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ISBN : 2234080312
Éditeur : Stock (24/08/2016)

Note moyenne : 3.77/5 (sur 13 notes)
Résumé :
« Dans la vie, on a le droit de tout rater, du moment qu’à la fin ça fait une bonne histoire. Il y a une manière de raconter ses échecs, si on s’y prend bien, qui peut les transformer en succès. Je ne vous parle pas de mentir, mais de bien choisir ses mots. Un film c’est un hold-up. »

Aliocha, Dimitri, deux frères, un désir : faire un film. Étudiants en cinéma, très fauchés, un peu voyous, ils sortent de nulle part et ne comptent pas y retourner. Arm... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (9) Voir plus Ajouter une critique
Bazart
  23 août 2016

Alors que depuis, hier, Catherine Deneuve, 72 ans, et Gérard Depardieu, 67 ans, tournent pour la dixième fois dans le même long-métrage, sous la direction de Florence Quentin, la scénariste fétiche d'Étienne Chatilliez, ils sont, au même moment, les héros -malgré eux- d'un des romans de la rentrée littéraire, le nouveau roman d'Ollivier Pourriol, "Une fille et un Flingue" qui parait chez Stock à partir du 25 août et que j'ai eu la chance de lire en avant première pendant l'été.
Ollivier Pourriol, je l'avais découvert en lisant on/off, l'ouvrage dans lequel il revenait sur son expérience malheureuse au grand journal, puis en tant que chroniqueur de mon émission fétiche le Cercle, dans laquelle ses interventions, philosophiques et même métaphysiques volaient souvent plus haut que celles de ses confrères, souvent pertinentes et épatantes...
Car ce romancier/ philosophe est avant tout un fou de cinéma- une carastéristique qui ne peut que le rendre sympathique- et anime encore régulièrement notamment dans les MK2 - des grands cinéma parisiens que j'avais jadis l'habitude de fréquenter- des conférences mélangeant cinéma et philosophie, ses deux passions de toujours.
Une passion du cinéma dans laquelle il rend hommage dans ce roman assez potache et loufoque, où l'on croise pas mal de grands noms du 7ème art, Deneuve et Depardieu donc mais aussi Luc Besson, Jean Luc Godard ( dont une de ses célèbres citations donnent d'ailleurs le titre au roman), Vincent Cassel et tant d'autres à travers une intrigue prétexte de deux frères un peu barrés qui tentent de réaliser un film en venant de rien , un périple qu'il raconteront de leurs cellules de prison puisque on le sait des le départ, leur aventures flirte dangereusement avec le crapuleux et tourneront mal..
Car ces deux frères Dimitri et Aliocha sont étudiants en cinématographie, élèves à la Cité du cinéma, et qui vont réussir mine de rien à attirer les monstres sacré du cinéma français dans leurs escarcelles. Et nous sommes partis pour un récit rocambolesque et effrené, qui ne se prend jamais au sérieux, et qui ,malgré quelques gentilles piques parsemées ici et là, transpire surtout d'un vrai amour de son auteur pour le 7ème art..
Tout le roman donne l'impression d'être raconté du point de vue d'un film en tournage, avec des séquences particulièrement frénétiques et rythmées.On sent que Ollivier Pourriol a voulu glisser dans son récit un certain nombre d'anecdotes sur les coulisses du cinéma, du reste pas toujours de façon très naturelle ( il faut dire que je connaissais un certain nombre de phrases issues d'interviews que j'avais lues), donnant parfois un coté un peu fourre tout au récit.
Mais qu'importe, l'essentiel est que cette ode au 7ème art offre un moment de détente assez jubilatoire et trépidant, et qui constitue assurément une des premières bonnes surprises de cette rentrée littéraire..
Lien : http://www.baz-art.org/archi..
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Killing79
  26 août 2016
