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Dorothée Zumstein (Traducteur)
EAN : 9782226195432
300 pages
Albin Michel (03/02/2010)
3.6/5   129 notes
Résumé :
Avant, j'étais une fille normale, j'avais une vie normale. Après, il y a eu l'accident. En me réveillant, j'ai tout vu en bleu. J'étais dans le coton. Un monde douillet et bleu. Mais maintenant, le bleu s'efface, le douillet s'envole. Et je suis seule à nouveau. En colère. Contre moi. Contre l'univers tout entier. Je cherche un endroit où me cacher.
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Critiques, Analyses et Avis (47) Voir plus Ajouter une critique
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Sachenka
  17 mars 2019
Joyce Carol Oates est une auteure américaine prolifique, jonglant avec plusieurs genres et ciblant des publics variés. J'ai lu quelques uns de ses titres de littérature pour adolescents et ils m'avaient tous plu. Elle y présente toujours des personnages qui pourraient être n'importe qui (idéal pour que les jeunes s'y identifient), mais soudainement aux prises avec une situation originale. Dans Un endroit où se cacher, c'est également ce que vit Jenna, 15 ans. Une accident de voiture bête, une mère décédée sur le coup, un père absent depuis longtemps et qui cherche maladroitement à construire quelque chose, une tante et un oncle bienveillants mais dépassés, de la réadaption physique, etc. Cette première partie de l'intrigue a tout pour plaire, accrocher. Étrangement, cette fois-ci, ça n'a pas autant fonctionné pour moi. Ceci dit, je suis persuadé que beaucoup de jeunes adoreront. Malheureusement, les choses sont allées de mal en pis. Jenna entre dans une phase un peu plus rebelle, elle se montre moins coopérative, voire agressive, même avec sa tante et son oncle. Elle commence à fréquenter Trina, une fille de son âge peu recommandable et commet bêtise par-dessus bêtise. Remarquez que je ne sais pas comment je réagirais à sa place, sans doute pas mieux. Je suppose qu'on en veut au monde entier quand le sort s'acharne sur soi et que la colère contenue doit être évacuée d'une manière ou d'une autre. Donc, son comportement est compréhensible. Ceci dit, même si c'est très réaliste, ça ne signifie pas pour autant que ce soit agréable à lire. Toute cette colère, toute cette agressivité, peu pour moi. Conséquemment, je trouvais difficile développer de l'empathie pour Jenna. Les choses auraient peut-être été différentes si les moments noirs avaient été contrebalancés par davantage de bons moments, ainsi j'aurais pu mieux apprécier cette pauvre adolescente.
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FRANGA
  17 novembre 2012
Joyce Carol Oates nous livre avec finesse l'évolution d'une adolescente, après l'accident de la route qui a coûté la vie à sa mère et dont elle se sent responsable.
On la voit tout d'abord dans un lit d'hôpital avec ses nombreuses blessures, anesthésiée par des analgésiques qui la plongent dans un état cotonneux, « bleu », comme elle le désigne :
« C'était le temps de l'Oubli.
Dans le bleu a duré longtemps-j'aurais tant tant voulu que ça ne s'arrête jamais.
On dort beaucoup. On rêve, mais pas besoin de se rappeler quoi.
C'est comme faire défiler les 101 chaînes de la télé sans le son. Une fois qu'on les a toutes passées en revue et qu'on est revenu au numéro 1, on a oublié tout ce qu'on avait vu, et on recommence alors depuis le début.
Ou bien non. D'un coup de pied, on balance la télé commande.
Des tas de chansons me traversaient la tête, en ce temps-là. Venues du ciel, elles fonçaient droit dans ma tête. Après, je les oubliais toutes. Sauf une :
C'est le pays du bleu
Sans toi : tel est ce lieu. (page 14)
Sortie de l'hôpital, il va lui falloir réapprendre à vivre, dans la famille de sa tante et de son oncle.
Son père qui les a quittées, elle et sa mère, depuis plus de trois ans, fait de brèves apparitions dans sa vie, mais les relations restent très superficielles, l'adolescente se rend vite compte que son père est accaparé par sa nouvelle vie, sa nouvelle famille, sa nouvelle demeure…
Elle doit intégrer un nouveau lycée, se faire de nouveaux amis et ses fréquentations ne sont pas toujours bonnes.
Finalement, elle se lie d'amitié avec un jeune homme qui lui apprend à dépasser sa culpabilité et à reprendre goût à la vie.
