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ISBN : 2020406489
Éditeur : Seuil (02/06/2000)

Note moyenne : 3.39/5 (sur 110 notes)
Résumé :
OEdipa Maas, pur symbole de la femme californienne des années 60, est nommée exécutrice testamentaire d'un de ses anciens amants. Au gré de l'exécution dudit testament, une foule de personnages hauts en couleur vont surgir sur le chemin d'OEdipa. Elle va découvrir un réseau de vies parallèles bien étrange, créé à partir de la figure mythique d'un personnage du XVIe siècle, qui ourdit un complot de grande envergure et communique grâce à un service postal secret.
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Critiques, Analyses et Avis (13) Voir plus Ajouter une critique
keisha
  17 octobre 2010
"Un après-midi d'été, Mrs Oedipa Maas rentra d'une réunion Tupperware où l'hôtesse avait peut-être mis trop de kirsch dans sa fondue pour découvrir qu'elle, Oedipa, venait d'être nommée exécuteur testamentaire, ou plutôt exécutrice, se dit-elle, d'un certain Pierce Inverarity, magnat californien de l'immobilier " et accessoirement un de ses anciens amants connu avant son mariage avec Wendell "Mucho" Maas.
Prévenue par une lettre d'un certain Metzger, elle file à San Narciso, voit arriver Metzger dans sa chambre d'hôtel, alors que la télévision diffuse un vieux film où jouait Metzger qand il était gamin. Une histoire avec le gamin, donc, son père et un chien. Dans un sous-marin. S'ensuit une partie de strip-tease Botticelli (ne me demandez pas ce que c'est).
A ce moment là, c'est déjà bien secoué-givré comme histoire...

Plus tard Oedipa assiste à une pièce élisabéthaine intitulée The courier's Tragedy (la description détaillée des actes de la pièce est un sommet de dinguerie), elle découvre qu'il existe plusieurs versions, dont une qui évoque Trystero.
"Trystero s'était opposé en Europe au système postal de Thurn and Taxis; son symbole était un cor de poste avec une sourdine; à une certaine date avant 1853, il apparaît en Amérique et lutte contre le Pony Express et la Wells Fargo, soit sous l'aspect d'outlaws en noir, ou bien déguisés en indiens; il survit en Californie, comme un moyen de communication avec les minorités sexuelles, les inventeurs qui (...), et peut être bien son mari..."
Oedipa poursuit l'enquête, trouve que tout est lié, trop peut être même... "Ou bien Trystero existait concrètement, ou bien c'était un fantasme d'Oedipa." Est-ce une machination de Pierce? de son mari? Elle qui devient parano? La réalité?
Elle espère en savoir plus lors de la mise aux enchères du fameux lot 49, lot de faux timbres avec en particulier le cor de chasse à sourdine.


Je me devais de découvrir Pynchon, mystérieux auteur qui refuse d'être connu (il existe une vieille photo floue) et a écrit peu de romans, et particulièrement ce titre dont s'est inspiré l'éditeur le cherche midi pour nommer sa collection où paraissent des auteurs parfois bien denses, c'est le moins que l'on puisse dire.


J'ignore si j'ai choisi le plus facile, en tout cas c'est le plus court, 200 pages de tourbillon burlesque et désorientant, où l'on suit sans difficulté insurmontable Oedipa dans ses pérégrinations et ses découvertes bourrées de coïncidences, ses rencontres déconcertantes. Ça part dans tous les sens, on croit tenir un bout logique, il s'évanouit, mais malgré tout on s'accroche. Comme en plus c'est souvent drôle, pourquoi pas? Tout est lié, on veut comprendre, quelle est cette mystérieuse organisation WASTE (We Await Silent tristero's Empire) ?

Ce qui est sûr, c'est que je vais me lancer dans un autre roman de l'auteur, au moins avec lui on n'est pas dans des sentiers battus bien pépères...

Un passage, pour une idée du style...

"Que restait-il à hériter? Cette Amérique qui se trouvait codée dans le testament d'Inverarity, à qui appartenait-elle? Elle pensa à des wagons de marchandises immobilisés, où les gosses assis par terre, heureux comme Baptiste, chantaient en coeur le refrain des chansons que leur mère écoutait sur son transistor; à d'autres squatters, dressant des tentes derrière les vastes réclames le long des autoroutes, ou bien endormis dans les cimetières de voitures, à l'abri dans des carcasses de vieilles Plymouth, ou même qui n'hésitaient pas à passer la nuit en haut d'un poteau télégraphique dans les tentes qu'y installent les poseurs de ligne, comme des chenilles dans leurs cocons, à se balancer dans une toile d'araignée de fils téléphoniques, au sein d'un écheveau de fils de cuivre, celui du miracle séculaire des communications, sans se soucier du voltage qui filait tout au long de ces kilomètres de métal, transportant des milliers de messages à travers la nuit. Elle se souvint de ces errants qu'elle avait écoutés, des Américains qui parlaient la langue avec beaucoup de soin, en érudits, comme des exilés venus d'un autre monde invisible mais qui aurait été le double fantomatique du pays béni où elle vivait. Et ces ombres qui sillonnent les routes, la nuit, et qui surgissent tout à coup dans la lumière des phares, mais ils ne lèvent pas les yeux, et ils sont trop loin d'une ville quelconque pour aller vraiment quelque part."

