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Anne Damour (Traducteur)
EAN : 9782757808719
320 pages
Points (21/08/2008)
3/5   20 notes
Résumé :
Déshérité, Patrick Melrose traverse une crise d'un genre particulier. Enfant abusé, adolescent camé, jeune mondain, il est désormais mari et père. Sa femme, obsédée par leurs enfants, le laisse à son trouble. Terrifié à l'idée de transmettre ses névroses, il retrouve le goût de la dérive : celui du bourbon, des drogues et des anciennes maîtresses. La crise de la quarantaine se déguise en comédie...

Edward St Aubyn est né en 1960. Son roman Le Goût de ... >Voir plus
Critiques, Analyses et Avis (9) Voir plus Ajouter une critique
Desbordes
  22 septembre 2016
Un livre à l'humour incisif et maîtrisé, jamais lourd. Dans le goût de la mère tout est symbolique, parfois à l'excès, et chaque personnage se fait psychologue de lui-même et des autres dans une boucle infernale d'introspection.
C'est à se demander comment ils survivent, tous ces personnages, à leurs névroses et à l'héritage terrible que semblent laisser systématiquement leurs parents. Les dialogues sont renversants de finesse. Ils donnent envie de connaître ces personnes pour qui un simple cigare "n'est pas toujours un cigare", pas parce qu'ils semblent faire de bons amis mais pour savoir combien de temps si nous tiendrions une discussion avec eux.
C'est une plongée dans une famille introuvable sur Terre, qui prend conscience de ses problèmes mais ne parvient pas à les régler.
Et c'est peut-être là où pèche le livre. Si chaque scène contient en elle une puissance incroyable, le roman dans son ensemble pourrait apparaître comme un prétexte. le scénario semble errer de vacances en vacances, donnant une sensation, sans doute voulue, de langueur estivale. le lecteur est forcé de constater l'impuissance d'une famille en voie de perdition alors qu'elle n'a fondamentalement aucun problème.
C'est finalement un délice que de vouloir secouer ces personnages pour les sortir de leur torpeur et de ne pas pouvoir le faire.
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keisha
  09 juin 2015
Dans la famille Melrose, il y a le père, la mère, et bientôt Robert, puis Thomas. Chaque parent pourvu d'une mère un peu spéciale, Kettle mère de Mary égoïste ne donnant rien, et Eleanor mère de Patrick un poil trop généreuse au point de tout donner à une sorte de gourou/chaman (et rien pour son fils ou elle-même). Y compris une superbe propriété familiale dans le sud de la France, où Patrick, puis toute la famille passent tout de même quelques étés, avant de devoir se rabattre sur les Etats Unis, pour un séjour décrit de façon fort grinçante.
Après l'excellent Sans voix, je craignais être moins emballée par le goût de la mère, mais dès le départ le talent de St Aubyn est patent. D'abord les points de vue changent (pour celui de Robert naissant, voir plus bas), l'humour est présent (ah les amis richissimes et puants de Saint Tropez), les dialogues pétants, le rythme soutenu. Au détour d'un passage, on est touché:
Robert enfant : "Il avait été tellement occupé à élaborer des phrases qu'il en avait presque oublié les jours primitifs où penser ressemblait à une tache de couleur étalée sur une page."
Patrick : "Nous sommes tous les intrigues secondaires des autres.(...) Tout le monde pense être sur la terre, même quand on est sur la lune d'un autre."
"Tout ce bavardage qui prend place entre-temps n'est rien comparé aux pleurs et aux gémissements du début et de la fin de l'existence. Cela me rend fou : nous sommes dominés par un tyran muet après l'autre."[la mère de Patrick perd la parole et la boule]
Lien : http://enlisantenvoyageant.b..
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Bougnadour
  16 février 2020
Suite de la saga de Patrick Melrose, marié et père d'un deuxième garçon tout devrait le réjouir mais la dépression le guette.
