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ISBN : 2330034385
Éditeur : Actes Sud (03/09/2014)

Note moyenne : 3.93/5 (sur 139 notes)
Résumé :
Petits oiseaux est un roman d'une douceur salvatrice qui nous confie un monde où la différence n'influe pas sur le bonheur, où la solitude conduit à un bel univers, un repli du temps préservant l'individu de ses absurdes travers, un pays où s'éploient la voix du poème, celle des histoires et des chants d'oiseaux, celle des mots oubliés.
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Critiques, Analyses et Avis (54) Voir plus Ajouter une critique
Piatka
  16 septembre 2014
Singulier roman japonais de la célèbre Yoko Ogawa qui paraît ce mois-ci, éloge original de la différence où deux frères ont peu à peu organisé leur vie à l'écart du monde. Il faut dire que l'aîné parle une langue que seul son cadet parvient à comprendre, proche du langage des oiseaux que même leurs parents avaient renoncé à appréhender.
Imaginez les difficultés quotidiennes pour s'intégrer au monde des humains, et simplement communiquer. Même si le cadet sert de courroie de transmission avec le monde extérieur à leur " nid " après la mort de leurs parents, leur singularité les isole, leur vie simple et répétitive laisse peu de place à l'imprévu qui immédiatement perturbe leur fragile équilibre.
C'est le côté peu attrayant à première vue du roman, difficile en effet de se passionner pour des vies d'une telle immobilité, presque passives en apparence. Je déplore un rythme un peu trop lent, même s'il est indissociable de l'histoire.
Heureusement, Yoko Ogawa a le don d'emprunter des chemins de traverse et d'insuffler une douce sensibilité là où il semble n'y avoir que bien peu de chose tout en comblant les creux avec de formidables trouvailles, à l'image de ce creux laissé par l'aîné dans le grillage du jardin d'enfants à force de côtoyer les oiseaux qu'il aimait tant.
Vivre en marge ne signifie pas ne pas vivre, juste vivre autrement.
Observer et communiquer avec les oiseaux, nettoyer la volière d'un jardin d'enfants, lire des livres sur les oiseaux et tenter de percer leurs mystères, et même s'essayer au chant des oiseaux sont autant d'occasion de se laisser enchanter par la puissance d'évocation du langage poétique de Yoko Ogawa, langage qui s'écoute dans ce roman plus qu'il ne se lit finalement.
Les sons, les chants et les bruits tissent avec talent la trame de cette histoire insolite, peut-être pas la plus représentative de l'univers onirique et si particulier de l'auteur habituellement, mais une belle parenthèse poétique et une réflexion originale.
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le_Bison
  30 mai 2015
Thui thui thui thui thui thuiuuu…
Tu entends cette petite musique qui vient des collines. Un moment de bonheur, simple et bucolique, le chant de cet oiseau à lunettes. Que j'aime ce chant à mon oreille. Et malgré tout qu'il m'est difficile de te parler de ce roman qui m'a profondément ému. D'une grande tristesse, mais une belle tristesse. de celle qui donne encore foi à l'espèce humaine. de celle qui prouve que certains hommes sont encore pourvus d'une âme humaine.
Ce chant d'oiseaux résume la vie de ces deux frangins, inséparables comme un couple d'oiseaux. L'ainé, lui, ne connait que le langage « pawpaw », celui des oiseaux. Il les observe, il les imite, il les aime. Il est oiseau. le frère cadet est le seul à comprendre le langage de son frère. de là naitra une relation quasi fusionnelle entre les deux frangins. Et il deviendra, pour une génération d'enfants, « l'homme aux petits oiseaux », même – et surtout – après la mort de son ainé. Quelle belle histoire, magnifiée par la plume de Yoko Ogawa. Si triste mais si magnifique.
Dès les premières pages, je me suis retrouvé envahi par la tristesse des scènes et la mélancolie des deux frères. Putain, que c'est beau, me dis-je à chaque page tournée. Et à chaque reprise de lecture, je gardais ce même état d'esprit, enchanté et apaisé par le chant de ces petits oiseaux, aussi subtil et différent que le bruissement d'ailes des papillons ou les discussions effrénées d'une cigale.
Ce roman est si beau qu'il touche le sublime. Je ne suis peut-être pas objectif tant les histoires de Yoko bercent mes souvenirs de lecteurs, mais avec ces « petits oiseaux » j'ai eu le sentiment de toucher la profondeur de son âme et de celles de ces deux oiseaux, anonymes ordinaires dans une ville, écoutant le chant des oiseaux et suçotant une vieille sucette au goût acidulé. Quelques pages pour bouleverser mon âme, d'une intense beauté.
