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EAN : 9782264033031
512 pages
Éditeur : 10-18 (01/05/2001)

Note moyenne : 3.83/5 (sur 92 notes)
Résumé :
Au Royal Free Hospital de Londres, le corps d'une infirmière est retrouvé dans la goulotte à linge. Qui avait intérêt à éliminer Prudence Barrymore ? Dévouée à son métier, Prudence s'était formée pendant la guerre de Crimée aux cotés de Florence Nightingale. Revenue en Angleterre, elle tentait d'améliorer les hôpitaux alors insalubres.
Les enquêtes de la police et du détective Monk amènent à l'arrestation de Sir Stanhope, brillant chirurgien de l'hôpital. Pru... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (14) Voir plus Ajouter une critique
Souri7
  14 juin 2017
Quatrième enquête de William Monk.

Callandra Daviot (voir Un étranger dans le miroir) contacte William Monk suite à la découverte dans une goulotte à linge du Royal Free Hospital du cadavre de Prudence Barrymore, ancienne infirmière de Crimée retrouvée étranglée. Cette demande a aussi pour but caché de protéger un des médecins étrangers qu'elle admire secrètement : Kristian Beck. Afin de seconder notre détective, Callandra fait également appel à Hester Latterly afin que celle-ci puisse mener discrètement quelques investigations au sein même de l'hôpital.
Rapidement, les soupçons se tournent vers Sir Stanhope, éminent chirurgien. Des lettres écrites par la victime laisseraient entendre une romance.... Seulement, les apparences sont parfois trompeuses...😏

Incontestablement, Anne Perry possède une plume incroyable et sait comment garder son lecteur sur le qui-vive jusqu'à la dernière page. Un vrai régal à lire. 😍
À travers ce quatrième opus des enquêtes de William Monk, Anne Perry aborde sans concession la place des femmes dans cette société anglaise très moralisatrice et qui pourtant cache bien des horreurs sous un vernis d'aristocratie. Ce roman s'ouvre au départ sur une enquête de viol dans la haute société pour ensuite découler vers l'intrigue principale, celle d'un assassinat au sein d'un établissement hospitalier. L'intrigue est maîtrisée et le lecteur complètement captivé par un scénario intelligent et humain.
Comme toujours, le grand plus de cette intrigue revient au découpage de l'intrigue en deux temps : l'enquête menée par Monk conduisant à l'inculpation d'un suspect ; et, le procès mené tambour battant par Oliver Rathbone qui utilise sa rhétorique pour faire parler les témoins. Dans celui-ci Rathbone va se surpasser. 😉
Les personnages récurrents de la série sont indéniablement un des grands points positifs de cette série. le trio Monk/Hester/Rathbone est d'une fraîcheur et par moment d'un humour incroyable. de plus, ce quatrième ouvrage permet à William Monk de comprendre une partie de son passé, concernant la terreur qu'il a pu inspirer à ses anciens collègues.
Les autres personnages ne sont pas en reste. Nous avons au travers des différents protagonistes, une description de la société aristocratique avec ces messieurs imbus de leurs personnes, ces dames moralisatrices et détachées de la réalité et, une description plus crue grâce notamment aux infirmières travaillant au sein de l'hôpital.

Sans contestation possible, le grand atout de cette série se trouve également dans les aspects historiques évoqués et dénoncés.
Ici, Anne Perry dénonce sans sympathie la place des femmes dans cette société anglaise patriarcale où la femme n'est qu'un objet de reproduction et de paraître. L'homme peut prendre son plaisir quand bon lui semble voire même se permettre quelques abus du moment que tout cela se fasse discrètement. La société ne veut pas entendre parler de viol au sein de la famille même, des grossesses à répétitions entraînant parfois la mort des femmes.
Dans ses conditions, les femmes en sont réduites à des solutions extrêmes. Et même là, la classe sociale intervient. Ainsi, pour un avortement, une femme de bonne famille le fera faire par un chirurgien lui détectant une "tumeur" et avec un minimum de soin , alors qu'une femme anglaise sans ressources se retrouvera à faire appel à une faiseuse d'ange exerçant à l'arrière d'une boucherie par exemple et dans des conditions hygiéniques déplorables.
