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ISBN : 2021243567
Éditeur : Seuil (14/01/2016)

Note moyenne : 3.02/5 (sur 80 notes)
Résumé :
Une mère meurt. Elle laisse derrière elle deux petits garçons et leur père terrassés par le chagrin. Un soir, on frappe à la porte de leur appartement londonien. Surgit alors un étrange personnage : un corbeau, doué non seulement de parole mais d’une verve enfiévrée, d’un aplomb surprenant et d’un sens de l’humour ravageur. Qu’il soit chimère ou bien réel, cet oiseau de malheur s’est donné une mission auprès des trois âmes en péril. Il sera leur confident, baby-sitt... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (37) Voir plus Ajouter une critique
domisylzen
  09 mars 2017
Papa est effondré.
Les enfants déracinés.
Maman est partie.
Vers un ailleurs loin d'ici.
C'est le grand vide.
Le désespoir, l'arrêt du temps.
Qui suspend son bruissement.
Corbeau surgit de nulle part.
Sûrement pas là par hasard.
Se charge de remplir la fissure.
Accompagne le désarroi.
Qui transpire à chaque pas.
Redonne une direction.
Un élan, une reconstruction.
L'écriture est atypique.
La mise en page itou.
Les mots sont forts.
Evocateurs et puissants.
Lâcher-prise est le sentiment
qui me vient pour pénétrer,
L'étrangeté de ce roman.
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isabelleisapure
  14 mai 2016
Une fois de plus, je me suis laissée séduire par le titre, ce qui n'est pas la façon la plus intelligente de choisir une lecture, je vous l'accorde !
« La douleur porte un costume de plumes » me semblait un livre plein de promesses, sauf qu'au bout de trois pages, j'ai commencé à déchanter :
Un style d'écriture auquel je n'ai pas du tout accroché, une histoire qui m'a parue bien touffue.
Avec certes, une bonne accroche, une maman disparue brusquement laissant un papa désespéré et deux petits garçons. Jusqu'à ce qu'un soir une étrange créature frappe à la porte, un corbeau bien noir et bien gros comme le malheur qui qualifie bien souvent cet oiseau.
Et la vie peu à peu se transforme, l'oiseau prenant de plus en plus de place dans la famille.
L'auteur donne la parole tour à tour au papa, aux enfants et surtout à l'oiseau qui essaie de dédramatiser la situation et y parviens parfois par des réflexions cocasses et inattendues dans les circonstances.
Je n'ai pas aimé ce livre mais je crois surtout que je ne l'ai pas compris. Que représente l'oiseau ? Que veut nous montrer l'auteur ? Autant de questions sans réponses pour moi.
Si j'avais apprécié l'écriture, je crois que j'aurais recommencé ma lecture, mais là, j'attends de lire d'autres critiques pour essayer d'en savoir plus.
J'espère ne pas vous avoir dissuadé de lire ce livre car il a certainement des qualités, surtout pour son originalité, mais il n'a pas su me toucher.
+ Lire la suite
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Bazart
  04 avril 2016
Un papa et deux garçons doivent survivre à mort de la maman. Un papa qui fait ce qu'il peut pour ne pas être fracassé de chagrin et deux enfants qui font ce qu'ils peuvent pour continuer de grandir comme des enfants. Heureusement qu'il y a Corbeau, qui de son bec redonne du courage et de ses plumes sèche les larmes. Un bel oiseau noir qui porte le deuil impossible, un bel oiseau noir qui fait supporter l'insupportable.
Un seul être vous manque et tout est déplumé…Une histoire d'ami imaginaire qui vient en aide à une famille en douleur, voilà toute l'histoire de ce court récit. Un livre de Fantaisy que seul un anglais pouvait écrire, Max Porter dans la lignée de quelques glorieux ainés : J.M Barrie, L. Carroll, B. Potter ou K. Grahame nous offre un drôle de long poème triste et gai. C'est bouleversant, pudique, vivifiant et toujours surprenant.
Une belle découverte.
Lien : http://www.baz-art.org/archi..
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anlixelle
  27 février 2017
« Je ne partirai pas tant que tu auras besoin de moi » a dit le corbeau au père de famille plombé par le chagrin.
