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EAN : 9782070638109
88 pages
Gallimard (13/10/2011)
3.93/5   189 notes
Résumé :
Dans un futur lointain… Verloc Nim se réveille amnésique au milieu de nulle part. Grâce à son journal, qu'un singe-robot nommé Churchill lui remet, il se plonge dans son passé. Verloc y apprend qu'il mène une vie misérable, qu'il a perdu travail, famille et amis depuis qu'il a décidé de vivre en marge d'un monde hypertechnologique. Jusqu'à ce que son frère Conrad l'emmène sur une autre planète pour y récupérer une mystérieuse substance nommée aâma…
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Critiques, Analyses et Avis (34) Voir plus Ajouter une critique
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sur 189 notes
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Pavlik
  14 septembre 2014
Si vous aimez la sf, lisez Aâma ! Si vous n'aimez pas la sf, lisez Aâma. Si vous aimez la bd peut-être avez-vous déjà lu Aâma, sinon faites le ! Si vous n'aimez pas la bd profitez de la lecture d'Aâma pour vous y mettre !
Oui, Aâma est une grande bd, doublée d'une grande oeuvre de sf et tout le monde, quelle que soient ses sensibilités, peut y trouver son compte. Commençons par le pitch : Verloc se réveille au milieu d'un cratère sans la moindre idée des événements qui l'y ont conduit, sur une planète étrangère, avec pour seul compagnon un étrange robot, en forme de singe bipède. Ce dernier lui conseille de lire son journal (celui de Verloc) afin de se remémorer les péripéties de ces derniers jours. Par la technique du flashback, nous apprenons ainsi que notre héros (en l'occurrence plutôt anti-héros) est un mec paumé, séparé de sa femme et de sa fille, qui a perdu sa boutique de livres (ce truc complètement anachronique qui n'est plus guère pratiqué, dans ces temps futuristes, que par quelques initiés) suite à une arnaque et qu'il noie sa misère dans le shia, la drogue de l'époque. Un jour il se fait ramasser par Conrad, son petit frère, qui est son antithèse, et qui lui propose, afin de s'aérer la tête, de l'accompagner dans la mission dont la chargé son employeur (une puissante compagnie), à savoir récupérer, sur la planète Ona(ji), l'Aâma, produit d'une expérience menée par une petite colonie de scientifique, dont on est sans nouvelles depuis cinq ans.
D'emblée, donc, un pitch alléchant. La mise en place de l'intrigue se fait progressivement, on a le temps de découvrir les personnages et l'univers d'Aâma. Ce dernier est, sans être au summum de l'originalité dans sa définition, extrêmement bien rendu par un dessin superbe, lui conférant une étrangeté qui le transcende et le propulse dans une dimension quasi onirique. Mais sur le papier il s'agit tout bonnement d'un futur dans lequel l'humanité a colonisé d'autres planètes, édifié de grande cités polluées dans lesquelles plus on habite haut, plus on est riche et s'est adjointe l'aide de divers auxiliaires tels que robots, implants cérébraux et améliorations génétiques diverses. De fait, l'homme augmenté est devenu une réalité. Un univers classique, déjà vu ailleurs.
Cette association classieuse entre dessin et univers constitue un magnifique écrin pour ce qui se révèle être la grande force de cette histoire, à savoir la réflexion qu'elle développe sur les rapports entre humanité et technologie. Paradoxalement, cette dernière est peu présente, visuellement parlant (les implants sont invisibles, de même que les filtres pharingiques, tout juste aperçoit-on quelques robots et vaisseaux spatiaux) mais s'avère très présente dans le discours. Notamment, elle s'incarne dans la relation entre Verloc et son frère, entre le loser et le winner (au passage, les persos sont forts bien caractérisés). Verloc est, en effet, un "genopur", il refuse les extensions technologiques, ce qui en fait, dans la réalité, une personne "en situation de handicap" mais aussi, à sa façon, un rebelle. Conrad, au contraire, vit avec son temps, et n'a aucun problèmes avec la technologie. Leurs difficultés relationnelles se cristallisent autour de cette thématique, sans, bien sur, qu'elle en soit la cause. L'auteur, à travers l'évocation d'un homme à contre courant de son époque, semble nous dire que, quelle que soient les implants et autre innovations imaginables, ce ne sont pas eux qui résoudront les problèmes qu'un homme a avec son ex, ni la douloureuse absence de sa fille. Éternel problème du rapport à l'autre, éternel problème du lien.
