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ISBN : 2841116964
Éditeur : Editions Nil (02/05/2013)

Note moyenne : 3.29/5 (sur 38 notes)
Résumé :
Pendant toute la saison 2011-2012, Ollivier Pourriol a tenu le rôle du « chroniqueur intello », dans le « Grand Journal », après Frédéric Beigbeder et Ali Baddou. Ce fut pour lui une année de découvertes et de rencontres, parfois inoubliables. On/Off est le journal de cette expérience hors du commun, où l’écrivain chroniqueur nous fait revivre quelques émissions clés avec des personnalités qui se révèlent parfois très différentes à l’antenne et en coulisses.
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Critiques, Analyses et Avis (9) Voir plus Ajouter une critique
Bazart
  16 mai 2013

Même si je ne suis pas un grand fan de cette émission, trop "machine à broyer la culture" pour moi, j'ai du regarder le Grand Journal trois ou quatre fois l'année passée ( et surtout pendant le Festival de Cannes d'ailleurs, on ne se refait pas). Et hélas, je ne me souvenais pas du tout y avoir vu Ollivier Pourriol, le chroniqueur littéraire.
La première fois que j'ai vu son visage, c'était il y a plusieurs mois, lors de la vision d'une séance de mon émission fétiche le Cercle, car il fait partie depuis plusieurs mois des chroniqueurs cinéma (car comme Eric Neuhoff , il critique livres et film, bizarre, non?...en même temps je fais bien pareil, moi aussi, non? :o) et dans laquelle ses interventions, philosophiques et même métaphysiques volent encore plus haut que celles de ses confrères et sont en tout cas assez toujours pertinentes et épatantes...
En lisant on/off, l'ouvrage qu'il vient de publier chez Nil éditions, je comprends mieux pourquoi son visage n'avait pas imprimé ma rétine lors de son passage dans l'émission de Denisot. Ollivier Pourriol y était là sans être vraiment là, et ne brillait pas par ses interventions en plateau.
En fait, Olivier Pourriol, romancier, philosophe, bardé de diplômes, est arrivé un peu par hasard dans ce talk-show, suite à un passage remarqué lors de la promo d'un de ces précédents bouquins. Recruté comme caution intellectuelle de ce programme très formaté, il passera une saison presqu'en enfer, à essayer de caser- vainement- ses chroniques littéraires au milieu du verbiage promotionnel.
Trop naïf, pas assez caméléon, insuffisamment pugnace, il ne trouvera jamais sa place dans ce milieu de requins.
Car ce philosophe, recruté pour "donner de la hauteur à l'émission" par le rédacteur en chef, afin d'incarner l'intellectuel de la bande aux côtés d'Ariane Massenet ("la blonde") et Jean-Michel Aphatie ("le chauve"), a profité de cette année cathodique pour prendre des notes et en tirer ce On Off particulièrement jouissif et très originalement construit.
En effet, ce livre est composé uniquement de dialogues. du coup il se lit très vite, mais on met parfois un peu de temps à comprendre qui parle et qui sont ses interlocuteurs que l'on devine comme soit les producteurs de l'émission, les rédacteurs en chef, les animateurs ou ses amis, tous ces gens qui le mettent notamment en garde contre le "superprédateur", Michel Denisot à qui tous les chroniqueurs font une cour effrénée pour bine figurer auprès de lui.

Le livre est également pas mal truffé d'extraits de différentes émissions, procédé certes un peu plus facile, mais indispensable pour mieux comprendre les conversations de débriefing des prestations de Pourriol. Celles après les émissions où étaient invités Johnny Halyday, puis Franck Dubosc( avec le malentendu sur sa "connerie") sont assez édifiantes, et prouvent à quel point Olllivier Pourriol n'était pas oluble avec l'ADN de l'émission.
suite de ma chronique ici meme :http://www.baz-art.org/archives/2013/05/16/27077894.html
Lien : http://www.baz-art.org/archi..
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Accalia
  14 août 2013
C'est en cataloguant cet ouvrage que je l'ai découvert. Je l'ai feuilleté un peu et je l'ai trouvé plutôt intéressant. J'ai donc décidé de l'emprunter.
Je l'ai lu presque d'une traite, j'avais du mal à m'arrêter pour travailler, manger, dormir. Il fallait que je sache la suite. Et pourtant, plus j'avançais, plus j'étais horrifiée.

