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Gustave Alaux (Illustrateur)Claude Dauphiné (Autre)
EAN : 9782721002396
255 pages
Éditeur : Editions des Femmes (30/11/-1)
3.67/5   6 notes
Résumé :
Contemporaine de Sarah Bernhardt, Marguerite Emery, écrivain et critique littéraire au Mercure de France, sous le pseudonyme de Rachilde, dérangea en son temps l'ordre moral, littéraire et sexuel, en entreprenant, de roman en roman, de “réinventer l'amour”.
Ainsi, dans La Jongleuse, paru au tout début de ce siècle, en 1900, Eliante, créole, veuve d'un capitaine de marine, loin de se satisfaire qu'un jeune étudiant en médecine la prenne pour objet de conquête,... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (2) Ajouter une critique
Dranseb
  13 octobre 2020
Une merveille !
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JLM56
  01 février 2012
Une femme écrivain début du vingtième ps vraiment politiquement correcte et qui aborde des thèmes qui dérangent les biens pensants
un très bel objet objet illustré dans son coffret avec un carnet de notes à l'image de Rachilde
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Citations et extraits (4) Ajouter une citation
DransebDranseb   13 octobre 2020
Sous un dais de mousseline indienne, une soie de Brousse aux nuances irisées, changeantes, tantôt d'un bleu sombre constellé d'astres roux, un amas de coussins bariolés et des satins pâles formaient le lit.
Cela ressemblait davantage à un grand œuf, un œuf de laque blanche tout plein de friandises joyeusement colorées et papillotées de dentelles.
En face du lit se dressait, sortant d'un pouf de cygne, un divan circulaire entièrement revêtu de ce miraculeux duvet, un Eros noir, une antique statue de marbre, verdie aux contours, sans doutes restée fort longtemps exposée aux morsures du vent et aux larmes de la pluie. Cet Eros avait dû, jadis, tenir un arc de métal, mais son bras droit, replié à la hauteur des yeux, n'exhibait plus qu'un moignon, la main était partie avec la corde tendue, et le bras gauche manquait totalement. L'enfant, à la fois lamentable et farouche, faisait resplendir des prunelles d'émeraudes serties en deux camées blancs et il ouvrait, grands, au milieu de sa face de nègre féroce, des yeux d'une réelle existence divine.

Page 68 (troisième description de la chambre d'Eliante)
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DransebDranseb   13 octobre 2020
Cette chambre, vaste et sombre, avait un air de temple.
Les fenêtres donnant sur le jardin, étaient au nombre de trois, jaunes et ovales comme des pierres précieuses, des topazes taillées à facettes larges comme des vitres, elles ne donnaient point de jour, mais du soleil, qu'il y eût ou qu'il n'y eût pas dehors, une espèce de soleil trouble mêlé d'une fumée d'incendie.
Sur les murs de longues peaux de bêtes pendaient, encadrées par des bandes claires de drap d'or, une étoffe épaisse moitié soie, moitié métal, qui lançait des rayons aigus dans les fourrures et les lustrait d'un reflet flambant. Lions et panthères, ours bruns et ours noirs, alternaient, présentant chacun leur tête au centre du panneau, des têtes bien mortes, aux yeux clos, aux gueules fermées, ne perdant pas leur expression naturelle à montrer les horribles crocs artificiels des descentes de lit pour rastaquouères.

Page 67
(début de la description de la chambre d'Eliante)
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DransebDranseb   13 octobre 2020
Il y avait un lion dormant sur ses deux pattes croisées, ses paupières noires baissées, qui devait être terrible, vu au crépuscule, car il ne paraissait vraiment qu'endormi. Des armes se croisaient au-dessus ou au-dessous de ces têtes mortes, des armes sauvages, curieuses.
Par terre un tapis de Smyre rouge, d'un rouge groseille, vineux, aux dessins violâtres, presque noirs, étalait une mare de sang ou de vendange qu'on foulait avec une certaine appréhension des rejaillissement possibles.
Et des meubles noirs, tout étincelants de ferrures ouvragées, d'incrustations d'or ou de nacre,, rutilaient dans l'ombre des angles ou des draperies.
Des colonnes d'ébène cerclées de bronze, d'argent, de bracelets de marbre, portaient des idoles bizarres, depuis le traditionnel bouddha, levant deux inflexibles doigts, jusqu'au dieu-serpent des Océaniens, branchu et touffu comme un arbre.

Page 68 (description de la chambre d'Eliante)
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filsdejoiefilsdejoie   06 avril 2018
...je porte en moi le secret de toutes les sciences en ne sachant qu'aimer. J'ai le dégoût de l'Union, qui détruit ma force, je n'y decouvre aucune plénitude voluptueuse. Pour que ma chair s'emeuve, et conçoive l'infini du plaisir, je n'ai pas besoin de chercher un sexe à l'objet de mon amour!
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Videos de Rachilde (3) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de  Rachilde
“Une vie une oeuvre” : “Marguerite Eymery dite Rachilde, Homme de Lettres (1860-1953)”. Diffusion sur France Culture le 9 mai 2009. Par Françoise Estèbe et Christine Robert. Scandaleuse Rachilde qui osa braver les tabous et les interdits de son temps! Née en 1860 dans la vieille demeure familiale du Cros (le "trou"), elle passa une grande partie de son enfance dans cette région humide et sinistre du Périgord, paysage mortifère hanté par de terribles légendes paysannes et la croyance en une malédiction familiale. Enfance solitaire et délaissée, entre une mère dépressive qui sombra progressivement dans la folie et un père militaire qui lui reprochait de ne pas être un garçon. Comment s'étonner qu'elle fût toute sa vie fascinée par l'androgynat ? Elle commença à écrire dès l'âge de 12 ans, exorcisme salutaire, choisit pour pseudonyme le nom d'un gentilhomme suédois du 16e siècle et s'enfuit pour Paris dès sa majorité, décidée à conquérir le milieu littéraire. À 20 ans, elle publia "Monsieur Vénus", un livre sur l'inversion sexuelle et la domination féminine, d'une audace inouïe pour l'époque, dont le scandale la fit connaître. L'oeuvre baroque, souvent hallucinée de Rachilde, explore les perversions et les fantasmes les plus violents. Sa production littéraire trop abondante, inégale et certes datée, kitsch souvent, recèle des textes forts, "La Marquise de Sade", "La Tour d'Amour", "L'Animale", qui ont été réédités. Le personnage que s'est créée Rachilde, surtout, est incroyable. Habillée en homme, coiffée à la garçonne, courant les bals populaires une prostituée à son bras, elle défraya la chronique puis épousa un homme fort sérieux, Alfred Valette, directeur du Mercure de France, où elle tint salon tous les mardis, attentive aux jeunes écrivains, découvreuse de talents, Carco, Jarry... Car Rachilde, qui mourut ignorée de tous en 1953, fut aussi un personnage clé de la vie littéraire de son temps. Avec les voix de Rachilde, Francis Carco et Maurice Garçon. Archives INA Martine Auger Par Annelise Signoret
Invités : Gilles Freyssinet Estelle Guillaume Diane de Margerie, ecrivain, essayiste
Thèmes : Arts & Spectacles| Littérature Française| Rachilde
Sources : France Culture et Wikipédia.
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