Anne Perry prend également sa plume pour nous décrire les conditions de travail dans les hôpitaux de l'époque et les méthodes de soin employées. Sans hésitation, vous apprécierez notre époque.😀
Les hôpitaux de l'époque sont des mouroirs. Les conditions d'hygiène sont inexistantes avec des chirurgiens opérant les patients les uns à la suite des autres dans les mêmes vêtements; des soins postopératoires se résumant à attendre de voir si le patient survit ou pas. le personnel infirmier est effrayant puisque les infirmières ne sont pas formées aux soins : souvent ces femmes sont des alcooliques, des femmes pauvres n'ayant trouvé que ce travail.
Au cas où vous auriez un doute : j'ai adoré !!
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Kittiwake
  08 décembre 2014
Deux enquêtes pour le prix d'une pour Monk, enquêteur récurrent d'Anne Perry. Il doit en premier lieu découvrir l'auteur du viol d'une jeune fille, drame irréparable, psychologiquement bien sûr, mais aussi socialement dans cette Angleterre victorienne qui n'a pas brillé en ce qui concerne la place des femmes dans la société.
Cette intrigue vite élucidée nous conduit à une enquête plus dense, le meurtre d'une jeune infirmière atypique (elle a participé aux secours lors de la guerre de Crimée et dénote parmi la population de jeunes femmes qui officient à l'hôpital, par l'étendue de ses connaissances et sa volonté d'indépendance). Les soupçons se portent sur l'un des chirurgiens avec qui la jeune femme avait eu une altercation peu avant sa mort. L'inspecteur de police est un gros balourd, Monk est mandaté par l'une des responsables administratives pour essayer de faire le clair sur cette affaire.
L'enquête elle-même traîne un peu en longueur et le lecteur a quelques coudées d'avance pour comprendre le noeud de l'intrigue. On a hâte qu'un témoin révèle lors du procès ce qui était énoncé entre les lignes depuis bon nombre de pages. D'autant qu'il y a pas mal de redites qui alourdissent le texte.
Le plus intéressant dans le roman est certainement l'évocation du travail à l'hôpital, à une époque où l'on avait des gros risques de mourir, non des interventions elles-même, mais d'infection, puisqu'aucune précaution d'hygiène n'était préconisée, par ignorance. Et les antibiotiques n'existaient pas. Seule l'anesthésie commençait à faciliter le travail des chirurgiens.
C'était aussi le temps des faiseuses d'anges, que les femmes en détresse suppliaient de les débarrasser de leur fardeau, au risque d'y perdre la vie.
L'ensemble constitue donc une lecture que l'on reprend avec plaisir, mais qui aurait pu être un peu plus courte avec une construction plus efficace.
Lien : http://kittylamouette.blogsp..
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Syl
  25 janvier 2013
La nouvelle cliente qui se présente, vient de la part de Lady Callandra. Mrs Julia Penrose raconte à William Monk, enquêteur privé, une affaire très délicate qui concerne sa jeune soeur Marianne Gillepsi. Il est impensable de faire appel à la police et il est inconcevable d'oublier… La douce Marianne a subi une agression sexuelle dans le pavillon du jardin de leur demeure et elle est incapable de se rappeler les faits, ayant effacé de sa mémoire ce traumatisme.
L'enquête ne doit plus tarder et se mener en toute discrétion car le scandale entacherait la réputation de Marianne… Même Mr. Penrose ne doit rien savoir.
Monk, se faisant passé pour l'ami d'un lointain cousin, questionne finement l'entourage proche des deux soeurs, voisins et domestiques, et s'entretient longuement avec la jeune fille. Très vite, il ne peut s'empêcher d'éprouver un malaise et imagine une trame bien cruelle, se doutant que les répercussions seraient encore plus dramatiques si ses conclusions venaient à être divulguées…
Lorsqu'il se confie à sa bienfaitrice Lady Callandra, Monk se sent plus apaisé, sauf lorsque Hester Latterly est présente ! La première est devenue une amie, la seconde est une épine qui ne cesse de le darder mais aussi de le stimuler…
« … Enfin, Callandra reposa sa cuillère.
- Avez-vous vu Hester récemment ?
