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EAN : SIE83567_2297
Marabout (30/11/-1)
3.81/5   18 notes
Résumé :
Des êtres minéraux intelligents pourchassés par une tribu, une expédition qui révèle d'étranges créatures, une inquiétante substance qui détruit la planète... Un futur sombre et inquiétant décrit dans Les Xipéhuz (1888), Nymphée (1893) et La mort de la Terre (1910), trois récits qui constituent ce recueil, écrits par l'un des maîtres de la Science-Fiction française, J.-H. Rosny aîné (1856-1940). Trois chefs-d'oeuvre qui témoignent d'une imagination fertile annonçant... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (5) Ajouter une critique
gill
  16 octobre 2021
Dieu, au septième jour, contrairement à ce que l'on a pu entendre ici ou là, Dieu ne se reposa pas.
Non, Dieu créa encore, et encore.
Il créa le livre, l'écrivain, l'éditeur et l'imprimeur.
Ça a été du boulot, un sacré boulot.
D'autant que dans la foulée, il créa la préface ... enfin non, il créa Francis Lacassin qui, lui, créa la préface.
Parti sur sa lancée, Dieu en profita pour innover un peu, il créa la postface, l'avertissement de l'auteur, la biographie, la bibliographie et quelques autres petites choses littéraires et pratiques.
En fin de journée, avisant le foutoir qu'il avait mis, il créa la bibliothèque.
Malheureusement dans le même temps, le serpent, dont on sait comme il est retord et fourbe, le serpent vint siffler là-haut sur la colline.
Il y trouva quelques compères, des textes libres de droit et une vieille mallette de typo 2000 ...
Bref ! Que Dieu me savonne !
Et, qu'Amélie et la Pleïade me pardonnent !
Tout ça pour dire que, d'abord, moi aussi, je peux faire de la parabole jusqu'à plus "soif".
Et qu'il y a loin de l'imprimante à l'édition ...
Ici, dans le livre qui nous occupe, une couverture marketée et teintée de rouge, une impression aérée pour une lecture facilitée et agréable mais rien, ou presque rien, ni sur l'auteur, ni sur le contexte de ce vieux manuscrit signé J.-H. Rosny aîné.
Dommage, mais n'est pas Marabout qui veut !
Et finalement, l'on découvre, ici, pourtant trois assez longues nouvelles : "les xipéhuz" (1888), "Nymphée" (1893) et "la mort de la terre" (1910).
C'est au livre de Bakhoûn que l'on doit de connaître mieux les circonstance de la première guerre des mondes où la race humaine a été au bord du néant ...
Le capitaine Devreuse, Sabine sa fille et le narrateur du deuxième texte ont traversé de formidables marais pour découvrir le continent étrange des hommes des eaux ...
Targ, le dernier homme voit l'humanité disparaître en même temps que l'eau, si précieuse à la vie ...
Ces trois nouvelles sont des classiques du genre, à redécouvrir.
Pour ma part, le dernier, très beau et quelque peu onirique, a ma préférence.
Que Dieu me savonne !
Et, que les éditions OKNO me pardonnent !
Je les remercie de m'avoir donné l'occasion de relire du Rosny Aîné, et d'avoir mis dans leur catalogue quelques autres petites "bricoles" que je compte bien relire très prochainement ...
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babel95
  07 novembre 2021
De Joseph-Henri Boex, dit Joseph-Henri Rosny Aîné, je ne connaissais que la Guerre du Feu, parue en 1909.
Je remercie Masse Critique de Babelio, et les éditions Okno de m'avoir fait découvrir trois de ses récits de science-fiction : Les Xipéhuz (1888), Nymphée(1893), et la Mort de la Terre(1910), qui ont été Il réunis en un recueil. Il faut préciser que Nymphée a été écrit en collaboration avec son frère cadet Justin-François, (dit Rosny Jeune).
Ces trois récits sont très différents : les Xipéhuz, traite de la rencontre humaine avec une espèce concurrente et de son extermination. Nymphée nous parle d'une autre rencontre, celle d'un groupe d'explorateurs avec des races humaines amphibies, dans un pays mystérieux - sorte de "monde perdu". le dernier récit, La Mort de la Terre, nous dépeint une planète presque complètement asséchée, et la disparition annoncée de ses derniers habitants, les Targ.
"L'homme capta jusqu'à la force mystérieuse qui a assemblé les atomes.
Cette frénésie annonçait la mort de la terre"....
Une lecture intense, des textes d'une grande richesse - qui m'ont donné envie de partir à la recherche d'autres romans et nouvelles, et bien sûr de relire rapidement la Guerre du Feu.
Cette critique est dédiée à mon père, avec qui j'aurais bien aimé partager cette lecture.
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Floccus
  02 janvier 2014
Ce gros livre de poche est écrit tout petit. Il contient de fait un grand nombre de textes, mais mes pauvres yeux n'ont pas beaucoup apprécié l'exercice !