Lien : http://leranchsansnom.free.f..
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Annette55
  06 octobre 2014
Voici un roman trés original, vraiment singulier, d'une délicatesse poignante sur la complicité de deux frères.
L'aîné ne communique que par le langage des oiseaux, il ne parle aucune autre langue, seul son cadet le comprend.
Est ce un dialecte inventé ou ancestral abandonné par les humains?
Le cadet apprend donc la langue " Pawpaw", afin de communiquer avec son aîné, cet enfant rêveur qui n'emploie que ces mots oubliés par les humains, depuis longtemps....
Les deux garçons restent inséparables et, à la mort de leurs parents, se partagent les tâches.
Le plus jeune travaille dans une résidence, l'aîné se consacre avec bonheur et éfficacité à l'entretien d'une voliére, près de l'école maternelle du village.
La vie pourrait continuer ainsi car ces deux hommes sont trés attachés à leurs traditions, à leur rythme,à leur quartier....
Mais le calme trop évident est toujours le prélude à un drame et Yoko Ogawa instille trés doucement le danger d'une existence immobile...
Ainsi, les deux garçons laissent le monde tourner sans eux, les habitants de leur ville, les enseignants,les commerçants changent au fil du temps, les frères ,eux, n'y prêtent aucune attention....
Une tristesse légère habite, imprégne ce roman sur le temps, sur la liberté,sur la différence, une poésie délicate, surannée, hors du temps, douce et tendre, sur la façon d'appréhender la vie,un univers trés particulier où les sons, les bruits , les habitudes, les chants mélodieux filent la trame étrange, insolite, lente, immobile de cet ouvrage..." Ils vivaient en protégeant leur nid à tous les deux"........
Ou comment vivre autrement?
Ou La différence n'influe pas sur le bonheur...
Ou la solitude peut conduire vers le bonheur et de quelle maniére?Une morale selon laquelle la liberté d'agir importe beaucoup dans l'existence,: liberté d'écouter les roucoulades d'un oiseau à lunettes, liberté d'ouvrir les cages, liberté de s'endormir pour rejoindre à jamais les voix qui se sont tues....
On referme cet ouvrage singulier, d'une grande force, sur la puissance de la nature,les chants mélodieux,les liens indicibles,la solitude,avec la sensation d'avoir côtoyé un peu de la douceur enchanteresse de cet univers là, très particulier!
Une lecture inclassable!
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Chrisdu26
  05 janvier 2015
Voilà comment finir une année littéraire en beauté et que demander de mieux que la sagesse et la poésie d'Ogawa pour nous faire léviter avec les mots. Son style enchante et apaise. Des mots salvateurs qui ne peuvent que nous rendre meilleurs. Yoko Ogawa n'a pas son pareil pour écrire les détails infimes et indescriptibles. le froissement du papier, la saveur acidulée d'un bonbon au citron, le bruissement d'ailes de papillons, une nuque délicate, le chant cristallin du grillon grelot, même le silence sous ses doigts devient majestueux. Son style onirique et raffiné nous laisse comme en suspens. Les mots virevoltent, nous effleurent, nous caressent avec élégance et légèreté. Il est impossible de ne pas être touché par la grâce de sa « Plume », mot qui prend ici tout son sens. On tourne les pages avec délicatesse de peur de rompre la magie de la lecture.
Ce livre nous parle de la naissance, de la vie et de la mort. Entre chaque tranche de vie, il y a « des oiseaux qui ne font que répéter les mots que nous avons oubliés » et puis deux frères, deux inséparables, qui vivent en totale autarcie, se suffisant à eux même, loin du superflu. Il n'y a que le cadet pour comprendre son frère et entrer en symbiose avec lui. Ils se parlent en pawpaw le langage des oiseaux.
Finalement, l'histoire importe peu. Elle nous mène à méditer sur la peur de la solitude, sur les questions sans réponse et le futile qui nous phagocyte. Mais aussi sur la souffrance, la suffisance des gens, l'humilité face à la société de consommation. Accepter ce qui est et ce qui n'est plus. Pas à pas, nous suivons ces deux Êtres naïfs et empreints de vérité sur leur cheminement existentiel. Un voile de tristesse plane sur ce roman. le Monsieur aux petits oiseaux et la dévotion qu'il porte à son frère ainé. Ils nous apprennent, nous nourrissent, nous guident vers la sagesse, les valeurs et l'essentiel : la Vie.
