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Laurent Beccaria (Collaborateur)
ISBN : 2912485029
Éditeur : Les Arènes (23/09/1999)

Note moyenne : 4.4/5 (sur 5 notes)
Résumé :
J'ai voulu rassembler tout ce qui, en moi, avait résisté au temps. Chacun avance avec quelques idées que le destin transforme et bouscule. Des certitudes nous quittent. D'autres mystères nous habitent.
Après avoir vécu tout et le contraire de tout, certaines blessures brûlent encore comme si on les frottait de sel. Mais d'autres ombres, d'autres silhouettes, veillent en silence. Je les appelle les sentinelles du soir. Elles m'aident à vivre.
Au Vietnam... >Voir plus
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Critiques, Analyses & Avis (1) Ajouter une critique
liberliger
25 novembre 2012
Quelques lignes pour essayer maladroitement de transcrire les émotions vécues à la lecture de ce livre. Au crépuscule de sa longue vie mouvementée Hélie de saint Marc nous évoque ses sentinelles du soir. Les sentinelles du soir ce sont ces visages, ces hommes et femmes qu'il a connu, côtoyé, au cours de ce chemin de vie que fut pour lui la Résistance, Buchenwald, l'Indochine et l'Algérie. Un chemin semé d'embûches où la mort rôde à chaque instant mais qui est aussi sources de bonheurs simples, d'enseignements et d'enrichissement sur ce qui, au plus profond de nous, constitue peut-être notre condition humaine.
J'avais déjà découvert Hélie de Saint Marc dans deux de ces précédents ouvrages ses Champs de Braises et un entretien croisé avec August von Kageneck sur leur jeunesse durant la Seconde Guerre Mondiale. Ce fut une révélation,n'ayons pas peur des mots, qui changea définitivement ma compréhension de cette tragédie qui conduisit de brillants soldats à basculer, sans retour possible, dans la rébellion en Algérie. Pourquoi ? Il ne s'agit pas de juger ou de partager le choix tragique de l'auteur, mais d'essayer de comprendre, d'écouter ce témoignage, car si rien n'est simple dans une vie d'homme, rien ne fut simple et facile dans celle d'Hélie de Saint Marc à l'image du siècle passé, celui des grandes tragédies humaines, celui des espoirs déçus, celui d'un bouleversement des valeurs et des idées à un rythme jamais connu jusque là.
Malgré les épreuves, l'âge et la maladie (toujours évoquée très discrètement et avec beaucoup de pudeur), dans cet ouvrage, l'auteur témoigne simplement mais puissamment (quel style ! épuré, mais charismatique), se retourne sur son parcours (sans nostalgie ni regret), nous parle des valeurs qui le conduisirent toute sa vie (la recherche du bien, la loyauté, le courage, l'amitié, l'abnégation, la curiosité face aux mystères de la vie), valeurs auxquelles il aura toujours été fidèle.
Merci Monsieur.
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Citations & extraits (34) Voir plus Ajouter une citation
nadejdanadejda08 novembre 2011
Epigraphe
Ceux qui me lisent savent ma conviction que le monde temporel repose sur quelques idées très simples, si simples qu'elles doivent être aussi vieilles que lui : la croyance que le bien vaut mieux que le mal, que la loyauté l'emporte sur le mensonge et le courage sur la lâcheté... Enfin que la fidélité incarne la suprême vertu ici-bas. Pour le reste, la joie et la douleur en ce monde se pénètrent mutuellement, mêlant leurs formes et leurs murmures dans le crépuscule de la vie aussi mystérieuse qu'un océan assombri...
Joseph Conrad
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nadejdanadejda09 novembre 2011
En déportation, j'ai appris qu'il existe une limite au-delà de laquelle on trouve surtout des sentiments acides : le mensonge, la rage, l'abandon, l'égoïsme, la défiance. Nous portons chacun notre propre caricature. Il suffit souvent de quelques jours à peine pour que le masque tombe à terre. La statue intérieure se brise. On ne revient jamais vraiment de ces souffrances.
Avant mon séjour dans les camps de concentration, je pensais que le pire venait d'ailleurs. J'ai trouvé le pire chez les autres et aussi en moi. Ce n'est pas l'abandon des siens qui est le plus dur à vivre, mais la déchéance de l'homme en soi. La conscience part en lambeaux. L'extrême humiliation transforme les hommes en coupables. C'est la tristesse des déportés.
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liberligerliberliger18 novembre 2012
La vieillesse permet peut-être de retrouver le bonheur d'être soi-même. Personne ne peut plus avoir la tentation d'être un autre. Les dés sont jetés. Les émotions troubles qui nous ont traversés, comme la préoccupation de paraître, la possession ou l'ambition, s'atténuent à mesure que s’éloignent les âges de la vitalité et de la vanité. C'est alors que beaucoup découvrent - mais il est souvent trop tard - que la merveille est dans l'instant.
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liberligerliberliger23 novembre 2012
La soif de paraître est une passion terrible qui détruit l'humanité dans l'homme. Elle est insatiable. Elle assèche la source intérieure. Vouloir s'extraire de la condition humaine est un leurre et un vertige... Je préfère ceux qui cherchent à s'élever, ce qui est tout autre choses; leur chemin intérieur passe par la patience et le dénuement.
Si je dois rendre grâce d'une seule chose à la vie rude qui fut la mienne, c'est de m'avoir appris à considérer les hommes, quels qu'ils soient, sur le même plan. Sous l'écorce de l'apparence, on trouve un rien, une poussière, un grain de sable qui concentre tout l'humain.
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liberligerliberliger23 novembre 2012
L'injustice du monde doit beaucoup à l'incertitude de ces êtres flottants, qui agissent comme des bouchons de liège au gré des courants. Je me souviens, la nausée aux lèvres, de ces hommes qui auraient été pour si la révolte militaire avait atteint son but et qui furent farouchement contre parce qu'elle avait échoué...
Il existe des affrontements de bas étage, mai aussi des querelles d'altitude. En acceptant de répondre de mes actes, dans la nuit étoilée du camp de Zéralda, j'avais accepté de finir fusillé dans les fossés de Vincennes, comme un mutin ou un parricide. D'une certaine manière, nos divisions étaient graves de la gravité de nos convictions. Mais depuis l'Occupation, j'ai en horreur ces eaux incertaines où chacun demande à l'autre de le dédouaner de ses actes. Je n'accepterai pas de pardonner à si bon compte. nous sommes chacun le témoin de nous-mêmes.
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