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EAN : 9782266295895
224 pages
Éditeur : Pocket (31/10/2019)

Note moyenne : 4/5 (sur 16 notes)
Résumé :
Fuyant les tracas de sa vie quotidienne en Autriche, Hermann Ritter part s’établir au pôle Nord pour y mener une vie de trappeur. Son épouse, Christiane, parfaite ménagère des années 1930, décide alors de troquer son statut de femme au foyer pour celui d’aventurière du Grand Nord.
Malgré la réticence de ses proches, Christiane débarque à l’été 1933 sur les côtes du Spitzberg, une île de l’Arctique, pour rejoindre son mari dans une pauvre cabane, isolée sur u... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (10) Voir plus Ajouter une critique
cascasimir
  16 juin 2019
Les Inuits ont plusieurs expressions pour définir le mot "glace" ou la " neige", comme nouvelle neige ou neige mouillée...
Beaucoup de termes pour leur décor blanc!

Christiane Ritter part dans le Spitzberg, en Arctique, rejoindre son mari, pour toute une année...

Elle s'attend à différentes teintes de blanc, elle verra à Tromsø, de l'eau émeraude dans les fjords, des cascades étincelantes que surmonte un panache irisé.
Des montagnes bleues.
Un ciel rouge feu, la mer cuivrée, les nuages orangés qui virent au rose, prélude à l'aube naissante.
Des montagnes abruptes qui s'éclairent avec des teintes allant du violet foncé au rouge feu, dans une symphonie de couleurs exotiques.
Et, une aurore boréale d'une intensité inouïe, aux prismes incandescents de verre impalpables, projetant sur la terre, des flèches roses, violette, turquoise...

Selon les légendes Inuits, ce sont les sourires sereins des âmes des défunts !

Christiane est seule, pour une année, avec son mari et Karl, un autre homme, dans une toute petite cabane!
Il y a une seule ouverture, dans leur bicoque, pour pouvoir tirer les ours, car il leur faut chasser pour se nourrir.
Pas de supermarché, ni de livraisons de vivres...
Karl n'est pas manchot, (pardon, il n'y a que des pingouins dans l'Arctique...) va chasser et rate un phoque qui semble sourire. Christiane préfère aussi bien, sans se rendre compte qu'ils risquent de mourir de faim...
Ils n'ont que du porridge, et le poêle ne fonctionne pas bien. Leur seule source de chaleur( à moins de se serrer les uns contre les autres...)
Suivez Christiane au Spitzberg, lors de sa rencontre avec un renard polaire, qui va l'apprivoiser ( dessine moi un ours blanc, heu!)
Mais, couvrez vous bien!
Un petit glaçon dans votre verre d'Aquavit, ou une glace, un esquimau peut être ?
Le Spitzberg abrite la réserve mondiale de semences, une énorme chambre froide pour l'ensemble des graines vivières de la planète !
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Cacha
  12 août 2019
J'ai trouvé cette lecture très agréable à lire par temps de canicule !
Une jeune femme autrichienne va passer une année auprès de son mari, un ermite original épris de l'Arctique, installé dans une cabane isolé du Spitzberg. L'histoire se passe dans les années trente.
L'autrice (qui vivra centenaire, il faut croire que le froid conserve !) nous gratifie de descriptions de paysages somptueux et d'évocations imagées de la rude vie sous l'hiver polaire : chasse obligatoire pour trouver des vitamines, malgré "l'amitié " qu'elle noue avec un renardeau craintif, travaux ménagers dans le gel, ...
Ce récit n'est pas dénué des préjugés sexistes de l'époque vis-à-vis du sexe faible et des tâches dévolues aux femmes mais notre héroïne sait s'adapter et se montrer à la hauteur et elle ira jusqu'au bout de son séjour, en dépit des mises en garde.
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pyrouette
  20 février 2018

Je ne sais toujours pas ce qui me pousse à choisir des histoires sur le froid alors que j'ai une phobie de la neige depuis mon séjour de 17 mois en Lozère. Je suis une petite joueuse à côté de Christiane, l'auteure, il ne faisait que -30° l'hiver dans les congères entourant la maison, -5° dans la maison hors rayonnement de l'unique poêle à bois.
Je ne regrette pas, le récit est passionnant. Mettez le bonnet, l'écharpe, les mouffles, préparez-vous une boisson très chaude et en avant pour l'aventure !
Le palace de Christiane sur son île est de 9m2 et ils sont trois à vivre dedans. La crasse, le poêle qui refoule (ah, je connais bien), la suie sur les murs et l'alimentation différente, c'est son premier choc. le froid qui saisi et pénètre jusqu'aux os (jusqu'à -45°),la neige qui enterre la cabane, la chasse pour les hommes et c'est son deuxième choc.
L'eau pour la vaisselle et la toilette, l'eau potable, la lessive, le moindre geste qui est facile pour nous peut prendre une journée là-bas. Des kilomètres en skis, avec des seaux ou bidons. Mais Christiane n'abandonnera jamais pour la propreté, quitte à ce que l'intérieur de la cabane gèle au grand désespoir de son mari.
Et puis il y a le beau, le merveilleux qui se mérite. Il faudra attendre le départ du brouillard, des tempêtes et de la nuit polaire, mais d'après Christiane cela en valait la peine.
J'ai adoré son récit, son courage et sa ténacité. Il faisait un peu froid cette semaine, non ?