« Il avait ramassé les cristaux de mots qui s'étaient échappés du gazouillis des oiseaux. »
Petits oiseaux, « tchii tchuru tchii tchuru tchru tchiru tchii …» le chant divin de la résilience…

Lien : http://marque-pages-buvard-p..
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fabienne2909
  22 mars 2015
ON NE JUGE PAS UN LIVRE SUR SA COUVERTURE (1/2)
Avec ce titre traduit littéralement de l'expression britannique équivalente à notre « l'habit ne fait pas le moine », est inauguré un cycle de critiques sur deux ouvrages ayant deux points communs : il s'agit de littérature japonaise contemporaine, et le jugement que j'ai porté sur ces deux romans s'est totalement inversé en cours de lecture.
« Petits oiseaux », avant-dernier ouvrage paru de Yoko Ogawa, raconte l'histoire de deux frères singuliers : l'aîné est un être à part, qui vit dans son monde, dominé par son amour infini pour les oiseaux et la langue pawpaw, une sorte de pépiement que personne ne comprend sauf son frère cadet. Très tôt, leur mère mourant assez rapidement, et le père ne témoignant guère d'intérêt pour ses enfants, le frère cadet s'occupe exclusivement de son frère aîné et en vient à s'enfermer avec lui dans ce monde totalement éloigné des vicissitudes de la vie quotidienne… Ce qui conviendra finalement au frère cadet (on ne saura jamais son nom, ni celui de l'aîné, ni d'ailleurs celui d'aucun des personnages apparaissant au cours du roman, peut-être pour indiquer que ce qui relève du monde concret n'offre que peu d'importance), personnage rêveur, hors norme, extrêmement solitaire, et qui porte une grande attention aux signes qu'il croit voir dans chaque hasard et coincidence (le monde se chargera quelques fois de le punir assez injustement pour cela).
Ce résumé des grands traits de l'ouvrage est à l'égal de celui-ci, trèèèès lent, quasiment sans action. J'ai vraiment dû m'accrocher au début pour continuer tellement ce roman est déroutant. Mais, la poésie qui sourd de chacune des phrases de Yoko Ogawa, sa description de l'amour d'une infinie tendresse d'un homme pour son frère, pour les oiseaux m'ont finalement charmée, et convaincue de continuer ma lecture, jusqu'à la fin. C'est donc un ouvrage qui, en définitive, m'a pas mal plu, alors que cela avait si mal commencé !
Le seul bémol que je porterai (et encore, ce n'en est pas un concernant directement l'ouvrage ?) est que ma lecture diffère de celle de l'éditeur d'Actes Sud qui a rédigé la quatrième de couverture. Chacun de nous deux en a tout à fait le droit, c'est juste que je me suis sentie surprise de lire ce passage : « "Petits oiseaux" est un roman d'une douceur salvatrice qui nous confie un monde où la différence n'influe pas sur le bonheur, où la solitude conduit à un bel univers, un repli du temps préservant l'individu de ses absurdes travers, un pays où s'éploient la voix du poème, celle des histoires et des chants d'oiseaux, celle des mots oubliés ». Où est le bel univers dans ce roman ?
Je comprends assez bien je pense la solitude, et je n'ai pas pu m'empêcher d'être un peu étouffée par celle du frère cadet, que j'ai trouvée d'une tristesse absolue : à force d'être fasciné par son frère aîné, le cadet est un peu devenu lui, enfermé dans une solitude dont il n'a pas réussi à se défaire et le regrettant sur le tard, interprétant mal les signes qu'il a cru entendre des rares personnes avec lesquelles il a échangé, pour finir par mourir presque seul (je ne révèle rien en l'écrivant), en compagnie d'un oiseau qu'il n'aura pas même réussi à libérer de sa cage (la métaphore de sa vie entière) ?
Pourtant, même en finissant sur ces mots un peu durs, ce roman un peu étrange est très séduisant par la poésie dont il est imprégné, par la douce pause que sa lecture offre dans ce monde un peu brutal et au rythme parfois trop rapide (ce livre a ainsi le mérite de rappeler que la vie peut aussi parfois se vivre de manière plus contemplative).
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critiques presse (3)
Telerama   19 novembre 2014
La Japonaise Yôko Ogawa dissèque la relation ­fusionnelle de ces deux êtres avec son habituelle clairvoyance. Elle fait son miel de leurs bizarreries pour chuchoter son message de toujours : certains vivants, dont elle fait partie, ont des antennes pour capter l'inaudible [...].
