AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizGroupesQuestionsPrix BabelioRencontres

Sophie Rèfle (Traducteur)
EAN : 9782330161293
208 pages
Actes Sud (02/02/2022)
3.19/5   76 notes
Résumé :
La narratrice de ce livre vit dans une ancienne école maternelle. Tout y est petit, au format de ceux qui la fréquentaient autrefois.
Cette femme habite seule dans ce jardin d'enfants mais en ces lieux se trouve un auditorium, un endroit précieux où sont recueillies d'étranges petites boîtes. Parfois elle se poste sur la colline pour observer des inconnus qui, elle le sait, écoutent en pleine nature une musique inaudible pour tout autre qu'eux-mêmes.
... >Voir plus
Acheter ce livre sur

FnacAmazonRakutenCulturaMomox
Critiques, Analyses et Avis (28) Voir plus Ajouter une critique
3,19

sur 76 notes
5
4 avis
4
8 avis
3
8 avis
2
4 avis
1
3 avis

mh17
  23 avril 2022
La narratrice vit dans une ancienne école maternelle, à présent déserte. Tout est de taille réduite et elle-même se fond dans ce décor miniature. Un ancien conservateur de musée qui ne s'exprime qu'en chantant vient lui rendre visite. Elle décrypte pour lui des lettres aux caractères de plus en plus minuscules que sa bien-aimée lui envoie. Dans l'ancien auditorium, à l'écart, sont entreposées de petites boîtes transparentes...
Je n'ai pas été envoutée du tout par cet ouvrage. le malaise était trop fort pour que je sois sensible à la poésie du livre et aux mythes revisités : la lyre et autres instruments de musique composée d'os et de cheveux d'enfants morts m'ont achevée. J'ai parcouru la fin du livre à grandes enjambées. J'étouffais.
Commenter  J’apprécie          4520
Annette55
  06 juin 2022
La narratrice de ce livre vit dans une ancienne école maternelle où tout est petit , à l'image de la taille des enfants qui la fréquentaient autrefois , on ne nous explique pas pourquoi elle réside dans ce lieu, un espace rétréci où souvent , au début , elle trébuchait et restait courbée .
Tout avait une taille adaptée aux petits enfants : portes , fenêtres , escaliers , casiers à chaussures , pendules murales , robinets , tables et chaises ….
Cette femme accorde en ces lieux une attention toute particulière à l'une des pièces , un endroit de mémoire où sont déposées d'étranges petites boites …: un cheveu d'enfant Mort, fragile boîte vitrine 12 - 4 de la rangée B …
Bref, si j'ai été très sensible à la plume poétique , nimbée de l'extrême sensibilité de l'auteure dont j'ai beaucoup aimé les livres jusque là : Les tendres Plaintes, en 2010 Petits Oiseaux en 2014 , Papillon en 2003 et d'autres ……., je n'ai pas du tout compris cette histoire unique , troublante —- sans intrigue à proprement parler , sans déroulement classique —-où des parents tentent d'entrer en contact avec leurs enfants disparus —— peut - être au Japon , les coutumes sont t - elles très différentes —— je suppose que l'auteure désirait avant tout évoquer le thème essentiel de la mémoire ainsi que la peur d'oublier , l'écho même lointain d'une présence absente , je ne sais pas …..
Je n'ai pas compris les thèmes de ce livre pourtant très bien écrit ,à la poésie étrange .
j'apprécie les romans japonais depuis longtemps , mais , là , à la limite du macabre où la mort même douce accompagne le lecteur: ces réceptacles de souvenirs d'enfants morts , messages de l'au delà , je me suis sentie très mal à l'aise, me suis profondément ennuyée .
Première déception et de taille , mais ce n'est que mon avis bien sûr .
Emprunté avec joie à la médiathèque pourtant !
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          335
visages
  25 février 2022
Sans que l'on en connaisse la raison,la narratrice vit dans une ancienne école maternelle et son corps comme son esprit se sont adaptés à ce monde miniature sans n'y rien changer. L'école renferme,entre autres, une salle dans laquelle sont entreposées des boîtes de verres qui servaient autrefois à protéger des vestiges du musée d'histoire locale. Désormais elles sont le réceptacle de souvenirs d'enfants morts.le thème de ce roman est certainement l'importance de la mémoire,la peur d'oublier et peut-être même la peur d'exister en dehors du passé. Cette nécessité prend cependant toute la place au point de vivre en permanence dans le déni de la réalité.
Si Yoko Ogawa nous offre toujours la même plume poétique et une sensibilité à fleur de peau qui m'ont donné des frissons notamment lors des concerts de soi à soi où chaque participant porte à son oreille un minuscule instrument de musique qui contient des cheveux de l'enfant perdu, je suis passée à côté du roman. Je l'ai trouvé redondant,sans élan et même ennuyant. Même si je sais qu'au Japon il existe des rituels très différents des nôtres autour de la mort et que de nombreuses maisons ont leur autel privé pour honorer au quotidien les disparus, ce roman va bien au delà et m'a apporté un réel malaise car le déni bloque toute énergie de vie.
C'est la première fois que je referme un livre de Yoko Ogawa avec cette insatisfaction..
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          290
sandranae
  30 janvier 2022
Ranger de grandes pertes dans de petites boîtes : c'est la proposition que nous fait cette auteure japonaise dans son nouveau roman, nimbé d'une poésie étrange et merveilleuse.
Il m'a suffit d'en lire seulement quelques pages pour savoir que je tenais là mon 1er coup de coeur littéraire de l'année. Et me retrouver projetée dans un ailleurs singulier et obsédant, jamais sinistre, mais parfois inquiétant comme pouvait l'être celui d'Alice au pays des merveilles ou de Boucle d'or.
Mon esprit et mes sens résonnent encore de tous les rituels imaginés par l'écrivaine - flirtant avec le splendide et l'incongru - à l'instar des « concerts de soi à soi » qu'organisent les habitants de cette ville où les enfants brillent par leur absence avec force, dans un monde complexe en équilibre entre le visible et l'invisible, l'audible et l'inaudible.
En espérant vous en avoir dit suffisamment, mais pas trop, pour que vous ayez vous aussi envie de découvrir cette histoire unique à bien des titres.
Commenter  J’apprécie          221
Josephine2
  18 février 2022
Je me faisais une joie de découvrir ce nouveau roman de Yoko OGAWA que j'apprécie beaucoup. J'ai lu certains de ses livres. Cette fois, le charme n'a pas opéré. Je suis restée à côté. Rien, aucun ressenti, aucun plaisir. J'ai insisté, mais là je ne peux plus.
Allez savoir pourquoi.
Peut-être parce qu'il ne se passe pas grand-chose si ce n'est une certaine résilience sur « le décès » des enfants, dont on ne saura pas comment ni pourquoi.
Cette fusion entre les parents et les petites boîtes, boules de verre, où vivraient leurs enfants, grandiraient, me met mal à l'aise. Tout est « petit » à la hauteur d'un enfant, tout est rétréci (tient, on dirait du Boris Vian), la vie des adultes y compris, les gens restent confinés…
Peut-être justement le contexte.
Bref…
Mais ne vous arrêtez pas à mon avis, qui est à l'opposé de celui de Sandranae. J'aurais tellement aimé vibrer comme Sandranae à la lecture de ce livre !
Alors vous ! Aimerez-vous ou pas ?
2,5 étoiles, parce que c'est une auteure que j'apprécie et pour la couverture du livre.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          210


