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ISBN : 220317711X
Éditeur : Casterman (05/09/2018)

Note moyenne : 3.75/5 (sur 57 notes)
Résumé :
Un monde sillonné de tuyaux gigantesques et peuplé de dinosaures… Des villes qui flottent dans le ciel et recouvrent de leurs ombres les faubourgs grouillants d’une humanité industrieuse… Et un « réseau » omniprésent qui domine les terres et les hommes.
Jarri Tchepalt est un berger du désert de Ty. Il parle aux dinosaures et maîtrise l’art des cordes. Quand un camion générateur d’orage anéantit son troupeau, Jarri décide de partir en ville – pour la première ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (19) Voir plus Ajouter une critique
Alfaric
  15 septembre 2018
Au beau milieu de nulle part, un cowboy solitaire mène son troupeau de dinosaures. le soir venu, il trompe son ennui en tchatant sur les réseaux sociaux, et le lendemain il perd tout à cause d'un camion météo nucléaire et d'avions à réaction aux ailes en bois et en toiles... WTF ? Où est-ce qu'on est ? Quand est-ce qu'on est ???
Le Nouvel Incal est arrivé ! Vincent Perriot habitué de la littérature blanche s'essaye à la Science-Fiction, et c'est avec bonne volonté et grande humilité qu'il nous offre un stand alone de 208 pages qui ressemble peu ou prou à un pot-pourri : on est pile-poil entre Jack Vance et Pierre Bordage, entre Mad et Métal Hurlant, donc pile-poil chez Julia Verlanger, Druillet et Moebius d'où les faux airs de "La Planète des singes", de "L'Âge de Cristal", de "Soleil Vert", de "THX 1138", de "Mad Max"... Si on rajoute les clins d'oeil conscients ou inconscients à "Terminator", "Totall Recall" et "Matrix" et le grand final digne de l'"Avatar" de James Cameron, il ne me reste plus qu'une chose à dire : Oh Yeah !!!
Dans un monde sans eau Jarri Tchapalt veut trouver le responsable de son malheur, et dans la très controversée Station 3703 il découvre une humanité hyperconnectée, mais totalement déconnectée de la réalité et entièrement soumise au Réseau à la fois dieu et dictateur technologique... Personne ne sait qui est le Réseau ou ce qu'est le Réseau, mais on obéit à des machines qui se régénèrent à l'infini dans l'espoir de monter en grade, de gagner plus d'argent et finalement d'être un peu au-dessus des autres. Tout le monde est donc prêt à tout et au reste pour rester dans ses bonnes grâces, et les élus vivent dans de gigantesques villes flottantes ravitaillées par des tuyaux et des escaliers géants qui sont autant de gigantesques pompes aspirant les ressources humaines et les ressources naturelles avant de rejeter morts et vivants par milliers parmi tous les autres déchets qu'il faut retraiter... Il rencontre le prophète Kam, le général déchu Alice et l'ingénieur surdouée Korienzé : ils ont un plan pour tout changer, mais peut-on vraiment lutter contre le système ? Youri Mic Igoma est supraprogrammateur, Karin Ron Noeme est géographe interespace, Brina Saad Michaa est spécialiste en furtivité, Nati Jalo est médecin d'urgence, Henri Dvak est pilote chevronné, Grez Abou Mdala est technicien en armement lourd, Colo Ybuoshi est astromécanicien, Wendi Twara est ingénieur système, Dan Zlan est espion réseau... Jarri qui parle aux animaux et qui est peut-être le dernier être humain connecté à la nature est-il leur sauveur ou leur fossoyeur ???
Bravo à Casterman d'avoir oublié les grosses ficelle du métier en publiant la série d'un seul bloc au lieu de recourir au bon vieux « tant qu'on gagne on joue » (donc on arrête au tome 1 les séries qui ne se vendent pas bien, et on continue ad vitam eternam les séries les séries qui se vendent bien). Alors certes pas entièrement emballé par les graphismes, mais une telle maîtrise de son art force le respect (mises à part quelques onomatopées superflues), car on mélange Mark Schultz, François Schuiten et Jean-Claude Mézières avec grand talent (et je ne peux que souligner le chouette travail de Florence Breton sur les couleurs)... OMG quel excellent film cela ferait ! 200 pages ne sont pas assez pour mettre en scène la relation de Jarri avec la nature et avec la civilisation, les liens entre Kam et Alice, entre Jarri et sa famille, entre Korienzé et sa famille, entre Jarri et Korienzé, ou la nature du Réseau vide absolu miroir de nos âmes et de ses désirs démesurés et contradictoires...
