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EAN : 9782226445520
144 pages
Albin Michel (04/09/2019)
2.54/5   48 notes
Résumé :
« HS. Kaputt. Finito. Arrêtons les frais. Le cinéma français agonise sous nos yeux. Il est à peine l’ombre de lui-même. Bientôt, on punira les enfants qui n’ont pas fini leurs devoirs en les obligeant à regarder les nouveautés. C’est ainsi, le plaisir est devenu une corvée. Si tu n’es pas sage, tu iras voir le dernier Ozon. »
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Critiques, Analyses et Avis (10) Voir plus Ajouter une critique
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Eric Neuhoff, voilà typiquement un des critiques que j'écoutais dans le "Masque et de la Plume" de ma jeunesse, même s'il a du y participer bien après que je commence à écouter cette émission, vers la fin des années 90, si je ne dis pas trop de bétises....

Neuhoff, je le connaissais d'ailleurs au départ plutôt en tant que romancier, car j'avais notamment lu "La Petite Francaise", prix Interallié 1997, joli roman décrivant la passion d'un journaliste un peu blasé ( faisant bien penser à Neuhoff lui même) et une jeune fille fraiche et pimpante, surnommé Bébé....

Je m'étais alors dit que le type avait vraiment une belle plume, entre ironie et finesse, qu'il prolonge la plupart du temps dans Le Figaro où il officie comme critique de cinéma.

