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3,43

sur 1525 notes
Quand je termine un nouveau livre d'Amélie Nothomb, j'essaie de me poser cette question : ce livre restera t'il dans ma mémoire ou mon coeur plus tard ?

Vu ma petite note, vous savez tout, ma réponse est probablement négative pour le livre des soeurs. J'y ai trouvé dans cette histoire de soeurs fusionnelles beaucoup de lourdeur et de détails assez peu cohérents. Une absence d'émotion et d'humour que j'aime pourtant tant avec cette Marianne belge. Amélie nous sert ses ingrédients préférés : du vocabulaire sorti de la cuisse de Shakespeare en veux tu en voila, ses habitudes coriaces et répétitives autour du champagne et du mot pneu qui ici prend vraiment beaucoup de place.

Ça démarrait plutôt bien. J'ai aimé cette petite Tristane qui souffre d'un manque d'amour de la part de ses parents qui se vouent un attachement exclusif: le couple avant et envers contre tout et tous. La petite Tristane promet à genoux de bien s'occuper de l'enfant à naître afin de convaincre sa mère d'enfanter à nouveau. Ainsi nait Laeticia, prise en charge par sa soeur. Un lien indéfectible se crée entre ces deux soeurs et advient dés lors : le livre des soeurs.

L'une voudra devenir rockeuse et l'autre présidente de la République. Pourquoi pas.

Chacun évidemment se fera son propre avis sur ce dernier Nothomb. de mon côté, faute peut-être au moment et à l'endroit, ce livre m'a semblé anormalement long et pénible à terminer.
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Plus on avance dans le temps, plus j'ai du mal.
Les romans d'Amélie Nothomb sont toujours très courts, et celui ci ne fait pas exception. Mais j'ai mis 10 jours et encore en me faisant violence.

Je ne vais pas critiquer l'écriture de l'auteure qui est égale à elle même, qui en général est plaisante.
Mais j'ai un gros soucis avec le scénario, que je trouve peu crédible.

Après je suppose bien que l'auteure veut arriver quelque part, mais je ne vois pas du tout ou.
J'ai été assez hermétique aux personnages, que j'ai trouvé trop stéréotypés, trop tout en fait.

Alors, je crois bien que je ne vais plus trop lire la dame au chapeau... Ou alors de façon très très homéopathique.
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Le dernier roman d'Amélie Nothomb est pour moi un conte. J'avoue qu'il m'a bien plu même si au début, j'étais un peu agacée par les parents de l'héroïne. Au fil de la lecture, l'histoire était un peu abracadabrante et le conte fantastique n'était pas loin.
Nora et Florent se rencontrent et c'est de suite le grand amour. Leur entourage pense que cela leur passera mais rien n'y fait, ils s'aiment toujours passionnément. Leur premier bébé, Tristane, pleure sans discontinuer mais un jour Florent, son papa, lui intime de ne plus jamais pleuré et les pleurs s'arrêtent instantanément, de quoi rendre jaloux certains parents...
Et c'est à ce moment où l'histoire vire à l'improbable. Les nouveaux parents s'aiment toujours avec entrain au point que la petite n'a pas de place pour eux et délaisse leur fille en la laissant très souvent seule avec elle-même. Et c'est là qu'elle n'ose plus faire de bruit de peur de déranger ses parents. Quelques années plus tard, la petite soeur, Laetitia, arrive. Tristane va avoir une vie transformée grâce à ce petit être venu au monde.
Je ne vous en dirait pas plus sur l'histoire.
Ce conte à été pour moi, savoureux et mystérieux. Un bel hommage à la fratrie et plus particulièrement aux soeurs que l'on peut avoir dans la vraie vie. Une telle complicité nourrie les espoirs les plus fous.
Cela faisait longtemps que je n'avais pas apprécié autant un roman de cette autrice.
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Chronique vidéo : https://www.youtube.com/watch?v=1h371D82VVo


