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Marija Bezanovska (Traducteur)
ISBN : 2714421172
Éditeur : Belfond (01/01/1996)

Note moyenne : 3.93/5 (sur 28 notes)
Résumé :
Un roman-lexique en 100 000 mots

« Ce livre extraordinaire est un dictionnaire qui peut se lire autant comme un roman (de A à Z), que comme un dictionnaire (en suivant le fil des entrées qui intéressent le lecteur). Véritable roman hypertexte écrit avant l'ère internet, le thème central en est la conversion au judaïsme du peuple Khazar. Mais l'auteur s'amuse dans un style particulièrement inventif et drôle à mélanger savoureusement histoire authentiqu... >Voir plus
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Critiques, Analyses & Avis (5) Ajouter une critique
mdhennin
  16 octobre 2012
Le dictionnaire khazar n'est pas un livre, il est pluriel, multiple, voire infini. Il s'agit tout d'abord d'un dictionnaire qui peut se lire comme un roman (de A à Z), autant qu'un roman qui peut se lire comme un dictionnaire (en suivant le fil des articles qui intéressent le lecteur). Véritable roman hypertexte écrit avant l'ère internet, le thème central en est la conversion au judaïsme du peuple Khazar (peuple situé entre la Mer Caspienne et la Mer Noire) au IXème siècle. Mais l'auteur s'amuse dans un style particulièrement inventif et drôle à mélanger savoureusement histoire authentique et légendes. On croisera ainsi des histoires de vampires, des biographies de Saints chrétiens, des chasseurs de rêves, des philosophes musulmans, des légendes cabalistiques…
Multiple par son contenu, le livre l'est aussi dans sa forme. Ainsi, à l'origine, le livre était paru en deux éditions : une masculine, l'autre féminine. Les deux éditions différaient de façon subtile sur l'un des articles. Economies obligent, la réédition de 2002 fut dite “androgyne”, et l'auteur y explique en avant-propos quelle était la (subtile) différence entre les 2 éditions.
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Maphil
  31 mai 2012
Lexique, roman historique, policier, recueil de nouvelles, ouvrage ésotérique ou récit fantastique? Je suis bien en peine de définir le genre de cet étrange ouvrage impossible à résumer. le Dictionnaire Khazar rassemble les carnets des chasseurs de rêves, une secte religieuse puissante chez les Khazars. C'est une sorte de Livre Saint, de Bible. Fait de biographies d'hommes et de femmes célèbres, il constitue le portrait-mosaïque d'un seul être - l'entité primordiale : l'Adam. Et les Khazars? Il s'agit d'un peuple disparu qui appartenait au V° siècle et dont l'empire s'étendait au-delà du Caucase, sur un territoire situé entre la mer Caspienne et la mer Noire.
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ValeriaPetrovski
  23 août 2016
C'est un livre que j'achèterais jamais pour moi meme, mais comme je le reçu pour mon anniversaire j'ai décidé de le lire.
Comme le écrivain a dit, il y a plusieurs façons de le lire.
J'ai essayé de lire comme un roman, je n'arrivais pas. Alors j'ai lu que les parties historiques de Khazars, le reste avec les personnages pour moi n'etait pas intéressant. Mais le concept du livre est sympa.
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Charybde2
  11 octobre 2015
Un roman-univers abyssal au carrefour des religions et des rêves.
Sur mon blog : http://charybde2.wordpress.com/2015/10/11/note-de-lecture-le-dictionnaire-khazar-milorad-pavic/