Chaque objet, chaque centimètre de sa peau ou de ses cheveux est recouvert alors par une fine pellicule de douleur ; deux jeunes garçons perdus de chagrin viennent compléter ce triste tableau.
C'est la première fois qu'une critique du magazine Lire ne correspond pas à mon ressenti, mais alors pas du tout.
Dans des chapitres parfois très courts, PAPA, LE CORBEAU et LES GARCONS s'expriment sur ce pan de leur vie qui a suivi la mort de la mère. Puisse la blessure de la perte, à défaut de cicatriser, se refermer assez pour que l'envie de vivre réapparaisse.
Le sujet de la reconstruction après la mort d'un être aimé aurait dû être, à mes yeux, passionnant.
Les 120 pages portant sur le travail de deuil du père, par le biais de la présence très gothique du corbeau, messager surnaturel qu'on n'attendait pas, n'étaient pas à la hauteur de mes attentes. Les enfants s'amusent du corbeau, il sera confident, coach, ange gardien. Pour ma part, il ne sera rien du tout.
Hélas, le texte d'une inventivité littéraire trop osée pour moi (texte "fouilli", contenu parfois à la limite de l'intelligibilité..) m'a sans doute perdue très vite.
Je n'ai pas su vraiment si l'oiseau est un double des ruminations du père et des enfants, ou un objet littéraire non identifié du père qui est aussi auteur en recherche.
Les trois narrations, parce qu'elles se chevauchent, s'accordent, se contredisent souvent, avec leur style propre, font de cette musique une cacophonie qui m'a déstabilisée, agacée, désorientée.
Je ne suis pas très moderne en ce qui concerne la littérature. En tout cas, beaucoup moins que les journalistes du magazine Lire.
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motspourmots
  16 mars 2016
Sachez qu'en ouvrant ce livre vous serez face à l'inconnu. La forme, la structure, les ressorts, tout est neuf, inédit. Roman, conte, poème... on ne sait pas vraiment à quoi on a affaire, même après l'avoir terminé. Une seule chose est sûre : c'est bouleversant.
Il était une fois un père et ses deux garçons anéantis par le décès brutal de la maman. Un soir, un corbeau frappe à leur porte et décide de s'installer chez eux afin de les aider à passer ce cap difficile... Réalité ou chimère ? Qu'importe si cela peut permettre de se réinstaller dans la vie. On dit que le corbeau est oiseau de malheur, qu'il inspire aussi les poètes. Quelques heures après avoir refermé ce livre, je suis tombée sur une brève dans Le Point faisant état des résultats d'une étude menée par des chercheurs sur les corvidés ; on leur reconnaît une intelligence proche de celle des grands singes malgré un cerveau cent fois plus petit. Ils pensent avec logique, se reconnaissent dans une glace et sont doués d'empathie... Ici, la compagnie de Corbeau offre à chacun des endeuillés l'opportunité d'extérioriser la douleur, même si cela doit être par la violence des gestes ou de la parole.
"Il y a un aller-retour constant et fascinant entre le naturel de Corbeau et son côté civilisé, entre le charognard et le philosophe, la déesse de l'être entier et la tache noire, entre Corbeau et son être-oiseau. Il me semble que c'est le même aller-retour qu'entre le deuil et la vie, avant et aujourd'hui. J'ai beaucoup à apprendre de lui."
En explorant alternativement les pensées du père, des garçons et de Corbeau, Max Porter donne vie à la douleur, au manque, aux regrets, au déni ou à la colère. Il le fait avec des mots parfaitement choisis, une sincérité heurtée et beaucoup de justesse même dans l'expression la plus crue du malheur. Et il parvient à rendre chacun des cheminements parfaitement reconnaissables, celui du veuf et ceux des deux orphelins qui tâtonnent en parallèle, souffrent, tombent mais se relèvent. Jusqu'à ce que la lumière, enfin, se faufile de nouveau devant leurs paupières.
Ce petit livre, on a immédiatement envie de le relire et puis de le garder à proximité histoire d'aller y puiser quelques mots de temps en temps. Car il dit aussi le pouvoir de l'imaginaire et des mots dans le processus de guérison. Et ça, c'est juste essentiel.
