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ISBN : 2070319563
Éditeur : Gallimard (30/11/-1)

Note moyenne : 3.28/5 (sur 404 notes)
Résumé :
Cette histoire débute en l'an 2000. Oscar Dufresne a trente-quatre ans. C'est un écrivain fictif, comme il y a des malades imaginaires. Il tient son journal dans la presse pour que sa vie devienne passionnante. Il est égoïste, lâche, cynique et obsédé sexuel - bref c'est un homme comme les autres. Ainsi l'auteur définit-il son livre, journal d'un people et chronique d'une génération : " Il faudrait inventer pour le délire dufresnien, en hommage à Malraux, la dénomin... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (25) Voir plus Ajouter une critique
Musardise
  28 février 2015
Oh que ce roman, qui tourne autour du nombril de Beigbeder sans jamais fléchir, peut être ennuyeux ! le personnage, volontairement antipathique, volontairement autobiographique, se lamente tout du long d'avoir perdu la femme qu'il aime, boit, se drogue, baise, tout en écrivant des platitudes sur l'amour, le sexe, la drague... C'est l'éternel sujet de Beigbeder, qu'il a régulièrement infligé à ses lecteurs pendant des années. Et le voilà qui nous balade de platitude en platitude :
"L'amour c'est cela : faire croire à la personne qu'on désire le plus au monde qu'elle nous laisse de marbre. L'amour consiste à jouer la comédie de l'indifférence, à cacher ses battements de coeur, à dire l'inverse de ce qu'on ressent. Fondamentalement, l'amour est une escroquerie."
Ou bien encore :
"Fuir, toujours, et courir sans relâche. Et puis, un jour, s'arrêter pour dire à quelqu'un, en le regardant droit dans les yeux: c'est toi dont j'ai besoin, vraiment. Et le croire. Ce serait beau, alors, de ne pas éclater de rire, d'avoir un peu peur, et de prendre des risques, de faire des trucs ridicules, comme d'offrir des fleurs un autre jour que le 14 février ou de baiser sans être bourré."
C'est un roman égocentrique, mais surtout, sans aucun intérêt. A aucun moment les réflexions du narrateur n'ont une portée, même pas philosophique, mais au moins psychologique. Rien à en tirer. Il a beau être court, j'ai décroché avant la fin tellement ça m'endormait. Non seulement, Beigbeder n'a ici rien, mais alors strictement rien à dire, mais, de plus, à lire ce roman, j'ai du mal à comprendre que ce même Beigbeder soit un admirateur de Proust. Bref, c'est plat, c'est vide, c'est soporifique. On peut très bien se passer de le lire.
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FRANGA
  25 juillet 2013
Toujours fidèle à lui même, Frédéric Beigbeder !!
Dans ce journal autobiographique (?) Oscar Dufresne livre ses impressions sur son métier d'écrivain, ses fréquentations mondaines, ses aventures sans lendemain...
Au fil de la lecture, on se lasse de la description de ces baises répétées et détaillés, on reste toujours dans l'attente de quelques réflexions pertinentes sur la société (dont celle de consommation).
Beigbder comme lecture pourquoi pas, mais à doses homéopathiques...
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jd
  15 janvier 2009
Je croyais que j'adorais Beigbeder. En tout cas, je suis absolument fan de "L'amour dure trois ans", de" 99 francs" et "Windows on the world" est l'un de mes romans préférés. Je m'en excuse auprès de ceux que je déçois. Sincèrement. À un degré moindre, certains passages d'"Au secours pardon" m'avaient enthousiasmé, et notamment ceux où il parle d'amour. Et c'est vrai que "Vacances dans le coma" et "Mémoires d'un jeune homme dérangé" ne m'avaient pas laissé un souvenir impérissable.
Mais là ! Quelle déception a la lecture d'un opus que j'avais oublié d'acheter à sa sortie (encore heureux : j'ai gagné 10 euros !) : l'égoïste romantique, où Beigbeder écrit sous le patronyme d'oscar Dufresne un pseudo journal où il alterne tout ce qui lui passe par la tête et par la queue. Anecdotes de la vie des nuits parisiennes, rencontres en discothèques, soirées mondaines, jolies filles, et parfois quelques observations sur le minuscule monde qui entoure Beigbeder. Sur quelques lignes en effet, au détour d'un rail de coke, on peut apprécier quelques réflexions sur la société, la politique, l'amour (qui reste sans doute le domaine dont il parle mieux)…. Mais c'est beaucoup trop peu. Mais c'est quoi son monde à lui?