La grande question est bien évidemment : faut-il prendre pour "parole d'évangile" tout ce qu'Olliver Pourriol dit?
Faut-il tout prendre, trier, tempérer? C'est aux lecteurs de voir. Moi, je trouve qu'on n'y apprend rien de bien neuf sur le monde de la télévision, on apprend seulement les détails de ce qu'on sait seulement vaguement.
Cet essai est uniquement composé de dialogues : avec ses amis, avec les animateurs, en direct, en off, parfois même avec les producteurs.

Si on en croit cet essai, la télé et la société vont mal. Très mal. C'est effrayant, ridicule même. On reste devant une émission dont le but est de descendre les gens en règle. Tout en restant léger et joyeux!
Ça c'est le mot d'ordre : il faut être de bonne humeur, taquin, heureux. Même si ce n'est pas le cas, il faut donner l'impression que la télévision est une belle et gentille famille heureuse.

Il nous explique les grandes lois de cette émission, de comment il doit se battre pour avoir la parole, pour la garder, pour ne pas être coupé aux montages, pour pouvoir présenter des livres (alors qu'il a été embauché pour cela), pour juste se faire entendre en fait!

On l'a recruté parce qu'il fallait quelqu'un d'intello. Il lui ont dit clairement. Il y a la blonde qui pose des questions de blonde, etc… et il nous faut l'intello, le philosophe qui pose des questions intelligentes mais pas trop quand même.
Résultat, pour un salaire incroyable, Ollivier Pourriol s'est retrouvé dans l'incapacité de travailler.
Ne connaissant pas les codes, n'arrivant pas à s'adapter (les philosophes cela pose trop de questions!) parce qu'il ne comprenait pas, coupé systématiquement, jamais entendu par la com ou par ses patrons, il passe son temps à essayer d'améliorer la situation sans jamais y parvenir. Il n'arrive pas à devenir malléable et formaté dans cette émission. Il ne trouve pas sa place.
Être intellectuel à présent est devenu une tare, quelque chose de pas trop avouable, qu'on regarde de travers. Il faut s'amuser, c'est tout.

C'est de l'hypocrisie, c'est du superficiel c'est d'une mocheté…
La consigne est claire :Il faut un certain niveau de taux d'audience et pour cela, si on veut faire le buzz il faut être méchant, il faut faire réagir l'invité, le descendre, lui poser des questions drôles et embarrassantes qui n'ont rien avoir avec ce qu'il fait (comme demander à un acteur s'il a une doublure pour ses scènes de nu…l'acteur a deux minutes de temps de parole, sûrement énormément de choses à dire sur son rôle et il doit répondre à ça!).
Bienvenue au cirque romain en fait! Ici, on ne tue pas à coup lames et d'animaux sauvages, mais par les mots! Il faut choquer, amuser, distraire.

Franchement, je ne me sens pas trop concernée, vu que je ne regarde jamais la télévision ni ces émissions-là. Mais moi, après avoir lu ce livre, je me suis sentie insultée par eux. A entendre Pourriol, on nous prend vraiment pour des débiles (le terme est peu élégant, mais j'avais pire en tête). Sous prétexte de vouloir distraire les gens de la crise, on nous prend pour des imbéciles.

Pour ce qui est de la culture et tout particulièrement de la littérature, je suis tout à fait de l'avis de Pourriol : je n'aime pas trop qu'on pose des questions aux auteurs (je n'aime pas aussi particulièrement les rencontrer, même si je fais des exceptions pour certains d'entre eux). Ils ont réalisé des oeuvres pour ne pas avoir à parler.

