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EAN : 9782315003792
237 pages
Éditeur : Max Milo (10/01/2013)
4.08/5   165 notes
Résumé :
« Céline est privée de nourriture, battue des années durant, enfermée. Elle craint chaque week-end pour sa vie, travaille, travaille encore, pour briller et jouer les pianistes prodiges en gardant le secret sur l'horreur de sa vie familiale. Et autour d'elle, un silence assourdissant. Comment suspecter l'horreur de la servitude sous les atours de l'excellence ? L'exigence absolue de la perfection qui devient justification de tous les excès et de tous les abus et qui... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (42) Voir plus Ajouter une critique
4,08

sur 165 notes
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carre
  24 février 2013
Avec « la démesure», Céline Raphael livre un témoignage courageux sur la maltraitance, de sa plus tendre enfance jusqu'à ce que la parole de Céline se libère auprès d'une infirmière scolaire à l‘adolescence. Pendant plus de dix ans, elle a subit coups, tortures mentales, humiliations par un père (cadre supérieur) qui avait choisit dans faire une pianiste de renom. Sous le regard et le silence coupable de sa mère. Céline Raphael mets enfin ces mots sur l'enfer subit, sur une enfance confisquée.
Pourtant le récit en tant que tel, suscite rarement l'émotion. Comme si l'auteur voulait se protéger et chose plus complexe protéger ces bourreaux (car pour moi, le silence maternel me semble aussi coupable que les souffrances infligées par le père). Elle montre la perversité qui s'empare de ces démons intérieurs (est-il possible de renouer le moindre lien avec ces parents ?) Mais ne nous trompons pas, il faut un grand courage et un énorme travail sur soi, pour mettre des mots sur l'insupportable. Et si le livre permettait ne serait-ce qu'à un enfant de se délivrer d'un tel fardeau, le livre de Céline Raphael est inestimable.
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diablotin0
  25 mai 2020
Initialement, je pensais qu'il s'agissait d'un roman, très vite je me suis aperçue qu'il n'en était rien. Il s'agit d'un récit, celui poignant, violent de ce que Céline Raphaël a vécu étant enfant. Son bourreau n'est autre que son père qui veut, de façon obsessionnelle, que Céline, sa fille, assouvisse son désir, elle doit devenir une pianiste virtuose.
Il est normal que tout parent puisse souhaiter le mieux pour son enfant mais ce dernier ne doit pas avoir une fonction réparatrice . Je cite Daniel Rousseau, pédopsychiatre :" À partir de quelle limite ce désir-là, conçu pour le bien de l'enfant, devient tyrannique et aboutit au contraire à flétrir la jeune pousse ?"
Ce témoignage n'est malheureusement pas un cas isolé, mais ce livre montre qu'une enfance meurtrie peut toutefois laisser place à une vie d'adulte heureuse. Même si rien ne s'oublie, le poids du passé peut s'attenuer.
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VanilleBL
  12 octobre 2015
"Céline est privée de nourriture, battue des années durant, enfermée. Elle craint chaque week-end pour sa vie, travaille, travaille encore, pour briller et jouer les pianistes prodiges en gardant le secret sur l'horreur de sa vie familiale et, autour d'elle, un silence assourdissant.
Comment suspecter l'horreur de la servitude sous les atours de l'excellence ? L'exigence absolue de la perfection qui devient justification de tous les excès et de tous les abus et qui mystifie l'entourage d'autant plus facilement que cette esclave n'est pas affectée à une tâche de souillon mais à une production artistique réservée aux élites ?"
Alors qu'il est synonyme d'harmonie, de légèreté, de beauté et qu'il ne devrait jamais être que cela, le piano n'a pas été pour Céline Raphaël un instrument de musique mais un instrument de torture. de l'âge de 3 ans jusqu'à 14 ans, elle a dû rester enchaînée à son piano, soumise à un père qui voulait à tout prix faire d'elle un prodige. À tout prix, y compris à coups de ceinture, de privations et d'humiliations.
En lisant son récit, on peine à imaginer non pas que tout est vrai mais que cela a pu se passer aussi longtemps dans l'indifférence générale. On peine à comprendre comment Céline a pu endurer tout cela et survivre. Et renaître. Et réaliser son rêve – devenir médecin pour soigner les autres. On peine à croire que personne n'a jamais rien vu, deviné, soupçonné. Que personne n'a jamais rien dit.
Lorsqu'à deux ans et demi, Céline se voit offrir un piano, on ne peut que se dire que, même si elle est sans doute encore un peu jeune, c'est un cadeau magnifique et que, dès que ses petits doigts auront un peu grandi, elle pourra jouer de cet instrument. D'ailleurs, le piano n'est-il pas installé dans la salle de jeux ?
