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EAN : 9782213686837
304 pages
Fayard (27/01/2016)
3.39/5   31 notes
Résumé :
Une vieille femme, Eileen, se remémore une semaine qui a fait basculer sa vie en 1964, alors qu'elle était âgée de 24 ans. La narratrice pose sur la jeune fille qu'elle était un regard quasi clinique. A cette époque, orpheline de mère, elle vit, près de Boston, dans une maison sale et délabrée avec son père, alcoolique et ancien officier de police, et travaille comme agent d'accueil dans une prison pour adolescents. Elle subit cette existence sinistre avec un mélang... >Voir plus
Critiques, Analyses et Avis (13) Voir plus Ajouter une critique
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Roggy
  29 juillet 2020
Subtil et ondoyant, ce roman d'apprentissage effleure de délicats problèmes sans négliger le suspense.
Otessa Moshfegh nous livre une tranche de vie d'une âme ardente et triste, dépourvue de rêves, blasée, brimée, qui cherche désespérément un moyen de sortir de son malheur.
Les descriptions précises et bien amorcées illustrent le personnage d'une jeune femme paumée et un peu fêlée.
L'intrigue se profile lentement, donnant lieu à diverses suppositions sur le dénouement.
Quelques longueurs sont à regretter, mais une psychologie sûre, persillée de certaines formules décoiffantes font souffler dans le bon sens le vent de cette aventure intime.
Lucide plutôt que mélodramatique, humain et poétique, avec Eileen, Ottessa Moshfegh cultive l'espoir d'un lendemain meilleur.
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AlouquaLecture
  23 janvier 2016
Lorsque j'ai fait cette demande de service presse sur le site NetGalley, j'étais séduite par le résumé que j'en avais lu.
Étrangement, ma lecture m'a un peu moins convaincu, bien que j'ai passé un bon moment à le lire, eh bien je dois avouer que j'ai eu du mal sur plusieurs choses.
En premier, j'ai trouvé que l'histoire est parfois un peu tirée en longueur, sur certains chapitre je trouvais cela utile à la compréhension et la chronologie de l'histoire, mais sur d'autres, eh bien là où quelques pages aurait suffit, il y en avait trop.
Eileen est une femme dont la vie tourne entre son père alcoolique et son travail dans un foyer pour délinquants.
J'ai ressenti son envie de donner vie a ses fantasmes d'autre vie, mais elle est tellement ancrée dans sa vie réelle, qu'elle ne fait rien pour que cela change, rien qui pourrait la sortir de ce quotidien.
Bien que l'histoire en elle-même est bonne, si il n'y avait pas cette "lenteur" dans certains chapitres, je pense que j'aurais beaucoup plus accroché à ma lecture.
Si les informations que j'ai trouvées sur le net sont exactes, il s'agit ici de son premier roman, je ne peux donc que lui souhaiter de trouver sa voie dans le monde littéraire.
Peut-être que cette histoire n'est pas le style où elle m'a convaincue, mais je n'en reste pas moins persuadée qu'elle trouvera ses lecteurs.
Pour ma part, je suis curieuse de la lire à nouveau et ainsi voir si dans un autre genre je serais convaincue.
Comme vous le savez, je n'aime pas trop devoir donner un avis de ce genre, mais je préfère être honnête que de donner un avis positif où je ne serais pas du tout à l'aise de le partager.
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CelineCebulski
  08 mars 2021
" Avant de continuer à écrire ce qui s'est passé ce samedi-là, il me faut reparler du revolver. Quand j'étais adolescente, mon père s'asseyait à la table de la cuisine après dîner pour le nettoyer et il m'en expliquait tous les mécanismes, la nécessité de bien l'entretenir. " Si tu ne fais pas telle et telle chose - je ne me souviens plus de ses mots exacts -, il risque d'avoir des ratés et de tuer quelqu'un." (...) Si je vous raconte ceci, c'est histoire de mettre le revolver dans le paysage. Il a toujours été là, de mon enfance jusqu'à la fin. "
La narratrice nous relate sa vie d'avant, sa vie d'Eileen, et plus particulièrement cette semaine de fin décembre, cinquante ans plus tôt, qui a bouleversé son existence. Eileen était alors une jeune femme de vingt-quatre ans, autocentrée sur le dénigrement d'elle-même, et évoluant dans des milieux familial et professionnel peu enclins aux louanges. Bref, une sorte de Cendrillon sans le prince charmant. Une rencontre, une énorme bêtise et un revolver seront les éléments déclencheurs d'une prise de décision devenue plus que nécessaire, pour ne pas dire vitale.
Une atmosphère très sombre, détaillée à outrance, une héroïne peu attachante et une intrigue longue à s'installer ont rendu, en ce qui me concerne, cette lecture, pourtant bien partie, pénible.
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gwenleen
  11 janvier 2016
Un olni un vrai ... un véritable objet littéraire non identifié.
Avec Eileen (je ne vous venterai pas le merveilleux prénom que porte ce bouquin vous le savez tous), je me suis retrouvée embarquée dans une histoire où j'ai eu de réelles difficultés à mettre des mots sur ce que j'éprouvais au cours de ma lecture tant le ressenti pouvait basculer d'une extrême à l'autre d'une seconde à l'autre. En effet, cette jeune femme de 24 ans au vécu particulier entretien une relation particulière (et peu ragoutante) avec son corps mais aussi avec les autres et la vie en général.