C'est pour cela que je n'aime pas trop les émissions littéraires qui invitent les auteurs et que je préfère l'émission de radio "le masque et la plume" : la discussion tourne autour du ressenti du contenu des livres et non pas de la vie que l'auteur mène et pourquoi il a écrit ça et pas autre chose. Et s'ils descendent des livres, il y en a au moins toujours un pour aimer et le défendre. de plus, l'auteur n'est pas là et n'a pas à se justifier. Je préfère nettement.

Après, bien évidemment, c'est mon ressenti.
Il fut également intéressante de "revoir" l'actualité de cette année-là, avec les élections, la politique internationales…

—————————————–
Un livre vraiment très intéressant, qui n'améliore pas du tout l'image que j'avais de la télévision et des animateurs. On en sort à demi-étonné seulement et un peu écoeuré.
Je le conseille vivement aux personnes qui regardent l'émission en question ou qui s'intéresse au monde de la télévision.
Lien : http://writeifyouplease.word..
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pilyen
  25 avril 2013
A en croire le rumeur qui court autour du témoignage d'Ollivier Pourriol sur son passage à Canal Plus, "on/off" pourrait passer pour le règlement de compte d'un ancien chroniqueur du "Grand journal", l'émission phare de la chaîne. Rancoeurs, révélations, scoops peoples, un peu de voyeurisme sur cette émission culte, voilà exactement les ingrédients que l'on ne trouvera pas dans ce livre...ou pas tout à fait.
Ollivier Pouyrriol, romancier, philosophe, bardé de diplômes, est arrivé un peu par hasard dans ce talk-show, suite à, un passage remarqué lors de la promo d'un de ces précédents bouquins. Recruté comme caution intellectuelle voire littéraire de ce programme très formaté, il passera une saison presqu'en enfer, à essayer de caser ses chroniques littéraires au milieu du verbiage promotionnel. Trop naïf, pas assez caméléon, insuffisamment pugnace, il ne trouvera jamais sa place dans ce milieu de requins.
Composé uniquement de dialogues avec les producteurs de l'émission, les rédacteurs en chef, les animateurs ou ses amis, "on/off" est une comédie noire et amère sur le vide télévisuel. Car plus qu'un livre de révélations ( on n'apprend pas grand chose en fait), c'est plutôt le portrait d'un Candide à la télévision ainsi qu'une analyse sur le pouvoir lénifiant du petit écran, pouvoir aux mains de personnes déconnectées de la réalité, naviguant au gré des sondages d'opinion et des attachés de presse, des taux d'audience et de l'idée que le téléspectateur doit être nourri comme un poulet de batterie bas de gamme.
"On ne veut pas de l'intelligence, on veut les signes de l'intelligence" dit cyniquement l'auteur. C'est exactement ce que fait l'émission à l'aura surdimensionné qui ne propose, malgré une vitrine portée sur l'actualité chaude, qu'un semblant de pertinence, plus prompte à servir la soupe qu'à réellement éclairer le téléspectateur.
La fin sur le blog
Lien : http://sansconnivence.blogsp..
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jmb33320
  06 juin 2018
Il s'agit d'un essai d'un chroniqueur resté une année sur l'émission de Denisot sur Canal + Il avait été embauché pour faire "le philosophe de service", de l'automne 2011 au mois de juillet 2012, c'est à dire pendant la campagne électorale des présidentielles. Je n'ai pas vu une seule de ces émissions, ayant depuis longtemps abandonné la télé en fin d'après-midi. J'avais une curiosité par rapport à ce livre que se voulait une sorte de déconstruction de comment marche une émission pareille. le cahier des charges est à moitié rempli : il y a des passages assez incisifs sur les ficelles internes. le seul problème, mais qui remplit presque tout l'espace de cet essai c'est le manque de distance de son auteur par rapport à cette année dans la lumière de la petite lucarne. Visiblement il ne s'en était pas remis, comme brûlé et j'ai eu plus d'une fois la sensation d'avoir affaire à un drogué en manque...