- Non.
Elle eut un sourire amusé. Agacé, il éprouva le besoin de poursuivre.
- Non, je ne l'ai pas vue, déclara-t-il. Et je m'en porte très bien. La dernière fois, nous nous sommes séparés sur des propos qui étaient loin d'être aimables. C'est la femme la plus acerbe et la plus imbue de ses opinions que j'aie jamais rencontrée ! Elle est dogmatique et ne juge pas utile d'écouter les autres. Et elle est si contente d'elle-même que cela la rend insupportable… »
Lady Callandra est devenue administratrice du Royal Free Hospital. Bénévole déterminée, elle souhaiterait changer les conditions de travail du personnel soignant. le manque d'hygiène, la formation des infirmières, la considération du patient, le traitement de la douleur, beaucoup de points seraient à réformer. Parfois en désaccord avec le médecin chef Sir Herbert Stanhope, elle se tourne vers Kristian Beck, un médecin originaire de Bohême, qui est un homme humain, sensible et généreux.
C'est en voulant aider une lingère à dégager un conduit de la blanchisserie, que tous deux découvrent le cadavre de l'infirmière, Miss Barrymore.
Miss Barrymore était une infirmière respectée et appréciée. Jeune femme qui avait suivi Florence Nightingale en Crimée, elle était revenue forte de son apprentissage et de ses désirs d'améliorer le système hospitalier.
L'affaire est confiée à la police, l'inspecteur-chef Runcorn assisté de ses adjoints le sergent Evan et l'inspecteur Jeavis… mais Lady Callandra n'a guère confiance. A titre privé, elle préfère soumettre l'enquête à Monk et contacter Hester pour l'aider dans son investigation. Hester, ancienne camarade de Miss Barrymore, assurera le remplacement et jouera les espionnes.
Qui a étranglé Miss Barrymore ? quel est le motif ? Et si par un incroyable hasard, les affaires Gillepsi et Barrymore se mêlaient ? Bientôt un autre personnage entre en scène… l'avocat Oliver Rathbone.
Afin de rendre justice, pour la quatrième fois, le trio se ressoude.
.
.
Pour le quatrième tome des enquêtes de William Monk, on se retrouve dans les couloirs d'un hôpital et non pas dans ceux des demeures aristocratiques. L'auteur avec son talent habituel, nous décrit la misère, la vétusté, de l'hospice public et des soins prodigués. Au XIXème siècle, la médecine moderne commençait à se profiler, révolutionnant des pratiques et les consciences, mais certains dogmes demeuraient inébranlables. Les femmes ne pouvaient prétendre pratiquer la médecine, elles étaient considérées comme inférieures aux hommes et sans faculté. Au retour de Crimée, Florence Nightingale et d'autres femmes de son acabit ont changé la profession, lui offrant une évolution capitale.
Cette série est passionnante pour trois raisons…
- les intrigues, toujours bien tissées, surprenantes et captivantes,
- l'époque, voyage dans l'Histoire victorienne,
- et les personnages récurrents, tous sympathiques et fascinants. Leur évolution personnelle contribue à rendre la lecture plus fluide, plus agréable, car les thèmes abordés sont particulièrement durs et affligeants.