critiques presse (3)
LaPresse   30 avril 2022
Si vous cherchez une histoire avec un déroulement classique, une intrigue, des rebondissements et autres révélations, il faudra peut-être passer votre chemin.
Lire la critique sur le site : LaPresse
FocusLeVif   23 mars 2022
Yôko Ogawa inscrit entre deux mondes un roman éminemment troublant, où des parents tentent d'entrer en contact avec leurs enfants disparus.
Lire la critique sur le site : FocusLeVif
LeFigaro   17 mars 2022
La mort hante les 200 pages de ce roman, mais elle est une douce compagne
Lire la critique sur le site : LeFigaro
Citations et extraits (11) Voir plus Ajouter une citation
Annette55Annette55   05 juin 2022
«  Les lyres sont les instruments que je préfère .
Leur forme en U, comme celles des lyres dont jouent les personnages des mythes grecs, donne à voir d’une manière remarquable tous leurs détails malgré leur dimension appropriée au concert.
L’élégance avec laquelle elles ont été façonnées et polies fait qu’il est difficile de croire qu’elles n’étaient à l’origine que des morceaux de bois ramassés au bord de la rivière » ….
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          140
NievaNieva   22 février 2022
Lorsque je pressens que la nuit sera longue, particulièrement quand la corbeille “déchiffrées” est vide parce qu’il est reparti avec la dernière lettre, j’ouvre toujours le même livre. La biographie d’un artiste, un volume très épais, avec une chronologie et un appareil de notes détaillées. Chacun des vingt-deux chapitres qui la composent porte un titre attractif, le nom d’une de ses œuvres, et il y a au milieu de l’ouvrage une série de photos où on le voit de la jeunesse à la vieillesse. Je l’ai lu si souvent que les fils de la reliure sont distendus par endroits, et que demeure sur la couverture la trace brunâtre de mes doigts. Il ne m’en est que plus cher, car sitôt que je l’ai dans les mains, il n’existe que pour moi.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          40
nelly76nelly76   28 février 2022
La maison où j'habite était autrefois une école maternelle ,et tout y était petit.Tout a une taille adapté aux petits enfants,les portes,les fenêtres, l'escalier,mais aussi les casiers à chaussures,les pendules murales,les robinets ,les tables et chaises,les étagères, les abat- jour des lampes .Les meubles ont des angles arrondis,les interrupteurs sont placés bas,et les poignets de portes n'ont que la rondeur de baies qui tiennent sur la paume d' une main.( Page 7).
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          60
lehibooklehibook   27 février 2022
Dans sa vie qui allait en se réduisant,soustraire était plus important qu'ajouter.
Commenter  J’apprécie          80
Epoque-PharaoniqueEpoque-Pharaonique   22 avril 2022
Lorsque j'ai lu dans la préface que : "pour lui, les boîtes sont les corps des morts, et leur contenu, la parole qu'ils ont perdue..."
Commenter  J’apprécie          40

Videos de Yôko Ogawa (10) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Yôko Ogawa
Yôko Ogawa : rencontre.
autres livres classés : littérature japonaiseVoir plus
Notre sélection Littérature étrangère Voir plus
Acheter ce livre sur

FnacAmazonRakutenCulturaMomox





Quiz Voir plus

Yôko Ogawa

Dans quelle maison d'édition française sont édités les livres de Yôko Ogawa?

Les Editions de Minuit
Actes Sud
Le Seuil
Stock

10 questions
116 lecteurs ont répondu
Thème : Yôko OgawaCréer un quiz sur ce livre