Aâma est donc une excellente série qui a le grand mérite de s'adresser à tous (fan de sf ou pas) en transcendant le genre dont elle est issue, ce qui, bien évidemment, contribue à lui donner des lettres de noblesse ô combien méritées.
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gouelan
  13 décembre 2014
Verloc Nim se réveille seul sur une planète inconnue, amnésique, jusqu'à l'arrivée d'un robot nommé Churchill. Ce robot-gorille, sorte de garde du corps, lui remet un carnet dans lequel Verloc a consigné ses derniers souvenirs, grâce à cela il va pouvoir remonter le temps.
Il vient de la planète Radiant, à la technologie très avancée, où chaque individu est doté d'implants. Verloc est réfractaire à cette société froide et hyper robotisée, où tout semble être sous contrôle, où les livres papiers ont quasiment disparus. Il aspire à la liberté, au naturel, au risque d'une santé en piteux état.
C'est un individu marginal, s'adonnant à la drogue pour tenter de supporter ses soucis familiaux et l'arnaque qu'il a subie lui faisant perdre l'affaire familiale de son père.
Conrad, son jeune frère, tente de le tirer d'affaire en l'emmenant avec lui pour une mission sur la planète Ona, pour y récupérer une mystérieuse substance nommée Aâma.
Beaucoup d'énigmes dans ce premier tome, avec ce personnage qui ne semble pas du tout être un héro, plutôt là par hasard.
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bagus35
  24 février 2021
Une bonne BD d'anticipation .Verloc Nim se réveille au milieu d'un cratère complètement amnésique jusqu'à ce qu'un singe robot ,Churchill, le rejoigne en lui livrant un carnet qui avait servi de journal à Verloc .Peu à peu ,il découvre son passé où il apprend sa séparation et l'éloignement de sa fille mais aussi la perte de tous les livres de sa librairie héritée de son père et sa vie de paria .Il retrouve son frère qui lui propose un voyage pour retrouver une étrange substance sur une autre planète.Lecture agréable.
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jamiK
  13 octobre 2017
Voilà une série qui commence comme j'aime, avec des mystères, de la SF, mais ni fantastique ni vraiment space opera, même s'il y a des voyages spatiaux, avec de la science, des manipulations génétiques, des robots intelligents, des scientifiques isolés sur une planète lointaine, une multi-nationale (le terme ne colle pas tout à fait) sans scrupules, des histoires de famille, et d'étranges phénomènes. le tout est mené avec dextérité, on commence avec l'amnésie du personnage principal, et on découvre l'histoire en même temps que lui. C'est construit de façon intelligente et inventive. le dessin, avec de grandes vignettes, sous une apparente froideur participe à cette ambiance étrange et inquiétante. C'est réalisé avec une grande maitrise, une grande originalité, avec un rythme faussement lent. Les mutiples flashbacks nous engluent dans une ambiance de doutes, on ne sait pas à quel personnage se fier, ils ne sont pas lisses, et gardent encore beaucoup de mystères à dévoiler pour la suite de l'aventure.. Pour une fois, les choix éditoriaux permettent un épisode de 80 pages, donc avec suffisamment de place pour un contenu conséquent et solide. Un premier tome qui rend déjà la série addictive et passionnante.