On se contentera donc de quelques anecdotes drôles, de jolies tournures de phrases et de quelques réflexions lucides, dont celle-ci : "A tous les critiques que je déçois, je voudrais, une fois pour toutes, dire que je suis d'accord avec eux. Moi aussi, j'aimerais bien que mes livres soient meilleurs." Moi, je ne suis pas critique, je suis lecteur, je trouve que Beigbeder est un personnage touchant, je suis sûr que l'on ne peut pas écrire " Windows on the world" sans émotion et sans un talent que l'on fait exploser à travers les pages. Malheureusement, ce n'est pas le même Beiogbder que l'on aperçoit à travers ce journal intime presque facile, parfois plaisant, mais tellement inutile et où l'on tourne en rond si longtemps sans trouver d'issue autre que la déception.
Plus que jamais, j'attends le prochain avec impatience.
d'autres critiques sur http://lesbottesrouges.hautetfort.com
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FabDef95
  07 août 2019
Je ne lui ferai pas l'affront de le présenter, son égo risquerait d'en prendre un coup... et puis, qui ne connaît pas Frédéric Beigbeder ? Ce dandy érudit, nombriliste, branleur alcoolique (dixit l'auteur lors de sa dernière chronique sur France Inter) qui a non seulement le sens de la formule, mais surtout celui de l'humour. Oui, j'ai déjà eu l'occasion de le dire (ici et là), qu'il agace ou fascine, Frédéric Beigbeder ne laisse pas indifférent. Surtout moi !
En revanche, Oscar Dufresne lui, mérite d'être présenté. Pour faire simple, Oscar est le personnage central de L'égoïste romantique. le nombril quoi !
Cette histoire débute en l'an 2000. Oscar Dufresne a trente-quatre ans. C'est un écrivain fictif, comme il y a des malades imaginaires. Il tient son journal dans la presse pour que sa vie devienne passionnante. Il épingle la société du spectacle (à commencer par lui-même), courtise les femmes à la hussarde mais tombe amoureux, console les célibataires qui lui ressemblent, croise et assassine les célébrités, voyage dans les boîtes de nuit du monde entier. Il est égoïste, lâche, cynique et obsédé sexuel. Bref, c'est un homme comme les autres.
L'égoïste romantique est un véritable manuel d'autodérision à conseiller à tous les admirateurs et détracteurs de Frédéric Beigbeder. Depuis ses débuts, l'auteur a érigé la superficialité en sagesse et a fondé sa réputation littéraire sur la caricature de ses propres turpitudes nocturnes.
Vous l'aurez compris, Oscar Dufresne n'est autre que le double de l'écrivain. Oscar est un Narcisse qui consigne quotidiennement ses observations, réflexions et non-événements en tous genres. Il tient un journal, enfin un miroir déformant qu'il promène le long de son nombril. L'égoïste romantique est une compilation d'anecdotes et de digressions sous coke des nuits parisiennes d'Oscar. Il y est question de ses soirées mondaines, de ses voyages, de ses rencontres, de ses angoisses existentielles, de ses échanges avec son pote Ludo, de ses réflexions sur notre société, sur la politique et surtout sur l'amour. Parce qu'il a beau parler de sa queue sous toutes les coutures, Oscar n'a qu'un but, trouver l'Amour. Il l'a trouvé d'ailleurs. C'est Claire puis in fine Françoise qui l'incarnent. Oscar est un romantique, totalement névrosé, mais tellement romantique.
Françoise, tu es l'événement le plus important depuis que l'homme ne marche plus sur la lune. Tu ne m'as pas permis de ne pas t'aimer. Il m'était impossible de faire autrement. Tu ne m'as pas laissé passer à coté de toi. L'amour ressemble à ça : c'est quand on sent que rater quelqu'un serait rater sa vie. L'amour c'est quand on cesse d'hésiter. Quand toutes les autres deviennent fades. Je te regrette avant même de te connaitre. (p.170)
Bien que Frédéric Beigbeder prenne soin de reproduire un extrait de Dimanche m'attend de Jacques Audiberti à savoir : "Qu'est-ce qu'un journal ? Un roman", L'égoïste romantique s'apparente plutôt à une succession d'anecdotes drolatiques, de jolies tournures de phrases et de quelques bons jeux de mots. Il est le pendant masculin du journal de Bridget Jones parce qu'il fallait bien qu'un mec se dévoue pour lui répondre à cette petite grue (p. 344). C'est le genre de livre qu'on ouvre au hasard pour y picorer des instants littérature, pour rire, sourire, pour le sens de la formule de l'auteur, mais également pour son cynisme et son autodérision. A l'instar de ses chroniques sur France Inter, toutes les turpitudes de Frédéric Beigbeder consignées dans L'égoïste romantique ne sont pas égales, mais valent le détour.
A tous les critiques que je déçois, je voudrais, une fois pour toutes, dire que je suis d'accord avec eux. Moi aussi, j'aimerais bien que mes livres soient meilleurs. (p.317)
Avec une telle clairvoyance, on ne peut que lire L'égoïste romantique, au pire vous n'en ressortirez que plus diverti !

Lien : https://the-fab-blog.blogspo..
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mfrance
  25 octobre 2018
Egoïste ? sans aucun doute.