Un grand merci à Masse critique de Babelio et aux Éditions Denoël
Lien : http://pyrouette.canalblog.c..
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Apikrus
  28 juin 2020
En 1993, Christiane Ritter décide de rejoindre son mari, trappeur sur l'île norvégienne de Spitzberg, près du pôle Nord.
L'environnement et le climat sont hostiles. Les conditions de 'logement' sont rudimentaires : une cabane de quelques mètres carrés, équipée d'un poêle fait de bric et de broc (à défaut de briques). Son mari et son ami Karl connaissent déjà les lieux, mais pour Christiane le choc est brutal. Les repères temporels diffèrent de ceux auxquels la jeune femme était habituée : de longs moments d'attente et des tâches difficiles nécessaires à la survie alertent au gré de l'environnement, notamment des conditions météorologiques. Il n'y a en outre guère de place pour la galanterie, et à cette époque le rôle et la place des femmes dans la société étaient déterminés de manière plus rigide qu'aujourd'hui dans nos pays occidentaux.
Malgré tout, l'auteure - comme son époux auparavant – tombe sous le charme des lieux, et en donne ici une magnifique description.
Si vous êtes amateur de 'nature writing', je vous recommande vivement ce récit.
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Taraxacum
  11 février 2018
Quelle excellente idée ont eu les éditions Denoël de traduire Christiane Ritter! Merci donc à l'éditeur et à Babelio car grâce à Masse Critique j'ai pu découvrir un texte dont je n'avais jamais entendu parler mais qui m'a ravie.
Posons le sujet: Christiane Ritter était une autrichienne dont l'époux rêvait d'hiverner au Spitzberg, une île norvégienne située quelque part au bout du monde, un charmant endroit où la température ne dépasse jamais les 10 ° à la belle saison et où le record de froid connu tourne dans les -46 °. Oui, vous avez bien lu. -46°.
Et donc le mari de réaliser son rêve au début des années 30. Néanmoins, au lieu de lui revenir avec une barbe de six mois prêt à reprendre une vie civilisée, au lieu de rentrer il reste et lui écrit de le rejoindre!
Elle tergiverse, pas plus pressée que cela d'aller s'enterrer dans une cabane minuscule pour manger du phoque gelé, mais finit par se laisser convaincre par ses lettres et voici comment s'ouvre ce récit.
C'est une année difficile que va vivre l'auteur et elle ne cache rien des difficultés connues tout au long de ces mois, surtout quand la nuit polaire descend sur les lieux et que le soleil les abandonne pour des mois. A un moment, ni son mari ni leur compagnon d'hivernage ne la laissent sortir seule car la lumière de la lune sur la mer lui a porté sur la caboche au point qu'ils craignent qu'elle se jette à l'eau! Elle raconte aussi les petites victoires, les joies, sa volonté de sauver son renard préféré des pièges conjugaux...
J'avoue, je n'en sors pas avec l'envie de vivre la même expérience, mais avec un sacré respect pour sa trempe et la grande envie de faire découvrir ce livre!
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critiques presse (1)
Actualitte   30 janvier 2018
Ecrit en 1934, le récit de voyage de Christiane Ritter se découvre avec passion et intérêt. D’une écriture élégante et alerte, expressive mais sans excès, à peine désuète, le livre relate une expédition au Spitzberg en 1933, entrepris pour la première fois par une femme.
Lire la critique sur le site : Actualitte
Citations et extraits (9) Voir plus Ajouter une citation
cascasimircascasimir   17 juin 2019
Un beau jour, nous faisons connaissance de "Mikkl". Très sûr de lui, il a escaladé le tas d'ordures et fouille parmi les vieilles boîtes d'ordures. Sa fourrure soyeuse, d'un blanc de neige- une fourrure comme on en voit, dans les grandes occasions, sur les épaules des femmes les plus élégantes.
- Le père Leif, à Trompsø, t'en donnera même pas 30 couronnes.
-Ah non !dis je, suppliante.
Vous n'allez pas l'assassiner ce petit galopin! Les 30 couronnes, je vous les donnerai. Mais laissez lui la vie- Il est si mignon!
Mikkl lève enfin la tête, et nos regards se rencontrant. Alors, un sourire espiègle plisse sa petite figure, retrousse ses babines roses, étire comiquement ses yeux.
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pyrouettepyrouette   20 février 2018
Si vous voulez passer un hiver relativement confortable, suivez ces trois recommandations : chaque jour une promenade, même pendant la nuit polaire, même pendant la tempête. C’est aussi important que la nourriture. Secundo : gardez toujours votre bonne humeur, considérez l’existence avec humour. Et tertio : ne soyez jamais inquiète, n’allez pas au devant des soucis. Alors tout ira bien.
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pyrouettepyrouette   17 février 2018
J'étais bien décidée à débarquer dans l'Arctique avec un équipement archicomplet, afin de contempler la splendeur de l'univers polaire à peu près comme le spectateur qui, de son fauteuil, dans un cinéma bien chauffé, regarde défiler sur l'écran les images d'un monde lointain.
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pyrouettepyrouette   16 février 2018
Seulement, pour moi, comme pour tout européen calfeutré dans son existence confortable, un séjour prolongé dans les régions polaires signifiait alors une double misère : un froid sibérien, dans le sens littéral du mot, et une solitude pesante, continuelle, intolérable.
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pyrouettepyrouette   18 février 2018
A présent, je suis certaine que, dans l'Arctique, c'est surtout la force morale, la résistance de la volonté qui décident de la vie ou de la mort de l'homme
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