Je vais faire une chronique un peu différente parce que rien ne va dans ce bouquin, alors je peux même pas faire un raisonnement avec des thèmes, c'est vide, y a rien à se mettre sous la dent. Ça me donne presque envie de remonter la note de Cher connard, c'est dire. Ce que je veux dire, c'est qu'on dirait vraiment (mais vraiment), un livre pour enfant (je dirais entre 3 et 7 ans). L'intrigue tient sur l'ongle du petit doigt, on va la résumer quand même : Tristane est une petite fille dont la surdouance enchante le monde, tout en lui mettant des bâtons dans les roues. Elle réinjecte une dose de féérie dans son quotidien : ses parents qui sont dans l'abandon et leur bulle passionnelle, sa tante Bobette alcoolique et paresseuse, tout cela ne sont que des obstacles de conte. Mais heureusement, une surprise l'attend, le ventre de sa mère s'arrondit… »

Et bon sang, ma manière d'en parler est nulle à chier et pourtant bien mieux que le bouquin. Donc, voilà, je vais vous dire vite fait ce qui ne va pas en général, et puis ensuite, on va corriger un passage pour voir à quel point son style fait mal aux yeux. Vous êtes prêts ?

Je ne sais pas si c'est fait exprès la mièvrerie, peut-être qu'elle a voulu faire les choses sous le point de vue de l'enfant (sauf que c'est un point de vue externe, donc bon, le concept du narrateur qui a 3 ans d'âge mental, j'ai jamais vu, c'est peut-être expérimental cela dit, peut-être que dans 200 ans, on criera au génie. Et puis un enfant qui dit « Tristane commença sa vie sociale » c'est pas crédible, c'est ça qui est bizarre dans ce livre, c'est qu'il n'y a pas d'unité au niveau des registres de langue, c'est très bébé, puis tout à coup, une formule presque journalistique, c'est particulier ). Personnellement, j'ai eu l'impression que Amélie Nothomb s'est dit, allez, je dois écrire le livre pour la rentrée, j'ai quoi, deux semaines un mois, on a qu'à, hein, écrire comme ça nous vient, c'est presque du flux de conscience, n'est-ce pas Choixpeau, je fais quoi Choixpeau, 30 000 mots ? Non, allez, je sens que cette année on peut même faire 25 000, puis allez, je mets quelques mots vieillis et archaiques, c'est ce qu'ils aiment, ils veulent du Nothomb, on va leur donner du Nothomb, comme enfançonne, c'est bien ça enfançonne, tu n'es pas d'accord Choixpeau ?

La péripétie la plus marquante du bouquin, c'est quand Laetitia veut plus jouer avec Tristane, tu comprends, c'est pas cool de perdre. Alors elle jette les pions par terre. Fin de la péripétie.

Sagace et délicate, dira le Elle de cette semaine pour décrire cette histoire sous forme de conte, racontée dans une langue limpide et grave. Je dirais même dans une langue aquatique et burinée pour ma part.

Bon, ce qui va pas, c'est que les phrases font 5 à 7 mots en moyenne, que malgré la finesse du bouquin, on trouve quand même des répétitions et des clichés littéraires « fraiche comme une rose », « un lien magique », répétition de la formule « histoire de », de la formule parlée « du coup » (et dans la narration, pas dans un dialogue », des manièrisme comme le « enfançonne dont je parlais), vaquer à ses occupations,…

L'impression parfois qu'elle était à côté de son dictionnaire de synonyme et qu'elle voulait à tout prix utiliser tous les termes possibles pour former un champ lexical dans le même paragraphe : « Là, elle vivait la fièvre de l'acquisition du langage […] Si elle entendait passer un terme fabuleux comme « tabouret » […] l'excitation s'emparait d'elle […] Cela nécessitait une audace folle car certains vocables déclenchaient des effets magiques imprévisibles […] elle frissonna de plaisir […] la volupté la terrassa. » C'est tellement hyperbolique en plus, que ça veut plus rien dire.


Les dialogues sont mauvais, très mauvais, y a aucune incise en plus qui permettrait de caractériser le personnage ou bien de mettre de l'ambiance dans la scène. Les incises permettent aussi de jouer sur le non dit ou sur la dualité d'un personnage. Par exemple, quelqu'un qui dit, « Je suis pas énervé » et que tu vois que ses mains tremblent quand il se roule une clope, tu sens un hiatus entre ce qu'il dit et ce que son corps dit. Ben Amélie Nothomb s'en sert jamais des incises, ses dialogues, c'est ce genre :

« — Des études ! N'importe quoi !
— Bobette, comment veux-tu qu'elle devienne présidente de la République autrement ?
— Elle prendra le pouvoir, et puis voilà.
— Un coup d'Etat ? intervint Florent. Là, c'est toi qui es facho.
Tristane trouvait que tatie Bobette était pleine de caractère et qu'en sa présence on existait plus fort.
Quand elle rentrait en voiture avec ses parents, ceux-ci avaient sur tante Bobette des propos peu amènes :
— Ca ne s'arrange pas, ta soeur.
— Quel cas social »

Si on avait misé sur le non-dit, ça aurait été beaucoup plus intéressant. Si les parents disent que c'était chouette de la revoir, et que leur corps les trahissent, avec une voix aigue, ou un regard un peu fuyant y aurait eu un sous texte, une texture différente.


