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Jean-Yves Pellegrin (Traducteur)
EAN : 9782749114910
480 pages
Éditeur : Le Cherche midi (17/03/2011)

Note moyenne : 3.29/5 (sur 75 notes)
Résumé :

Thassa Amzwar, une jeune algérienne dont les proches ont disparu dans le sillage des émeutes enKabylie, poursuit ses études à Chicago. Loin d'être une exilée traumatisée, c'est une jeune femmelumineuse, gaie, heureuse, d'un optimisme inflexible. Un de ses professeurs, Russell Stone, est viteintrigué et fasciné par son incroyable propension au bonheur. Thassa serait-elle victime d'hypertymie, une forme d'euphori... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (17) Voir plus Ajouter une critique
kuroineko
  25 août 2019
Qu'il m'a paru long, ce roman au titre et au résumé pourtant prometteurs! Par conséquent, j'en ressors assez mitigée.
Certes l'écriture est recherchée, voire peut-être un peu trop. Je n'ai pas compris l'utilité de certains passages et dénouements d'intrigues secondaires alambiqués.
Richard Powers met néanmoins en avant des points intéressants et qui interrogent sur le futur de l'humanité : le transhumanisme, la négation croissante de la sphère du privé, l'hypermédiatisation du moindre fait sortant un temps soit peu de l'ordinaire (quoique...), ... Et surtout la question de savoir si le bonheur appartient au domaine de la génomique. Existe-t-il un gène du bonheur? Et la jeune réfugiée d'origine kabyle dispose-t-elle du gène de l'allégresse ultime? Autour du cas de Thassa s'affrontent les points de vue scientifiques, transhumanistes, éthiques, religieux, médiatiques et économiques. Côté sagesse, on repassera...
Beaucoup d'ingrédients de qualité donc, avec de (trop) nombreuses descriptions relevant du génome et de la génétique. le problème, à mon goût, relève plus de la structure narrative parfois artificielle et surchargée. Heureusement le cadre contextuel donne envie de poursuivre la lecture en dépit des longueurs.
Troisième roman de Richard Powers que je lis. L'arbre-monde reste pour le moment mon préféré.
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Cacha
  18 octobre 2019
Une jeune femme à l'optimisme infaillible est la proie d'un généticien, de journalistes,.. alors que d'autres personnes ne lui veulent que du bien...
A l'opposé du premier roman de l'auteur que j'ai lu et que j'avais adoré, ce livre m'a déplu. Je me demande d'ailleurs bien pourquoi une telle différence dans mes goûts.
J'ai trouvé ce livre brouillon, les personnages sont nombreux, présentés dans le désordre et nommés tantôt par leur nom, tantôt par leur prénom, ce qui m'a déstabilisée.
Le narrateur se regarde écrire, ce qui me paraît artificiel.
Il mêle plusieurs interrogations sur notre société, à propos des manipulations génétiques, du bonheur. L'auteur fait montre d'une grande culture.
Seule la dernière page sauve le récit, à mon humble avis.
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kathel
  23 mai 2011
J'ai appris sur le site de Rue 89 que Richard Powers est devenu en 2008 la neuvième personne au monde à voir son génome entièrement séquencé. Ce n'est tout de même pas rien, et cela explique, si besoin était, pourquoi l'auteur américain s'est passionné pour les recherches sur la génétique, au point d'en faire un roman. Mes premières rencontres avec Richard Powers ont été très différentes l'une de l'autre, émerveillement pour le temps où nous chantions, agacement et lassitude pour L'ombre en fuite, dont le thème ne me parlait pas autant. J'ai retrouvé avec ce dernier roman paru en France quelque enthousiasme et le nombre de pages notées pour y relire des citations peut en témoigner. le sujet et les personnages suscitent l'intérêt dès les premières pages, l'écriture se lit bien, malgré la langue plutôt originale, qui ne tombe dans aucun lieu commun, ni même ne se permet aucun adjectif trop attendu.
Russell Stone est embauché comme professeur d'écriture auxiliaire au Mesquakie College de Chicago. Un groupe d'élèves lui échoit, la plupart étudiants en art, parmi lesquels Thassa, jeune femme venue d'Algérie après un parcours mouvementé, qui se caractérise par une joie de vivre débordante que nul ne peut ignorer. Elle devient immédiatement le centre du groupe et Russell ne peut s'empêcher d'être intrigué par cette élève, au point d'aller poser des questions sur cette capacité à être heureuse à Candace Weld, une psychologue de l'université. Tous trois apprennent à se connaître, même si Thassa reste toujours un mystère pour son professeur et son amie. En parallèle, un chercheur, Thomas Kurton, travaille à séquencer le génôme humain, et fait connaître ses travaux, et, même si ce n'est pas vraiment lui qui parle de « gène du bonheur », d'autres se chargent de le faire. Car il est aussi question des médias dans ce roman, de leur rapport avec la science et de l'absorption de la vie privée par les réseaux sociaux. Il serait impossible d'énumérer en quelques lignes tous les thèmes qui foisonnent dans ce roman, dense, intelligent, passionnant et vraiment original. Il faut le lire, c'est tout ce que je peux dire de plus !
Lien : http://lettresexpres.wordpre..
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keisha
  02 avril 2011
"Si nous pouvons empêcher ce qui nous fait du mal, pourquoi ne pas promouvoir ce qui nous fait du bien?" Existe-t-il un "gêne du bonheur"? Thassa Amzwar le possède-t'elle?"Etincelante comme un gigantesque marronnier en plein soleil", elle est l'allégresse personnifiée. Originaire de Kabylie, où son père a été assassiné, elle a émigré au Canada après le décès de sa mère, puis démarré des études à Chicago. Là elle fait connaissance de Russell Stone, son professeur et de Candace Weld, psychologue de l'université. Solide sur son socle de bonheur, elle va rencontrer un généticien intéressé par sa particularité, participer à un talk show (cet Oona show en évoque d'autres...).