Lien : http://www.motspourmots.fr/2..
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critiques presse (1)
LeFigaro   24 mars 2016
Mêlant monologues intérieurs, dialogues façon théâtre et citations, Max Porter trouve le ton juste, entre émotion, drôlerie et poésie, pour parler du deuil, du chagrin et de l'absence.
Lire la critique sur le site : LeFigaro
Citations et extraits (28) Voir plus Ajouter une citation
kittiekittie   11 février 2016
On savait qu'on nous répondait pas la vérité quand on demandait : ' elle est où maman ? ' et on savait que quelque chose étit plus pareil. On devinait et on comprenait que la vie était changée et qu'on était plus les memes petits garçons, on était courageux, on était les meilleurs des petits garçons qui n'ont plus de maman.
Il devrait y avoir des hommes avec des casques qui parlent une langue nouvelle et horrible, la langue de l'urgence.
Il n'y a pas eu de foule autour de nous et il n'y a pas eu d'inconnus en uniforme et pas de nouvelle langue de l'urgence. On est restés en pyjama et des gens sont venus nous voir pour nous donner des choses.
Les vacances et l'école c'est devenu pareil.
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NadaelNadael   02 mars 2016
(Corbeau)
« Dans d'autres versions je suis docteur ou fantôme.
Parfaits stratagèmes : docteurs, fantômes et corbeaux.
Nous pouvons faire ce que les autres personnages ne peuvent pas, manger la tristesse par exemple, ou renfouir les secrets, ou mener les batailles homériques contre le langage et Dieu. J'étais excuse, ami, deus ex machina, blague, symptôme, fiction, spectre, béquille, jouet, revenant, bâillon, psychanalyste et baby-sitter. 
J'étais, tout de même, l'oiseau au centre et à tous les extrêmes. Je suis une matrice. Je le sais, il le sait. Un mythe dans lequel se faire insérer. Dans lequel s'insérer. »
+ Lire la suite
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kittiekittie   11 février 2016
Vous ne connaissez pas le récit de vos origines, votre vérité biologique ( accident) , votre mort ( piqure de moustique en général) , votre vie ( déni enthousiaste) . Je répugne à parler d'absurdité avec aucun de vous, qui nous persecutez depuis l'aube des temps. Que peut bien apporter un corbeau à une meute d'humains en deuil ? Un ciment.
Un pouls, une plaie, un gouffre, un poids, un vide.
Mais les enfants privés de mère m'interessent. Les enfants privés de mère font le régal du corbeau. Pour un oiseau sentimental, ils sont un nid délicieux à razzier, riche et mûr à point.
+ Lire la suite
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VanessaVVanessaV   02 mars 2016
PAPA
[...]Chaque fois que je m'installe pour me pencher sur mes notes, Corbeau apparaît dans mon bureau. [...] La plupart du temps il se contente de lire dans le fauteuil, en silence, avec sa respiration sifflante. Il feuillette des livres d'images et des recueils de poèmes, émet des soupirs et des bruits désapprobateurs. Il n'a pas le temps pour les romans. Quand il prend un livre d'histoire, c'est pour traiter les grands hommes de têtes de nœud ou blasphémer contre l’église. Il aime bien les mémoires et a été ravi de découvrir un ouvrage sur une Écossaise qui a adopté un choucas.

CORBEAU
Il était une fois un oiseau qui gardait les enfants, appelons-le Corbeau. Il avait lu trop de contes russes (le fainéant au feu, la Baba Yaga hurle, le bon prince gagne), mais était toutefois un assistant maternel homologué, fort admirés des parents londoniens, fort sollicité le vendredi soir. L’annonce qu'il avait laissée chez le marchand de journaux indiquait:
"Et la sieste n'est qu'un début!"
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BazartBazart   04 avril 2016
« Il était une fois deux garçons qui faisaient exprès de mal se rappeler les choses qui concernaient leur père. Ça les aidait à se sentir mieux au cas où ils oublieraient des choses qui concernaient leur mère. »
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