Bon et maintenant, le moment que vous attendez tous (comment ça, non ?), le super atelier écriture spécial Amélie Nothomb. Voici l'extrait choisi, mais ça aurait pu être n'importe lequel :

«Tristane contemplait interminablement l'amour endormi. Elle retenait son souffle de peur de l'éveiller. Au prix d'un silence absolu, elle pouvait entendre la respiration infime : ce son ténu lui dilatait l'âme de joie »

Alors, comme dans Top chef, on va partir sur de l'épure, hein, l'épure, c'est bien, l'abus d'adjectifs inutiles et d'adverbes, c'est pas bien. (D'ailleurs, petite parenthèse, quand utiliser des adjectifs ou des adverbes ? Quand ils apportent vraiment quelque chose au nom ou au verbe (quelque chose d'inattendu). Ici par exemple, contemplait interminablement, c'est presque un pléonasme, parce que le verbe contemplait amène déjà une valeur de durée, donc on vire « interminablement ». Ensuite, l'amour endormi, pour moi, l'adjectif est de trop, parce qu'on sait dans le contexte du paragraphe que la petite dort, allez, zou « endormi » et puis juste amour, c'est bizarre à l'oreille, donc on remplace par « sa soeur ». Phrase suivante, « de peur de l'éveiller », on vire, le contexte permet de comprendre pourquoi elle le retient, son souffle, elle est pas en train de le retenir parce qu'il y a un serial killer derrière le rideau. Au prix d'un silence absolu, on vire « absolu », parce que franchement, on s'en fout qu'il soit absolu ou pas, si c'est un silence, c'est déjà une absence de bruit, et « Au prix d'un silence », c'est étrange donc on vire, pareil pour « respiration infime », on peut dégager l'adjectif qui change pas le sens de la phrase (si sa respiration avait été bruyante ou ronflante à la limite pour signifier un rhume), grande seigneur, je vais laisser le « son ténu », parce qu'elle y tient hein, et enfin, je vire le « de joie » parce que je trouve que « dilater l'âme », c'est une image pas mal, et que le de joie est de trop.

Ce qui nous donne :

«Tristane contemplait sa soeur,. Elle retenait son souffle et pouvait entendre [s]a respiration : ce son ténu lui dilatait l'âme »

C'est pas encore du Sally Rooney, mais on s'en approche. Mais bon, si elle avait fait ça, ça aurait divisé son livre de moitié et ça aurait donné une petite nouvelle, ceci explique sans doute cela.


Bref, L'impression générale que j'ai eue, c'est que ce livre est là pour renflouer les caisses. Y a aucun effort sur le style ou même sur la manière de raconter l'histoire. On dirait que ça a été, oh tiens, la sororité ça vend bien ce moment, et qu'y a-t-il de plus sororal que l'histoire de deux soeurs ?

C'est vraiment mauvais, j'ai rarement lu aussi nul, franchement. Et ça me fait bien rire par conséquent le pataquès qu'il y a eu quand elle a manqué de peu le Goncourt, je l'ai pas lu celui de l'époque, mais si c'était du même acabit, franchement, c'est à vomir que le cercle littéraire encense ce genre de bouquin, quand à côté de ça, y a des auteurs talentueux et moins célébrés (et parfois des auteurs connus aussi mais qui sont loin de vivre de leur plume comme elle). Et le cynisme de vendre ça 18 balles, alors que c'est quoi, 45 minutes de lectures, n'en parlons pas. Bref, si vous voulez lire Martine vient d'avoir une petite soeur, allez-y, c'est le seul cas où je le préconise.

Moi en attendant, j'ai d'autres livres à lire, et j'espère vraiment qu'ils vont remonter le niveau.


