AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizGroupesQuestions
Rejoignez Babelio pour découvrir vos prochaines lectures
ISBN : 2207140288
Éditeur : Denoël (04/01/2018)

Note moyenne : 4.14/5 (sur 7 notes)
Résumé :
Fuyant les tracas de sa vie quotidienne en Autriche, Hermann Ritter part s’établir au pôle Nord pour y mener une vie de trappeur. Son épouse, Christiane, parfaite ménagère des années 1930, décide alors de troquer son statut de femme au foyer pour celui d’aventurière du Grand Nord.
Malgré la réticence de ses proches, Christiane débarque à l’été 1933 sur les côtes du Spitzberg, une île de l’Arctique, pour rejoindre son mari dans une pauvre cabane, isolée sur u... >Voir plus
Acheter ce livre sur

FnacAmazonCulturaMomoxLeslibraires.fr
Critiques, Analyses et Avis (4) Ajouter une critique
pyrouette
  20 février 2018

Je ne sais toujours pas ce qui me pousse à choisir des histoires sur le froid alors que j'ai une phobie de la neige depuis mon séjour de 17 mois en Lozère. Je suis une petite joueuse à côté de Christiane, l'auteure, il ne faisait que -30° l'hiver dans les congères entourant la maison, -5° dans la maison hors rayonnement de l'unique poêle à bois.
Je ne regrette pas, le récit est passionnant. Mettez le bonnet, l'écharpe, les mouffles, préparez-vous une boisson très chaude et en avant pour l'aventure !
Le palace de Christiane sur son île est de 9m2 et ils sont trois à vivre dedans. La crasse, le poêle qui refoule (ah, je connais bien), la suie sur les murs et l'alimentation différente, c'est son premier choc. le froid qui saisi et pénètre jusqu'aux os (jusqu'à -45°),la neige qui enterre la cabane, la chasse pour les hommes et c'est son deuxième choc.
L'eau pour la vaisselle et la toilette, l'eau potable, la lessive, le moindre geste qui est facile pour nous peut prendre une journée là-bas. Des kilomètres en skis, avec des seaux ou bidons. Mais Christiane n'abandonnera jamais pour la propreté, quitte à ce que l'intérieur de la cabane gèle au grand désespoir de son mari.
Et puis il y a le beau, le merveilleux qui se mérite. Il faudra attendre le départ du brouillard, des tempêtes et de la nuit polaire, mais d'après Christiane cela en valait la peine.
J'ai adoré son récit, son courage et sa ténacité. Il faisait un peu froid cette semaine, non ?