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svecs
  16 novembre 2015
Grand amateur de Frederik Peeters, j'attendais avec une certaine impatience cette nouvelle série de SF. Il avait déjà tâté de ce genre dans la formidable série Lupus, publiée chez Atrabile.
Dans cette nouvelle série publiée chez Gallimard, il se fait visiblement plaisir en créant de nouveau un univers chatoyant et riche, qui fourmille de détails et de petites idées. Peeters reste un auteur qui s'intéresse avant tout à l'humain. Il reste la centre de son intrigue. Dans Aâma, le "centre" de son intrigue est Verloc Nim, un homme brisé.
Nous le découvrons allongé sur le seul d'une planète aride, pleurant sans savoir pourquoi. Il ne se rappelle de rien. Un androïde-gorille, Churchill, lui remet le journal qu'il a tenu ses derniers temps. il y retrouve le fil de ce qui s'est déroulé ces derniers jours.
Verloc a retourvé son frère Conrad. Ils ont beau être frères, ils sont tellement différents. Conrad travail pour une des plus grosses compagnies de la galaxie. SOn rôle est de "mettre de l'huile dans les rouages" comme il dit. Ambitieux, brillant... pas comme son frère aîné.
Verloc a tout perdu. Sa femme l'a quitté, l'empêche de voir sa fille Lilja qu 'il aime plus que tout. Sa femme lui reproche l'état de Lilja (nous en apprendons plus sur son état dans les tomes suivants). Il a perdu le magasin de livres anciens qu'il avait hérité de son père. Il a renoncé à tous les implants corrigeant les imperfectiosn pour devenir un "genopür". Il est un raté selon son frère, qui lui demande malgré tout de l'accompagner dans sa nouvelle mission, popur lui "aérer la tête".
Il s'agit de reprendre contact avec une mission scientifique avec laquelle tout copntact a été perdu depuis 5 ans.
Verloc accepte.
Il débarque avec Conrad et son androïde garde du corps sur Ona(Ji) pour y découvrir une situation plus qu'épineuse.
Dans ce premeir tome, Peeters prend son temps pour présenter les personnages et mettre en place les ingrédients de son intrigue. C'est intrigant, mais parfois aussi un peu trop classique. Il a légèrement modifié son style graphique, que j'apprécie un peu moins. J'ai parfois l'impression de me retrouver face à un (bon) album du label Delcourt série B ou Néopolis de la bonne époque. Nous sommes encore dans le sas de Aâma. Il est encore difficiel de saisir ou Peteers veut nous emmener. je ne suis pas tout-à-fait convaincu mais j'ai envie de continuer.
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critiques presse (8)
BulledEncre   30 décembre 2011
Un album surprenant qui inscrit Aâma dans la grande tradition de la BD SF, par la maîtrise du genre de Peeters.
Lire la critique sur le site : BulledEncre
BDGest   30 novembre 2011
Nul colt ne traine à portée de main et c’est tant mieux. Point de space opera non plus, F. Peeters fait de la science-fiction humaniste loin des clichés souvent véhiculés par ce genre. Avec un récit offrant sa part de zones d’ombre, de révélations et d’indices sur le passé et l’évolution des protagonistes, L'odeur de la poussière chaude initialise une série plus que prometteuse.
Lire la critique sur le site : BDGest
BullesEtOnomatopees   23 novembre 2011
Cette Odeur de la poussière chaude est une vraie réussite. Si la trame respecte nombre de codes de la science-fiction, on retrouve cette poésie étrange et inquiétante qui caractérise l’ensemble de l’œuvre de Peeters. On ne sait pas où il compte nous emmener, mais ce premier tome nous convainc de le suivre aveuglément, sur les traces de cette mystérieuse Aâma.