Voilà un livre qui sort vraiment de l'ordinaire ! Dès les premières pages, le lecteur est plongé dans le monde du cinéma français. le style est un peu déstabilisant au départ mais une fois maitrisé, il donne son rythme à l'aventure. Ollivier Pourriol a décidé de nous fondre dans le décor, avec un mode de narration original. Tout est raconté sous la forme orale. En effet, chaque protagoniste intervient dans l'histoire sous forme de monologue ou de dialogue. Tout s'enchaîne donc sans véritable narrateur et sans véritable chronologie. Mais cette forme particulière qui pourrait sembler déconcertante donne en réalité un coté loufoque qui est terriblement efficace. de plus, l'auteur nous fait passer de l'autre côté du rideau et nous met en présence de grandes figures du cinéma et de la télévision. On se retrouve alors spectateur de tirades éloquentes de Gérard Depardieu, de confessions intimistes de Catherine Deneuve, d'imitations de Jean Luc Godard, de pensées de Marguerite Duras, de discussions cordiales avec Pierre Lescure et même d'échanges de regard avec Steven Spielberg. Les dialogues sont ultra réalistes, l'humour est omniprésente et on s'y croirait vraiment !
Cette expérience littéraire a dû demander beaucoup de travail à Ollivier Pourriol pour arriver à ce résultat si convaincant. J'ai apprécié tout le paradoxe de ce texte. A première vue, il semble vouloir mettre en exergue tous les excès et les folies de ce système élitiste et déconnecté de la réalité. Mais tout au long du livre, j'ai aussi perçu tout l'amour que l'auteur porte à ce milieu et à sa magie hors du temps. Cela permet donc de se faire une idée plus précise d'un univers qu'on ne connait finalement qu'à travers le prisme de nos écrans.
J'ai pris beaucoup de plaisir dans ce jeu de dupes assez jubilatoire. « Une fille et un flingue » marquera mes lectures de son empreinte par son audace et son extravagance.
Lien : https://leslivresdek79.wordp..
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LiliGalipette
  06 juin 2016
Dimitri et Aliocha Koulechov étaient élèves à la Cité du cinéma, l'école de Luc Besson. le cinéma, c'est leur passion. Faire un film, leur obsession. « Mais le cinéma, il ne suffit pas de le vouloir, c'est comme l'amour, il faut qu'il veuille de vous. Et s'il veut pas, hein, s'il veut pas ? » (p. 11) Là où le bât blesse, c'est du côté du portefeuille : quand vous êtes deux frangins inconnus, ce n'est pas facile d'avoir les moyens pour embaucher des stars et payer tout un tournage. Dimitri et Aliocha ne se sont pas laissés démonter. Et c'est derrière les barreaux qu'ils racontent leur formidable escroquerie. « D'accord on est en prison, mais on a fait un film tout seuls, sans un sou, avec une star, et même deux. » (p. 14) Pendant le Festival de Cannes, les deux frères terribles rencontrent Gérard Depardieu et Catherine Deneuve et ils invoquent Jean-Luc Godard pour inciter la deuxième à accepter de tourner dans leur film. le scénario est simple : tourner une scène de braquage avec l'actrice. Mais, sans le savoir, l'actrice devient complice. Et voilà une arnaque montée comme un script !
Ce roman est un enchaînement de grands noms du septième art, de palaces cannois et de références culturelles en tout genre. Une fille et un flingue, pas de doute, je voudrais le voir au cinéma, comme une mise en abîme de la mise en abîme. « Alors on tourne un livre, c'est caméra-stylo, on filme les mots qu'on dit comme si on les écrivait, et on remplit la page, en attendant de la tourner. » (p. 32) le crime des frères Koulechov est parfait, ou presque puisqu'ils sont en taule quand le livre commence. Les chapitres sont courts, comme des prises, caméra à l'épaule ou téléphone à la main puisqu'il faut bien utiliser les nouvelles technologies. Est-ce qu'Ollivier Pourriol aura un prix pour son livre ? Et pourquoi pas un César ? Meilleur scénario original !
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Sabrinaaydora
  17 août 2016
Dimitri et Aliocha Koulechov sont deux frères. L'un est plus dans la réflexion, l'autre aime l'action et aller droit au but. Ils sont, tous les deux, élèves à la Cité du cinéma et leur professeur est un certain... Luc Besson ! Leur but est de mettre en application ce qu'ils ont appris, mais aussi ce qu'ils ont envie de raconter en réalisant leur premier film. Mais un film, c'est aussi synonyme d'argent : sans un sou, ils mettent toutes leurs chances de leur côté pour réaliser leur rêve.
Le script ? Monter un "vrai/faux" braquage avec l'une des actrices les plus emblématiques du cinéma français : Catherine Deneuve, sous la réalisation de Jean-Luc Godard. Mais le film sera réalisé à l'aide d'un téléphone portable : du génie ou de l'absurde.