Un grand merci à Masse critique de Babelio et aux Éditions Denoël
Lien : http://pyrouette.canalblog.c..
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          321
Taraxacum
  11 février 2018
Quelle excellente idée ont eu les éditions Denoël de traduire Christiane Ritter! Merci donc à l'éditeur et à Babelio car grâce à Masse Critique j'ai pu découvrir un texte dont je n'avais jamais entendu parler mais qui m'a ravie.
Posons le sujet: Christiane Ritter était une autrichienne dont l'époux rêvait d'hiverner au Spitzberg, une île norvégienne située quelque part au bout du monde, un charmant endroit où la température ne dépasse jamais les 10 ° à la belle saison et où le record de froid connu tourne dans les -46 °. Oui, vous avez bien lu. -46°.
Et donc le mari de réaliser son rêve au début des années 30. Néanmoins, au lieu de lui revenir avec une barbe de six mois prêt à reprendre une vie civilisée, au lieu de rentrer il reste et lui écrit de le rejoindre!
Elle tergiverse, pas plus pressée que cela d'aller s'enterrer dans une cabane minuscule pour manger du phoque gelé, mais finit par se laisser convaincre par ses lettres et voici comment s'ouvre ce récit.
C'est une année difficile que va vivre l'auteur et elle ne cache rien des difficultés connues tout au long de ces mois, surtout quand la nuit polaire descend sur les lieux et que le soleil les abandonne pour des mois. A un moment, ni son mari ni leur compagnon d'hivernage ne la laissent sortir seule car la lumière de la lune sur la mer lui a porté sur la caboche au point qu'ils craignent qu'elle se jette à l'eau! Elle raconte aussi les petites victoires, les joies, sa volonté de sauver son renard préféré des pièges conjugaux...
J'avoue, je n'en sors pas avec l'envie de vivre la même expérience, mais avec un sacré respect pour sa trempe et la grande envie de faire découvrir ce livre!
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          80
Dutilleule
  12 mai 2018
Une femme, dans les années 1930, raconte son séjour dans le Spitzberg, lieu pour le moins frisquet et, à l'époque, quasiment pas peuplé. Pour ceux qui, comme moi, n'en n'avaient jamais entendu parler, le Spitzberg est un morceau de terre situé dans l'océan arctique, vraiment très loin de tout, très au nord de la Norvège, à l'est du Groënland.
Aux côtés de son mari qu'elle est allée rejoindre et d'un jeune marin baleinier norvégien, la narratrice tient une sorte de journal de bord. Il n'est pas du tout nécessaire d'être attiré par les pôles et les ours blancs pour être pris dans ce récit captivant. le ton léger et profond, modeste et poétique de la narratrice nous emporte immédiatement. le style est sobre et retenu mais un tourbillon d'émotions s'offrent à nous au fil des pages : le découragement, l'émerveillement devant la beauté du lieu, la solitude, la joie de trouver de quoi se remplir l'estomac, la souffrance physique et morale, les menus plaisirs du quotidien. Ce quotidien pour le moins austère et dépouillé révèle le courage et l'intelligence des protagonistes, ainsi que leur capacité à aller à l'essentiel : assurer leur survie avec rien. Un morceau de bois ou de viande, un feu dans le poêle, une tasse de café et le moral revient aussitôt dans la cabane désolée. Cela rend les personnages extrêmement attachants. le caractère simple et spontané du récit fait qu'on partage l'aventure. Il y a aussi une vraie dimension comique dans ce livre : ce ton de ménagère qui cherche toujours à tenir son intérieur impeccable, dans cette misérable cabane enfouie sous la neige, loin de tout. Un vrai régal. A lire absolument. Ce livre intéressera aussi les ados.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          10
Cristy
  24 février 2018
Christiane est une femme vivant dans les années 30. Elle prend la décision de quitter le confort de son foyer pour rejoindre son mari sur les côtés du Spitzberg, une île de l'Arctique. Dans ce roman elle dévoile son aventure dans une cabane installée dans un lieu totalement désolé. Les jours passent dans un premier temps sans que la nuit ne se présente pour finir par vivre dans une obscurité totale quand la courbe du soleil n'atteint plus ces latitudes.
Ce qui m'a attiré dans un premier temps, c'est le fait que cette femme ai prit cette décision de partir dans ces terres reculées. Pour son époque, c'est une vraie révolution. Et bien que cette décision, peu commune pour une femme à son époque, soit évoquée, le lecteur ne sait pas ce qui a finalement poussé l'autrice à partir. A moins que la raison m'est échappée. En prenant du recul, je me dis que j'attache peut-être trop d'importance à cette raison, et qu'elle n'a pas lieu d'être : après tout, faut-il vraiment une raison pour partir à l'aventure ?
Ce roman est totalement dépaysant, le rythme de vie dans l'Article n'est clairement pas le même que notre vie quotidienne. Les priorités ne sont pas les mêmes non plus. C'est une vie dangereuse, le froid est omniprésent, sans compter les bêtes sauvages qui rôdent. Il faut aussi savoir se contenter des choses les plus simples de la vie dans ce paysage vide et blanc, loin de toute civilisation.