Rosny Aîné est un grand rêveur. Il s'égare dans des songes éthérés, où les êtes évolués s'accoupleraient de manière vibratoire et se nourriraient d'énergie. L'intellectuel cherche à s'extraire de la matière, se leurre en aspiration à la pureté. Il en fait parfois trop. S'égare dans le lyrisme. Il faut souvent survoler autrement on ne survit pas.
« Une confiance mystique m'envahit jusqu'aux profondeurs de l'âme. » (309)
Il affectionne les adjectifs, les grandes émotions, les envolées sentimentales, l'ébahissement devant le merveilleux, ces « promesses de sensations et de connaissances extraordinaires ». On ne peut pas lui nier une grande puissance d'évocation et beaucoup d'imagination.
Les explorations martiennes ont vieilli. Les grandes batailles sont un peu trop foisonnantes. Les derniers textes traitant de sorcières et de vampires virent dans le glauque. le plus intéressant se situe dans ses récits d'explorations : jungles, planètes, banquise, êtres et animaux réinventés. En piochant selon nos goûts, on trouve d'excellentes choses, étonnantes pour l'époque, car il faut bien se rappeler que ces histoires ont été écrites entre 1887 et 1929.
« Dans le monde des variants », Karel Ondereet est touchant, muré dans une solitude née de ses perceptions.
La mort de la terre” est un récit terrible sur la raréfaction de l'eau. Les déserts gagnent, l'homme disparaît progressivement de la terre, remplacé par une autre forme de vie.
Lien : http://versautrechose.fr/blo..
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Sovane
  16 novembre 2021
Ces trois récits de science-fiction, publiés entre 1888 et 1910, passés au rang de classique, gardent une surprenante fraicheur. le premier montre un peuple en lutte contre une forme de vie inconnue. L'étude de cette population par un scientifique permettra-t-elle aux hommes de survivre aux prochaines attaques ? le second suit l'expédition périlleuse d'un capitaine, coureur d'univers et découvreur, de sa fille et d'un médecin, qui doivent lutter contre les éléments déchainés et l'envie de révolte du reste du groupe. le troisième fait état de l'inexorable déclin de l'espèce humaine, au profit d'un nouvel organisme plus opportuniste encore... Ces trois romans de "merveilleux scientifique" sont riches d'enseignement et toujours fort à propos, puisqu'ils nous mettent en garde contre la frénésie humaine et sa nature nuisible.
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Vermer
  01 mars 2019
Des textes pas toujours très bien construits mais surtout un style très faible et maladroit même (voir surtout) pour son époque.
Certains textes sont toutefois originaux ou ont des idées intéressantes (comme Un autre monde par exemple), surtout ceux relevant du fantastique j'ai trouvé, mais il faut passer à travers des pages et des pages de textes mal écrits pour les dénicher.
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Citations et extraits (9) Voir plus Ajouter une citation
babel95babel95   07 novembre 2021
Les Xipéhuz
Les formes

C'était mille ans avant le massement civilisateur d'où surgirent plus tard Ninive, Babylone, Ecbatane. La tribu nomade de Pjehou, avec ses ânes, ses chevaux, son bétail, traversait la forêt farouche de Kzour, vers le crépuscule, dans la nappe des rayons obliques. Le chant du déclin s'enflait, planait, descendait des nichées harmonieuses.
Tout le monde étant très las, on se taisait, en quête d'une belle clairière où la tribu pût allumer le feu sacré, faire le repas du soir, dormir à l'abri des brutes, derrière la double rampe de brasiers rouges.
Les nues s'opalisèrent, les contrées illusoires vaguèrent aux quatre horizons, les dieux nocturnes soufflèrent le chant berceur, et la tribu marchait encore. Un éclaireur reparut au galop, annonçant la clairière et l'eau, une source pure.
La tribu poussa trois longs cris ; tous allèrent plus vite : des rires puérils s'épanchèrent ; les chevaux et les ânes même, accoutumés à reconnaître l'approche de la halte, d'après le retour des coureurs et les acclamations des nomades, fièrement dressaient l'encolure.
La clairière apparut. La source charmante y trouait sa route entre des mousses et des arbustes. Une fantasmagorie se montra aux nomades.
C'était d'abord un grand cercle de cônes bleuâtres, translucides, la pointe en haut, chacun du volume à peu près de la moitié d'un homme. Quelques raies claires, quelques circonvolutions sombres, parsemaient leur surface ; tous avaient vers la base une étoile éblouissante comme le soleil à moitié du jour. Plus loin, aussi étranges, des strates se posaient verticalement, assez semblables à de l'écorce de bouleau et madrées d'ellipses versicolores. Il y avait encore, de-ci de-là, des Formes presque cylindriques, variées d'ailleurs, les unes minces et hautes, les autres basses et trapues, toutes de couleur bronzée, pointillées de vert, toutes possédant, comme les strates, le caractéristique point de lumière.
La tribu regardait, ébahie. Une superstitieuse crainte figeait les plus braves, grossissante encore quand les Formes se prirent à onduler dans les ombres grises de la clairière. Et soudain, les étoiles tremblant, vacillant, les cônes s'allongèrent, les cylindres et les strates bruissèrent comme de l'eau jetée sur une flamme, tous progressant vers les nomades avec une vitesse accélérée.
