AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizGroupesQuestionsPrix BabelioRencontres

François Chapon (Préfacier, etc.)
EAN : 9782070412600
557 pages
Gallimard (01/03/2000)
4.24/5   40 notes
Résumé :
Lumière rousse


On accroche le ciel d’automne aux quatre coins
Un tambour résonne
Des pas dans le vent
Le regard qu’on donne
À chaque passant
Les flammes effilées à travers les barrières
Les maisons retournées
Tous les dos en prières
Et les jours perdus dans les a... >Voir plus
Acheter ce livre sur

FnacAmazonRakutenCulturaMomox
Critiques, Analyses et Avis (3) Ajouter une critique
chartel
  17 janvier 2013
Il y a une certaine sécheresse dans les poèmes de Reverdy, ses constructions énumératives sont déstabilisantes. Si des images parviennent parfois à surgir de rapprochements inattendus, l'ensemble du recueil semble drapé d'une grosse couche de neige, bloc statique et pesant qui n'invite pas à l'enthousiasme. Mais cette ombre permanente a aussi quelque chose d'émouvant. La forme souvent biaisée des poèmes s'accorde souvent avec la sensation de laisser-aller, de glissade, de chute, offerte par leur lecture. Mais toute monotonie de la linéarité est contrecarrée par la description d'un monde plissé, où le parcours du lecteur se heurte à des sillons, à des interstices et à des failles, nouveaux mondes que la poésie seule est capable de donner à percevoir.
Commenter  J’apprécie          171
frandj
  17 janvier 2022
Pierre Reverdy: encore un poète dont je connaissais le nom mais que je n'avais jamais lu. Né en 1889 et mort en 1960, il a côtoyé de près des poètes et artistes célèbres et a beaucoup contribué au renouveau de la poésie française au XXème siècle. Admirateur de S. Mallarmé et peu éloigné du surréalisme (à ses débuts), il a voulu créer « des rapports inouïs » entre les choses, par la force et la forme de sa poésie. Cet épais volume présente la production de P. Reverdy pendant une longue période: entre 1913 et 1949. On y trouve quelques beaux textes, plutôt faciles à lire.
Commenter  J’apprécie          50
zohar
  05 février 2011
Si le plaisir est statique et ne cherche rien d'autre que lui-même comme le bonheur. La souffrance est une moissonneuse-batteuse qui laboure notre âme mais pour une récolte fertile.
Commenter  J’apprécie          80

Citations et extraits (32) Voir plus Ajouter une citation
patrick75patrick75   02 avril 2016
LES REGARDS QUI CHANGENT

Vers quatre heures je serai là
Il passera certainement quelqu'un
Alors j'ouvrirai la porte

La porte s'ouvre comme un œil
Et je regarde à l'intérieur
J'ai trop peur pour entrer
Et je ne sais que dire

Les marches à monter
Jusqu'au palier obscur
Et là peut-être la chambre
Peut-être rien
Peut-être un mur

C'est qu'arrive le crépuscule
Je serai là et je t'attends
J'attends que passe une voiture
Qui emportera mon tourment

Et puis vers la prochaine gare
Je te suis nous irons plus loin
Enfin de la maison d'en face
On me regarde en souriant
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          220
patrick75patrick75   01 avril 2016
COMME ON CHANGE

Qu'on nous raconte cette histoire
Qu'on nous dise ce qu'il est devenu
Que personne autre que lui ne parle plus
Il rit
La rue est noire
La nuit vient doucement
Et l'esprit s'abandonne
A d'autres mouvements
Dans le fond à genoux sur le tas de pierres
Et les mains liées
Tous ceux qui pardonnent
Au cœur bourrelé
Ils sont encore tous là derrière
Les regards étoilés
Tous les noms confondus
Les rires étouffés
Les numéros perdus
Enfin le vent brutal les a tous dispersés
Et seul il s'en allait dans l'ombre sans écho
Il regardait le ciel le mur la terre et l'eau
L'histoire le remords
Tout était oublié
Ce n'était plus du tout le même
Au coin quand il s'est retourné
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          140
patrick75patrick75   30 mars 2016
BRUITS DU SOIR

Les griffes des buissons
La cheminée qui hurle
La gueule ouverte au loin où le ciel vient bâiller
Le rayon plat du soir sur les dents
Les rochers
Quand le vent déforme le paysage
L’air est gris
Dans la direction des bras nus qui se tendent
Le temps sera bientôt repris
Les formes dures du couvent
Le mur jeté plus bas
La distance des arbres
Au creux du pont levé
Dans le chemin plus droit
Les ans marqués au mur
Les cris qu’on éparpille
Tout ce qui s’est passé là-bas
À cet âge moins mûr
Et c’est moi
Contre le parapet
Et le fer de la grille
Sous la poudre du temps
Le blanc de la poussière
Ou l’interlocuteur pressé dans la lumière
L’heure qui tinte au loin
Celui que l’on appelle
Quand l’écho seul répond
C’est une vois nouvelle
Une autre forme de mon nom
Une silhouette moins sûre
Les rides qui datent mon front
Et les traits d’une autre figure
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          120
LiliGalipetteLiliGalipette   19 juin 2011
Lumière rousse


On accroche le ciel d’automne aux quatre coins
Un tambour résonne
Des pas dans le vent
Le regard qu’on donne
À chaque passant
Les flammes effilées à travers les barrières
Les maisons retournées
Tous les dos en prières
Et les jours perdus dans les aventures
le long des années
Il n’y a pas de temps
Mais de la poussière
ou l’eau du printemps
dans chaque clairière au regard ardent
Sous les flocons plus lourds
Sous le poids des nuages
Il reste encore un tour à faire sur la page
Un nom qui se traîne
Un cœur qui s’en va
Ce n’est pas la peine
De s’arrêter là
Personne dans la marge
Plus rien sur le trottoir
Le ciel est plein d’orages
Ma tête sans espoir

+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          90
patrick75patrick75   02 avril 2016
LES YEUX INCONNUS

En attendant
Sur la chaise où je suis assis
La nuit
Le ciel descend
Tous ceux à qui je pense
Je voudrais être aux premiers jours
De mon enfance
Et revenir
M'en aller de l'autre côté
Pour repartir
La pluie tombe
La vitre pleure
On reste seul
Les heures meurent
Le vent violent emporte tout
Les yeux se parlent
Sans se connaître
Et c'est quelqu'un qu'on n'aura jamais vu
Qu'une seule fois dans sa vie
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          161

Videos de Pierre Reverdy (25) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Pierre Reverdy
Pierre REVERDY – Une vie, une Œuvre : l’intranquille (France Culture, 1989) L’émission « Une Vie, une Œuvre », par Renée Elkaïm Bollinger, diffusée le 12 octobre 1989 sur France Culture. Présences : Jean Leymarie, Alain Cuny, Éliane Formentelli, Étienne-Alain Hubert et Michel Collot. Lectures : Francine Berger et Jean Bollery.
autres livres classés : poésieVoir plus
Notre sélection Littérature française Voir plus
Acheter ce livre sur

FnacAmazonRakutenCulturaMomox





Quiz Voir plus

Testez vos connaissances en poésie ! (niveau difficile)

Dans quelle ville Verlaine tira-t-il sur Rimbaud, le blessant légèrement au poignet ?

Paris
Marseille
Bruxelles
Londres

10 questions
1035 lecteurs ont répondu
Thèmes : poésie , poèmes , poètesCréer un quiz sur ce livre