Au delà des interrogations sur la recherche en génétique et ses dérives possibles, Powers met en lumière l'influence grandissante des medias, d'internet, ainsi que le caractère illusoire et passager des nouvelles ou rumeurs qui passionnent le public.

Impossible, vraiment, de communiquer sur cette lecture sans la dénaturer. C'est Richard Powers, et pour ceux qui ne connaissent pas, sachez qu'il n'est pas homme à trancher, mais à présenter, questionner, pousser le lecteur dans ses retranchements. le moindre paragraphe peut se révéler motif à réflexion sans fin, la moindre phrase peut receler des comparaisons ou raccourcis déconcertants. Mais, éblouissant, léger, il passe et entraîne vers d'autres chemins. Tirant son lecteur vers le haut, il n'hésite pas à agrémenter ses phrases d'expressions scientifiques transfigurées par une écriture dense, très dense, prenante. Il virevolte, laissant parfois sur sa faim, mais réussit quand même à rendre ses personnages attachants.

Je ne prétends pas avoir tout saisi, je pourrais parler aussi d'écriture et de fiction, sorte de fil rouge du roman, jusqu'à l'éblouissante dernière page...

Les références à peine esquissées à des événements plus ou moins récents peuvent transformer la lecture des romans de Powers en un bel entraînement neuronal ... qui en vaut la peine. Au détour d'un paragraphe, lecteur, sois vigilant, voici un voyage en avion Etats Unis-France:
"Très loin sous ses pieds, à une distance qu'elle ne sera pas capable d'estimer, quelque chose de la taille d'un continent glissera vers l'ouest. La surface en contrebas, étendue de blanc ininterrompu à peine quelques années plus tôt, sera semée de tavelures et piquée de bleu."