Lien : http://en-lisant-en-voyagean..
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LulamaeA
  31 mars 2014
Je savais en m'attaquant à Pynchon que je m'attaquais à une forteresse. Déjà parce qu'il s'agit de trouver son avis propre quand on ne fait qu'entendre des louanges de l'auteur. Mais pour être tout à fait honnête ce n'est pas la raison principale. En réalité je ne cesse de revenir à Contre-jour et de buter contre, dans un mouvement qui ne me mène jamais plus loin que la page 40. Ce livre de mille pages prend la poussière et en attendant je ne sais toujours rien du fameux Pynchon, ce génie, en tout cas parait-il.
Me voilà donc pleine d'optimisme attaquer Vente à la criée du lot 49. Qui commence sur les chapeaux de roues puisque, une fois n'est pas coutume, le roman commence à l'endroit exact où se termine la quatrième de couverture.
Jusque là tout va bien. Sauf que rapidement je me trouve embarquée dans un récit que je ne parviens pas à suivre tant il bouleverse mes habitudes.
La narration, déjà, est atypique. Elle est convulsée, pleine de spasmes qui connaissent parfois un répit, pour nous livrer de gros morceaux soporifiques.
Le personnage principal est quant à lui indéfinissable. Quelques détails épars nous sont livrés mais à part l'envie de percer à jour le motif (opaque) de l'intrigue, cette brave Oedipa reste un mystère insoluble.
J'en viens donc au fait. Ce roman possède l'aspect (et utilise les caractéristiques) du rêve dont voici quelques éléments :
Une temporalité inexistante : l'action passe d'un lieu à un autre sans transition. Les décors se succèdent sans lien apparent et il est extrêmement difficile de retracer un parcours cohérent et structuré du personnage principal. A plusieurs reprises, au contraire, la narration se détend et s'accroche à une parcelle de temps sur laquelle toute l'attention est focalisée -avec force détails- durant de longues pages.
La variété des figures anonymes. Comme dans un rêve, les personnes semblent surgir de nulle part pour s'évanouir aussi rapidement après avoir tenu des discours des plus décousus.
L'impression de saugrenu. le rêve a cela de particulier qu'il a les dehors de la réalité tout en gardant avec elle ce léger décalage qui suffit à nous alarmer sur la nature de ce que nous croyons vivre pour de vrai. Ce roman produit la même sensation. À ceci près que je la rapprocherais plus volontiers de la sensation produite par un cauchemar. On ne comprend rien de ce qui se passe sous nos yeux, on sait que cela aura fatalement une fin (on se réveille ou l'on ferme le livre, c'est égal), mais en attendant nous sommes prisonniers d'un engrenage contre lequel nous ne pouvons rien sinon être patient.
Voilà l'effet qu'a produit sur moi Vente à la criée du lot 49 qui me semble pour ma part plus relever de l'expérience (personnelle, pour l'auteur) littéraire -comment retranscrire le rêve en mots- plutôt que du roman.
Lien : http://erutarettil.com/?p=1206
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darkon31
  06 février 2011
Thomas Pynchon met le texte en abîme, parle des mots, de la métaphore de la réalité qui est peut être la seule vraie réalité. Avec le délire aussi qui guette tous ses personnages. Même (surtout) les psychiatres. Il faut accepter de décoller dans une autre dimension, s'arracher du plancher des vaches pour voler dans le nuage éthéré de la sur-réalité. C'est parfois poétique, parfois drôle. Mais il y a d'abord cette étrange soif de vie et d'amour qui nous relie tous, par-delà le néant. Un livre très positif et qui donne la pêche !
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identifiantidentifiant
  25 septembre 2014
Franchement j'ai essayé, vraiment essayé mais je n'ai rien compris!
Je me sens presque nulle et exclue d'une communauté d'avant-gardistes qui ont su décrypter les messages puissants de Thomas Pynchon...
Comme Chuck Palahniuk, ce livre a été pour moi une série d'événements loufoques, incohérents incompréhensibles menés par une héroïne tordue au nom tordu et qui pourtant semblait accessible.
Je crois que ce n'est pas pour moi, et quel dommage! Mais vraiment je n'ai pas réussi.......
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desertisland
  29 octobre 2007
C'est le plus court Pynchon, le plus drôle et le plus prenant. L'histoire c'est une femme qui hérite d'une collection de timbres qui révèle l'existence d'un réseau postal parallèle depuis la nuit des temps, c'est un livre paranoïaque et assez halluciné.
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Citations et extraits (5) Ajouter une citation
keishakeisha   17 octobre 2010
Que restait-il à hériter? Cette Amérique qui se trouvait codée dans le testament d'Inverarity, à qui appartenait-elle? Elle pensa à des wagons de marchandises immobilisés, où les gosses assis par terre, heureux comme Baptiste, chantaient en coeur le refrain des chansons que leur mère écoutait sur son transistor; à d'autres squatters, dressant des tentes derrière les vastes réclames le long des autoroutes, ou bien endormis dans les cimetières de voitures, à l'abri dans des carcasses de vieilles Plymouth, ou même qui n'hésitaient pas à passer la nuit en haut d'un poteau télégraphique dans les tentes qu'y installent les poseurs de ligne, comme des chenilles dans leurs cocons, à se balancer dans une toile d'araignée de fils téléphoniques, au sein d'un écheveau de fils de cuivre, celui du miracle séculaire des communications, sans se soucier du voltage qui filait tout au long de ces kilomètres de métal, transportant des milliers de messages à travers la nuit. Elle se souvint de ces errants qu'elle avait écoutés, des Américains qui parlaient la langue avec beaucoup de soin, en érudits, comme des exilés venus d'un autre monde invisible mais qui aurait été le double fantomatique du pays béni où elle vivait. Et ces ombres qui sillonnent les routes, la nuit, et qui surgissent tout à coup dans la lumière des phares, mais ils ne lèvent pas les yeux, et ils sont trop loin d'une ville quelconque pour aller vraiment quelque part.

