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EAN : 9782360545957
Éditeur : Le Mot et le reste (21/02/2019)
4.33/5   6 notes
Résumé :
C’est dans un esprit similaire à celui de Thoreau que Jean-Luc Muscat appréhende le monde. Il ouvre la porte de sa maison et l’aventure est là. Sept jours de marche et de flânerie l’emmènent des forêts du Ségala au Causse du Quercy après avoir traversé et retraversé Lot et Célé. Il emprunte les sentiers forestiers, suit des bribes du chemin de Saint Jacques, observe la nature d’un oeil attentif mais plisse aussi les yeux pour se créer des tableaux impressionnistes, ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (6) Voir plus Ajouter une critique
moussk12
  24 février 2019
Tout d'abord, je tiens à remercier Babelio et les éditions le mot et le reste, pour cet envoi. ça fait toujours plaisir!
Alors, venez marcher aux côtés de Jean-Luc Muscat. Mais attention, munissez-vous de bonnes chaussures et d'un bâton de pèlerin. Je ne vous dirais pas de prendre votre bonne humeur, car avec tout ce que vous allez découvrir, c'est la joie qui vous envahira (bon ok; la fatigue aussi). L'auteur, ancien garde-forestier, est une personne qui va au bout de ses convictions dans le vivre au plus près de la nature et la marche, il connaît !
Ici, il relate ses impressions d'une semaine de marche, autour de sa maison, dans la région du Lot (près de l'Aveyron). Lors de ses pérégrinations, il est en symbiose complète avec les éléments naturels qui l'entourent et ses descriptions de la faune et la flore sont merveilleuses. Certains passages réellement oniriques, comme sa rencontre avec un magnifique cerf, lors d'une autre promenade.
Dommage, pour moi, le petit côté moralisateur de l'auteur envers la vie citadine et ce qu'elle engendre. Tout le monde n'a pas la chance de vivre dans une maison de campagne et une région si bucolique pour s'évader quand on le souhaite. de même, il s'enorgueillit de se nourrir de racines et de fraises des bois lors de ses escapades. Là aussi, je dirais que tout le monde ne vit pas seul, sans avoir pendant les vacances de charmants bambins criant à qui mieux-mieux "J'ai faim!".
Bon, je ferme la parenthèse. Parce qu'il faut le dire quand même, c'est très bien écrit !
Non, j'en ouvre une autre. Décidément, ce petit livre (85 pages) me fait réagir. Notamment quelques contradictions...
L'auteur est un fervent défenseur de la nature et de son aspect "sauvage". Mais lorsqu'un magnifique cèpe se dresse devant lui, s'en suit une description élogieuse de ce champignon, suivi d'un "Je n'avais pas de quoi le cuisiner. Dommage..."
Bon d'accord. Ce n'est qu'un champignon. Je ne m'y connais pas, mais c'est peut-être un champignon qu'on ne trouve pas à tous les coins de rue.
Quand J-L Muscat dit "La marche en solitaire est la discipline idéale pour s'adonner à la lenteur, celle-ci ne s'arrangeant point ou peu de la compagnie." Je comprends. "Rien ne vous oblige, rien ne vous contraint." Je comprends aussi. Marche. Solitude. Liberté.
De même, lorsqu'il parle d'un séjour au Canada, perché à cinq mètres de haut pour s'isoler des ours, il s'est "senti alors le plus libre et le plus heureux des hommes."
Ou encore "heureux de ma solitude, maître du monde."
Et puis un jour, un orage le force à entrer au gîte "Le moment était venu de composer avec les autres."
"Il faut se forcer un peu pour raconter d'où on vient et où on va. Et puis, peu à peu, la fraternité entre marcheurs opère, on se livre d'autant plus que tout s'oubliera le lendemain."
Le besoin de relations se fait sentir au bout de deux-trois jours.
Et c'est ici que ça se corse.
"Des marcheurs sont arrivés, une mère et son fils d'une douzaine d'années, des gens du Nord de l'Europe, complètement hermétiques, aucune conversation ne fut possible, je demeurai dans la préhistoire."
Alors qu'auparavant : "J'avais décidé de marcher seul, loin des autres dont les préoccupations et les conversations m'exaspéraient."
Il faut savoir ce que l'on veut !
Et puis, ces gens du Nord étaient peut-être trop fatigués pour avoir envie de parler. Ou leur souhait était peut-être de savourer le plaisir d'être entre eux, sans se sentir obligés de faire la conversation. Ou ils avaient fait tout ce voyage pour faire le vide et vivre sans contrainte.
Où la liberté des uns s'arrête ? Où commence celle des autres ?
L'homme avide de liberté, qu'il pense trouver dans la marche et la solitude, ressent malgré tout, le besoin de se rapprocher des autres, de sociabilité.
L'homme n'est pas fait pour vivre sur une île déserte, seul. A moins d'avoir des bons livres à proximité ;)
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ktycat
  08 mai 2019
J'aime beaucoup les choix de l'éditeur le mot et le reste concernant les écrits sur la nature. Voyage du côté de chez moi est une éloge de la marche, de la lenteur et de l'a conscience pendant cette activité. Comme son titre l'indique l'auteur nous conte 7 jours d'un périple au départ de sa maison, loin des récits de voyage à l'autre bout de la Terre avec des bilans carbone énormes et qui semblent faire rêver tout le monde. Ici, on découvre qu'un "simple" voyage proche de sa maison permet de s'émerveiller et méditer. Cette méditation est également ponctuée de pensées sur notre société (de consommation) et son fonctionnement et j'ai beaucoup apprécié ces interludes incisifs et synthétiques.