Alternant volonté de s'en sortir et complaisance dans un état primaire, il est dur de situer la demoiselle. Dur de la cerner, de toute façon se cerne-t-elle elle-même? Et l'auteur manie sa plume, nous envoie dans la crasse et la puanteur, pour ensuite filer au grand air. Elle nous envoie dans les sentiments humains les plus sombres pour ensuite entrevoir une lueur d'espoir. Pauvres petits bilboquets de lecteurs que nous sommes à ne pas savoir où donner de la tête, manipulés nous sommes!
C'est noir, étouffant, ça pue et ça colle. Et en même temps ça a son côté fascinant par ce travail des personnages et des situations. Un olni un vrai ... je ne m'y suis pas retrouvée, je me suis littéralement perdue, j'ai été malmenée en cours de lecture. Ce sentiment atroce d'étouffer dans la crasse et de pourtant vouloir s'attacher ...
Elle m'a marquée cette lecture mais positivement ou non ? Je cherche encore ... Une chose est sûre: Eileen marquera son lectorat d'une façon ou d'une autre!
Merci aux éditions Fayard pour la découverte.
Lien : http://desmotssurdespages.ov..
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kathel
  20 janvier 2016
Eileen est un personnage atypique, peu aimable, une jeune femme de vingt-quatre ans teigneuse, peu sûre d'elle et précocement aigrie. Sa vie tourne entre son travail dans un foyer pour jeunes délinquants, où aucun membre du personnel n'est aimable, ni compatissant envers les jeunes, et ses soirées avec son père alcoolique et aussi irascible qu'elle. Elle se contente bien souvent de raconter ce qu'elle aimerait faire, ses fantasmes, puisque passer à l'action, quelle que soit l'action, lui est impossible tant elle est engluée dans son quotidien. Décrire la psychologie d'une telle personne est évidemment audacieux, surtout lorsqu'elle se raconte elle-même cinquante ans plus tard, et avec un certain luxe de détails…
Le début sibyllin et plutôt bien construit attire et retient l'attention si l'on excepte des redondances : sont-elles volontaires pour exprimer les obsessions du personnage ? J'en prends pour exemple la façon dont elle imagine une stalactite de glace se détachant et tombant droit sur elle, ou lorsqu'elle fantasme sur les réactions éplorées de son père si elle disparaissait.
Il se dégage de ce roman un certain malaise accru par la lenteur de l'action : les jours racontés par Eileen cinquante ans après, comme étant ceux qui ont changé sa vie, sont remplis de petits événements insignifiants, elle s'attarde sur des détails, et trente pages avant la fin, l'événement annoncé dès le début n'est toujours pas atteint. Quant à la fin tant attendue, elle ne m'a pas convaincue, si ce n'est qu'elle était bien dans la continuité du reste du roman, légèrement grotesque, et donnant un sentiment de gêne.
Je ne recommanderai pas ce premier roman, mais je pense qu'il pourra plaire à d'autres toutefois, qui verront un double fond dans la mémoire de cette femme. On peut se demander en effet si, la où d'autres enjoliveraient, elle n'a pas assombri, dégradé ses souvenirs. Je serais curieuse de lire d'autres avis et j'espère que la jeune auteure saura se renouveler et délaisser cette atmosphère fangeuse qui n'apporte pas grand chose au lecteur.
Lien : https://lettresexpres.wordpr..
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Citations et extraits (12) Voir plus Ajouter une citation
RoggyRoggy   31 juillet 2020
Ne montez pas dans la voiture d’inconnus » et « Hurlez si quelqu’un essaie de vous attraper », nous disaient nos professeurs pour nous mettre en garde. Mais leur inquiétude ne m’a jamais fait peur. Au contraire, être kidnappée ou violée ou battue était l’un de mes rêves secrets. Au moins, j’aurais su que je comptais pour quelqu’un, que j’avais de la valeur. La violence avait beaucoup plus de sens pour moi comme moyen de communication qu’une conversation convenue.
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kathelkathel   20 janvier 2016
Mes derniers jours dans la peau de cette petite Eileen révoltée, je les ai vécus fin décembre, dans une ville froide et brutale où j’étais née et où j’avais été élevée. La neige était tombée – une couche d’un bon mètre s’était installée pour l’hiver. Elle campait sur ses positions dans chaque jardinet de devant et montait à l’assaut des rebords de fenêtres des rez-de-chaussée comme le flot d’une inondation.
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galyalaingalyalain   12 mars 2020
« Dieu est une invention, comme le Père Noël, nous avait dit notre mère. Personne ne vous observe quand vous êtes tout seul. Vous décidez vous-même ce qui est bien ou mal. Il n’y a pas de récompense pour les petites filles sages. Si vous voulez quelque chose, battez-vous pour l’obtenir. Ne vous laissez pas avoir. » Je ne pense pas qu’elle nous ait donné une plus grande preuve d’affection que le jour où elle a fait cette réflexion terrifiante : « Que Dieu aille au diable. Et votre père aussi. » (91)
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galyalaingalyalain   12 mars 2020
La chienne que j’avais eue enfant, Mona, un scotch- terrier, le plus petit de sa portée, était morte un mois avant ma mère. Je peux dire sans hésiter que j’ai été aussi dévastée par la mort de cette chienne que par celle de ma mère (…) Ma mère était méchante et cette chienne gentille ; Pas besoin de sortir de l’université pour comprendre ça. (97)
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galyalaingalyalain   12 mars 2020
Des Pall Mall, trapues et sans filtre, les cigarettes les plus fortes que j’aie jamais fumées. Plus tard, j’ai été accro à elles pendant plusieurs années, toujours touchée par la beauté inattendue de la phrase écrite sur leur logo – un écusson entre deux lions, Per aspera ad Astra, par les sentiers de ronces jusqu’aux étoiles. (147)
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