Lien : http://charybde2.wordpress.c..
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GeneralPino
  26 mai 2015
Dommage qu'il n'y ait pas une sixième étoile
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Citations & extraits (5) Ajouter une citation
Charybde2Charybde2   11 octobre 2015
VASE KHAZAR
Un lecteur de rêves khazar, encore élève dans un monastère, reçut en cadeau un vase qu’il rangea dans sa cellule. Le soir il y déposa sa bague. Mais lorsqu’il voulut la reprendre le lendemain matin, elle n’y était plus. Vainement il enfonçait son bras dans le vase, il n’arrivait pas à en toucher le fond. Cela le surprit car le récipient semblait moins haut que son bras n’était long. Il le souleva mais, dessous, le sol était plat, et il n’y avait aucune ouverture dans le vase, pas plus que dans n’importe quel autre. Il prit un bâton et essaya d’atteindre le fond, mais toujours sans succès ; le fond du vase semblait se dérober. Il se dit : « Là où je suis, là est ma limite » et il s’adressa à son maître Mokadasa Al Safer, lui demandant d’expliquer ce que signifiait un tel phénomène. Le maître prit un caillou, le jeta dans le vase, et compta. Lorsqu’il arriva à 70, on entendit à l’intérieur du récipient un bruit de plongeon, comme si un objet était tombé dans l’eau et le maître dit :
– Je pourrais t’expliquer ce que représente ton vase, mais demande-toi d’abord si c’est bien utile. Dès que je t’aurai dit ce qu’il en est, le vase prendra, pour toi et les autres, une valeur inférieure à celle qu’il a maintenant. En effet, quelle que soit sa valeur, elle ne peut être supérieure à celle du tout. Et dès que je t’aurai dit ce qu’il est, il ne sera plus tout ce qu’il n’est pas, et donc plus ce qu’il est encore maintenant.
L’élève fut d’accord avec son maître. Mais ce dernier prit un bâton et cassa le vase. Stupéfait, le jeune homme lui demanda le motif de ce dommage et le maître répliqua :
– Le dommage aurait consisté à te dire à quoi servait ce vase avant de le casser. Mais puisque tu ne connais pas son usage, le dommage n’existe pas, car le vase te servira toujours, comme s’il n’était pas cassé…
En effet le vase khazar sert encore, bien qu’il n’existe plus depuis longtemps.
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Charybde2Charybde2   11 octobre 2015
Au cours des siècles, la polémique khazare a donné lieu à d’innombrables débats dans les milieux hébraïques, chrétiens et islamiques, et cela dure encore de nos jours, bien que les Khazars aient disparu depuis longtemps. L’intérêt pour la question khazare se renouvela soudainement au XVIIe siècle, puisque d’abondantes informations la concernant furent rassemblées et publiées en Prusse en 1691. On étudia des spécimens de monnaies tricornes, les noms inscrits sur des bagues anciennes, les motifs gravés sur des jarres de sel, la correspondance diplomatique, des portraits d’écrivains avec, à l’arrière-plan, des livres dont les titres furent examinés à l’aide d’une loupe, on étudia les rapports des espions, les testaments, les voix des perroquets de la mer Noire dont on croyait qu’ils parlaient la langue khazare disparue, des peintures à thèmes musicaux où l’on déchiffra les notes inscrites sur les partitions, et même une peau humaine tatouée, sans compter les archives d’origine byzantine, juive ou arabe. En un mot, on utilisa tout ce que l’imagination d’un homme du XVIIe siècle pouvait apprivoiser et mettre à son service. Et tout cela se trouva réuni sous la couverture d’un dictionnaire. L’explication de ce regain d’intérêt pour la polémique khazare, mille ans après l’événement, est donnée par un chroniqueur, en quelques phrases énigmatiques : « Chacun de nous promène sa pensée devant lui, comme on promène un singe en laisse. Lorsque tu lis, tu as toujours deux singes devant toi : le tien et celui d’un autre. Ou, pis encore, un singe et une hyène. Arrange-toi alors pour nourrir l’un et l’autre. Car la hyène ne mange pas la même chose que le singe… »
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Charybde2Charybde2   11 octobre 2015
L’auteur actuel de ce livre assure le lecteur qu’il ne sera pas condamné à mourir après l’avoir lu, comme ce fut le sort de ses prédécesseurs, en 1691, quand Le Dictionnaire Khazar en était encore à sa première édition et avait encore son premier auteur. À propos de cette première édition, il est nécessaire de donner quelques explications mais, afin de ne pas s’étendre inutilement, le lexicographe propose un contrat au lecteur : le lexicographe écrira ses observations avant le dîner, et le lecteur les lira après le repas. Ainsi la faim poussera le lexicographe à être bref et le lecteur, rassasié, lui, ne trouvera pas l’introduction trop longue.
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F242F242   26 janvier 2016
A mon sentiment, les arts peuvent être classés en arts "réversibles" et arts "non-réversibles". En effet, il existe des arts qui permettent au sujet - le récipiendaire - d'approcher une œuvre sous des angles différents, de tourner autour et même de l'observer en changeant à volonté l'angle d'observation./, comme c'est le cas en architecture, en sculpture et en peinture qui sont des arts "réversibles". Mais il existe également d'autres arts, las arts "non-réversibles", comme la musique ou la littérature, qui ressemblent à des rues à sens unique, des voies où tout se meut de son commencement vers sa fin, de sa naissance vers sa mort. Depuis longtemps, j'ai voulu faire de la littérature - art "non-réversible" - un art "réversible". C'est pourquoi mes romans n'ont ni début ni fin au sens classique de ces mots. Ils sont créés dans une écriture non-linéaire.
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F242F242   26 janvier 2016
Ci-gît le lecteur
qui n’ouvrira jamais ce livre.
Ici, il est mort pour toujours.
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>Littératures indo-européennes>Balto-slaves : Bulgare, macédonienne, serbo-croate>Littérature serbo-croate (36)
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