Un après-midi d'été, Mrs Oedipa Maas rentra d'une réunion Tupperware où l'hôtesse avait peut-être mis trop de kirsch dans sa fondue pour découvrir qu'elle, Oedipa, venait d'être nommée exécuteur testamentaire, ou plutôt exécutrice, se dit-elle, d'un certain Pierce Inverarity, magnat californien de l'immobilier.
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SPQRSPQR   10 décembre 2007
"Elle ne pouvait détacher son regard du sien. Il avait des yeux noirs, entourés de rides incroyablement serrées. On aurait dit un labyrinthe de laboratoire destiné à l'étude des larmes. Ces yeux semblaient savoir ce qu'elle voulait, alors qu'elle l'ignorait elle-même."



"Les mots, qui s'en soucie ? Ce ne sont que des bruits appris par cœur, pour franchir la barrière des os dans la mémoire des acteurs. C'est dans cette tête qu'est la réalité. Dans ma tête. Je suis le projecteur dans le planétarium, avec tout ce petit univers fermé visible dans le cercle de cette scène qui jaillit de ma bouche, de mes yeux et, parfois, d'autres orifices également."
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darkon31darkon31   06 février 2011
- Maintenant, quand je mets le casque, ajouta Mucho, je comprends tout, et quand ces gosses chantent She loves you, eh bien, tu sais, c'est pour de bon, elle l'aime, et elle, c'est autant de gens qu'on veut, dans le monde entier, à travers les âges, de formes loin de la mort ou tout près : elle aime. Et you, c'est tout le monde aussi, et elle-même, Œdipa, la voix humaine, si tu savais quel miracle c'est.
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nathalie_MarketMarcelnathalie_MarketMarcel   29 mars 2017
Œdipia s’était mise à pleurer en regardant ce tableau. Personne ne l’avait remarquée ; elle portait des lunettes vert sombre. Si les larmes restaient prisonnières derrière les lunettes, elle conserverait ainsi ce moment de tristesse, voyant le monde s’iriser à travers ses larmes, celles de cet instant, comme si des indices de réfraction encore inconnus pouvaient varier d’une crise de larmes à l’autre.
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NikolasdeparisNikolasdeparis   15 août 2016
San Narciso est dans le Sud, près de Los Angeles. Comme beaucoup de noms de lieux en Californie, c'est moins une ville identifiable qu'un ensemble d'idées générales - une zone de recensement, un lotissement, des centres commerciaux, où s'entrecroisent les bretelles qui mènent à son autoroute.
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Videos de Thomas Pynchon (5) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Thomas Pynchon
Inherent Vice (2014), un film policier américain réalisé par Paul Thomas Anderson. Il est adapté du roman Vice caché (titre original : Inherent Vice) de l'écrivain américain Thomas Pynchon paru en 2009.
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