Lire la critique sur le site : BullesEtOnomatopees
BDSelection   22 novembre 2011
Une étonnante et efficace série située dans un monde futuriste où règne la dictature de l'hypertechnologie. Renouant avec la science-fiction des années soixante-dix, elle affiche pourtant clairement ses ambitions socio-politiques et esthétiques ! Excellent narrateur, le Genevois navigue avec aisance entre récit intimiste et aventure spatiale, parsemant son récit de touches autobiographiques et de références culturelles multimédias pour mieux nous surprendre et nous déstabiliser, à chaque page.
Lire la critique sur le site : BDSelection
BoDoi   21 novembre 2011
Aâma n’a pas encore livré tous ses secrets, et c’est tant mieux. Car on a envie de passer encore du temps immergé dans cette série belle et intelligente, qui ajoute une nouvelle pierre à l’oeuvre d’un auteur fascinant, et en constants progrès.
Lire la critique sur le site : BoDoi
LeMonde   14 novembre 2011
Avoir effectué un saut de plusieurs siècles (ou millénaires) pour situer ce nouveau récit n'a pas éloigné Peeters de ses sujets de prédilection : le rapport au temps, la dureté des relations humaines (notamment familiales), le goût pour l'étrange... Autant de thèmes qu'il est très amusant de traiter sur une planète perdue en compagnie de robots poilus, de savants livrés à leur sort et d'un antihéros ayant un fort besoin de "s'aérer la tête".
Lire la critique sur le site : LeMonde
Sceneario   28 octobre 2011
Peeters utilise une narration sous la forme de longs flashbacks entrecoupés de quelques instants ancrés dans le temps présents où règne une tension palpable. Ainsi il conjugue non sans malice une entrée frontale dans un univers inconnu source de suspense et d’interrogations et les éléments d’un passé récent venant à chaque instant alimenter l’intrigue. Au fil des pages les personnages se dévoilent et gagnent en épaisseur tandis que le récit monte en puissance avec une intensité dramatique croissante. Captivant !
Lire la critique sur le site : Sceneario
Telerama   19 octobre 2011
Peeters se déporte ailleurs, ouvrant, une à une, des failles dans son histoire, à la recherche de l'humanité jugulée de son héros. Ce subtil déplacement est la valeur ajoutée d'une intrigue brillamment biaisée. Et donc captivante.
Lire la critique sur le site : Telerama
Citations et extraits (11) Voir plus Ajouter une citation
PavlikPavlik   14 septembre 2014
-Donc en somme, tu as un œil poché, la peau à moitié mauve, tu as perdu la boutique, tu es séparé de ta femme et ta fille...
-Et tu peux ajouter que je n'ai plus un rond, ce qui titillera sûrement ton indécrottable sentiment de supériorité à mon égard !
-T'es dans la merde, quoi...
-Voilà ! Je suis dans la merde !
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trogloniotroglonio   03 janvier 2015
J'ai commencé à suer sous les bras. Je sue toujours sous les bras quand je suis sous tension. Tout à coup, j'ai réalisé qu'il n'y avait plus de Shia à portée de main. Plus aucun moyen d'étouffer l'angoisse quand elle se déclare.
Commenter  J’apprécie          50
PavlikPavlik   14 septembre 2014
C'est un comble, nous sommes arrivés à un point de la civilisation où il n'y a plus que les robots à savoir parler correctement.
Commenter  J’apprécie          80
alouettalouett   18 février 2012
Les humains ne sont qu’une bande de singes avec des habits… Ce sont nos habits qui nous empechent de nous jeter à la gorge les uns des autres et de nous entre-dévorer… Il n’y a plus que ça qui nous sépare de nos ancêtres préhistoriques… Et ce n’est pas ton vaisseau tordeur de continuum qui va y changer quelque chose !
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mikaelunvoasmikaelunvoas   14 décembre 2019
Le vaisseau de Conrad utilise une technologie dont je ne soupçonnais même pas l'existence.
Il provoque une flexion de la courbure du continuum, ou quelque chose dans ce gout là, ce qui nous permet d'atteindre le bout due la galaxie en moins de 68 heures...
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