Sauf que le rêve de musique va rapidement tourner au cauchemar. À 2 ans et demi, les premières notes. Et à 5 ans, les premiers coups. "Bientôt je ne serai plus rien. Cassée. Je vais peu à peu devenir un être incapable d'exprimer la moindre opinion, incapable de dire non, de dire stop, de dénoncer. J'étais à 2 ans une explosion de curiosité, et quelques années plus tard je serai uniquement focalisée sur ma survie. Les touches d'ivoire, rigides, et la noirceur de mon piano allaient devenir mon seul horizon."
Paradoxalement, le fait qu'elle soit douée ne va faire qu'empirer les choses et augmenter le niveau d'exigence de son père. Leur déménagement en Allemagne révèle chez lui une véritable obsession pour la perfection qui va se traduire par le recours aux châtiments corporels et psychologiques. Les premiers coups meurtrissent non seulement la peau mais aussi l'esprit de la petite fille de 5 ans : "je venais de perdre mon père et l'amour de mon père. Je découvrais progressivement la peur de l'après et prenais conscience à cet instant-là qu'à tout moment je pouvais mourir. Mourir d'angoisse, mourir de douleur, mourir sous les coups."
À partir de là, son quotidien ne sera plus jamais marqué – dans tous les sens du terme – que par la peur et la souffrance. Pourtant, elle obtient le premier prix d'un concours national à 8 ans, pose en petit prodige de la musique dans le journal La Montagne… et travaille jusque tard dans la nuit Chopin et Mozart. Les jours de concours, son père se montre prévenant, attentionné, fier. Mais dès le lendemain, les sessions interminables au piano, les coups et les humiliations reprennent. Rien n'est jamais assez et la petite fille est privée de nourriture, enfermée dans la cave, ses cheveux sont régulièrement rasés, les quelques objets qu'elle possède sont méthodiquement détruits. Pour la soumettre et briser définitivement toute résistance. "Je t'aurai. T'en crèveras, mais je t'aurai !" lui lance-t-il un jour.
La mère laisse faire, impuissante, tétanisée, totalement sous l'emprise de son mari. le silence est tout aussi assourdissant et l'indifférence tout aussi grande dans l'entourage : médecin de famille, professeurs de piano, enseignants, personne ne semble rien remarquer ni de la maigreur squelettique de Céline ni de ses absences à répétition. Bien au contraire, certains enseignants lui reprochent son absentéisme et lorsqu'un coup plus violent que les autres l'a fait tomber de son tabouret et provoque un oedème du genou, les médecins parlent d'automutilation, de syndrome de Münchhausen mais aucun n'envisage un seul instant la maltraitance. Parce que les préjugés ont la vie dure et qu'il est impensable pour la plupart des gens, médecins compris, que "de telles choses" aient lieu dans une famille aisée et bourgeoise – les "Cosette", c'est bien connu, n'existent que dans les familles pauvres et défavorisées…
Il faudra toute l'attention, la patience et l'obstination d'une infirmière scolaire pour que le destin de Céline bascule enfin. Pour que quelqu'un réagisse enfin à ses 45 heures de piano hebdomadaires et à ses 38 kg. "Je dois la vie à cette femme. Très vite, je ne pouvais plus me passer de nos rendez-vous. Grâce à elle, j'avais un sentiment d'invincibilité. Elle était comme une force magique qui m'empêchait de mourir quand je rentrais chez moi, le week-end." L'infirmière va peu à peu apprivoiser la jeune fille de 14 ans, l'écouter, l'amener à se confier puis à faire des constats de coups et, enfin, un signalement à la police. Céline est alors retirée à sa famille, placée sous X, d'abord en hôpital puis dans une famille d'accueil, puis dans un foyer pour… jeunes délinquantes ! le parcours est ubuesque et les lieux totalement inappropriés – comme si aucune solution n'existait. Obligée de se lever à 4h30 pour aller au lycée, elle finit par choisir de retourner chez ses parents, le temps d'obtenir une bourse et donc son indépendance, pour elle et pour sa soeur Marie. Forte du statut de victime qui lui a été reconnu et de la phrase lapidaire de la procureure qui a qualifié son père de "minable", Céline a gagné en confiance. Elle est prête à tout pour réaliser son rêve de devenir médecin, y compris revenir auprès de celui qui lui a fait tant de mal et qui n'aura finalement été condamné qu'à deux ans de prison avec sursis, dix-huit mois de mise à l'épreuve avec injonction de soins, ce qui paraît dérisoire au regard de ce qu'il a fait subir à sa fille
Elle aurait pu en mourir. Elle aurait pu être brisée à jamais. Non seulement elle a survécu mais en plus elle a accompli ce qu'elle souhaitait : devenir médecin pour soigner les autres et militer pour un engagement politique en faveur de la protection de l'enfance. À cet égard, son livre est d'ors et déjà une remarquable contribution. Loin de tout pathos, le récit, fort, dérangeant, âpre, est à l'image de son titre : sobre, précis, pudique. Il montre que la maltraitance n'a pas de milieu de prédilection. Il invite à oser ouvrir les yeux et briser la loi du silence. Il permet de rappeler que deux enfants par jour meurent en France des suites de maltraitance et que "dans la plupart des cas, on aurait pu agir et on ne l'a pas fait". Il engage les professionnels de santé et les personnels scolaires à se former, à s'interroger, à se renseigner et à agir.