Un extrait (page 60)
"Mais qui sont ses amours de fiction? Il a d'abord éprouvé une vague et précoce convoitise pour Jo March. Puis Emma Woodhouse a suscité en lui un impérieux besoin d'amitié: il voulait lui passer des billets amusants pendant les cours d'initiation à le biologie qui se donnent à jamais dans la classe de l'esprit. Avec Dorothea Brooke, il a fait de longues parties de campagne, bivouaquant souvent avec elle sous les étoiles sans jamais rien toucher que ses lèvres. Beaucoup plus tard, il s'est bien amusé avec Odette, puis plus du tout. Il a tenté de protéger Daisy Miller mais a échoué lamentablement. Il a essayé de désirer Daisy Buchanan, mais n'a réussi qu'à la faire geindre à force de la secouer.
Emma Bovary lui a flanqué la trouille de sa vie. Chaque fois qu'ils se trouvaient réunis dans la même pièce, il pâlissait dans son coin, en proie à d'illicites ardeurs. Avec Anna Arkadievna, il a eu une histoire pleine de lettres insensées, d'entrevues téméraires et de rencontres volées : maintes fois, et jusqu'à l'excès, elle est venue se dresser devant lui, en plein midi, aux moments les plus opportuns de son existence trop prosaïque. Lily Bart l'a épouvanté sur deux continents, mais, au bout du compte, il aurait fait n'importe quoi pour elle- si elle le lui avait demandé. Comme les auteurs canoniques de la littérature mondiale, Russell Stone nourrissait un penchant immodéré pour les jolies suicidées."

Lien : http://en-lisant-en-voyagean..
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Allantvers
  21 juin 2013
Fan de Richard Powers, mais pas de celui-là.
On a peine à croire à cette histoire , le rythme est pesant , les personnages ne fonctionnent pas. Je partage l'avis de Woland sur un autre roman de Richard Powers, "Trois fermiers s'en vont au bal" quand il/elle dit, je cite :"qu'ils sont là pour la démonstration de l'auteur et rien de plus". le personnage principal est certes lumineux, mais c'est artificiel.
Je crois comprendre que son roman "la chambre aux échos", pourtant primé, soufre aussi de ces défauts.
Le propos scientifique est pourtant intéressant : le bonheur est-il une prédisposition génétique? si oui, peut-on, faut-il agir sur nos gènes pour améliorer notre condition?
D'autant plus intéressant quand on sait que l'auteur est l'une des rares personnes à avoir fait décrypter son génome (démarche incroyable en soi!) pour apprendre (se faire confimer?) qu'il était détenteur du gène de la dépression... puis, par une contre expertise, qu'il ne l'était pas!
C'est cette expérience qui est à l'origine de ce roman.
Je ne connais pas encore tout l'univers littéraire de Richard Powers, auteur protéiforme dont je n'ai lu d'autre que "le temps où nous chantions", chef d'oeuvre!! et "Gains", roman humano-économique que j'ai beaucoup aimé, donc mon modeste avis insuffisamment éclairé prête à caution!
Mais j'ai l'impression que cet auteur, qui quand il s'exprime dans les médias met la matière scientifique au coeur de sa création littéraire, n'est paradoxalement jamais aussi bon que quand il ne la prend pas pour matière pour ses romans.
A mon sens ce sont sa foisonnante culture générale et sa grande sensibilité qui font son talent littéraire.
Pas (encore) la science, dont il me semble encore prisonnier de l'exigence qu'elle impose de la démonstration, qui bride sa créativité.

Dommage! On ne peut pas écrire un chef d'oeuvre comme "le temps où nous chantions" à chaque fois!
Mais la route reste ouverte, je ne demande qu'à changer d'avis en découvrant ses autres oeuvres!
Et j'imagine bien Richard Powers en écrivain incontournable du XXIième siècle, ayant su nous alerter de sa plume sur certains des incroyables bouleversements technologiques et scientifiques en cours!