En ouvrant les pages de ce roman, il ne faut pas vous attendre à une grande épopée. Ce roman est très descriptives, sur les paysages, sur les tâches quotidiennes et ses aléas, sur ce qu'à pu ressentir l'autrice. J'ai trouvé certain passage assez long à lire, et j'ai été déçu par la fin. le voyage se termine sur le bateau qui ramène l'autrice vers l'Europe, et j'aurai beaucoup aimé avoir son ressentit sur le retour à la civilisation après une année passé dans l'isolement totale.
En bref, vous découvriez dans ce roman des paysages avec une autre couleur et des charmes insoupçonné. Malheureusement, je n'ai pas été totalement convaincu, notamment à cause des passages parfois longs et de la fin du roman. le roman reste quand même intéressant et offre un dépaysement total.
Lien : https://leslecturesdecristy...
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          20

critiques presse (1)
Actualitte   30 janvier 2018
Ecrit en 1934, le récit de voyage de Christiane Ritter se découvre avec passion et intérêt. D’une écriture élégante et alerte, expressive mais sans excès, à peine désuète, le livre relate une expédition au Spitzberg en 1933, entrepris pour la première fois par une femme.
Lire la critique sur le site : Actualitte
Citations et extraits (7) Voir plus Ajouter une citation
pyrouettepyrouette   20 février 2018
Si vous voulez passer un hiver relativement confortable, suivez ces trois recommandations : chaque jour une promenade, même pendant la nuit polaire, même pendant la tempête. C’est aussi important que la nourriture. Secundo : gardez toujours votre bonne humeur, considérez l’existence avec humour. Et tertio : ne soyez jamais inquiète, n’allez pas au devant des soucis. Alors tout ira bien.
Commenter  J’apprécie          120
pyrouettepyrouette   17 février 2018
J'étais bien décidée à débarquer dans l'Arctique avec un équipement archicomplet, afin de contempler la splendeur de l'univers polaire à peu près comme le spectateur qui, de son fauteuil, dans un cinéma bien chauffé, regarde défiler sur l'écran les images d'un monde lointain.
Commenter  J’apprécie          120
pyrouettepyrouette   16 février 2018
Seulement, pour moi, comme pour tout européen calfeutré dans son existence confortable, un séjour prolongé dans les régions polaires signifiait alors une double misère : un froid sibérien, dans le sens littéral du mot, et une solitude pesante, continuelle, intolérable.
Commenter  J’apprécie          90
pyrouettepyrouette   18 février 2018
A présent, je suis certaine que, dans l'Arctique, c'est surtout la force morale, la résistance de la volonté qui décident de la vie ou de la mort de l'homme
Commenter  J’apprécie          160
TaraxacumTaraxacum   04 février 2018
Depuis toujours, mon mari rêvait de vivre dans l'Arctique. A chaque mésaventure ménagère - court-circuit, fuite dans la salle de bains, querelle avec le concierge - et surtout à chaque augmentation de loyer, il affirmait que nous serions à l'abri de pareilles calamités si, au lieu d'un appartement citadin, nous habitions une cabane dans le Grand Nord.
Un jour, il réalisa son rêve. Après avoir participé à une expédition scientifique, il refusa de rentrer en Europe et demeura au Spitzberg. L'été, à bord de son canot à moteur, il se livrait à la pêche; l'hiver, il chassait sur la terre ferme des bêtes à fourrure. Ses lettres et télégrammes pouvaient se résumer en une seule phrase: "Boucle la maison et viens me rejoindre."
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          10
autres livres classés : svalbardVoir plus
Acheter ce livre sur

FnacAmazonCulturaMomoxLeslibraires.fr




Quiz Voir plus

Voyage en Italie

Stendhal a écrit "La Chartreuse de ..." ?

Pavie
Padoue
Parme
Piacenza

14 questions
379 lecteurs ont répondu
Thèmes : littérature , voyages , voyage en italieCréer un quiz sur ce livre