journal où il alterne tout ce qui lui passe par la tête et par la queue. Anecdotes de la vie des nuits parisiennes, rencontres en discothèques, soirées mondaines, jolies filles, et parfois quelques observations sur le minuscule monde qui entoure Beigbeder. Sur quelques lignes en effet, au détour d'un rail de coke, on peut apprécier quelques réflexions sur la société, la politique, l'amour (qui reste sans doute le domaine dont il parle mieux)…. Mais c'est beaucoup trop peu. Mais c'est quoi son monde à lui?
On se contentera donc de quelques anecdotes drôles, de jolies tournures de phrases et de quelques réflexions lucides, dont celle-ci : "A tous les critiques que je déçois, je voudrais, une fois pour toutes, dire que je suis d'accord avec eux. Moi aussi, j'aimerais bien que mes livres soient meilleurs." Moi, je ne suis pas critique, je suis lecteur, je trouve que Beigbeder est un personnage touchant, je suis sûr que l'on ne peut pas écrire " Windows on the world" sans émotion et sans un talent que l'on fait exploser à travers les pages. Malheureusement, ce n'est pas le même Beiogbder que l'on aperçoit à travers ce journal intime presque facile, parfois plaisant, mais tellement inutile et où l'on tourne en rond si longtemps sans trouver d'issue autre que la déception.
Plus que jamais, j'attends le prochain avec impatience.
d'autres critiques sur http://lesbottesrouges.hautetfort.com
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FabDef95
  07 août 2019
Je ne lui ferai pas l'affront de le présenter, son égo risquerait d'en prendre un coup... et puis, qui ne connaît pas Frédéric Beigbeder ? Ce dandy érudit, nombriliste, branleur alcoolique (dixit l'auteur lors de sa dernière chronique sur France Inter) qui a non seulement le sens de la formule, mais surtout celui de l'humour. Oui, j'ai déjà eu l'occasion de le dire (ici et là), qu'il agace ou fascine, Frédéric Beigbeder ne laisse pas indifférent. Surtout moi !
En revanche, Oscar Dufresne lui, mérite d'être présenté. Pour faire simple, Oscar est le personnage central de L'égoïste romantique. le nombril quoi !
Cette histoire débute en l'an 2000. Oscar Dufresne a trente-quatre ans. C'est un écrivain fictif, comme il y a des malades imaginaires. Il tient son journal dans la presse pour que sa vie devienne passionnante. Il épingle la société du spectacle (à commencer par lui-même), courtise les femmes à la hussarde mais tombe amoureux, console les célibataires qui lui ressemblent, croise et assassine les célébrités, voyage dans les boîtes de nuit du monde entier. Il est égoïste, lâche, cynique et obsédé sexuel. Bref, c'est un homme comme les autres.
L'égoïste romantique est un véritable manuel d'autodérision à conseiller à tous les admirateurs et détracteurs de Frédéric Beigbeder. Depuis ses débuts, l'auteur a érigé la superficialité en sagesse et a fondé sa réputation littéraire sur la caricature de ses propres turpitudes nocturnes.
Vous l'aurez compris, Oscar Dufresne n'est autre que le double de l'écrivain. Oscar est un Narcisse qui consigne quotidiennement ses observations, réflexions et non-événements en tous genres. Il tient un journal, enfin un miroir déformant qu'il promène le long de son nombril. L'égoïste romantique est une compilation d'anecdotes et de digressions sous coke des nuits parisiennes d'Oscar. Il y est question de ses soirées mondaines, de ses voyages, de ses rencontres, de ses angoisses existentielles, de ses échanges avec son pote Ludo, de ses réflexions sur notre société, sur la politique et surtout sur l'amour. Parce qu'il a beau parler de sa queue sous toutes les coutures, Oscar n'a qu'un but, trouver l'Amour. Il l'a trouvé d'ailleurs. C'est Claire puis in fine Françoise qui l'incarnent. Oscar est un romantique, totalement névrosé, mais tellement romantique.