La pile a été dévalisée dans ma petite librairie, et les recommandes sont aussitôt arrivées aussitôt achetées : assurément l'un des albums de cette rentrée ! (contrairement à d'autres artificiellement promus et soutenus par l'establishment culturel)
Lien : http://www.portesdumultivers..
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Titania
  19 janvier 2019
Dans un monde minéral ravagé évoluent des dinosaures qui ont du mal à trouver de quoi brouter et boire ...on est dans un post apocalyptique écologique, dans lequel l'auteur nous fait peur avec nos excès.
Vincent Perriot réussit à construire tout un univers cohérent sur la disparition des ressources et leur captation par « ceux d'en haut » , le pouvoir de l'intelligence artificielle et la déshumanisation des villes.
La quête du berger Jarri qui se révolte contre la destruction de son troupeau à cause d'un camion météo est le fil directeur de ce récit qui de rencontres en péripéties finit par nous faire comprendre les ressorts de ce monde, dans un scénario bien rythmé, avec des combats, des sentiments, de l'espoir et des désillusions.
C'est de la bonne SF , et j'aime beaucoup la gamme de couleurs de cette BD, de l'ocre au pourpre en passant par des gris bleu magnifiques . J'aime moins le bruit ! Les onomatopées qui viennent de la grammaire des Comics me paraissent bizarres dans ce contexte. Trop de petites cases aussi... j'aime que le dessin soit à l'aise et explose le cadre.
Le volume est épais, et j'apprécie d'avoir la totalité de l'histoire en une seule fois , au lieu d'attendre deux ans que paraisse le tome 2 pour en connaître l'issue...et finalement oublier tout dans l'intervalle.
Il sera sûrement encore plus compliqué d'expliquer aux gamins que les humains n'ont jamais vécu au temps des dinosaures, mais le choix de cette espèce qui fut victime d'une grande extinction est assez annonciateur de ce qui nous attend aussi.



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Foxfire
  13 novembre 2018
C'est avant tout l'aspect visuel qui m'a attirée vers cette B.D. Cette superbe couverture a su éveiller ma curiosité. Je n'ai pas été déçue, "Negalyod" est une bien belle oeuvre.
Dès les 1ères pages à l'ambiance western j'ai été séduite par l'univers mis en place par Vincent Perriot, univers qui va peu à peu s'étoffer de façon très intéressante.
Le dessin est clairement influencé par Moebius, ce qui est une fort jolie référence et si Perriot n'atteint pas le niveau d'excellence de son maître, il s'en sort très bien. Certaines planches sont vraiment de toute beauté. Perriot maîtrise aussi bien les grandes étendues sauvages que la ville grouillante.
Quant au scénario, il est lui aussi une vraie réussite. L'auteur, tout en abordant des thèmes classiques en SF, fait preuve d'inventivité et l'histoire qu'il raconte est très intéressante.
Il y a bien quelques défauts dans le traitement de l'intrigue. Certains éléments ne sont qu'effleurés et auraient mérité d'être approfondis ou développés, tout comme les relations entre certains personnages. Il faut dire que 200 pages c'est finalement peu pour un projet aussi dense et ambitieux.
Avec "Negalyod", Vincent Perriot signe une oeuvre passionnante, ambitieuse, sans jamais faire preuve de prétention. Une belle lecture qui me donne envie de m'intéresser aux autres ouvrages de l'auteur.
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LePamplemousse
  19 décembre 2018
La couverture annonce déjà le type d'univers dans lequel nous allons pénétrer : un monde dans lequel les grandes plaines sont peuplées de dinosaures mais où les villes sont surpeuplées et hyper technologiques.
Très vite, nous rencontrons Jarri, qui vient de perdre la totalité de son troupeau à cause d'un camion météo et qui va tout faire pour se venger.
J'ai beaucoup aimé le mélange entre monde préhistorique et société ultra connectée avec une fable écologique, de l'aventure et des réflexions sur nos sociétés actuelles.
Les dessins ne m'ont pas enthousiasmée plus que ça mais ça ne m'a pas dérangé non plus.
L'intrigue est prenante et j'ai aimé évoluer dans ces deux univers très différents mais peut-être pas autant qu'on le croit.
La science-fiction à la sauce crétacé est un plat que j'ai dévoré avec enthousiasme.