Lire la critique sur le site : Telerama
LaLibreBelgique   28 octobre 2014
Le monsieur aux petits oiseaux est appelé ainsi parce qu’il s’occupe chaque jour de la volière du jardin d’enfants, tâche héritée de son aîné. Petit garçon, il était le seul à comprendre son frère, son langage qui échappait à leurs parents et que même les spécialistes consultés au prix de longs trajets renonçaient à analyser. Dureté et douceur infinie imprègnent le nouveau roman de Yôko Ogawa.
Lire la critique sur le site : LaLibreBelgique
LeSoir   06 octobre 2014
La romancière japonaise Yôko Ogawa revient avec une fable où la douceur est dans l’étrangeté.
Lire la critique sur le site : LeSoir
Citations et extraits (76) Voir plus Ajouter une citation
PiatkaPiatka   06 septembre 2014
Du fond de sa gorge débordait un chant précis de virtuosité au volume disproportionné par rapport à son petit corps. Il y avait des modulations, des variations d'intensité, des staccati, des trilles. Il y avait une introduction, une ligne mélodique, un intermède, un point culminant. Tout y était.
- Tous les chants d'oiseaux sont des chants d'amour.
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PiatkaPiatka   11 septembre 2014
Pendant longtemps l'homme a considéré que leur migration était due à une sensibilité instinctive, sans lien avec une quelconque technique ou intelligence. Mais c'était une erreur grossière. Ils ont beau donner l'impression de l'accomplir sans difficulté, cette migration est une action extrêmement difficile. Position du soleil, constellations, repères au sol, orientation du vent, magnétisme, ils analysent toutes sortes d'informations pour suivre leur route. Ils réfléchissent...

À propos des oiseaux migrateurs
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PiatkaPiatka   11 septembre 2014
Pour lui, la douleur était un bruit. Il y avait en elle mélodie, rythme et harmonie, mais tout était désaccordé, en excès, arbitraire et sans ménagement. Il avait beau se boucher les oreilles, le colosse s'enfonçait encore plus profondément dans son cerveau, augmentant en intensité la douleur, et rien d'autre n'existait plus pour lui.
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WictorianeWictoriane   14 décembre 2014
Avec ce roman, Yoko Ogawa nous invite à poursuivre la découverte de sa galerie personnelle des êtres "différents". Le personnage principal est trouvé mort dès les premières pages, il n'a pas de nom car il est connu comme le "monsieur aux petits oiseaux", connu dans le quartier pour s'être occupé de longues années de la volière de l'école maternelle voisine. Mais le vieil homme a embrassé cette passion par amour pour son frère aîné, une sorte d'autiste -sans que ce mot ne soit explicitement écrit -. L'aîné ne comprend que le langage des oiseaux et lui-même parle en pépiant. Son cadet assure la traduction. Même à la mort de son frère, il pourrait faire ce qui lui plait partir en vacances alors que jusqu'à présent ils se sont toujours arrêtés devant le grillage de la volière du jardin d'enfants. Il lui survit et entretient la mémoire de toutes les petits choses qui faisaient leur univers si particulier, habitudes, objets et "manies". Le cadet devenu un vieil homme passe à son tour pour l'original, parce que les gens ne le comprennent pas, ils se méfient.
Petit roman onirique et intimiste que j'ai lu assez rapidement, sans toutefois être absorbée par cette histoire des deux frères qui vivent plus ou moins repliés sur eux-mêmes. Je n'ai pas ressenti d'empathie, c'est ainsi. Le style d'Ogawa est toujours bien présent, c'est juste le sujet que j'ai moins apprécié. On retrouve les thèmes de la collection, de la mémoire, du corps qui change, de la mort.
Un livre à réserver aux inconditionnels de l'auteur ; les nouveaux lecteurs devraient commencer par un autre livre comme La marche de Mina ou encore l'annulaire (plus fantastique).
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Chrisdu26Chrisdu26   29 décembre 2014
...Les oiseaux qui ont passé l'hiver ne vont pas tarder à commencer leur migration, commença-t-il. Les variations de leurs sécrétions hormonales les confirment dans leur décision de partir en voyage. Ils déterminent la direction qu'ils doivent prendre avant de quitter la terre à laquelle ils sont habitués. Ils ne se demandent pas pourquoi ils doivent repartir pour un voyage aussi long et aussi dangereux, et ne pensent pas non plus que c'est injuste. Ils se contentent d'écouter, le cœur sincère, leur voix intérieure...
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Vidéo de Yôko Ogawa
Second épisode de l'instant lecture consacré au roman Cristallisation secrète de Yôko Ogawa.
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