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Rose-Marie Makino-Fayolle (Traducteur)
ISBN : 2742777903
Éditeur : Actes Sud (01/10/2008)

Note moyenne : 4.01/5 (sur 90 notes)
Résumé :
Une jeune femme entre dans une pâtisserie pour acheter un gâteau d'anniversaire à son fils mais il est mort depuis longtemps. Dans l'arrière-boutique, une vendeuse pleure en silence. Une romancière vit dans un appartement donnant sur un jardin potager qui regorge de légumes, de surprenants légumes... Un journaliste arrive dans un hôtel sur lequel il doit écrire un article. Dans sa chambre s'est installée une femme. Elle s'en va aussitôt mais ne quitte pas les abords... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (16) Voir plus Ajouter une critique
BrunoA
  31 août 2015
Onze nouvelles de Yoko Ogawa toutes liées entre elles par un événement, un personnage ou une image.
On voyage avec plaisir dans cet univers sans jamais perdre le fil de toutes ces histoires qui, au final,n'en composent plus qu'une.
Un oncle marginal qui a créé un musée des supplices, une femme qui entre dans une pâtisserie pour acheter un gâteau d'anniversaire à son fils mort,une logeuse étrange dont on retrouve le mari...
Tout, dans cette spirale, se tient et chaque nouvelle met en perspective une autre.
Un très beau voyage dans un univers fantastique et en même temps si serein.
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dancingbrave
  12 octobre 2014
J'en ai marre, mare à boue, bout de ficelle, selle....etc
Les 11 nouvelles constituant cet excellent recueil sont toutes liées entre elles par au moins un élément :
Tel objet, tel personnage provenant d'une nouvelle précédente, tel autre se retrouvant dans une nouvelle qui suivra.
Ainsi se tisse la première trame.
Yoko Ogawa nous entraîne dans une succession d'historiettes dans lesquelles la mort est toujours présente en leitmotiv le tout nimbé de flous, de « semblances », de ressemblances de « faux semblances »:
Tel élément provenant d'une autre histoire est-il là avec sa même réalité, est-il finalement bien le même ou une évocation de celui que nous trouvons à présent ?
Ainsi sommes nous installés dans cet univers onirique si cher à beaucoup d'auteurs japonais et qui, décidément, me plait énormément.
A mon sens ce tissu aux mailles irrégulières et plus ou moins lâches constitue une métaphore d'un des principes du bouddhisme (zen, pourquoi pas) qui est que chaque action de chacun d'entre nous retenti et retentira sur nous et sur l'ensemble des êtres vivants. Et c'est là qu'est le principe de l'ouvrage
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Lune
  14 janvier 2009
Etonnant et fascinant recueil de onze nouvelles qui, par des détails, nous plonge dans un mise en abyme déroutante. La lecture est rapide, haletante, de l'ordre d'un tourbillon. On passe d'une nouvelle à l'autre, avide de savoir, de comprendre ce qui la relie à la précédente ou à toute autre. Une telle construction laisse pantois et admiratif du savoir faire de l'auteur. Comme toujours, nous recevons des messages, hors temps, hors monde dit "normal", des personnages croisés au fil de la lecture. L'écriture, d'apparence simple, donne existence aux lieux, aux sensations, aux êtres. Jusqu'à l'ébahissement, jusqu'à l'écoeurement, Yoko Ogawa nous entraîne dans les dédales de l'inconscient, dans l'empire de l'onirisme, dans les méandres de l'âme humaine et nous nous laissons guider, étonnés de supporter avec facilité le malaise, voire l'horreur. Un livre surprenant que j'ai aimé et comme toujours en lisant l'oeuvre de Ogawa, cette conviction de la nécessité de la relire.
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maltese
  19 novembre 2011
Un recueil de onze nouvelles subtilement construit avec des détails qui renvoient d'une histoire à l'autre, comme une espèce de discret jeu de piste, où les personnages réapparaissent comme figurants après avoir été au centre d'une intrigue.
Yoko Ogawa fait preuve de finesse avec ces portraits d'hommes et de femmes, chirurgien, pâtissière, écrivain..., qui habitent tous le même quartier.
Une suite très originale malgré des abords communs, avec pour toile de fond des histoires souvent tristes.
L'ensemble tisse une véritable tapisserie pleines de subtilités et passe par une mise en abyme avant de se terminer par un renvoi à la première histoire.
Un précieux livre présentant une série d'instantanés touchants et troublants.
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patrick75
  06 août 2012
Une histoire difficile à suivre avec des époques différentes, des destins croisés, présenté sous forme de nouvelles. L'exercice m' a paru délicat mais l'auteur s'en sort avec adresse. Un autre exercice qui me parait délicat est celui de devoir critiquer un livre sans déflorer l'histoire. Oü l'on s'aperçoit que s' essayer à la critique littéraire est ardu.
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Citations et extraits (9) Voir plus Ajouter une citation
nounours36nounours36   15 juillet 2014
Une femme est arrivée, qui portait un sac en bandoulière. Dans un mouvement inconscient de ses hanches, elle laissait apparaître la fermeture métallique du rabat. La bandoulière, tordue, s'incrustait dans le fin tissu de son corsage. Puis ce fut une femme avec un sac de voyage de style "boston bag". Je ne sais pas pourquoi elle serrait très fort la poignée. Il devait sans doute contenir quelque chose de très précieux. On aurait dit que le cuir avait fait fondre la peau pour s'enfuir dans la chair. Le sac tremblait chaque fois qu'il lui frôlait la cuisse. Je craignais que le cuir ne finisse par adhérer à sa cuisse. P98
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dancingbravedancingbrave   12 octobre 2014
Un jour elle récolte une carotte en forme de main. Une main réelle, qui a cinq doigts. Et bientôt, dans ce jardin, on découvre le cadavre sans main du mari de cette dame...Une drôle d’histoire.
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WictorianeWictoriane   23 avril 2009
Le style n'avait rien de particulier. Il n'y avait pas de personnages sortant de l'ordinaire, ni de scènes entièrement nouvelles. Simplement, sous les mots de cette histoire passait un courant froid dans lequel je plongeais sans arrêt mon coeur pour le refraîchir.
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le_Bisonle_Bison   24 février 2012
C’était la blouse blanche du maître de conférences. Je l’ai secouée. De la poche est tombée la langue. Celle qui avançait sans arrêt des prétextes. Elle fut suivie des lèvres, des amygdales, des cordes vocales. Elles étaient encore tièdes et souples.
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nounours36nounours36   14 juillet 2014
C'était la blouse blanche du maître de conférences. Je lai secoué. De la poche est tombée la langue. Celle qui avançait sans arrêt des prétextes. Elle fut suivie des lèvres, des amygdale, des cordes vocales. Elles étaient encore tièdes et souples
(Blouses blanches, p91 )
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Second épisode de l'instant lecture consacré au roman Cristallisation secrète de Yôko Ogawa.
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