J'ai eu du mal à entrer dans les premières pages du livre, car je ne parvenais pas à comprendre les différentes situations qui se déroulaient. L'auteur a été fin d'ailleurs, car en étant perdue, j'ai voulu comprendre. J'ai bien fait de m'accrocher, car le plaisir de la lecture en a été décuplé.
Tout d'abord par l'originalité de l'histoire : un film dans un film, alors qu'il s'agit d'un livre. Des monologues bien pensés, des dialogues posés, mais avec une dose d'absurde qui l'histoire dramatique et comique à la fois. J'insiste surtout pour la vision de l'histoire : au fil de la lecture, le film se déroulait devant moi, surtout lorsque Catherine Deneuve était dirigée, et j'ai adoré ce passage, à la fois simple, mais haletant.

Tout au long du livre, les frères Koulechov vont rencontrer des personnes influentes du cinéma : producteurs, acteurs... Gardant la tête sur les épaules, ils avaient toujours en tête leur projet. J'ai aimé cette critique du cinéma, ou plutôt de ceux qui le font : sans moquerie et sans être négatif, Olivier Pourriol donne une image sans concession de ces personnes qui font la pluie et le beau temps du cinéma. J'ai adoré cette partie très critique. Mais au final, il les humanise beaucoup, en montrant leur faille. Je garde en mémoire ce dîner, où Gérard Depardieu est à son image : franc, brut, grandiose dans ses répliques : il touche la corde sensible, le sait, et garde le doigt dessus.

