AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizForum
Rejoignez Babelio pour découvrir vos prochaines lectures

Jean-Christophe Abramovici (Préfacier, etc.)
ISBN : 2843042267
Éditeur : Zulma (20/09/2002)

Note moyenne : 3.42/5 (sur 6 notes)
Résumé :

Félida ou Mes fredaines, le plus connu et le plus réédité des romans de Nerciat depuis sa parution en 1775, concentre l'essence du romanesque libertin en un dosage subtil d'humour, d'évasion et d'élan passionnel. Le tour de force de l'auteur est de se livrer à une parodie jubilatoire tout en écrivant un vrai roman d'aventure, avec ses mystères, ses épisodes palpitants, ses improbables coïncidences et ... >Voir plus
Acheter ce livre sur

AmazonFnacPriceministerLeslibraires.frGoogle
Critiques, Analyses & Avis (1) Ajouter une critique
MarcelP
  27 août 2016

Il en est des romans comme de certaines maîtresses (ou de certains amants) qui promettent beaucoup mais tiennent peu!
Félicia en fait partie. Pourtant, à sa décharge (?), notons que Stendhal, adolescent, en devint fou : "Je lisais avec délices les Contes de la Fontaine et Félicia. Mais ce n'étaient pas des plaisirs littéraires. Ce sont de ces livres qu'on ne lit que d'une main, comme disait Mme***."
Félicia, jeune fille décomplexée et fort peu farouche, ne vit que pour ses plaisirs : ses mémoires n'ont d'autre objectif que de nous en instruire. le crédo de notre héroïne est simplissime : "Quand j'ai réussi à me rendre heureuse de moment en moment, j'ai tiré tout le fruit que je pouvais attendre de mon système." Des amants, des fredaines, point d'amours!
"J'ai satisfait hier un désir immense, en me livrant au plus aimable des hommes : je viens de goûter de vrais plaisirs avec un autre qui n'est pas sans agréments. La nature a trouvé son compte à ce partage, que condamnent à la vérité les préjugés et le code rigoureux de la délicatesse sentimentale. Il y a donc nécessairement un vice dans la rédaction des lois peu naturelles dont ce code ridicule est composé."
Abandonnée dans son enfance, la jolie mutine est adoptée par Sylvina et Sylvino qui vont l'élever dans une atmosphère de libertinage raisonnable. Perdant sa fleur dans les bras du chevalier d'Aiglemont, elle attirera dans son lit des hommes du meilleur monde : de robe (un évêque), et d'épée (Lord Sidney, Lord Kinston, un marquis...). le jeune Monrose lui donnera son pucelage.
Si la première partie du roman est savoureuse sans être très originale, les trois suivantes se traînent ; on y retrouve tous les clichés du genre : ecclésiastiques libidineux, erreurs sur la personne, chassés-croisés de sommiers, pièces dérobées pour voyeurs, tentatives de viol, etc.
La fin de l'histoire est édifiante : Félicia se découvre fille de Lord Sidney et soeur de Monrose! Bien entendu, leurs relations incestueuses (à leur insu, n'exagérons pas!) ne sauront être un obstacle au bonheur de leurs retrouvailles.
Ni l'érotisme rose bonbon, ni la manière débraillée de Nerciat n'ont suffi à me rendre heureux.
Un coup pour rien...
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          00
Citations & extraits (1) Ajouter une citation
SZRAMOWOSZRAMOWO   26 janvier 2017
Le prélat, dont le sourcil s’était froncé très fort au bruit des fâcheux, sut se contraindre à merveille quand il les vit paraître… « Eh ! par quel hasard, mon cher neveu, vous vois-je ici avec ces dames ? dit-il à un charmant cavalier dont étaient accompagnées Sylvina et Mme d’Orville (une nouvelle amie que nous ne voyions pas beaucoup alors). Le jeune homme répondit qu’étant connu particulièrement de la dernière, il avait été assez heureux pour faire connaissance ce jour même avec Sylvina, et qu’à la suite d’une promenade on voulait bien lui donner à souper. Le gentil évêque, par bienséance, pria qu’on lui permît d’être des nôtres, comme s’il n’eût pas été chez lui. Il fut toute la soirée d’un enjouement délicieux et fit les plus plaisants contes, dont Mme d’Orville et Sylvina rirent aux larmes. Quant au jeune homme et à moi nous fûmes sérieux, distraits ; nous nous regardions… nous nous cherchions sans savoir que nous dire… À table, placés l’un vis-à-vis de l’autre, nous ne mangeâmes presque pas. Je sentais par-dessous des pieds qui cherchaient à lier conversation avec les miens. Je souriais au visage à qui ces pieds agaçants appartenaient : ce visage me regardait avec une expression passionnée qui me mettait hors de moi… Ah ! monseigneur, vous qui, deux heures auparavant, me sembliez le plus beau des mortels, que vous étiez changé depuis que votre adorable neveu m’était apparu !
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          90
Lire un extrait
autres livres classés : libertinageVoir plus
Acheter ce livre sur

AmazonFnacPriceministerLeslibraires.frGoogle



Quiz Voir plus

L'érotisme en littérature

Lequel de ces romans de Diderot, publié anonymement, est un roman libertin ?

Le Neveu de Rameau
Les Bijoux indiscrets
Le Rêve de D'Alembert
La Religieuse

6 questions
253 lecteurs ont répondu
Thèmes : littérature libertine , érotisme , érotiqueCréer un quiz sur ce livre