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Maliae
  27 avril 2014
Il s'agit du quatrième tome de la série Monk. Comme chaque fois je suis enchantée par ma lecture. Ici l'histoire commence par le viol d'une jeune femme, mais j'ai commencé à me poser des questions quand l'affaire est résolue page 54 (je l'avoue je me suis dit "mais que va-t-il se passer maintenant?"), mais Anne Perry n'en avait pas finis avec nous et voilà qu'un meurtre à l'hôpital où travaille Callandra va avoir lieu. J'ai juste adoré ma lecture, retrouvé Monk, Hester et Callandra était un véritable plaisir, d'autant plus que j'adore la relation que Monk et Hester entretiennent entre respect, colère et disputes, je suis HYPER fan de ce couple et chaque fois qu'ils sont ensemble ou qu'ils pensent l'un à l'autre, je frétille et je gluglute car je les adore franchement. Bon l'histoire est vraiment génial, je me suis vraiment laisser prendre tout du long, Anne Perry est vraiment très forte pour nous balader même s'il y avait une chose que j'avais parfaitement compris tant elle me paraissait évidente et je ne comprenais pas pourquoi tout le monde s'acharnait dans la mauvaise direction. J'ai beaucoup apprécié la "morte", c'est un peu gore dis comme ça, mais on apprend à la connaître après son assassinat et ça avait vraiment l'air d'une super personne, une femme infirmière dont le plus grand rêve était d'être médecin, mais dans un monde d'homme où les femmes ne sont bonnes qu'à devoir être belle et plaire à leur mari, c'était très dur pour elle. Encore une fois on a une critique de la société de l'époque et de la manière dont était vu les femmes, j'aime beaucoup surtout que c'est vu au travers de Monk et d'Hester, e d'autres personnages, et on voit que pour un homme c'est par moment difficile de voir la femme autrement que comme faible, mais même pour la femme. Certaines femmes dénigrent elles-mêmes leur propre sexe et ça en devient triste. J'ai d'ailleurs adoré le père de la victime qui était à fond pour ce que faisait sa fille et qui croyait vraiment en elle et en ses rêves, c'était très beau (et aussi très triste). Quand au coupable… Et bien je vous laisse lire le livre pour le savoir, mais j'ai accusé tout le monde au moins une fois !
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Okenwillow
  01 octobre 2020
Monk, Hester et Rathbone sont à nouveau sollicités dans une affaire de meurtre impliquant non pas une patiente, (le rédacteur de la 4e n'a manifestement pas lu le livre !) mais une infirmière de l'hôpital. En tant qu'administratrice de cet hôpital, Lady Callandra fait appel à Monk et à ses compétences pour mener l'enquête et embauche Hester pour observer discrètement de l'intérieur et apporter des informations à Monk, désormais détective privé et dans l'incapacité d'en apprendre autant que ses anciens collègues de la police.Anne Perry continue dans sa foulée et nous fait découvrir les conditions insalubres et rudimentaires dans lesquelles le personnel de santé de l'époque devait pratiquer. Les relations hommes/femmes, médecins/infirmières sont assez difficiles et reflètent l'esprit de l'ère victorienne, fortement misogyne. La femme n'est déjà rien de plus qu'un objet, tandis qu'une infirmière est le plus souvent une épave imbibée du matin au soir, tout juste bonne à se consacrer aux plus basses besognes. Dans cet épisode les infirmières de Crimée sont sur le devant de la scène, elles sont respectées, admirées, mais leur statut de femme ne les autorise pas à prétendre à plus de considération, ni à espérer accéder à de plus importantes attributions. Comme toujours, l'acuité avec laquelle Anne Perry dissèque et analyse la psychologie des personnages est confondantes. Elle les décrit avec minutie, aussi bien physiquement que psychologiquement, créant ainsi une galerie de portraits aussi divers que fascinants. Elle disperse notamment des indices subtils, ainsi que des fausses pistes sinueuses au cours de ces descriptions, le moindre haussement de sourcils, battement de cils ou rictus involontaire peut être sujet à interprétation, ou pas ! Les relations entre Monk et Hester évolue, leur animosité réciproque n'a d'égal que le respect et l'admiration qu'ils se portent. Oliver Rathbone, à la fois rival et collaborateur, reste un personnage tiède si on le compare à Monk ou à Hester, néanmoins sa présence ajoute un intérêt certain et modère un peu les tempéraments de feu de ses deux acolytes. Les relations du trio et l'amnésie de Monk sont un fil conducteur passionnant et l'auteur dresse autour de cette intrigue récurrente d'autres intrigues toujours plus alambiquées et captivantes.Je termine actuellement le volume 5 de la série et ne compte pas m'arrêter là, cette plongée dans l'ère victorienne, avec ses personnages, ses enquêtes est un vrai régal ! Il se peut que l'ennui s'installe et que l'auteur perde en efficacité, mais pour le moment mon intérêt ne faiblit pas, donc je poursuis l'aventure jusqu'à ce que la lassitude me gagne, si toutefois elle me gagne !