Lien : https://www.youtube.com/watc..
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Le livre des soeurs

Je ne lis pas systématiquement le dernier-né d'Amélie Nothomb, même si en général j'aime bien cette auteure… elle m'avait déçue ces dernières années, après de vrais coups de coeur pour ses premières oeuvres, puis reconquise avec « Frappe-toi le coeur » et surtout « Premier sang ».

Ici, avec ce couple fusionnel, caricatural, elle ne m'a pas émue plus que ça, même si j'ai suivi leurs pérégrinations, ou plutôt leur progéniture, avec intérêt ! C'est le lien qui va unir les deux soeurs qui reste le poumon du roman, comme le titre le laisse supposer. Un lien particulier, qui sera analysé jusqu'à la lie, mis en lumière par opposition aux liens sombres parents-enfants.

Certains passages m'ont semblé trop exagérés, dans un contexte de scénario plutôt réaliste. D'autres ont laissé apparaître une analyse très fine de certaines relations humaines. Enfin, le rapport aux mots et leur emploi nous rappellent que parfois, la parole ne suffit pas… car l'écrit permet une grande profondeur.

À l'heure où le papier à lettres ne se vend plus trop, je prône pourtant les échanges épistolaires qui apportent un charme supplémentaire à la communication !

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Après avoir apprécié Premier Sang, je n'ai pas résisté à l'appel Du Livre des soeurs. Comme d'habitude, la romancière a ses fans et les autres, alors j'ai décidé de me faire ma propre opinion, et puis de toute façon, je savais que cette lecture n'allait pas me prendre beaucoup de temps. Effectivement, je n'ai fait qu'une bouchée de ces 194 pages extrêmement aérées dans leur présentation (ai-je emprunté par erreur l'édition en gros caractères ?).
J'ai un peu eu l'impression d'être au McDo, menu pour faire saliver, vite avalé, vite oublié qui, pour finir, pèse un peu sur l'estomac.
C'est très agréable et facile à lire, malheureusement il ne me restera pas grand-chose dans 15 jours de la lecture de ce conte moderne. Quatre soeurs sont mises en en scène Nora, jolie, travailleuse, (qui file le parfait amour avec Florent), et Bobette, sa soeur, mère célibataire, accro à la bière qui se retrouve à vingt-deux ans dans une HLM avec quatre gamins qu'elle est bien en peine d'élever, collée toute la journée devant l'écran de sa télévision, une bière à la main.
La faille entre les deux soeurs s'agrandit encore quand Nora met au monde Tristane. L'enfant, au lieu de faire descendre le couple de sa lune de miel amoureuse, se fait transparente, car Tristane, surdouée, comprend très tôt qu'elle doit s'effacer pour se faire accepter dans sa propre maison, et recevoir un semblant d'amour parental. Les parents poursuivent donc leur interminable idylle, indifférents à leur fille, et ne remarquent rien de sa précocité. La vie de Tristane prend un tournant décisif le jour de la naissance de sa petite soeur, Laetitia, qu'elle décide de couvrir de l'amour qu'elle n'a jamais reçu.
La première partie sur l'enfance des deux petites filles, complètement livrées à elles-mêmes dès leur plus jeune âge, n'est en en rien crédible, cependant, j'ai été conquise par la fable, l'amour puissant qui va grandir entre les deux soeurs, et le lien très fort que vont tisser Tristane et sa tante Bobette, la seule capable de féliciter sincèrement sa nièce pour ses réussites. J'ai aimé l'exploration par Amélie Nothomb des liens de sang, des liens du coeur, des relations complexes parents-enfants, des liens que nous gardons avec les personnes décédées, nos chers fantômes.
La déception a résidé pour moi dans les dernières pages, la fin de l'histoire est vite expédiée, un peu comme s'il fallait bien mettre un point final à tout cela. L'adolescence et les vies de jeunes adultes de Tristane et Laetitia m'ont semblé perdre en saveur, et le récit sa cohérence.
Restera de cette lecture une sensation agréable, mais avec un gout fort regrettable d'inachevé.
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Je me languissais de pouvoir enfin me délecter du dernier livre d'Amélie Nothomb et heureusement, celui-ci a été à la hauteur de mes espérances et de mes attentes.