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fanlabiz
  02 mai 2013
Le style est un peu déroutant : c'est du dialogue à 100%, dont une bonne partie étant des extraits du grand journal.
Ca se laisse lire évidemment facilement. Etant un téléspectateur assidu du grand journal, il est intérressant de voir l'émission sous cet angle.
Avant la lecture du livre, je n'imaginais pas du tout le mal-être d'OP durant son année à canal+. Pour cà, le livre est interressant et parfois surprenant. OP est bien remonté dans mon estime (je dois bien avouer que mes souvenirs de ses passages à l'antenne n'était pas très positifs)
Cela dit, ce livre n'est pas le brulôt qu'on voudrait nous faire croire. Il y a pas mal de moments qu'OP ne doit pas regretter.
Ca donne envie de revoir certaines interviews, à la lumière des explications faites dans le livre.
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critiques presse (1)
Bibliobs   19 avril 2013
Le livre est présenté comme une comédie. Mais on ne rit jamais. On sourit de temps en temps, pour conjurer l’épouvante et l’accablement, à mesure qu’on explore les coulisses de l’émission, qu’on en découvre la violence et la vacuité. Le mot satire ne convient pas non plus, tant la description donnée est vraisemblable.
Lire la critique sur le site : Bibliobs
Citations et extraits (6) Voir plus Ajouter une citation
AccaliaAccalia   14 août 2013
- Quand tout le monde fait comme si c’était drôle, ça le devient?
- Pas vraiment. C’est plutôt que ça n’a même pas besoin de l’être. Ce qui compte, ce sont les signes.
- C’est ça, au fond, une émission d’humeur.
- Voilà. Si tout le monde fait semblant d’être de bonne humeur, le contrat est rempli.
- Là, tu as l’air plutôt de mauvaise humeur…Dégoûté même.
- Oui. Il y a ça aussi dans l’équation. Le dégoût de soi. Le dégoût de s’intéresser un peu trop à ce que des inconnus pensent de ce qu’ils prennent pour toi. Ce décollement de soi, guetter ce qu’on dit de toi sur Twitter en tremblant, ça te rend vain et craintif, ou au contraire faussement indifférent, arrogant et vulnérable. Tu te sens de plus en plus dégueulasse. Ne déplaire à personne, faire de la drague de masse. Toujours essayer de faire son intéressant. C’est ça qui est dégoûtant. Devoir faire semblant d’être intéressant. Devoir se battre pour prendre la parole, alors que la parole ne se prend pas, elle se partage. Salir ça, c’est innommable.
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BazartBazart   08 mai 2013
Si j’arrive à en placer une, je ne suis pas à l’image, on reste en gros plan sur l’invité. Je suis l’homme invisible. La voix off de l’émission.
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BazartBazart   04 mai 2013
"Tu ne peux pas demander une chronique comme ça. Tu vois la plage ? Quand tu arrives trop tard et que tout le monde a déjà étalé sa serviette. Là, c'est pareil. Passer de l'huile dans le dos de ta voisine. Aller chercher une glace au maître nageur. Devenir pote avec le mec des parasols. Te rendre agréable. Indispensable mais pas trop".
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BazartBazart   04 mai 2013
"Pour une heure de boulot par jour, je touche le loto chaque mois, et je peux rincer tout le monde, la famille, les amis, moi. Au moment de l'addition, c'est toujours ma tournée. Grand prince".
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BazartBazart   04 mai 2013
Je lis la première page, la dernière page et la page 100. Comme ça, je connais le début, la fin. Et si on parle du livre, je parle de la page 100. Quelqu'un qui arrive à la page 100, c'est qu'il a lu le livre"
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Videos de Ollivier Pourriol (9) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Ollivier Pourriol
A l'occasion de la rentrée littéraire 2016, Ollivier Pourriol présente son nouveau roman "Une fille et un flingue" (Stock), un "polar dry" jouant avec les codes et les figures du cinéma français.
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