Françoise, tu es l'événement le plus important depuis que l'homme ne marche plus sur la lune. Tu ne m'as pas permis de ne pas t'aimer. Il m'était impossible de faire autrement. Tu ne m'as pas laissé passer à coté de toi. L'amour ressemble à ça : c'est quand on sent que rater quelqu'un serait rater sa vie. L'amour c'est quand on cesse d'hésiter. Quand toutes les autres deviennent fades. Je te regrette avant même de te connaitre. (p.170)
Bien que Frédéric Beigbeder prenne soin de reproduire un extrait de Dimanche m'attend de Jacques Audiberti à savoir : "Qu'est-ce qu'un journal ? Un roman", L'égoïste romantique s'apparente plutôt à une succession d'anecdotes drolatiques, de jolies tournures de phrases et de quelques bons jeux de mots. Il est le pendant masculin du journal de Bridget Jones parce qu'il fallait bien qu'un mec se dévoue pour lui répondre à cette petite grue (p. 344). C'est le genre de livre qu'on ouvre au hasard pour y picorer des instants littérature, pour rire, sourire, pour le sens de la formule de l'auteur, mais également pour son cynisme et son autodérision. A l'instar de ses chroniques sur France Inter, toutes les turpitudes de Frédéric Beigbeder consignées dans L'égoïste romantique ne sont pas égales, mais valent le détour.
A tous les critiques que je déçois, je voudrais, une fois pour toutes, dire que je suis d'accord avec eux. Moi aussi, j'aimerais bien que mes livres soient meilleurs. (p.317)
Avec une telle clairvoyance, on ne peut que lire L'égoïste romantique, au pire vous n'en ressortirez que plus diverti !

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Citations et extraits (154) Voir plus Ajouter une citation
ShrimpShrimp   19 décembre 2010
C'est impossible ce que tu me demandes. Je n'arriverai jamais à ne plus t'aimer.
La pire des drogues reste l'amour. Tu m'as rendu à la vie, redonné gout aux émotions. Partout où j'allais, je ne voyais que ta bouche fraîche et mes yeux s'embuaient en ton absence. Un reste d’innocence me donnait le rouge aux joues. A partir de maintenant et jusqu'à ma mort, chaque fois que quelqu'un prononcera ton prénom devant moi, il est possible que mon regard se perde un petit peu dans le vague. Les autres diront : "il a trop bu, il a des absences", mais moi, je m'en moquerai, je serai déjà loin, contre toi, à Los Angeles entre tes bras dorés,ou à Porto Ercole perdu dans tes longs cheveux salés, à Istanbul et Moscou et Amsterdam contre tes seins crémeux, dans le paradis de l'amour réciproque, ce rêve impossible auquel tu m'as un jour, de nouveau, donné l’accès.
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ShrimpShrimp   19 décembre 2010
L'amour c'est cela : faire croire à la personne qu'on désire le plus au monde qu'elle nous laisse de marbre. L'amour consiste à jouer la comédie de l'indifférence, à cacher ses battements de coeur, à dire l'inverse de ce qu'on ressent. Fondamentalement, l'amour est une escroquerie.
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ShrimpShrimp   15 décembre 2010
- Alors, tu vois toujours cette Claire ?
- Non. On s'engueulait tout le temps. On n'arrêtait pas de se quitter. Parlons d'autre chose. C'est une dingo. Elle n'a aucun intérêt. Je m'en fous complètement. C'est totalement fini entre nous.
- Ah... Tu l'aimes à ce point-là...
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sweetlullabysweetlullaby   16 décembre 2010
Fuir, toujours, et courir sans relâche. Et puis, un jour, s'arrêter pour dire à quelqu'un, en le regardant droit dans les yeux: c'est toi dont j'ai besoin, vraiment. Et le croire. Ce serait beau, alors, de ne pas éclater de rire, d'avoir un peu peur, et de prendre des risques, de faire des trucs ridicules, comme d'offrir des fleurs un autre jour que le 14 février ou de baiser sans être bourré.
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ShrimpShrimp   15 décembre 2010
Je fuis celle qui me plaît, j'ai peur de ce qui m'attire, j'évite celle qui m'aime, je drague celles qui s'en foutent.
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Frédéric Beigbeder lit un extrait de Un roman Français à la librairie Filigranes-Bruxelles
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