Avant d'être l'histoire de deux soeurs, c'est avant tout l'histoire d'un homme et d'une femme, Florent et Nora qui s'aiment d'un amour extrêmement rare car le temps n'a, semble-t-il, aucune influence sur celui-ci. Nombreux sont ceux qui les jalousent en disant que cette folle passion va leur passer mais il n'en est rien. L'arrivée de la petite Tristane dans la famille non plus ne changera en rien la vie de ce couple si parfait car cette enfant, à l'intelligence surdéveloppée, a bien compris que pour se faire aimer de ses parents, elle doit se rendre presque invisible et c'est ce qu'elle inculquera à sa petite soeur Laetitia, quelques années plus tard. Entre les deux soeurs, un amour inconditionnel, un amour d'une extrême beauté car pur, sans jalousie mais au contraire, rempli de confiance l'une envers l'autre. Très vite, les deux soeurs deviennent inséparables et se construisent seules, sans amour parental, ou du moins indifférence, surtout au niveau maternel. Peut-on réellement avancer dans la vie dans de telles conditions ? Oui, du moment qu'il y a amour, d'où qu'il provienne mais cela ne se fera pas sans mal surtout pour Tristane car si Laetitia a toujours pu compter sur l'amour de sa grande soeur, comment a fait l'aînée pour se bâtir jusqu'à l'arrivée de sa cadette dans son existence ?

Un roman admirablement écrit, comme toujours avec les écrits d'Amélie Nothomb, qui se li extrêmement bien et vite (encore une fois, trop vite à mon goût comme à chaque fois que je lis un livre de cette auteure) et que je ne peux donc que vous recommander ! Amélie Nothomb se plonge dans les tréfonds des sentiments amoureux et décrypte l'amour filial (et inversement) et entre soeurs avec une extrême délicatesse et le lecteur, même si il a la chance de connaître cela (certes, à un degré peut-être moindre), ne peut qu'en redemander !
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Fidèle au rendez-vous annuel fixé à ses lecteurs, Amélie Nothomb reste égale à elle-même en nous proposant ce « Livre des soeurs » pour la rentrée 2022.
Le début du roman, avec une petite fille capable de raisonner comme un adulte, alors qu'elle est à peine sortie du ventre de sa mère, étonne mais pourrait laisser augurer d'une originalité piquante. Ce n'est pas le cas, car tout sonne faux, superficiel et sans aucun intérêt. J'avais donc rapidement refermé ce livre en octobre 2022 sans en faire la critique car comment décrire un vide abyssal ?
Juillet 2023, j'emprunte à nouveau ce roman à la médiathèque, j'avais oublié avoir déjà lu le début. Cette nouvelle tentative, certainement la dernière, est un nouvel échec, Nothomb ne fait manifestement aucun effort sur le style et je n'arrive toujours pas à comprendre l'enthousiasme de certains envers cette auteure.
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J'ai sauté le 30è, il a eu un prix, j'ai donc décidé de lire celui-ci (le 31 è donc qui paraitra en aout) et je l'ai terminé en deux après-midis.
Un roman plus profond qu'il n'y parait sur l'amour filial et fraternel (soeurernel n'existant pas et c'est bien dommage car c'est celui-là qu'il aurait fallu employer ici...). Un bon opus avec les thèmes de prédilection de l'autrice : amour de l'autre et amour de soi, amour des mots et de la littérature.
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C'est à croire que l'on peut tout se permettre à partir du moment où l'on est connue!
Heureusement c'est écrit gros, très gros, ça fait du remplissage, globalement les 194 pages font 130 dans un bouquin normal!
Bien sûr que j'exagère, évidemment que je n'étais pas obligé de lire cette production nothombienne et surtout j'aurais dû ne pas regarder les soeurs Nothomb à la grande librairie, enfin quand même il y a un rang à tenir et surtout ne pas se moquer de ses lecteurs(trices)!
Sur la 4ème de couverture, généralement, un résumé plus ou moins flatteur de l'oeuvre, ici une petite phrase : les mots ont le pouvoir qu'on leur donne. Amélie aurait mieux fait de s'y référer.
C'est l'histoire de Tristane petite fille surdouée à tel point qu'on pourrait penser qu'elle lisait Proust dans le ventre de sa mère ou presque. Sa petite soeur Laetitia, la tante, la mère, l'absence du père, le tout sans liant, un conte sans conte, vide et pour lequel je me suis arrêté un peu avant la fin pour lire autre chose plus solide.
Espérons qu'elle fera mieux l'année prochaine.
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