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babel95babel95   07 novembre 2021
Puis la planète laissa prospérer l'homme : son règne fut le plus féroce, le plus puissant - et le dernier. Il fut le destructeur prodigieux de la vie. Les forêts moururent et leur hôtes sans nombre, toute bête fut exterminée ou avilie. Et il y eut un temps où les énergies subtiles et les minéraux obscurs semblèrent eux-mêmes esclaves ; le vainqueur capta jusqu'à la force mystérieuse qui a assemblé les atomes.
- Cette frénésie même annonçait la mort de la terre...., la mort de la terre pour notre Règne ! murmura doucement Targ.
Un frisson secoua sa douleur. Il songea que ce qui subsistait encore de sa chair s'était transmis, sans arrêt, depuis les origines. Quelque chose qui avait vécu dans la mer primitive, sur les limons naissants, dans les marécages, dans les forêts, au sein des savanes, et parmi les cités innombrables de l'homme, ne s'était jamais interrompue jusqu'à lui...Et voilà ! Il était le seul homme qui palpitât sur la face, redevenue immense, de la terre !
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babel95babel95   07 novembre 2021
Nymphée
Les habitants du lac

Somme toute, la simplicité de leurs besoins matériels ne les portait guère à l'industrie. Leur vie était plus poétique que pratique. Jamais je ne vis créatures plus débarrassées qu'eux de tous soucis d'accaparement ou de propriété. Ils semblaient n'avoir retenu que les éléments de bonheur, écarté toute vaine souffrance. Non d'ailleurs qu'ils fussent indolents - ils adoraient l'exercice, les voyages aquatiques, jusqu'à l'épuisement - ils étaient sans cesse en mouvement comme les cétacés, à l'encontre des sauvages, qui passent des chasses forcées aux longs jours d'assoupissement, ceux-ci se remuaient inlassablement.
Mais cette prodigieuse action n'avait aucun but productif. C'était leur rêve. Ils nageaitent, voguaient, bondissaient, comme d'autres se reposent. A part quelques chasses sous l'eau - et uniquement contre les poissons carnivores - ils bougeaient pour bouger.
Je leur vis résoudre d'extraordinaires problèmes de mouvement, une variété d'attitudes et de lignes auprès desquelles la souplesse de l'hirondelle ou du saumon est grossière. Leurs jeux n'étaient qu'un continuel déploiement d'art, des nages-danses, des ballets complexes et suggestifs.
A les voir se croiser, se tourner, décrire des hélices les uns autour des autres, se précipiter à vingt ou à trente dans des tourbillons, on sentait chez eux un sens de pensée dynamique, de pensée musculaire, inconnu chez les autres humains.
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gillgill   16 octobre 2021
Avertissement
On a parfois écrit que j'étais le précurseur de Wells.
Quelques critiques sont allés jusqu'à dire que Wells avait puisé une partie de son inspiration dans tels de mes écrits comme les Xipéhuz, la légende sceptique, le cataclysme et quelques autres qui parurent avant les beaux récits de l'écrivain anglais ...
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babel95babel95   07 novembre 2021
Les Xipéhuz
Dernière période du livre de Bakhoûn

La Terre appartient aux Hommes. Deux jours de combat ont anéanti les Xipéhuz ; tout le domaine occupé par les deux cents derniers a été rasé, chaque arbre, chaque plante, chaque brin d'herbe a été abattu. Et j'ai achevé, pour la connaissance des peuples futurs, aidé par Loûm, Azah et Simhô, mes fils, d'inscrire leur histoire sur des tables de granit.
Et me voici seul, au bord de Kzour, dans la nuit pâle. Une demi-lune de cuivre se tient sur le Couchant. Les lions rugissent aux étoiles ; sa voix éternelle raconte le temps qui passe, la mélancolie des choses périssables. Et j'ai enterré mon front dans mes mains, et une plainte est montée de mon coeur. Car maintenant que les Xipéhuz ont succombé, mon âme les regrette, et je demande à l'Unique quelle Fatalité a voulu que la splendeur de la Vie soit souillée par les Ténèbres du Meurtre !
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Videos de J.-H. Rosny aîné (2) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de J.-H. Rosny aîné
Emmanuel Roudier en interview pour planetebd.com .Dans la lignée d?André Cheret et de son cultissime Rahan, Emmanuel Roudier s?est spécialisé dans les aventures préhistoriques en BD. 3 tomes de Vo?houna chez Soleil, puis 3 autres de Néandertal chez Delcourt? et aujourd?hui, il s?attaque à l?adaptation de La guerre du feu, le roman de J-H Rosny, dont Jean-Jacques Annaud a déjà tiré un célèbre film. A travers son ?uvre de passionné, l?auteur offre une sorte de trait d?union habile entre l?aventure grand-public et l?étude universitaire de société, pointue et didactique. Une looongue et passionnante interview?
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