De cette enfance fracassée, Céline a conservé un corps émacié et sans doute beaucoup de fêlures intérieures que l'on devine malgré son éblouissant sourire et ses yeux pétillants. Mais elle a survécu. Mieux que cela, elle s'est épanouie, elle a tracé son propre chemin, elle a réinventé sa vie. Et elle a redécouvert la musique et son véritable pouvoir en jouant dans un service de soins palliatifs : "ce jour-là, j'ai compris ce qu'était vraiment la musique. J'ai compris que j'avais le don d'apaiser les souffrances l'espace d'un morceau. J'ai compris que ce piano qui m'avait fait tant souffrir pouvait donner un peu de bonheur aux autres. (…) Aujourd'hui, ma vie est belle. Je fais un métier que j'aime profondément, je vis avec un conjoint que j'aime passionnément et je profite des petites richesses que chaque jour peut m'offrir. Plutôt que de nier mon passé, j'ai choisi de m'en servir pour que les choses évoluent, pour les autres."
Lien : http://paroles-et-musique.co..
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Aela
  10 mars 2013
Un livre vraiment "dérangeant" mais courageux. C'est le témoignage d'une femme médecin, Céline Raphaël, qui a subi de graves maltraitances de la part de son père et qui maintenant, après avoir témoigné, milite pour un engagement politique en faveur de la protection de l'enfance et une meilleure formation des professionnels de santé au repérage de la maltraitance.
Au départ Céline est une enfant comme les autres; Son père a un poste de cadre supérieur et de directeur d'usine;
Elle a une petite soeur qui, elle, va avoir une enfance "normale".
Malheureusement pour elle, Céline a un don: le piano.
Son père a une oreille fine et décèle dès le plus jeune âge de sa fille, ses capacités de musicienne.
Dès lors, il va lui faire mener un parcours de combattant, un parcours inhumain, allant jusqu'à lui infliger des séances de travail de 3 heures par jour dès l'âge de 4 ans!!
Un rythme inhumain pour une petite fille de cet âge, qu'il va transformer peu à peu, en "bête de concours";
Les auditions s'enchaînent, les concours se multiplient.
Le père de Céline lui inflige des mauvais traitements moraux (insultes, dévalorisations..) mais aussi physiques (coups de ceinture, privation de nourriture...)
Céline a un grand talent mais elle souffre cruellement dans sa chair d'enfant maltraitée.
Il faudra du temps pour qu'elle arrive à "tirer les sonnettes d'alarme"..
On ne peut que déplorer l'attitude très "en retrait" de la mère qui refuse de voir les mauvais traitements subis par sa propre fille....
Un récit bouleversant qui montre encore une fois que la maltraitance a lieu à toutes les époques et dans tous les milieux.
Un récit très courageux,
comme l'écrivait la critique du journal "Le Monde":
"C'est un parcours hors-norme, qu'elle raconte pour lever le tabou de l'enfance maltraitée."
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infini
  11 décembre 2013
"J 'espère que ce livre aura fait comprendre que le mal n'est pas toujours criant ou manifeste pour des regards étrangers ; Souvent les bourreaux paraissent respectables et les victimes se taisent ; à présent ,vous saurez mieux entendre la petite voix qui appelle au secours , la petite musique de la souffrance cachée "
Une phrase du livre autobiographique de Céline Raphael ...qui résume le livre
Un livre courage , poignant...
Ou l'on voit que les choses se répètent de génération en génération..
J ' ai été battu...Je te battrai mais je le nierai ...
Je mets 5 étoiles, pour le courage d'avoir écrit son histoire.
Je recommande ce livre...
l 'enfant en moi ,a trouvé céline ...
l'harcélement moral et physique sur une enfance laisser des cicatrices à vie..
un roman biographique à lire, Pour que les adultes ouvrent les yeux , voient la détresse dans les regards, entend les appel de détresse ...Que l'entourage ne pense pas qu'un enfant qui développe des tocs ,des insomnies soient juste un enfant"chiant ,pénible" mais plutôt qu'il cherche la source
"parler suppose une écoute.Et l'ecoute suppose une rencontre ....