Romantique ? cela reste à voir. Enfin, tout dépend du sens que Frédéric Beigbeder donne à ce terme.
Mais avant tout, ennuyeux à mourir. Heureusement comme ce n'est pas long, on n'a pas le temps d'en arriver à cette funeste extrémité !
Creux, d'un vide abyssal.... on se demande pourquoi un éditeur se penche sur les élucubrations oiseuses, les vagues délires sexuels, les beuveries de ce guignol ! Ce nom, Beigbeder, serait-il un sesame ?
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Citations et extraits (128) Voir plus Ajouter une citation
ShrimpShrimp   19 décembre 2010
C'est impossible ce que tu me demandes. Je n'arriverai jamais à ne plus t'aimer.
La pire des drogues reste l'amour. Tu m'as rendu à la vie, redonné gout aux émotions. Partout où j'allais, je ne voyais que ta bouche fraîche et mes yeux s'embuaient en ton absence. Un reste d’innocence me donnait le rouge aux joues. A partir de maintenant et jusqu'à ma mort, chaque fois que quelqu'un prononcera ton prénom devant moi, il est possible que mon regard se perde un petit peu dans le vague. Les autres diront : "il a trop bu, il a des absences", mais moi, je m'en moquerai, je serai déjà loin, contre toi, à Los Angeles entre tes bras dorés,ou à Porto Ercole perdu dans tes longs cheveux salés, à Istanbul et Moscou et Amsterdam contre tes seins crémeux, dans le paradis de l'amour réciproque, ce rêve impossible auquel tu m'as un jour, de nouveau, donné l’accès.
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ShrimpShrimp   19 décembre 2010
L'amour c'est cela : faire croire à la personne qu'on désire le plus au monde qu'elle nous laisse de marbre. L'amour consiste à jouer la comédie de l'indifférence, à cacher ses battements de coeur, à dire l'inverse de ce qu'on ressent. Fondamentalement, l'amour est une escroquerie.
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ShrimpShrimp   15 décembre 2010
- Alors, tu vois toujours cette Claire ?
- Non. On s'engueulait tout le temps. On n'arrêtait pas de se quitter. Parlons d'autre chose. C'est une dingo. Elle n'a aucun intérêt. Je m'en fous complètement. C'est totalement fini entre nous.
- Ah... Tu l'aimes à ce point-là...
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sweetlullabysweetlullaby   16 décembre 2010
Fuir, toujours, et courir sans relâche. Et puis, un jour, s'arrêter pour dire à quelqu'un, en le regardant droit dans les yeux: c'est toi dont j'ai besoin, vraiment. Et le croire. Ce serait beau, alors, de ne pas éclater de rire, d'avoir un peu peur, et de prendre des risques, de faire des trucs ridicules, comme d'offrir des fleurs un autre jour que le 14 février ou de baiser sans être bourré.
Commenter  J’apprécie          830
ShrimpShrimp   15 décembre 2010
Je fuis celle qui me plaît, j'ai peur de ce qui m'attire, j'évite celle qui m'aime, je drague celles qui s'en foutent.
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Videos de Frédéric Beigbeder (67) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Frédéric Beigbeder
La frivolité est une affaire sérieuse, L'Observatoire
Frédéric Beigbeder est chroniqueur depuis plus de 30 ans. En se replongeant dans tous ses éditoriaux et chroniques, il a fait une découverte importante : il serait finalement un auteur engagé.
L?auteur de 99 Francs et de L?amour dure trois ans savait que, de livres en livres, défendait quelque chose, mais ne savait pas exactement quoi. Et puis est arrivé 2015, et les attentats qui ont ensanglanté Paris. Beig?croyait qu?il était superficiel alors qu?il était engagé. Toutes ces années passées à sortir la nuit constituaient une forme de militantisme pour la futilité et un certain art de vivre. Persuadé d?être un mondain décérébré, l?ancien publicitaire se présente aujourd?hui en soldat de première classe dans la guerre de l?insouciance.
Cet ouvrage comprend une sélection de plus de cent cinquante textes, entièrement réécrits, datant du début des années 1980 à nos jours. Ils classés en trois parties : avant 2015, pendant 2015 et après 2015. Au fil des époques, sa frivolité devient sérieuse ? si elle n?a l?a pas toujours été. La publication de ce livre, véritable expérience éditoriale et introspective, révèle plus que dans n?importe quel autre ce qui a fait le talent de Frédéric Beigbeder : saisir le bon aphorisme, capter la légèreté et la gravité de l?époque et briller par un irrésistible sens de la formule.
Romancier, essayiste, réalisateur et critique littéraire, Frédéric Beigbeder a obtenu en 2003 le prix Interallié pour Windows on the World (Grasset) et, en 2009, le prix Renaudot pour Un roman français (Grasset). Son dernier roman, Une Vie sans fin (Grasset, 2018), s?est déjà vendu à plus de 30 000 exemplaires.
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