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livrevie
  06 janvier 2018
Joyce Carol Oates est une auteure que j'aime beaucoup, mais dont je ne connaissais que les romans pour adultes. J'ai d'ailleurs été surprise quand je me suis rendu compte qu'elle avait également écrits des romans destinés à un public plus jeune. La curiosité de savoir s'ils étaient très différents de ceux que j'avais lus a été la plus forte, et j'ai bravé les interdits de Monsieur-mon–banquier et des Dieux-de-tous-les-trucs-de-la-mer-et-de-la-terre pour découvrir cette autre facette de son écriture.
Résultat : j'ai beaucoup aimé. Commencer une nouvelle année avec une telle lecture est annonciateur d'une bonne année livresque.
Jenna a 15 ans, et son univers s'est effondré. Quand elle se réveille dans cet hôpital, elle le sait, plus rien ne sera comme avant. Un accident de voiture, et tout son équilibre est bouleversé. Sa mère est morte et son corps à elle est si brisé qu'elle ne le reconnaît plus. Elle ne se reconnaît plus. Lorsque son père, qu'elle ne voit jamais, vient lui rendre visite, le peu de repères qui lui restaient s'envole. Seule. Elle est seule. Les gens qui sont là pour elle, son oncle, sa tante, ne le voient pas. Elle ne veut qu'une chose, se cacher, trouver un endroit où se réfugier.
Mais la vie ce n'est pas ça, et même lorsque tout s'écroule, il faut continuer. Réapprendre à marcher, aller au lycée, faire semblant que tout va bien. Mais Jenna ne peut pas. Elle ne peut plus. Elle n'est plus qu'une coquille vide.
Joyce Carol Oates plonge avec une justesse impressionnante dans la psyché de l'adolescente, dans ses errances, dans ses tendances autodestructrices. Ses mots sont d'une précision acérée pour nous décrire sa descente aux enfers, ce mal-être qui la dévaste. Pas de faux-semblants, pas de bluette pour adolescents, pas de récit trop romancé. Ce personnage détestable qu'est devenu Jenna (elle ne communique pas, fréquente les mauvaises personnes, se moque de tout, trompe tout le monde) est dépeint avec une vérité bouleversante. Et dans ce réalisme, dans cette vérité, Joyce Carol Oates a su distiller une empathie qui a fait que je me suis attachée à cette gamine qui ne cherchait qu'à se réinventer. J'ai même craint la fin, connaissant l'auteure, mais elle est, comme le reste de son récit, très juste.
Qu'il s'agisse de ses romans pour adultes, ou de ses récits destinés à un plus jeune public (adolescents/ jeunes adultes), la plume de cette auteure est portée par une force incroyable. Au cas où vous en douteriez, ce récit n'a fait que conforter une conviction profonde : Joyce Carol Oates est une de mes auteures préférées.

Lien : http://lelivrevie.blogspot.f..
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LiliGalipette
  18 octobre 2013
Jenna a 15 ans. Elle se réveille à l'hôpital après un terrible accident de voiture qui a vu périr sa mère. En conflit ouvert avec son père, elle refuse de s'installer chez lui et préfère suivre sa tante Caroline. le drame a rendu Jenna méfiante et dure. « Après l'accident, pas question de me remettre à aimer quelqu'un. Pourquoi ? Parce qu'ils s'éloignent à tire-d'aile, vous laissant seule. Trop risqué. » (p. 34) Au-delà de la douleur physique, il y a la colère et la rage, l'envie de se convaincre qu'elle n'a besoin de personne. « Après l'accident, mes blessures resteraient secrètes, je l'avais décidé. Et on ne me ferait plus jamais mal, je l'avais décidé. » (p. 67) Casquette vissée à la tête, attitude fermée, abus de médicaments et de drogues, Jenna veut annihiler ses remords et ses idées noires. Hélas, elle s'attire la sympathie de Trina, une toxique jeune fille au comportement dangereux.
Ce roman est destiné à un public plus jeune que celui que Joyce Carol Oates vise d'ordinaire, mais le style est bien présent, la plume toujours aiguisée. Toutefois, cette histoire me fait l'effet d'un roman de jeunesse ressorti des tiroirs. Il y manque la sombre puissance que j'aime tant dans les autres textes de cette auteure. Et la fin est bien trop optimiste à mon goût, comme si l'auteure n'osait pas ou craignait de choquer. Bref, je ne me suis pas ennuyée et ce roman ne m'a pas déplu, mais je n'en garderai pas un souvenir très marqué.
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myriampele
  03 septembre 2018
Jenna est une fille de dix sept ans qui vient de vivre un horrible traumatisme: la mort de sa mère dans un accident de la route.... Jenna se sent coupable car elle était dans la voiture et a été elle même très grièvement blessée. le roman porte sur sa reconstruction, avec des chutes et beaucoup de désespoir, mais aussi une force de vie extraordinaire. Joyce Carol Oates a parfaitement réussi à raconter cette histoire , de façon très plausible et sans larmoiements.