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Citations et extraits (10) Voir plus Ajouter une citation
Souri7Souri7   13 juin 2017
— Vraiment ? fit-il, dubitatif. Quoi qu’il en soit, je ne vous laisserai pas vous lancer dans cette aventure avant que vous m’ayez fait le serment que vous vous contenterez d’observer. Regardez et écoutez, c’est tout ! Vous m’avez bien compris ?
— Évidemment que je vous ai bien compris ! rétorqua-t-elle, cinglante. Le vocabulaire que vous utilisez n’est pas très complexe, que je sache ! Seulement, je ne suis pas d’accord ! Et qu’est-ce qui vous fait croire que vous pouvez me donner des ordres, je me le demande ! Je ferai ce que j’estime adéquat. Si cela vous convient, tant mieux. Sinon, en ce qui me concerne, cela ne changera rien !
— Dans ce cas, ne venez pas pleurer si l’on vous agresse ! Et si on vous retrouve étranglée dans un coin de l’hôpital, je serai très triste, mais certainement pas surpris !
— Au moins, vous aurez la satisfaction de pouvoir dire à mon enterrement que vous m’aviez prévenue, répliqua-t-elle en le fixant de son regard dur.
— Une bien piètre satisfaction si vous n’êtes pas là pour m’entendre…
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Souri7Souri7   11 juin 2017
— Ma sœur a été… molestée, Mr. Monk, déclara-t-elle. Je souhaiterais connaître le responsable.
Ainsi, il s’était trompé : l’affaire n’avait rien d’insignifiant.
— Je suis désolé, fit-il avec douceur.
Il était inutile de demander à la visiteuse pourquoi elle n’avait pas fait appel à la police. La seule idée de voir une telle infamie rendue publique avait de quoi affoler n’importe quelle femme. Le jugement que la société portait sur les victimes d’agressions sexuelles allait de la curiosité malsaine à la conviction profonde que, d’une manière ou d’une autre, elles l’avaient cherché. Et, indépendamment des circonstances, les victimes elles-mêmes éprouvaient souvent, de manière confuse, le sentiment d’avoir quelque chose à se reprocher. Sans doute était-ce là pour les femmes une façon de se rassurer. Dès lors que la victime était peu ou prou responsable de ce qui lui arrivait, il devenait possible d’éviter la catastrophe en adoptant une attitude saine et prudente. Une parade des plus simples…
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Souri7Souri7   12 juin 2017
[...]Sir Herbert esquissa une moue de dégoût.
— Avez-vous déjà tenté de faire respecter une règle à une infirmière, madame ? s’enquit-il avec une ironie méprisante. Comme le faisait observer un rédacteur du Times l’an dernier… Je ne peux pas citer précisément l’article, mais il expliquait en substance que les infirmières reçoivent les sermons des comités, les leçons de morale des aumôniers, les froncements de sourcils des trésoriers et des intendants, les réprimandes des surveillantes générales, les brimades des panseurs, les plaintes des patients. Elles se voient injuriées si elles sont vieilles, traitées de façon irrévérencieuse dès qu’elles ont perdu leur première jeunesse ou séduites si elles sont jeunes et jolies. Dans ces conditions, faut-il s’étonner qu’elles soient ce qu’elles sont ? Quel genre de femme peut choisir de bon cœur un tel métier ?
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Souri7Souri7   12 juin 2017
[...]Ici, en Angleterre, on considérait inutile, voire préjudiciable, d’améliorer l’éclairage et la circulation de l’air dans les salles d’hôpitaux. Les autorités médicales demeuraient désespérément conservatrices, jalouses de leur savoir et de leurs privilèges et opposées à tout changement. Il n’y avait donc aucune place pour les femmes, sinon dans des fonctions de bonnes à tout faire ou, à l’occasion, d’administratrices, de surveillantes générales ou de bénévoles comme elle-même et d’autres dames de la haute société. Le rôle de ces dernières consistait à maintenir une moralité acceptable dans l’hôpital et à utiliser leurs relations pour récolter des fonds.
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JaneEyreJaneEyre   26 septembre 2015
 il avait toujours estimé que l’indifférence face à la mort représentait une tragédie plus grande encore que la mort elle-même et, parfois, un péché plus grave que tous les mensonges, faux-fuyants et trahisons dont s’accompagnaient la plupart des procès. 
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