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critiques presse (2)
LePoint   29 juin 2011
Si vous attendez des romans qu'ils vous donnent à penser et pas seulement à voir et à ressentir, lisez cette fresque monumentale, satire de notre monde et de son impensé. Partez à la découverte des origines du bonheur, ce rêve de nos sociétés, et de sa fabrication par altérations génétiques, ce cauchemar demain.
Lire la critique sur le site : LePoint
Liberation   17 juin 2011
Richard Powers brasse ainsi intrusion de la génétique et exhibition de l’intime. C’est dire l’ampleur du propos, et son ambition. On ne s’étonnera pas que Générosité ait été élu «meilleur livre de l’année» par le New York Times.
Lire la critique sur le site : Liberation
Citations et extraits (61) Voir plus Ajouter une citation
litolfflitolff   07 février 2013
Sur les deux mille publications consacrées chaque année au développement personnel, bon nombre estiment que, passé le seuil de pauvreté,les revenus n'influent que très peu sur le bien-être de la personne et que l'appartenance sociale n'a guère plus d'impact. Le mariage entre pour une faible part en ligne de compte. Le bénévolat opère des miracles. Mais à part les médicaments, rien n'aide autant à entretenir la satisfaction qu'un emploi gratifiant.
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KathleeneKathleene   03 juin 2011
Grace lui avait préparé sa première ligne de cocaïne sur un miroir de poche. ….
Cela ne lui avait presque rien fait. Il avait ressenti une palpitation dans les dents de devant et ses gencives étaient devenues insensibles. Certes, l’après-midi était magnifique ; certes, il se trouvait drôle, éprouvait une sensation de plénitude, de gratitude et même de puissance. Mais en était toujours ainsi lorsqu’il passait un après-midi avec Grace.
Une semaine plus tard, il lui demandait, l’air de rien : « C’est difficile de s’en procurer ? Elle avait ri si longtemps devant sa fausse désinvolture qu’il avait fini par comprendre : jamais plus il ne toucherait à cette chimie-là, sinon il en prenait pour perpète. Quelque chose dans ses cellules avait manifesté une prédisposition à l’addiction, comme chez son père, son oncle, sa grand-tante et sans doute son frère. Son seul remède était de ne jamais céder aux premières fois.
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litolfflitolff   10 février 2013
Il aura fallu des millions d'années à l'espèce humaine pour descendre des arbres et seulement dix de plus pour se mettre en vitrine.
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KathleeneKathleene   03 juin 2011
Plus tard ce soir-là, Sue Weston se connecte à son blog et publie un nouveau message : « L’oiseau du bonheur identifié ». Elle expose ses arguments avec une clarté qui ferait la fierté de son ancien professeur d’écriture. Elle propose des liens vers la transcription du numéro de La Jungle urbaine diffusé en novembre, vers l’article du Reader et tout le battage de ces derniers mois. Rien que les faits. Du documentaire sans création. Telle est la science de son choix, et elle décerne le premier prix à la primeur.
Ce n’est pas comme si elle dévoilait au public des réalités cachées : celles-ci n’ont jamais été d’ordre privé. Sue a 21 ans, elle est assez jeune pour savoir que plus rien désormais n’est privé ni public. Il n’y a que de faits lents et des faits rapides, des faits associés et des faits isolés, et deux séquences dignes d’intérêt finissent toujours par être mises en corrélation. Et puis, si elle ne s’y colle pas, un autre se chargera de publier ces concordances d’ici quelques jours. Pourquoi un autre blog que le sien devrait-il captiver tous les regards ?
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chocobogirlchocobogirl   24 avril 2011
On se souvient d'un compliment environ trois jours et demi, mais on rumine une critique pendant des mois. Un évènement désagréable nous semble 60% plus long qu'un évènement agréable de même durée. Les images menaçantes retiennent plus vite notre attention et nous devons faire davantage d'efforts pour en détourner les yeux. Il faut environ cinq évènements positifs pour compenser un évènement négatif d'importance égale. Si vous blessez un ami, vous devrez lui faire cinq gentillesses pour réparer l'offense.
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Videos de Richard Powers (15) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Richard Powers
Les grands débats - A… comme Arbre : le monde des arbres - dimanche 23 septembre 2018 de 14h00 à 15h00 - Richard Powers - Rita Leistner - Julien Bisson Depuis le succès planétaire du livre de Peter Wollheben, La vie secrète des arbres, il semble qu'on les regarde différemment et que l'on réalise que les forêts ressemblent bel et bien à des sociétés humaines. Les arbres communiquent, apprennent, se souviennent, souffrent et même s'entraident.
La photographe canadienne Rita Leisner a longtemps été reporter de guerre, du Cambodge à l'Irak, mais c'est aux arbres qu'elle consacre sa dernière exposition, présentée cette année au festival America. Entre 1983 et 1992, elle a planté des arbres en Colombie-Britannique pour financer ses études et dans The Tree Planters, elle rend hommage aux planteurs d'arbres et à leur vie aux conditions difficiles. Richard Powers, lui, a choisi des arbres et des humains comme personnages de son dernier roman, L'arbre-monde, où il dresse le bilan du drame écologique que nous connaissons. Une conversation entre deux passionnés qui promet d'être surprenante.
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