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Citations et extraits (35) Voir plus Ajouter une citation
FRANGAFRANGA   13 novembre 2012
T-Man roule si vite, dans son 4x4. Et il rit, déboîte sur les voies rapides avec de brusques embardées, fait des queues de poisson aux autres véhicules. Sur la banquette arrière, je crispe mes poings sur ma bouche, pour que personne ne devine ma peur, ni ce à quoi je pense : Ils ne savent pas. Ils ne savent pas quel effet ça fait de perdre le contrôle de la voiture qu'on conduit, de partir en vrille et de se crascher ; de se déchirer à tel point la gorge à force de crier qu'on a l'impression de cracher du feu. Ou ce qu'on ressent pendant une fraction de seconde où l'on saisit qu'on a perdu le contrôle et qu'on ne le reprendra pas.
Mes amis ne savent pas.
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FRANGAFRANGA   15 novembre 2012
- Laisse-la te traverser, Jenna, dit Crow.
- Que je laisse quoi me traverser ?
- Ta peur.
- Elle ne me traverse pas. Elle s'incruste.
- Fais le vide en toi, comme la lumière. Que la peur te traverse. Ne la laisse pas
s'incruster.
- Je ne peux pas...
- Moi, je fais le vide en moi. C'est comme çà que je franchis l'obstacle.
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FRANGAFRANGA   10 novembre 2012
En août, papa est revenu à Tarrytown, me rendre visite au centre de rééducation.
Tout sourire, à me dire que j'étais belle comme un coeur. Il reconnaissait enfin sa fille.
Il espérait, disait-il, que je lui permettrais de "se rattraper"-pour tout ce temps où il n'avait pas fait partie de ma vie.
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mamansand72mamansand72   07 août 2014
Jamais ! Ne jamais révéler mes secrets.
Ne jamais dire à ma tante à quel point je suis malheureuse au lycée. Que mon visage est fermé comme un poing même quand j’éprouve ne serait-ce qu’une toute petite envie de me faire des amis. Qu’il est tellement plus facile de regarder droit devant soi que de croiser le regard des autres dans les couloirs, devant les casiers et dans les salles de classe. Que je redoute de voir Crow, ou ses amis qui se sont moqués de moi. Que je suis terrorisée à l’idée de m’entendre appeler par M. Feldman ou M. Farrell (qui me détestent parce que je suis silencieuse, renfrognée, et ne lève pas la tête de tout le cours). Que j’ai de plus en plus de peine à me concentrer sur mes leçons, même dans les matières que j’aimais autrefois - telles l’histoire, l’anglais, les sciences. Que je n’essaie pas de faire comme les autres filles en gym, par peur de me faire mal.
Et de toute façon, tout est si dérisoire. Et de toute façon, je sais que je vais échouer, alors à quoi bon essayer ? Je suis devenue accro au port de ma casquette même à l’intérieur, quitte à enfreindre le « code vestimentaire ». Redoutant, si je ne porte rien sur la tête, que les gens voient sur mon crâne les affreuses cicatrices qui me sont restées de l’accident. Mes cheveux ne sont pas assez épais pour les dissimuler, ces cheveux fins comme ceux d’un bébé, ces cheveux que je déteste et que j’aurais honte de montrer aux autres. Et ces minuscules entailles sur ma peau, au niveau de front et des joues, où je ne peux m’empêcher de passer et repasser les doigts. Et la difficulté de marcher sans grimacer de douleur quand ma cheville ou mon genou me font mal…
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Pays_des_contesPays_des_contes   19 novembre 2010
Ne me parlez pas ne me touchez pas !
Je m’efforce de me rappeler que je l’aime, ma « nouvelle » famille.
Ma tante Caroline et mon oncle, Dwight McCarty. Mes petits cousins Becky et Mikey.
Et ma nouvelle chambre, la chambre d’amis du premier étage, où j’avais coutume de dormir quand maman et moi venions rendre visite aux McCarty. Soudain, alors que je commence à défaire mes bagages et à pendre mes affaires dans le placard, je réalise que la dernière fois que je me suis trouvée dans cette même chambre à défaire ma valise, en août il y a un an de ça, maman était tout près… En train de défaire ses bagages dans sa chambre à elle, peut-être, ou en bas, avec tante Caroline. J’ai reformulé mon souhait, rouge de colère : je veux qu’on me rende ces moments-là !
Le temps présent, je le déteste. Je tremble et j’ai la nausée.
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Writer Joyce Carol Oates at home - Profiles - The New Yorker In this video, Joyce Carol Oates discusses writing, her daily routine, and her idea of her own personality.
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