Mais si en tant que romancier Neuhoff parvient à me toucher encore régulièrement c'est moins le cas en tant que critique de cinéma, et si on parle de son dernier livre "Cher cinéma français" qui a fait beaucoup parler de lui en cette rentrée . et qui figure même sur la liste des 6 finalistes du prix Renaudot essai (voilà un mystère total pour ma part à part une sombre histoire de copinages ) c'est même pire que cela...critique à lire en intégralité sur le blog...
Lien : http://www.baz-art.org/archi..
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Certes, pour apprécier cet essai (transformé, l'essai) il vaut mieux connaître le cinéma depuis ses débuts car l'auteur a un parti pris sur celui des 20 dernières années et on ne peut pas le blâmer.
on traverse les époques sur la pellicule, on retrouve de vieilles connaissances, acteurs, titres de films, auteurs, un brin nostalgique d'une époque où moi-même allait au cinéma plus de 3 fois par semaines.
Aux nouveaux prodiges de la caméra française, je leur préfère les allemands, les polonais, les russes (si on me l'avait dit dans les années 70-80 je ne l'aurais pas cru).
Outre ces quelques infidélités cinématographiques, j'ai préféré lâcher la pellicule pour encore plus de papier.
le titre donnait à penser que l'auteur allait entrer de plain pied dans une diatribe sur les financements et autres subventions, il ne fait que les survoler au regard de ce que nous coûte le cinéma actuel.
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Bien, encore une fois au-dessous des attentes. Ça m'apprendra à ne pas avoir regarder la note sur babélio (2.4). Alors de quoi s'agit-il d'une critique en règle du cinéma français et son déclin inexorable. Je m'attendais à plus d'argumentation sur
- l'autosuffisance des réalisateurs et des acteurs.
- sur la nullité des comédies type « Grand bain » ou « Intouchable » truffés de clichés, (c'est normal quand on ne connait pas la vraie vie et que l'on s'obstine à vouloir en faire des films).
- Sur les subventions qui permettent la réalisation de navets, quasiment à la chaine, peu importe tout le monde sera payé même avec un nombre d'entrées dérisoires.
En fait non, c'est écrit quasiment en écriture automatique, sur un ton rageur, avec un arrière-gout de « c'était mieux avant », en fait avant ce n'était pas beaucoup mieux. En 45 ans de vie de spectateur de cinéma, mes meilleurs souvenirs au cinéma restent des films américains.
Et enfin, pourquoi ce prix RENAUDOT, il faudra que l'on m'explique, serait-ce du copinage par hasard ?
Heureusement que j'ai acheté ce livre sur momox à 3 balles car il ne valait pas beaucoup plus.
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Quelle raclée, mais quelle lucidité. Version cinématographique de “Qui aime bien châtie bienˮ. Armé de sa grand culture cinématographique le chroniqueur du Figaro et du “Masque et la plumeˮ se livre à un dézingage en règle de la vacuité du cinéma français des récentes années. Avec lui, on effectue un voyage mémoriel et mélancolique dans les grandes heures du cinéma français avec ses grands maitres, connus ou plus modestes. Sous sa plume, le lecteur un peu au courant de la chose cinématographique sourit aux clins d'oeil, allusions glissées dans le texte comme des oeufs en chocolat dans les jardins le jour de Pâques, grappille ça et là quelques pépites. A côté de l'insignifiance de la production (qui va en salle voir les navets, hormis quelques végétariens incorrigibles ou punis ?), il démonte les mécanismes, les copinages de la clique cinématographiques CNC, avance sur recette… qui aboutissent à des générer des fonctionnaires de la pellicule assurés de manger à la soupe du fonctionnariat. Réjouissant mais un peu désespérant.
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Volontairement orienté du côté du brûlot, cet essai ne craint ni la répétition ni la démagogie. la thèse défendue par l'auteur est pesante (pour ne pas dire chiante). Dans le viseur de l'auteur, un cinéma français qui depuis une trentaine d'années s'est endormi dans ses certitudes et refuse de se réveiller. Décrépite sans s'en rendre compte, notre cinématographie nationale refuserait de mourir sans pour autant chercher à se réinventer. Ce constat prend sous la plume de l'auteur la forme d'une fatalité que nos plus éminents auteurs tragiques n'auraient pas désavouée. Tout y passe, et personne n'est sauvé. Réalisateurs, actrices et acteurs, scénaristes, chef-opérateurs, critiques, et institutions sont, selon Neuhoff, tous coupables de la dégradation continuelle du cinéma de l'Hexagone. le hic est que l'auteur n'apporte pas de vraies solutions. Il harangue, peste et démolit. On attend la formule idoine pour redorer ce qui doit l'être !
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critiques presse (1)
Culturebox
12 novembre 2019
Ecrit d’une plume plus que vive par un cinéphile averti, comme un immense coup de gueule nostalgique d’un vieil acariâtre ressemblant à Clint Eastwood dans Gran Torino.
Lire la critique sur le site : Culturebox
Citations et extraits (3) Ajouter une citation
Le cinéma français tient à ses charentaises. C'est un cinéma qui claque des dents qui n'ose pas mettre le nez dehors. Gonflés d'un féroce appétit de renommée, les metteurs en scène sont d'un frileux. Comment saurait il parler des autres? Nulle modestie ne les habite. Ils n'ont jamais travaillé. Ils n'ont même pas fait de prison. Ils sont allés à l'école, n'en sont pas sortis.
Ils viennent de la FEMIS, se donnent des airs d'Orson Welles, adoptant des discours à la Godard. Ce sont déjà des petits vieux.
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Il ( le cinéma français) ressemble à Anne Hidalgo : sectaire, revêche, sans grâce, empestant l'arrogance et la mauvaise foi. La paresse exerce des ravages. Le favoritisme regne en maitre. Mélodrames bâclés, remakes malingres, biopics plâtreux, le choix est vaste.
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Le cinéma est cette vieille putain à la peau flétrie. Elle a trop de protecteurs. Elle ne sait plus où donner de la tête. Cette tranquillité l'étouffe. Elle n'a plus besoin de prendre de clients. Madame touche une rente à vie. Pourquoi se démener, exercer des talents qui risqueraient de lui coûter sa place? (…)
Elle crève sous les aides, se noie dans les subventions. Nous ne pouvons que regretter ces liftings inutiles.
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