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jamiK
  20 septembre 2018
J'ai tout d'abord été attiré par le graphisme qui ne cache l'admiration de l'auteur pour le grand Moebius/Gir. Les décors et les costumes des personnages en sont directement inspirés, le trait est parfois un peu moins adroit, mais demeure tout de même de bonne tenue. Les décors de villes en particuliers sont assez impressionnants. le livre est parsemé d'illustrations pleine page qui ponctuent et qui apportent une dimension lyrique au récit.
L'histoire, quant à elle, puise un peu dans toutes les directions, le style n'est pas tranché, entre post apocalyptique et planet opéra. On passe du monde d'Edena à Mad Max, il y a un peu de Blueberry, de Nausicaa de la vallée du vent.. mais la profusion des genres ne nuit pas, l'histoire ne se disperse jamais, sa construction est même très solide. le récit est complet, riche et passionnant, parfois un peu bavard, là où les images auraient suffit à la compréhension. Certains points d'explications, s'ils donnent de la clarté au monde imaginé par Vincent Perriot, n'apportent pas au récit lui-même et rendent les dialogues légèrement raides et sclérosés. J'aurais aimé qu'il laisse un peu plus les images parler d'elles-mêmes, car quand il le fait, ça donne une dimension épique, lyrique et majestueuse. Et je tiens à souligner aussi que c'est vraiment appréciable d'avoir un récit complet et consistant, même si on peut reprocher que les caractères des personnages ne soient pas plus ténus, plus approfondis. Ce livre fait plus de 200 pages et je trouve judicieux de l'avoir édité en one shot, personnellement, je suis agacé de cette obstination (pécuniaire) à vouloir tout éditer sous forme de séries où l'on ne sait si le récit finira un jour. Je ne connaissais pas cette auteur et j'ai tout de suite envie de découvrir d'autres aspects de son oeuvre.
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critiques presse (4)
Sceneario   15 avril 2019
Modernité et archaïsme sont mis en opposition sur le dessin de la couverture : les deux notions s'entremêlent effectivement dans cette aventure où la préhistoire côtoie allègrement la science-fiction !
Lire la critique sur le site : Sceneario
ActuaBD   06 janvier 2019
Western post-apocalyptique au graphisme flamboyant, le récit de Vincent Perriot fait honneur au genre SF humaniste, tout en restant accessible au grand public.
Lire la critique sur le site : ActuaBD
BDGest   05 octobre 2018
Au-delà de ses airs de déjà vu et truffé d’incohérences propres à ce genre de récit, Negalyod en impose. Puissant, tendu et d’une grande richesse esthétique, cet album-blockbuster se lit d’une traite. Préparez-vous à en prendre plein les mirettes !
Lire la critique sur le site : BDGest
Actualitte   01 octobre 2018
Attention, choc. Negalyod de Vincent Perriot est une expérience hors norme chez Casterman. Des dinosaures et des hommes, dans un futur possiblement lointain. La dystopie travaillée au scalpel, paysages désertiques et cité monstrueuse : vertiges garantis.
Lire la critique sur le site : Actualitte
Citations et extraits (10) Voir plus Ajouter une citation
AlfaricAlfaric   01 octobre 2018
- Une rénégade s'il vous plaît... la bouteille entière...
- Eh bien, commander un litre de ce tord-boyaux, c'est que quelque chose ne va pas l'ami....
- Je viens de perdre un héritage de trois cents ans en une seule seconde et il me reste à peine de quoi payer ce truc ?
- Euh... à la tienne...
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AlfaricAlfaric   16 septembre 2018
Déjà l'Histoire nous montrait qu'avant nos grands déserts, il y avait des mers aux horizons infinis, et des milliers et des milliers de rivières aux noms oubliés... L'eau est partout dans les canaux, mais nous ne la voyons plus... C'est la rouille qui est devenue l'architecture de nos vies.
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AlfaricAlfaric   24 septembre 2018
Ouvrir les nuages avec des engins de mort, c'est faire pleurer le ciel ce qui lui reste de larmes...
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Henri-l-oiseleurHenri-l-oiseleur   07 octobre 2018
"Regarde, il pleut sur la cité principale. C'est la première fois que je vois ça."
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AlfaricAlfaric   24 septembre 2018
- J'entends la voix de ton dernier souffle, et elle me dit qu'une bataille approche...
- C'est faux. Moi aussi je parle la langue des dinosaures, et il n'a pas dit ça... Cet ankylosaure répétait « je ne vous laisserai pas me tuer.
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