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ISBN : 2764404387
Éditeur : Québec Amérique (06/06/2005)

Note moyenne : 3.96/5 (sur 74 notes)
Résumé :
Anne Shirley et Gilbert Blythe sont enfin mariés. Ils ont quitté Avonlea pour s'installer à Glen St. Mary, dans un village de pêcheurs où Gilbert pratique la médecine. Ils habitent une petite maison blanche bâtie sur la grève du port. Entourée d'arbres et située près d'un ruisseau, elle ressemble à un véritable rêve pour la jeune Anne. C'est dans cet environnement remarquable - et grâce à l'arrivée de plusieurs nouveaux personnages - que l'inimitable Anne mènera une... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (7) Voir plus Ajouter une critique
Sachenka
  04 octobre 2016
J'avais plutôt bien aimé le premier tome de la série Anne… la maison aux pignons verts. Mais, par la suite, mon intérêt s'était légèrement décru. Je trouvais l'héroïne un peu trop parfaite, toujours souriante, à voir le bon côté des choses, à vouloir améliorer le sort de ses amis et de sa communauté. Trop, c'est comme pas assez... Et elle avançait en âge, ses aventures à l'université puis comme maitresse d'école (où elle joue encore plus la carte de la mademoiselle-je-sais-tout, qui à 18 ans sait mieux gérer des enfants que les propres mères des petits !), me semblaient ordinaires. Et les chroniques de village ne m'intéressaient plus autant, les difficultés du troisième voisin me laissaient indifférents.
Mais avec ce cinquième tome, Anne dans sa maison de rêve, l'intérêt est revenu. C'est peut-être le côté romanesque, vaguement gothique, qui a ravivé cet intérêt. Ce paysage de bord de mer, balayé par les tempêtes et le brouillard, décrit merveilleusement par Lucy Maud Montgomery, m'a tout de suite conquis. Et ce phare, occupé par un vieux loup de mer qui a toujours une bonne histoire à raconter. C'est que la petite Anne, qui n'est plus si petite, a finalement épousé Gilbert Blythe et les deux ont quitté leur patelin d'Avonlea si familier et se sont installés sur la côte ouest de l'Île-du-Prince-Édouard. C'est un décor tout autre, enchanteur.
Et, enfin, Anne rencontre des épreuves sérieuses. Elle doit s'adapter à un nouveau milieu, se familiariser avec des nouveaux voisins, les apprivoiser, puis elle vit des grossesses difficiles. On est loin des mauvaises plaisanteries entre camarades de classe… Je sens que l'auteure essaie de rejoindre davantage son public qui a grandi avec Anne et qui, adulte, s'attend à plus. Un seul truc qui m'agace : plus on avance vers la fin, plus les péripéties deviennent rocambolesques (entre autres, celles concernant Dick Moore, le mari de Mlle Cornelia). Ça ressemble plus au genre de revirement qu'on retrouve dans un soap opera. Mais bon, à part ça, le reste de l'histoire était bien réussi.
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CLAVIE
  20 octobre 2012
J'ai relu ce livre, en version originale cette fois puisque Lucy Maud Montgomery était anglophone, charmée par une île où la francophonie dominait. Je me suis également penchée sur la genèse de ce tome, car de la première lecture je me rappelais d'une rupture dans la série.
En effet, il s'agit d'un livre imposé à l'auteur après une longue bataille judiciaire, écrit à la fin de la Première Mondiale. Qui plus est, l'écrivaine, mariée à un pasteur qui entre dans les méandres de la folie, connait alors des heures noires loin de l'île.
Au fil des pages, on ressent combien ces éléments ont influencé le récit. La personnalité de Lucy Maud Montgomery se retrouve dans le personnage de Leslie, aliénée par le sens du devoir, tout en ayant la nostalgie de ses émotions d'antan. En revanche, Anne s'identifie à la vie qu'elle aurait aimée connaître, ce qu'elle imaginait être le bonheur conjugal et la vie sur l'île. Ce contraste marque pratiquement toutes les pages, avec des mots très expressifs (davantage en anglais qu'en français, puisque cette version tient à rendre la série accessible aux adolescentes) ou bien encore dans des dialogues abrupts.
Plus qu'une romance, Lucy Maud Montgomery nous décrit elle-même, femme accomplie dans un début de 20è siècle en pleine révolution sociale. Cependant, sa vision du monde, progressiste à l'époque s'apparente au conformiste actuel : elle prône l'importance de la famille (décrivant avec une sensibilité particulière le rôle de la maternité pour les femmes), celle de l'amitié sincère, celle du pardon, mais aussi du besoin pour vivre d'aimer et d'être aimé, ou celle de revenir aux sources pour surmonter les moments difficiles…
Plus que dans les tomes précédents, elle nous raconte son attachement pour l'île du Prince Edouard, avec ses particularités : encore le jeu des saisons qui marque le temps, puis, nouveauté la mer nourricière ou destructrice des vies… la sclérose de la société divisée tant religieusement que politiquement ou linguistiquement.
La série des Anne est bien moins populaire en France que dans les pays Américains ou au Japon. Dommage, car elle nous invite à réfléchir sur notre société actuelle.
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LillyMaya
  25 août 2017
[lu en anglais]
Après ma lecture laborieuse du tome 4, j'ai pris beaucoup plus de plaisir avec ce tome 5. Pour moi qui ne connait que l'adaptation télévisée, ce roman a été celui des très grandes découvertes, car rien n'a été utilisé pour l'adaptation télé. J'ai donc été de surprise en surprise.
Ce roman est beaucoup plus sombre/triste que les précédents, mais les personnages sont toujours aussi attachants avec certains caractères très hauts en couleurs : Miss Cornélia par exemple !