Une belle découverte pour cette rentrée littéraire, avec un livre qui rend hommage au cinéma, car même si on y sent de la critique, on y sent aussi beaucoup de respect, pour ces personnes qui parfois, sans moyen, font des choses extraordinaires ! Un livre dont le ton est original et dont l'histoire abracadabrantesque fait passer un bon moment, même si les débuts étaient un peu laborieux.
Même si on y parle de braquage, ce n'est pas ce qu'on retient le plus de cette lecture : le ton de l'auteur, l'envie d'aller au bout de ses rêves. Même si en l'achevant, j'ai mis du temps à départager les responsabilités de chacun.
En bref :
Ajustement de la lumière, script qu'il faudra jouer en une prise et l'impression de lire le film. Une belle réussite.
Lien : http://lecturedaydora.blogsp..
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Livresselitteraire
  12 août 2016
Les frères Koulechov, Dimitri et Aliocha sont étudiants en cinématographie, leur professeur ? Un certain Luc B. Leur rêve ? Réaliser un film coûte que coûte.
Sans un sous, avec leur seul culot, ils vont rentrer dans le cercle très fermé des People. Et avec pour seule caméra un téléphone portable, ils vont monter un vrai-faux braquage en plein festival de Cannes. le tout en invoquant un certain Jean-Luc G. pour convaincre une certaine Catherine D. et un certain Gérard D. de participer à ce film 2.0.
S'agit-il d'un coup de génie ou d'un coup de folie ? Y a-t-il manipulation ? Je ne vous en dis pas plus, sachez juste que l'histoire démarre … en prison.
Loufoque, abracadabresque, voilà deux mots qui résument à la perfection Une fille et un flingue.
Ollivier Pourriol nous offre un roman scénarisé à la perfection où le cinéma n'est pas sans en prendre pour son grade. Un roman dans lequel l'humour a toute sa place et le "suspens" également puisque pour avoir le fin mot de l'histoire il faut aller jusqu'aux derniers chapitres.
Malgré une critique piquante du monde cinématographique, on y ressent l'amour pour le 7ème art avec des références culturelles qui s'enchaînent au fil du récit et des portraits à la fois hilarants et attachants d'acteurs, producteurs ou réalisateurs que l'on pourrait presque penser à notre portée. L'auteur fait dans le précis, le minutieux, à tel point qu'on imagine parfaitement Depardieu ou encore Deneuve tenir réellement ces propos.
Ce roman n'en est pas un. Il s'agit là pour moi d'un scénario qui pourrait sans problème être porté à l'écran (si tant est que Monsieur Depardieu et Mme Deneuve ne prennent pas la mouche) et dont les dernières pages du livre prolongent un peu plus cet effet cinématographique avec un générique de fin dans lequel ne manque que la musique.
Bref, ce récit est un OVNI mais Une fille et un flingue c'est la certitude de passer un agréable moment, de plonger dans un roman différenciant avec cette sensation de caméra à l'épaule.
Lien : http://livresselitteraire.bl..
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Citations et extraits (7) Voir plus Ajouter une citation
BazartBazart   23 août 2016
" Tu n'as gardé qu'un brouillon, gros malin, et aucune copie: c'est ça d'écrire à la main. Tout est original est tout perdu. On ne pourra jamais la relire, mais elle lui a beaucoup plu, ta lettre. Le paradoxe, c'est qu'elle nous a pas écrit pour le dire, mais elle nous a appelés. Mon téléphone a sonné, numéro masqué, j'ai pas répondu, ah moi numéro masqué je réponds jamais. C'était elle. Elle a laissé un message très sympa. Bonjour, c'est Catherine Deneuve, j'ai bien reçu votre lettre, oui, pourquoi pas, on peut se rencontrer, bien sûr, pour parler de votre truc, là ,je pars à la campagne, alors je ne sais pas, je vous rappellerai."
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BibaliceBibalice   01 juin 2016
Les mots c'est pas mon truc, moi c'est les images. Mais bon il faut faire avec, ou plutôt sans. Personnellement, j'aime bien commencer par la fin, au moins on sait où on va. Ca va, ça tourne ? T'as assez de mémoire sur ton fossile ? Parce que j'ai pas envie de me répéter. Je disais c'est pas mon truc.
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Virginie_VertigoVirginie_Vertigo   13 septembre 2016
Plus il y a d’argent pour la star, moins il y en a pour le film. C’est un cercle vicieux. Ça fait une merde de plus sur les écrans, mais Gégé peut s’acheter un nouveau vignoble, et Mado garder sa maison. Vous comprenez ? Non ? Je vous avais prévenus, ça sert à rien l’école. Si y a besoin d’expliquer, c’est que tu peux pas comprendre.

Je résume : les mecs de la télé sont tellement trouillards qu’ils préfèrent payer une fortune des noms qu’ils connaissent, plutôt que plonger dans l’inconnu. Alors qu’ils y plongent. Qu’ils le fassent en tenant la main de quelqu’un de connu ou pas, rien ne leur garantit qu’il y aura de l’eau au fond de la piscine. C’est ça, le cinéma : plonger les yeux fermés dans une piscine vide, et essayer de la remplir pendant le temps de la chute.
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LiliGalipetteLiliGalipette   06 juin 2016
« Mais le cinéma, il ne suffit pas de le vouloir, c’est comme l’amour, il faut qu’il veuille de vous. Et s’il veut pas, hein, s’il veut pas ? » (p. 11)
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LiliGalipetteLiliGalipette   06 juin 2016
« Alors on tourne un livre, c’est caméra-stylo, on filme les mots qu’on dit comme si on les écrivait, et on remplit la page, en attendant de la tourner. » (p. 32)
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Videos de Ollivier Pourriol (9) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Ollivier Pourriol
A l'occasion de la rentrée littéraire 2016, Ollivier Pourriol présente son nouveau roman "Une fille et un flingue" (Stock), un "polar dry" jouant avec les codes et les figures du cinéma français.
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