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ISBN : 2874894168
Éditeur : Weyrich Edition (06/03/2017)

Note moyenne : 3.7/5 (sur 5 notes)
Résumé :
Quand ? En 1973, et quelques années après.
Où ? À Grâce-Hollogne.
Qui ? Mamy, « Grand-Popa », leur fille Ginette, le petit Frédéric qui vient de lui naître, sans oublier l’inénarrable caniche Boy.
Quoi ? Le quotidien, mené au rythme des petites gens qui peuplent l’interminable rue de Ruy ; le quotidien, c’est-à-dire l’éternité, quand on est enfant unique…

Dans un style puissant et vibra... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (3) Ajouter une critique
Francedewepion
  04 juin 2017
Tout comme en peinture où il m'arrive de réaliser des séries de toiles consacrées à un thème en particulier, j'applique parfois la même méthode en lecture. Je suis encline pour le moment à lire toute une série de livres écrits par des Belges.
Lorsque Babelio, a proposé « L ‘enfance unique » dans le cadre de Masse critique, je n'ai pu m'empêcher de cocher ce livre publié aux Editions Weyrich qui éditent généralement de très bons livres (bien de chez nous qui plus est).
Je ne connaissais pas du tout l'auteur. Et voilà que c'est encore un liégeois. A croire que mon instinct ne peut que me diriger vers ma ville de coeur. Car c'est là que se passe l'enfance et l'adolescence de Frédéric. Dans l'un des nombreux corons à la périphérie de Liège. Un enfant né de fille-mère dans un milieu ouvrier, populaire où l'on n'est pas malheureux parce qu'on fait avec ce qu'on a même si le déclin des mines et des aciéries est bel et bien entamé.
On va ainsi vivre le quotidien de cet enfant unique auprès de sa mère et de ses grands-parents maternels. C'est avec eux qu'il apprendra sa langue première comme il la nomme c'est-à-dire le wallon. le récit en est parsemé de plusieurs mots ou expressions que je me suis complue à tenter de comprendre avant d'aller vérifier dans le glossaire de fin de chapitre. Oui, je suis née à une époque où autour de moi, on parlait régulièrement le wallon ( mais entre l'oral et l'écrit on est parfois dérouté)
C'est un récit tout en poésie, en émotions mais dans un style relevé avec un vocabulaire soutenu voire avec quelques néologismes. Notons que Monsieur Saenen est professeur de Français à Ulg (université de Liège).
Il n'est pas écrit de manière chronologique mais plutôt par épisodes .Et c'est sans doute grâce à cela que l'histoire ne sombre pas dans la mélancolie. Je considère ce récit comme un hommage à ses racines, au terreau dans lequel il a grandi et est devenu l'homme qu'il est aujourd'hui .
J'ai lu ce livre quasiment d'une traite tant il est prenant.
Merci M. Saenen, merci aux Editions Weyrich et bien sûr à Babelio pour cette belle découverte!
Je finirai par cette petite anecdote. Bien que wallonne presque « pure souche » , je ne connaissais pas l'expression « le Petit d'On » qui signifie bâtard. Or, je suis née et ai vécu mon enfance et mon adolescence dans un village qui s'appelle ON situé à 6O km au sud de Liège.Et je me suis laissée bêtement piégée en me demandant pendant un petit temps ce que MON village avait à voir dans l'histoire. ;-)
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Satyasaibaba
  21 juin 2017
Le titre annonce la couleur : Frédéric Saenen a choisi de nous raconter son enfance, son enfance unique, son enfance d'enfant unique, « ce bruit de fond de toute une vie », ces racines, plantées dans un drôle de terreau invisible qui furent l'amont de son existence, son temps, son ancien monde.
Plantons le décor : un petit pâté de maisons ouvrières au pied d'un terril dans une ruelle en cul-de sac de Grâce-Hollogne en Belgique, un paysage d'ancien crassier du charbonnage La Vieille Montagne où la nature a repris ses droits depuis longtemps. Un fief de petits pensionnés où tout passe, sauf le temps. Frédéric est né là et porte le même prénom et le même nom que son grand-père. Enfant d'une fille-mère, fils d'un absent, un « macaroni » qui l'a jeté là dans le grand débarras de la vie, il sera élevé certes par sa mère, mais surtout par ses grands-parents, ce « couple d'aieux qui aujourd'hui hantent sa mémoire, l'accompagnent en spectres bienveillants et le flanquent invisiblement du pas de leur démarche chancelante de vieux anges ».
Sept ans en 1980, huit ans en 1981, neuf ans en 1982, dix ans en 1983… les années s'egrennent au fil des pages avec leurs lots de souvenirs, d'odeurs, de bruits impossibles à traduire en onomatopées, de couleurs inqualifiables parce que passées par le filtre de la mémoire, de rituels comme autant de ponctuations minuscules, mais cruciales des jours, des soirs et des heures. Frédéric Saenen les raconte dans une langue magnifique, la sienne, mais à laquelle il mêle sa langue première, le wallon, celle qu'il n'utilise plus, mais dans laquelle il fut en immersion totale au moment où son cerveau d'enfant fonctionnait comme une éponge. Et l'on se régale et l'on se replonge à notre tour dans notre propre enfance parce qu'ici et là, des bribes de souvenirs, des expressions, des matières, des chansons, des feuilletons frappent à la porte de notre mémoire, se faisant les échos d'un passé qui tout à coup remonte à la surface.
Il y a dans ce livre de très belles pages, que l'on se plaît à reprendre pour écouter la musique que les mots y font. Une symphonie de sons qui racontent le parcours d'un enfant grassouillet, aimé, cajolé, arrivé comme un don suite à un abandon de père et qui résonnent au plus profond de chacun de nous. Enfance unique ? Peut-être pas tant que cela…
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PC37Shu
  19 juin 2017
Lu dans le cadre de l'opération Masse Critique de mai.
Merci aux Editions Weyrich et à Babelio.
Très beau voyage dans l'enfance de monsieur Saenen. Je ne connaissais pas l'auteur et je suis ravie de cette découverte. Je me suis beaucoup amusée à essayer de comprendre le wallon de Liège et à le comparer à mon patois gaumais. On ressent tout au long du récit l'amour de l'auteur pour sa famille et sa "langue première".
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Citations et extraits (1) Ajouter une citation
beatriceferonbeatriceferon   15 juillet 2019
Pourquoi cette angoisse de l'obstruction de mon gosier? A quoi tient cette peur, me saisissant encore aujourd'hui au moins une fois par repas, que la nourriture passe par "le trou du dimanche", comme le dit l'expression wallonne, et qui suscite ma phobie de ces aliments filandreux, ruminables à l'infini, impossibles à disloquer - le jambon de Parme par exemple, les haricots mal effilés, les asperges?
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Video de Frédéric Saenen (1) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Frédéric Saenen
Rencontre littéraire animée par Jacques De Decker avec Frédéric Saenen pour son ouvrage "Drieu La Rochelle face à son œuvre", éd. Infolio, organisée à la Bibliothèque des Riches Claires le 23 octobre 2015 dans le cadre des Coups de Midis des Riches Claires.
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