Au final, l'écrit de Jean-Luc Muscat m'a fait pensé d'une manière aux pérégrinations philosophiques et poétiques de Kenneth White, dans un environnement plus simple et familier de Jean-Luc Muscat. Un très bon moment passé pour cette lecture car j'aime également beaucoup la marche consciente et la nature proche de chez moi pour méditer et m'évader.
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pchion
  23 mars 2019
J'ai commencé ce petit livre avec plusieurs a priori favorables... L'éditeur d'abord, dont les choix me plaisent souvent ; le thème, découvrir la région proche de son chez-soi en marchant ; la philosophie, chercher, le plus possible, le bonheur dans la simplicité. Quelle belle idée que celle de partir en marchant, directement, depuis sa maison. Une occasion magnifique de redécouvrir, en toute liberté, des endroits que l'on pense connaître parfaitement, mais dont on ignore certains secrets ! J'ai apprécié ce livre, avec une petite réserve cependant, concernant le style de l'auteur. Je l'ai trouvé un peu trop travaillé, un rien "précieux", et j'aurais aimé un peu plus de simplicité dans l'écrire comme dans le marcher ! J'ai eu parfois l'impression que l'auteur "s'écoutait un peu écrire" et prenait plaisir aux descriptions ou aux commentaires un peu trop "ronflants" à mon goût. J'avoue que cela a parfois gâché mon plaisir. Mais Jean-Luc Muscat a réussi au moins deux choses : me donner envie de retourner dans ces vallées du Lot et du Célé que je connais déjà assez bien, pour les explorer un peu plus en profondeur ; et surtout, continuer à marcher, à savourer tant que cela sera possible, le plaisir de poser un pied devant l'autre... Cette action mécanique, libérée de toute réflexion, permet de se vider la tête et d'être plus accessible aux merveilles qui nous entourent !
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cathulu
  06 octobre 2019
rebours d'autres voyageurs qui "font" des pays étrangers, recherchent l'insolite, l'inconnu ou l'exploit sportif, Jean-Luc Muscat nous propose ici un Voyage du côté de chez moi.
Périple de sept jours durant lequel, l'auteur, ancien forestier comme nous l'indique la quatrième de couverture, va prendre le temps de se poser, d'observer jusqu'à se fondre dans le paysage ce qui l'entoure. Voyage contemplatif qui s'oppose à la vitesse exigée par notre société, voyage passionnant pour qui veut bien emboîter le pas à Jean-Louis Muscat et s'émerveiller à ses côtés de ses découvertes et de ses réflexions. Un grand coup de coeur. Et zou, sur l'étagère des indispensables.
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orchidee1981
  28 février 2019
Tout d'abord,merci a @babelio_ et aux éditions @lemotetlereste de m'avoir sélectionnée dans le cadre de la masse critique de janvier.
J'ai eu la chance de recevoir le petit livre de Jean Luc Muscat "voyage du côté de chez moi" et ce fut un vrai régal.
L'auteur nous entraîne dans sa randonnée de 7 jours ,des bois du Ségala au Causse du Quercy après avoir traversé et retraversé le lot et le Célé.
Ce livre est un vrai bol d'air. Il nous montre qu'on a pas besoin d'aller loin pour être dépaysé et voyager.
Il nous montre quel bonheur c'est de flâner,d'observer la nature et les animaux.
Il nous montre que,du moment où on a deux jambes ,on peut découvrir le monde...même tout près de chez soi.
Moi qui suis une grande amoureuse de la nature et de marche,j'ai été émerveillé par ce "voyage du côté de chez moi" et il m'a donné envie de mettre mes chaussures de randonnée et de partir à l'aventure...du côté de chez moi.
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Citations et extraits (6) Voir plus Ajouter une citation
moussk12moussk12   24 février 2019
Les minutes passent, mais sont-ce des minutes ? J'ai plutôt l'impression de croiser l'éternité et cela ne dure peut-être qu'un dixième de seconde. C'est confortable cet engourdissement du corps et de l'esprit, c'est délectable, c'est difficile aussi à quitter.
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moussk12moussk12   24 février 2019
Partir à pied vous éloigne de chez vous et vous rapproche de ce que vous êtes.
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ktycatktycat   07 mai 2019
J'ai bien conscience cependant que ce qui est pour moi un luxe de riche occidental, adepte des RTT, est pour d'autres, en ce monde, une nécessité pénible. Je marche pour mon bon plaisir, pour ancrer mes membres inférieurs dans le concept lointain de la Terre mère, pour me trouver ou me retrouver, alors que mon prochain dit du "Sud", celui qui s'entasse avec ses pairs dans des barques de fortune pour venir mourir sur nos côtes, arpente la poussière et la caillasse en quête de nourriture, de travail et qu'il a rarement d'autres moyens à sa disposition pour se déplacer.
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cathulucathulu   06 octobre 2019
Foulant l'humus et les feuilles sèches, je me remplissais de joie, j'étais attentif à la moindre manifestation, sensible au moindre signe de la vie sauvage. l'abri de ces grands arbres m'était confortable, il me consolait de mes déboires, de mes peines, de mes chagrins. il y avait toujours des formes à emporter, à garder à l'esprit.
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ktycatktycat   07 mai 2019
Il ne s'agit pas de mimer le mammifère xénarthe, ou paresseux, aux gestes extrêmement lents, ni mon gastéropode bien aimé, mais d'appréhender le monde avec attention et respect en prenant son temps dans la façon de considérer les choses tant dans le détail, car la partie d'un tout est aussi intéressante que le tout, que dans leur ensemble.
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