S'il a abandonné les drogues c'est pour les remplacer par les médicaments et si son défunt père ne le torture plus sa mère a pris la relève.
Les mères voilà l'ennemi : la sienne mourante mais qui a la force de le déshériter, celle de ses enfants qui préfère ce rôle plutôt que celui d'épouse et sa belle mère vieille ado attardée.
Tous les thèmes de St Aubyn sont là : les liens du sang dont on ne se défait pas, l'enfant grandi trop tôt à la lucidité effrayante, les parents égoïstes et inconséquents.
Beaucoup de gravité dans ce volume avec en point d'orgue la question de l'euthanasie, heureusement la patte St Aubyn n'a pas complètement disparu : le chapitre sur les vacances aux USA permet un déchaînement sur le mode de vie américain et un portrait au vitriol de la bourgeoise de la côte est.
Mais ces moments de joyeux cynisme ne nous cachent pas que Melrose est maintenant un adulte qui est déjà à l'heure des bilans et qui mesure ses pertes.
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Psocus
  29 octobre 2022
Je dois avouer ne pas avoir apprécié la lecture de ce roman, peut-être parce que je n'ai lu que ce qui d'après la présentation de l'éditeur n'est qu'un volume dans une trilogie. le thème de la crise du milieu de vie que traverse Patrick est pourtant intéressant avec son cortège de doutes et d'addiction, la perte de la mère et ce mélange de culpabilité et de détestation. Mais l'auteur nous présente une succession de scènes qui font sauter le lecteur d'un personnage à l'autre. Tous sont très seuls face à leurs détresses, et se montrent incapables de communiquer. Pas un n'échappe au regard sans empathie de l'auteur. J'ai regretté de ne pouvoir choisir un point de vue et suivre le parcours d'un des personnages. En effet, bien que le roman se déroule sur trois ans, il n'y a pas vraiment d'histoire, ni même d'évolution de leur psychologie. J'ai trouvé peu crédibles les pensées prêtées aux jeunes enfants, avant même leur naissance et durant leurs premières années. Tout cela me parait bien empreint de pessimisme et de misanthropie. « Rien faire, rien faire » répète le jeune Thomas dans les dernières pages. J'ai effectivement refermé le livre avec un sentiment de flottement et de vacuité.
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soleil23
  13 février 2012
je viens de le commencer !!!!!!
on verra bien !!!!!!!!
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Citations et extraits (4) Ajouter une citation
electromenagereelectromenagere   19 mars 2013
Sais tu ce que ma mère m'a dit l'autre jour ? Qu'un enfant né dans un pays développé consomme deux cent quarante fois les ressources consommées par un enfant né au Bangladesh. Si nous nous étions imposés d'avoir deux cent trente neuf enfants du Bangladesh, elle nous aurait accueillis plus chaleureusement, mais cet occidental gargantuesque, qui va occuper des hectares de décharge publique avec des couches jetables, et bientôt réclamer un ordinateur assez puissant pour lancer un vol habitué sur Mars tout en jouant au jeu de morpion avec un copain virtuel de Dubrovnik, ne recueillera sans doute pas son approbation.
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sweetie9sweetie9   05 septembre 2014
Robert était obséde par son passé.Il avait cinq ans à présent.A cinq ans,il n'était pas un bébé comme Thomas.Il sentait sa petite enfance se désintégrer,et au milieu des clameurs d'approbation qui accompagnaient chacun de ses petits pas vers une citoyenneté pleine et entière,il entendait sourde de la perte.
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PsocusPsocus   29 octobre 2022
Que faire d'autre sinon accorder trop de signification aux choses? dit Patrick d'un ton léger. Dans quel monde misérable, étroit et morne vivrions-nous si nous ne le faisions pas ? D'ailleurs, est-ce possible? Il y a toujours une signification plus profonde à ce qui transparaït au premier abord.
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soleil23soleil23   15 février 2012
Apparemment, je suis la seule sur ce site à le lire !!!!!!!!
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