Car en chacun de nous,jusqu ' a notre mort ,l'enfant que nous avons été restera en nous ....
déchirant, injuste , térrible ....DUR ...Mais si réel
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Citations et extraits (45) Voir plus Ajouter une citation
BounychouetteBounychouette   20 octobre 2014
Introduction :
Un soir, peu après mon dixième anniversaire, alors que j'avais reçu de nombreux coups et que je n'avais pas eu le droit de dîner, mon père a décidé que je n'irai pas me coucher sans une dernière punition. Il m'a emmenée dans la cuisine et m'a fait asseoir à table. Il a ensuite pris une assiette et y a mélangé de l'omelette froide, un yaourt, du pain, de l'eau et de la salade.
"Tu ne sortiras de table que lorsque tu auras tout fini. Tout. Y compris la sauce."
J'ai alors osé me tourner vers lui, entre bravade et désespoir. Je lui ai demandé, en larmes, ce que je lui avais fait pour mériter de souffrir comme il me faisait souffrir. Même Haydn, notre berger allemand, était mieux traité que moi. Mon père m'a répondu froidement, en me regardant droit dans les yeux :
"Tu es pire qu'un chien."

Ces mots irrémédiables ont marqué ma chair jusqu'au sang. Je ne les oublierai jamais. J'ai beaucoup de mal à m'en défaire.
+ Lire la suite
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carrecarre   24 février 2013
Aujourd'hui, j'ai renoué avec cet instrument*.
Pour moi. Parce que je me suis rendu compte qu'il a le pouvoir de rendre les gens heureux, le temps d'un morceau.Il a le pouvoir de faire oublier les souffrances, pour quelques instants.
*(le piano).
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BounychouetteBounychouette   11 octobre 2014
Livre simplement bouleversant. L'histoire du parcours si dure d'une enfant contrainte et forcée par son père à jouer du piano, en passant par les concerts, l'anorexie, ses envies de libertés, de suicide, ses moments de culpabilités, de renfermement, et surtout, sa famille n'osant réagir, son silence, et l'indifférence des autres. Ce livre m'a énormément touchée. Cette femme est forte, 14 ans de sa vie brutalisée, et humiliée ont finalement été accepter. Maintenant, elle a réalisé son rêve, est devenue médecin et sut renouer avec cet instrument, pour le bien qu'il procure aux gens, mais toujours pas pour son plaisir.
Ce livre est surtout très intuitif, sur la façon dont les enfants maltraités essaient de le montrer. Sur la loi du silence, qui, au fil du temps devient comme un mur.
Je vous conseille vivement ce livre.
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PramPram   22 avril 2014
" J'avais beaucoup de mal à gérer l'enfermement. Je faisais des crises d'angoisse violentes tant je me sentais seule et perdue. Aujourd'hui encore, j'ai des difficultés avec la contrainte de temps et d'espace à laquelle nous devons tous nous soumettre. "

"« Tu es pire qu’un chien. »
Ces mots irrémédiables ont marqué ma chair jusqu’au sang. Je ne les oublierai jamais. J’ai beaucoup de mal à m’en défaire."

" Pour la première fois de ma vie, je n'avais plus peur de mourir seule pendant le week-end. Pour la première fois de ma vie, je savais que si je n'étais pas au lycée le lundi matin, quelqu'un s'apercevrait de mon absence et appellerait les secours. "

" «[...]Je suis perplexe. Tu as attendu quatorze ans pour parler? Tu ne pouvais pas te rebeller avant si c'était si terrible que cela chez toi?»
Le ton était donné. Comme d'autres, elle ne me croyait pas et avait sans doute été séduite par les beaux discours de mon père. Mes parents étaient visiblement trop bien habillés pour avoir osé maltraiter leur fille. "

" Ces adultes ignorent le courage qu'il faut pour se libérer d'un asservissement, encore plus quand cet état est imposé par ceux-là mêmes qui doivent être des protecteurs. Pour l'enfant, en prendre conscience et le dénoncer nécessitent une maturité exceptionnelle ou une détresse extrême. "
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SoleneySoleney   09 mars 2013
Dès que nous sommes arrivés à la maison, il m'a jetée par terre sur le carrelage de l'entrée. J'étais sur le ventre. D'une main, il m'a maintenu la tête contre le sol, de l'autre, il m'a mis les deux mains dans le dos et a appuyé son genou contre mon dos. Il m'écrasait. J'étais à moitié consciente. Je savais que maman et Marie l'imploraient de me laisser tranquille, mais je ne réagissais plus. Au bout de quelques minutes, il me demanda si j'étais calmée et prête à travailler sérieusement. Sans attendre ma réponse, il m'a lâchée et nous sommes retournés dans la salle de jeu pour travailler.
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Videos de Céline Raphael (3) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Céline Raphael
Maltraitée quotidiennement par son père jusqu'à l'âge de 14 ans, Céline Raphaël a été placée pour y échapper. Aujourd'hui médecin, elle se bat pour la protection de l'enfance. https://www.maxmilo.com/produit/la-demesure/
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