J'apprécie donc toujours autant mes découvertes : un mélange de sourires, de rires et de peines, de personnages attachants ou détestables : il faut de tout pour faire un monde.
Je file lire le tome 6 !
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Softymel
  06 septembre 2012
Voici Anne en femme mariée, dans sa maison de rêve. Une nouvelle maison, une nouvelle ville, de nouvelles rencontres.
Anne a grandi mais n'a pas vraiment changé! L'histoire est un peu plus sérieuse que les précédentes, du fait notamment qu'elle est maintenant une ménagère accompli, et que sa vie de femme mariée comprend moins d'aventure. Mais l'histoire reste agréable, et elle sait toujours nous amuser.
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mara
  08 novembre 2014
J'ai repris ma lecture de la saga Anne Shirley pratiquement 2 ans après ma lecture du tome 4.
J'ai retrouvé avec plaisir le style de Lucy Maud Montgomery et sa magie des mots. On est immédiatement transporté dans le village de Four Winds Harbour, parmi ses habitants haut en couleur. Ils ont tous un petit quelque chose de particulier.
Pourtant je n'ai pas retrouvé l'âme des premiers romans. Il manquait quelque chose. Anne est plus posée, plus mâture. Elle a perdu son flamboyant et la plupart du temps elle n'est plus qu'une simple épouse au foyer. C'est dommage, surtout qu'on ne la voit pas beaucoup interagir avec Gilbert. La majorité de ses échanges ont lieu avec des nouveaux personnages, dont certains que je n'ai pas aimé (comme Leslie par exemple). Ces nouveaux personnages n'ont pas le charisme des amis d'enfances d'Anne. Petite déception donc avec cette lecture.
Je lirai néanmoins la suite, mais je ne vais pas me jeter dessus dans l'immédiat. Cette lecture m'aura au contraire donné envie de revoir les téléfilms adaptés des premiers romans.

Lien : http://mondedemara.canalblog..
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Citations et extraits (5) Ajouter une citation
SachenkaSachenka   28 septembre 2016
Il y avait, dans l'atmosphère de cette maison, une pointe de romantisme et d'aventure qu'Anne n'avait jamais trouvée à Avonlea. Là-bas, bien qu'elle ait vécu près de la mer, çelle-ci n'était pas entrée intimement dans sa vie. À Four Winds, elle l'entourait et l'appelait constamment. De chacune des fenêtres de son nouveau logis, elle en voyait un des aspects changeants. Sont lancinant murmure résonnait sans cesse à son oreille. Les navires entraient tous les jours dans le port et accostaient le quai du Glen, ou repartaient dans le soleil couchant, en route vers des ports qui pouvaient être de l'autre côté du globe. [...] On avait toujours l'impression que quelque chose allait se passer : des aventures et des conquêtes. Les chemins de Four Winds étaient moins prévisibles, établis et prédestinés que ceux d'Avonlea ; des vents de changement y soufflaient ; la mer appelait sans cesse les habitants de la grève, et même ceux qui ne répondaient pas à son appel en sentaient l'émotion, la fébrilité, le mystère et les possibilités.
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MeduzanticMeduzantic   22 mars 2012
C'était une grève qui connaissait la magie et le mystère des tempêtes et des étoiles. Il en émanait une grande solitude. Les bois ne sont jamais solitaires, ils sont pleins d'une vie chuchotante, envoûtante et amicale. Mais la mer est une âme puissante, gémissant sans cesse de quelque grand chagrin qu'elle ne peut partager, et l'enfermant en elle-même pour l'éternité. Nous ne pouvons jamais percer son mystère infini, nous ne pouvons que nous interroger, fascinés et subjugués, sur sa rive.
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CielvariableCielvariable   22 mai 2012
— Eh bien, quelle belle journée pour ton mariage, Anne, fit Diana en passant un volumineux tablier sur sa robe de soie. Tu n’en aurais pas eu une plus belle si tu l’avais commandée chez Eaton.

— En vérité, beaucoup trop d’argent sort de cette Île pour aller au même Eaton, déclara Mme Lynde d’un ton indigné. Elle avait ses idées sur les magasins à rayons tentaculaires et ne perdait jamais une occasion de les faire savoir.

— Et quant à leurs catalogues, c’est à présent devenu la Bible des filles d’Avonlea, si vous voulez mon avis. Elles se plongent dedans le dimanche au lieu d’étudier les Saintes Écritures.

— Mon Dieu, ils amusent merveilleusement les enfants, fit remarquer Diana. Fred et la petite Anne peuvent passer des heures à regarder les images.

— J’ai amusé dix enfants sans l’aide du catalogue d’Eaton, objecta sévèrement Mme Rachel.

— Allez, vous deux, vous n’allez pas vous quereller à propos du catalogue d’Eaton, dit gaiement Anne. C’est mon grand jour, vous savez. Je suis si heureuse que je veux que tout le monde jouisse du même bonheur.
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SachenkaSachenka   30 septembre 2016
Niché dans la crique où les dunes rencontraient la grève, le petit village de pêche avait l'air d'une grande opale dans la brume. Le ciel au-dessus d'eux faisait penser à une coupe de joyaux d'où se déversait le crépuscule ; l'air était frais et imprégné de cette irrésistible saveur maritime, et tout le paysage infusait les subtilités d'un soir au bord de la mer.
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SachenkaSachenka   26 septembre 2016
Le grenier était, comme devraient l'être tous les greniers, un lieu sombre, évocateur, merveilleux.
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"Anne d'Avonlea" Livre vidéo. Non sous-titré. Non traduit.
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